Tous les visas pour le Japon (travail, études, résidence…)

Date de publication : 04-01-2020

Auteur

Mylène


Le Japon n’est pas une terre d’asile, loin de là. Le pays manque aujourd’hui cruellement de main-d’œuvre dans de nombreux domaines mais pour des raisons politiques, le gouvernement n’est pas très enclin à faciliter l’immigration dans l’archipel.

Le PVT est clairement le visa le plus facile à obtenir pour rester sur le territoire plus de 90 jours (si vous souhaitez avoir plus d’infos sur le PVT Japon, rendez-vous sur cette page), mais rassurez-vous, ce n’est pas pour autant le seul visa disponible !

Que vous ayez fini votre PVT ou alors n’y avez pas accès, prenez le temps d’étudier les autres options qui s’offrent à vous avant de baisser les bras. Du visa étudiant au visa de travail, il y a plusieurs pistes qui pourraient être à portée de main selon votre situation.

Faisons le point sur les autres visas disponibles pour le Japon.

Si au moment d’acheter votre billet d’avion pour le Japon, vous avez le statut d’étudiant, vous pouvez bénéficier de 10 % de réduction sur votre billet avec Singapore Airlines, avec la possibilité de partir avec 40 kg de bagages. En savoir plus.

Le visa court-terme (touristique)

Les Français et les Belges n’ont pas besoin d’un visa pour un séjour à court-terme au Japon (90 jours maximum).
Le séjour peut être dans le but de visiter le pays, visite de la famille ou des amis sur place, pour assister à des conférences ou des formations dans le cadre du travail, pour un stage, pour raison médicale ou pour effectuer des démarches administratives (entre autres).

Aucune activité ayant lieu dans le cadre de ce visa ne doit être rémunérée (y compris pour les stages mais attention, l’indemnisation de stage n’est pas considérée comme une rémunération).

Vous devez être en possession d’un billet sortie (retour vers la France ou départ pour un autre pays, en avion ou bateau) lors de votre arrivée.

Notez qu’à la différence d’autres pays qui vous laissent faire « le tour du poteau » (sortir du territoire à la fin des 90 jours et revenir à nouveau pour rester plus longtemps, assez courant en Chine ou en Corée du Sud, par exemple), le Japon ne tolère pas cette pratique et vous avez des chances de vous faire refouler à la frontière à votre retour (potentiellement avec une interdiction temporaire de séjour). N’espérez donc pas pouvoir cumuler les visas touristiques pour rester sur le long terme au Japon.

Plus d’infos sur le site officiel de l’ambassade du Japon en France.

La question du CoE (Certificate of Eligibility)

Le Certificate of Eligibility est un document nécessaire à tous les visas à long terme (visa étudiant, de travail mais aussi rapprochement familial) si vous faites votre visa depuis la France. Il faut compter entre 1 et 3 mois pour l’obtenir.

Ce document va permettre à l’immigration japonaise de faire un examen initial de votre situation et d’estimer si vous remplissez les conditions nécessaires pour venir au Japon sur le moyen ou long terme. Les justificatifs à fournir sont différents selon les situations (par exemple si vous voulez venir avec un visa étudiant, il faudra prouver que vous avez trouvé une école au Japon grâce à la lettre d’invitation de cette école).
Plus d’infos sur le site officiel de l’immigration japonaise (en anglais).

Dans 95 % des cas, ce n’est pas vous qui allez faire cette démarche mais l’entité qui vous fait venir au Japon (école, famille, entreprise…). Une fois qu’elle aura obtenu le CoE, elle vous l’enverra et vous pourrez ainsi déposer votre dossier pour faire une demande de visa à l’ambassade du Japon.

Voici une infographie expliquant la démarche :

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Si la demande de CoE est rejetée par l’immigration japonaise, alors votre candidature a échoué. Obtenir le CoE est une condition sine qua none pour le reste des démarches.

Bon à savoir : pour les pvtistes ayant débuté un travail au cours de leur PVT et dont l’entreprise est prête à les sponsoriser, vous êtes alors dans le cas d’un « changement de statut » et non d’une demande initiale de visa et n’avez pas besoin de ce CoE.

Nous vous donnons plus de détails au sujet de cette dérogation dans ce témoignage sur le forum.

Les visas de travail japonais

Il existe une multitude de visas de travail pour le Japon, 13 au moment de la rédaction de ce dossier. Voyons-les ensemble :

  • Professeur (pour les postes en université)
  • Artiste
  • Activités religieuses (missionnaire)
  • Journaliste
  • Entrepreneur/Cadre d’entreprise
  • Métiers du juridique (avec une licence de travail au Japon)
  • Métiers du médical (avec une licence de travail au Japon)
  • Chercheur
  • Instructeur (professeur dans l’enseignement public)
  • Ingénieur/Spécialiste en sciences humaines-relations internationales (voir plus bas)
  • Mutation au Japon (au sein de la même entreprise)
  • Gens du spectacle/Sportifs
  • Main-d’œuvre qualifiée (chef, sommelier, coach sportif…)

Comme vous pouvez le voir, certains de ces visas sont restreints à une catégorie de travailleurs très spécialisés et/ou qualifiés et sont de ce fait vu assez rarement.

Parmi les visas les plus courants

  • Artiste (acceptation relativement large au sens du terme, nul besoin d’être connu dans son pays d’origine).
  • Instructeur (les profs et assistants de français ou d’anglais dans les collèges et lycées).
  • Main-d’œuvre qualifiée (courant dans l’hôtellerie-restauration).
  • Ingénieur/Spécialiste en sciences humaines-relations internationales (sans aucun doute le plus connu de tous, une catégorie fourre-tout où l’on retrouve les enseignants du privé, ceux travaillant dans la relation client, la vente ou le tourisme, les recruteurs, les informaticiens et bien d’autres…).
  • La durée de ces visas sera de 3 mois, 1, 3 ou 5 ans selon la décision de l’immigration japonaise et sont renouvelables.

Vous devez en principe travailler 40 h par semaine et avoir un contrat type CDI (keiyaku shain ou seishain) avec l’entreprise qui sponsorise votre visa. Vous n’avez pas le droit de travailler ailleurs. Votre revenu doit également être au minimum de 250 000 yen par mois.

Dans la réalité, on voit que les règles sont beaucoup plus souples, particulièrement si vous êtes prof sous le visa Spécialiste en sciences humaines-relations internationales.

Également, à la différence des visas de travail dans d’autres pays, vous n’êtes pas rattaché à votre employeur avec le visa japonais. Vous pouvez donc trouver un travail, vous faire sponsoriser par l’entreprise et si jamais les choses ne se passent pas comme prévu, vous pouvez démissionner sans crainte de perdre votre visa. Vous pourrez alors chercher un autre travail n’importe où du moment qu’il rentre lui aussi dans le cadre de ce même visa (sinon vous devrez faire un changement de visa et reprendre la procédure depuis le début en vous faisant sponsoriser par une autre entreprise). Le visa de Spécialiste en sciences humaines ayant une définition très vague, vous pouvez exercer une multitude d’emplois autre que prof sous ce visa.

Attention, beaucoup de patrons japonais peu au courant des lois (et/ou de mauvaise foi) peuvent vous menacer d’annuler votre visa si vous démissionnez. Cela est impossible et la majorité du temps c’est du pur bluff pour vous forcer à rester, ne les écoutez pas.

Quand vous démissionnez vous devez signaler à l’immigration votre nouvelle situation dans les 15 jours, pareil quand vous retrouvez un travail. Vous n’êtes pas censé être sans travail pendant plus de 90 jours, sinon vous risquez de perdre votre visa. Mais là encore, l’immigration est beaucoup plus souple dans la réalité que sur le papier.

Un mot sur la possibilité d’auto-sponsor 

Secret bien gardé des expats sur place, il y a la possibilité d’auto-sponsoriser son visa de travail en cumulant plusieurs emplois à temps partiel (et/ou freelance).

Ce cumul permettant l’auto-sponsor est impossible lors du premier visa, vous ne pouvez y accéder qu’au moment de renouveler votre visa de travail. Il faudra montrer tous les contrats de travail que vous avez, ainsi que les revenus que vous en tirez. La procédure de déclaration de revenus aux impôts sera différente aussi.

Voici un exemple typique :

  • Vous obtenez votre visa de travail de Spécialiste en sciences humaines en étant sponsorisé par une école de français.
  • Vous travaillez dans cette école à temps plein mais vous décidez de quitter cette entreprise et préférez travailler pour plusieurs écoles à temps partiel à la place.

Lorsque votre visa de travail arrivera à échéance, si vous voulez le renouveler, vous devrez prouver que vos revenus en cumulant des temps partiels (qui rentrent tous dans le cadre de votre visa original) sont similaires aux revenus que vous aviez en CDI.

Plus d’infos dans cet article (en anglais).

Les professionnels hautement qualifiés

Cette catégorie de visa apparue en 2012 a pour but d’attirer des gens très qualifiés pour aider les entreprises japonaises à être plus compétitives à l’international. Ce statut un peu à part (on vise une certaine élite ici) offre des avantages administratifs pour la vie professionnelle et privée au Japon.

Ce système se base sur une notation par point, vous devez en obtenir plus de 70 pour y avoir droit. Vous êtes jugé sur vos diplômes, vos revenus, votre expérience professionnelle, votre âge, votre niveau de japonais… Si vous voulez connaitre le détail du barème, voici la version en anglais.

Il existe trois catégories de professionnels pour ce visa, ceux ayant :

  • fait des recherches académiques poussées (qui seraient sinon sous le visa classique de professeur ou de chercheur) ;
  • des compétences techniques rares ou spécialisées dans leur domaine (visa classique ingénieur/spécialiste en sciences humaines ou mutation dans la branche japonaise de leur entreprise) ;
  • développé des compétences managériales remarquables ou autre talent particulier dans le monde des affaires (visa classique d’entrepreneur/cadre d’entreprise).

Postuler pour ce visa plutôt que pour le visa classique auquel vous seriez rattaché vous donne plusieurs avantages non négligeables :

  • une procédure d’immigration accélérée ;
  • un visa de 5 ans automatique ;
  • l’accès à la résidence permanente en 1 à 3 ans ;
  • l’autorisation d’exercer d’autres activités ;
  • l’autorisation de faire venir vos parents en plus de votre conjoint et de vos enfants ;
  • etc.

Bien entendu ce visa est beaucoup plus restrictif dans ses conditions d’obtention que les autres et vise expressément le top du monde de la recherche, de l’industrie ou des affaires. Il est de loin le visa le plus avantageux à obtenir.

Les visas d’étude et de formation au Japon

Sans y travailler, il est tout à fait possible de rester au Japon sur du moyen terme dans le but d’y étudier la langue, les arts ou les techniques. Obtenir le CoE est obligatoire (vous devez donc être invité par un maître ou une école) ainsi qu’avoir un minimum de ressources pour s’auto-financer.

Les différents visas disponibles 

Le visa étudiant

Il est d’une durée de 3 mois à 4 ans et 3 mois au maximum selon votre cursus.

Vous pouvez étudier la langue en école de japonais (attention, maximum de deux ans seulement) ou étudier n’importe quoi d’autre en université, ou écoles spécialisées. Possibilité également de venir étudier au lycée japonais en tant que mineur.

Vous devez démontrer suffisamment de fonds pour financer les frais de scolarité ainsi que votre vie quotidienne sur place (ce qui fait une très grosse somme au total !).

Vous pouvez obtenir une dérogation pour travailler à côté de vos études (maximum 28 h par semaine). Les domaines autorisés pour le travail sont limités (comme en PVT, visa culturel et autres).

Pour passer par une agence pour prendre vos cours de japonais (ça ne vous coûte pas plus cher que si vous vous inscriviez par vous-même), consultez cet article.

Le visa d’activité culturelle

Il est d’une durée de 3 mois à 3 ans.

Après avoir trouvé une école ou un maître de stage, vous allez approfondir vos connaissances dans les arts ou techniques traditionnels du Japon (ikebana, arts martiaux, bonsaï…).

Ce visa est réservé aux personnes ayant déjà un passif dans ces activités culturelles (l’exemple typique serait celui du prof de karaté en France qui veut s’améliorer avec un maître japonais). Il faut un dossier relativement solide au niveau de vos expériences et de votre motivation pour que ce visa soit accepté.
Vous devez justifier là aussi d’assez de ressources pour financer votre vie sur place.Vous n’avez pas le droit de recevoir un quelconque salaire de la part de votre lieu de stage (au contraire c’est vous qui payez le plus souvent) mais comme pour le visa étudiant, vous pouvez demander une dérogation pour travailler jusqu’à 28 h par semaine à côté (le stage ne doit pas excéder les 30 h par semaine). Les domaines autorisés pour le travail sont limités (comme en PVT, visa étudiant et autres).

Le visa de stage

Il est d’une durée de 3 mois à 1 an.

Vous êtes envoyé par votre entreprise ou votre école (stage obligatoire ou non) dans une entreprise ou administration japonaise pour y gagner de nouvelles compétences et apprendre des techniques locales. Ce visa ne peut pas être demandé par un individu seul, la procédure doit être faite par son entreprise en France ou l’entité qui va le recevoir en stage au Japon. Vous n’avez pas le droit de toucher une rémunération (mais l’indemnité de stage ne compte pas pour rémunération).

Le visa d’activités spécifiques et aussi souvent utilisé par les stagiaires. Il permet de rester jusqu’à un an et de toucher une rémunération.

Le visa de formation technique qui a mauvaise réputation (abus des droits de l’homme notamment) ne s’adresse en principe pas aux ressortissants de pays développés tels que la France et la Belgique. Ce visa est d’ailleurs en cours de réforme pour assurer un meilleur contrôle des employeurs peu scrupuleux.

Les visas liés à la famille

Tout comme en France, le rapprochement familial peut vous permettre de venir (ou rester) au Japon.
Il est à noter que le Japon ne reconnaît pas le mariage homosexuel, il n’est donc pas possible à l’heure actuelle pour un conjoint du même sexe, d’obtenir ce type de visa. La seule solution pour que le conjoint puisse venir au Japon est d’obtenir lui-même un visa (étude, travail, activités spécifiques…).

Le visa de conjoint (époux) ou d’enfant de citoyen japonais

Il est d’une durée de 6 mois à 5 ans. Pour les mariages. Généralement vous le recevez d’abord pour un an que vous ferez renouveler. Plus vous êtes marié longtemps plus la période entre les renouvellements s’allonge.

Le CoE n’est pas obligatoire mais il est recommandé.

Selon les enquêtes menées par l’immigration, environ 70 % des mariages internationaux au Japon sont des mariages blancs (particulièrement avec des ressortissants de pays asiatiques).

La conséquence est qu’il va falloir fournir pas mal de documents pour prouver votre bonne foi aux autorités :

  • La preuve que vous êtes bien en couple ;
  • une lettre de motivation, on va vous demander quels sont vos projets communs…).

Il faudra aussi exposer votre situation financière, même si votre conjoint japonais devient votre garant.

Voici le témoignage d’un Français expliquant toutes les démarches qu’il a suivies pour obtenir ce visa.

Pour les enfants illégitimes (nés hors mariage) si jamais le visa d’enfant de citoyen Japonais n’était pas possible, ils peuvent obtenir le visa de résident à long terme (valable pour tout descendant de citoyens Japonais).

Ce visa de conjoint/enfant de citoyen Japonais, vous permet de pouvoir jouir de pas mal de droits, en tout premier lieu l’autorisation d’exercer n’importe quel travail sans restrictions d’heures ou de domaines (ça y est, vous pouvez travailler dans le monde de la nuit !).

En cas de divorce ou du décès de votre conjoint japonais, vous avez 6 mois pour changer de statut (= obtenir un visa par vous-même tel un visa de travail, étudiant…) ou vous devez quitter le territoire.

Le visa de dépendant

Il est d’une durée de 3 mois à 5 ans. Renouvellement possible.

Ce visa s’adresse uniquement au conjoint (marié) et aux enfants (légitimes) d’un étranger ayant un visa lui permettant de résider au Japon (visa de travail, étudiant, d’activités culturelles, etc… sous conditions selon les situations).

Le conjoint et les enfants doivent être dépendants financièrement du parent/conjoint résidant au Japon.

Le conjoint peut obtenir une autorisation de travail s’il en fait la demande. Les domaines autorisés pour le travail sont limités (comme en PVT, visa étudiant et autres).
Tout comme pour le visa de conjoint d’un Japonais, en cas de divorce ou de décès vous avez 6 mois pour trouver un autre moyen de rester au Japon ou vous devez partir.

Les visas japonais hors catégories

Comme le titre l’indique, ces visas sont un peu particuliers, valables de 6 mois à plusieurs années selon les cas. En dehors du visa d’activités spécifiques, il est peu probable que vous soyez confronté un jour aux autres visas, mais on ne sait jamais !

Le visa long terme

Pour les personnes d’ascendance japonaise venant de l’étranger (qui ne peuvent pas bénéficier de visa d’enfant de citoyen Japonais).
Il est également valable pour le parent étranger d’un enfant japonais qui n’aurait pas d’autre visa ou pour un étranger ayant vécu longtemps au Japon sous le visa de conjoint et qui est à présent divorcé ou veuf.

Le visa d’officiel

Pour les employés d’ambassade ou d’un gouvernement étranger (possibilité d’y être confronté lors d’un VIE/VIA).

Le visa diplomatique

Pour les ambassadeurs, représentants consulaires, etc.

Le visa d’activités spécifiques

Une catégorie fourre-tout où l’on retrouve le personnel des diplomates, le personnel des expatriés (femme de ménage, nounou…), les stagiaires rémunérés et NOUS, les PVTistes !

Des programmes permettant d’aller au Japon

Si les visas proposés ne semblent pas convenir à votre situation, vous pouvez toujours regarder du côté des programmes internationaux qui vous permettront d’aller au Japon sur du moyen ou long terme. Les plus connus sont :

  • Le VIE/VIA (on vous explique tout à ce sujet dans ce dossier).
  • Le programme JET (enseigner le français ou favoriser les échanges culturels avec la France).
  • MEXT (bourses d’études du gouvernement japonais).
  • Le Rotary club (échange scolaire).
  • Villa Kujoyama (programme artistique).
  • Programme Vulcanus (stage d’ingénieur).
  • Programme Exploration Japon (chercheur).
  • Programme Sakura (chercheur).
  • Programme AFS (scolarisation dans un lycée japonais).
  • Awaji Youth Federation (entreprenariat).

Pour plus d’informations sur les bourses d’études et certains programmes, allez visiter le site officiel JASSO (en anglais) ou le portail Study in Japan.

Vous pouvez également lire les témoignages de Louise (VIE) et de Nathalie (partie avec un programme similaire à JET).

La Résidence Permanente au Japon

Le Graal pour les étrangers désirant vivre au Japon sur le long terme est la résidence permanente. Vous pouvez rester sur le territoire jusqu’à la fin de vos jours, vous n’avez plus aucune restriction quant au travail et vous n’avez plus à renouveler votre visa (il faut juste renouveler votre carte d’identité tous les 7 ans).
Le seul inconvénient potentiel est que vous allez être imposé plus lourdement qu’avant.

Le chemin pour obtenir la RP peut sembler être un parcours du combattant. Vous devez justifier de 10, 5 ou 3 ans passés sur le territoire (selon les visas et les cas), vous devez être bien à jour au niveau des impôts et des charges sociales, idéalement gagner un salaire relativement confortable et ne pas avoir commis d’infractions sur le territoire.

À la différence d’autres pays, il est impossible de demander la RP sans avoir passé un certain temps sur le territoire japonais. Vous devez donc venir avant sous un autre visa et au bout de quelques années seulement vous pourrez entamer les démarches.

Si vous voulez en savoir plus, voici le témoignage d’un Français devenu résident permanent.

Obtenir la citoyenneté japonaise

Ce processus est relativement lourd et nous ne le détaillerons pas du fait que peu de gens s’y attèlent. Ce statut n’offre pas beaucoup d’avantages supplémentaires à celui de résident permanent et surtout il présente un petit inconvénient…
Le Japon n’accepte pas le principe de double nationalité, ainsi si vous voulez devenir citoyen Japonais vous allez devoir renoncer à la nationalité française/belge.

En plus de perdre votre nationalité d’origine, vous allez devoir répondre à pas mal de critères. Vous devez :

  • avoir plus de 20 ans ;
  • avoir vécu au moins 5 ans au Japon (les années sous visa étudiant ne comptent pas) ;
  • parler japonais ;
  • être en règle avec les impôts et les charges sociales ;
  • ne pas avoir commis d’infractions ;
  • gagner un salaire stable et prêter allégeance à la constitution pacifique du pays (donc ne pas avoir pour projet d’anéantir le Japon, en gros).

À la différence de pays tels que le Canada, demander la nationalité est si rare ici qu’on ne trouve que très peu de témoignages. Vous pouvez toutefois regarder de ce côté-ci en français ou ici en anglais.

Voilà, nous avons fait le tour du sujet, en espérant que cela vous aide à y voir plus clair sur vos possibilités au Japon.

Si vous avez des questions n’hésitez pas à les poser sur le forum (voire à créer de nouvelles discussions).

Bonne chance à tous !

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1 Commentaire

Pario
0 1
Pour le visa culturel on entend tout et son contraire
on peut lire qu'il n'y a pas besoin d'expérience dans le domaine voulu pour avoir et au contraire qu'il est nécessaire de prouver cette expérience... :/
Est ce que quelqu'un aurait une réponse fiable ?

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