Carole, une PVTiste à Vancouver

Article publié le 06-07-2012.

Carole alias gunterinella

Carole alias gunterinella

  • Profession Superviseur Service Client

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Ville de provenance
Je viens de Paris où j’ai vécu 11 ans mais suis originaire de Bretagne.
Ville de destination
Vancouver en Beautiful BC
Sur place pendant combien de temps
Cela fera 3 ans fin mars et encore pour un petit moment je l’espère.

Baroudeuse ou pas ?

Non plutôt citadine. Je n’ai jamais eu l’intention de parcourir le pays mais plutôt de m’installer. Si ça n’avait pas marché à Vancouver, j’aurais bougé dans une autre ville.

Que faisais-tu en France ?

J’étais assistante commerciale import/export. Les dernières années, je faisais des missions d’intérims (mon choix) et je cherchais à me ‘reconvertir’ dans les achats.

Pourquoi cette envie de t’envoler pour le Canada ?

J’avais de plus en plus de mal à me retrouver dans le système de travail français. J’étais cataloguée dans une profession et il semblait impossible de sortir de cette case où on m’avait collée. Même une petite variation semblait impossible; c’était comme si j’annonçais que j’avais décidé de devenir médecin ou astro-physicien!

Je pensais au début simplement quitter Paris et aller en Province, mais je me suis rendue compte que j’avais besoin d’un changement plus radical. Et j’ai donc commencé à chercher à l’étranger sur plusieurs destinations et quand on m’a parlé du PVT cela m’a paru LA bonne idée !

Pourquoi Vancouver ?

Plusieurs raisons : la 1ère, je ne voulais pas vivre en Français. Je voulais être une ‘vraie’ étrangère dans le pays en n’ayant pas la possibilité de m’exprimer en Français. Je voulais être complètement immergée dans quelque chose de nouveau et ne pas parler ma langue maternelle me semblait primordial. Ensuite, en tant que citadine, j’ai longuement hésité entre Vancouver et Toronto. Mais entre les JO l’année suivante (je suis partie en 2009), la proximité de la mer, la montagne et la météo assez bretonne (il pleut mais fait rarement froid), Vancouver a pris le dessus sur Toronto.

Est-ce que c’est la première fois que tu vivais à l’étranger ou que tu partais aussi longtemps ?

J’avais déjà fait plusieurs stages de plusieurs mois en Italie, mais c’était la 1ère fois que je partais pour 1 an et surtout sans savoir quand / si j’allais rentrer, ce qui est un sentiment assez inquiétant. J’avais une vision à court terme (hors de question que je rentre avant 6 mois) mais aucune idée de ce que je voulais à moyen/long terme.

Quel a été ton sentiment dominant au cours des 2 premières semaines en Colombie Britannique ?

L’excitation et l’inquiétude. Je n’ai pas trop pris le temps de découvrir la ville et les environs, car j’étais trop préoccupée par les démarches administratives (NAS, banque, CV etc). Mes seuls moments de touriste ont été quand j’arpentais la ville pour chercher un logement / boulot. Je n’ai commencé à apprécier la ville que quelques semaines plus tard quand tout ceci a été réglé.

Est-ce que ta situation professionnelle te parait satisfaisante, en Colombie Britannique ?

Quand on arrive ici, on repart à 0. J’ai commencé par quelques heures par semaine à The Bay en tant que vendeuse et j’ai trouvé un autre poste à temps partiel dans un service client de type ‘mini call center’. Depuis j’ai quitté The Bay, le Call center a grandi et j’en suis désormais le superviseur. Ce n’est plus de l’import-export comme en France. Les envies que j’avais en partant ne se sont pas exactement réalisées mais 1 an après avoir été embauchée, j’ai été promue et depuis mon poste ne cesse d’évoluer. Ce n’est pas LE boulot de mes rêves, mais je ne suis pas malheureuse dans ma boîte. Ils sont toujours d’une grande flexibilité et ont fait beaucoup d’efforts pour que j’obtienne un permis de travail. Malgré cela je pense sérieusement à partir sur Toronto dans plusieurs mois pour pouvoir revenir dans ma branche et me rapprocher de la France.

Quelles ont été tes plus grosses difficultés en Colombie Britannique ?

- Rencontrer des Canadiens. Je trouve compliqué de rencontrer et devenir amis avec des Canadiens. Très chaleureux au premier abord, il est difficile d’arriver à franchir le pas entre connaissance et amis.

- L’éloignement par rapport à la France (12h de vols, peu de vols directs) qui oblige à prendre toutes ses vacances pour aller en France et donc il reste peu de jours pour visiter le Canada ou les Etats-Unis.

- L’incertitude du statut de travailleur temporaire. En plus, avec le rejet de ma demande de PNP, je me voyais rentrer en France quelques mois plus tard. Difficile de construire quelque chose quand on ne sait pas dans quel pays on va vivre dans 3 mois.

- Vivre en colocation : pas une grande difficulté en soi, mais en adulte qui vivait seule depuis plus de 5 ans, ce n’était pas toujours facile de partager et être tributaire d’autres.

Quel est ton meilleur souvenir ?

Les Jeux Olympiques !!! J’ai eu la possibilité d’y travailler et bien que ce fût très fatigant, il s’agit d’une expérience inégalable. L’ambiance dans la ville était extraordinaire. J’ai même eu la chance d’être dans la patinoire pour la médaille d’or de l’équipe canadienne de Hockey !

Est-ce que certaines choses françaises te manquent ?

Amis et famille évidemment. Sinon franchement peu de choses à part peut-être les congés payés. 12 jours c’est trop court. Immigrer c’est aussi s’adapter aux différences culinaires ou culturelles. Donc contrairement à beaucoup, je me suis habituée au prix du vin, du fromage. C’est d’ailleurs quelque chose de fréquent dès qu’on quitte l’Europe. Et puis franchement, la sélection est différente mais on peut trouver de bons produits, il faut savoir chercher un peu. (à part pour les rochers suchards qu’on ne trouve pas ici). Le pub a remplacé la brasserie, le burger a remplacé le steak frites.

Qu'est ce qui te manquera quand tu rentreras en France ?

- Quand / si je rentre en France, j’aurai beaucoup de mal à ne parler que Français. J’aime travailler, vivre en anglais et je vivrais comme un manque de devoir me limiter à une langue.

- L’ouverture d’esprit au niveau professionnel : on donne sa chance, reprendre des études est courant et généralement bien perçu…

- La gentillesse des gens; enfin je ne sais pas si gentillesse c’est le bon mot. Mais j’aime dire bonjour/au-revoir au chauffeur de bus et qu’il me sourie. J’aime le côté relax de Vancouver et voir les gens imperturbables s'ils voient leur bus passer sans s’arrêter. C’est impensable en France et encore moins à Paris. Ici, on prend plus le temps de vivre. Je verrai bien si Toronto conserve un petit côté relax malgré sa taille.

Qu’est ce que cette expérience t'apporte, du point de vue personnel ou professionnel ?

Du point de vue professionnel : un nouveau domaine dans lequel je ne pensais jamais travailler. Des connaissances techniques supplémentaires, une expérience de supervision, recrutement (je n’avais jamais conduit d’entretien avant).

Du point de vue personnel : une ouverture d’esprit j’espère. Recommencer à 0 apprend l’humilité, être ouverte aux opportunités, se remettre en question, devoir prouver ses qualités... Tout ça permet de mettre ses certitudes en perspective et très peu résistent au traitement de choc!

J’ai évidemment amélioré mon Anglais, élargi ma culture à la culture canadienne (musiques, livres, films) et découvert le HOCKEY. GO CANUCKS GOOO ! J’ai fait de belles rencontres, que ce soit avec des gens de passage ou des ‘sédentaires’, entendu leurs expériences diverses, appris aussi j’espère. C’est très enrichissant.

Quels conseils donnerais-tu aux futurs PVTistes ?

Se renseigner avant de partir (économie, culture, météo). Par exemple, si vous êtes un rat des musées, fréquentez plusieurs fois par semaine les petits concerts, salles de théâtres et ne supportez pas le plein air... Vancouver n’est peut-être la ville qu’il faut. Surtout si vous souhaitez vous installer. Choisir le bon endroit est important. Arrivez humble et patient! Ce n’est pas parce que c’est le CANADA, que vous trouverez un job en 1 semaine ! Prévoyez du temps pour la recherche (d’un autre côté si vous alliez dans une autre ville en France, trouveriez-vous un emploi dans la foulée ?) et n’hésitez pas à rechercher immédiatement tout type de travail même celui que jamais vous n’accepteriez en France. Et Profitez de cette expérience et faîtes de belles rencontres !

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Commentaires

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Comment peut-on prendre contact avec Carole? Son expérience est excellente et peut aider les nouveaux arrivants que nous accueillons!

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Je confirme que c’est une tres bonne experience, merci pour tous ces conseils Carole.
Je vais arriver sur Vancouver le 30 decembre et je suis super motive et conscient de se qui m’attend!

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merci pour ton témoignage ton expérience a été une réussite

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Vancouver ma douce x’D
Qui me tends les bras et me freine à la fois :(

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Bonjour Carole.
J’ai bien aimé ton expérience au Canada précisément à Vancouver, j’imagine que le début n’était pas facile mais la patience donne toujours des bons fruits.Alors félicitation et courage toujours. Ton expérience m’a intéressé parce que j’ai le même projet que toi, partir au Canada dans une ville Anglophone Vancouver ou Toronto. J’ai déjà mon invitation pour partir mais avant ça je cherche des informations et si possible pourrais-tu répondre à mes questions please?
Lorsque tu es arrivé le premier jour au canada, tu logeais en colocation trouvé depuis la France ou tu habitais dans un hôtel ce qui peut revenir cher?.
Lorsque tu étais parti, tu avais pris un vol direct ou avec escale? Parce que à la base ça dure longtemps et je voulais connaitre ton ressenti.
Merci de me répondre
Brenda.

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isa
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Re-salut ! 😉
Pour ce qui est du logement, je ne te conseille pas de chercher une colocation avant de partir, et surtout, avant de rencontrer les gens avec qui tu vas cohabiter… Simple bon sens ! En arrivant tu peux te prendre un logement temporaire (de type auberge de jeunesse, pour réduire les coûts), et ensuite faire ta recherche de coloc’.
Pour les vols, les vols directs ont toujours tendance à être plus cher (quand ils existent). Donc c’est généralement ça qui motive le choix

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