Éléonore, en PVT à Bogotá, en Colombie

Date de publication : 19-01-2017

Auteur

Hélène

Eléonore

Profession

Communication interculturelle et traduction

pvtistes :

Peux-tu te présenter en quelques lignes ?

Eléonore : Je m’appelle Éléonore, j’ai 26 ans et suis française. Je suis née à Paris mais j’ai grandi en Normandie, dans un tout petit village où les vaches étaient plus nombreuses que les habitants !
Après un master en traduction et communication interculturelle à Paris, j’ai travaillé pendant quelques mois dans une auberge de jeunesse et suis ensuite partie pour Buenos Aires où j’ai vécu pendant deux ans et demi en travaillant dans différents domaines (boîte de recherche de stage, hôtellerie, consulting financier). C’est également à Buenos Aires que je me suis lancée dans la création de contenu et la rédaction en ligne, activité que j’exerce toujours aujourd’hui et qui m’a permis de voyager. Car fin 2015, une nouvelle envie de changement m’a menée sur les chemins d’Amérique du sud (Nord argentin, Bolivie, Pérou, Equateur et… Colombie !). Je suis d’ailleurs restée un peu frustrée de ne pas avoir pu voir plus de ce pays…
pvtistes :

Pourquoi as-tu choisi de partir pour la Colombie ?

Eléonore : J’avais visité la Colombie à deux reprises sur de courtes durées et je suis restée avec un goût de « trop peu » à chaque fois. Lorsqu’un ami m’a proposé de venir tester la vie à la colombienne à Bogotá, je me suis dit que c’était peut-être une bonne idée. Je me suis donc renseignée sur les visas disponibles et, ô miracle, le PVT Colombie venait d’être lancé (fin 2015). Un signe du destin ?
Par ailleurs, habituée des voyages et des déménagements et parlant déjà espagnol couramment, je suis venue sans appréhension et en espérant trouver du travail assez rapidement.

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pvtistes :

Peux-tu nous parler de tes 1res semaines en Colombie ?

Eléonore : En arrivant, j’ai bien sûr dû m’atteler à toutes les tâches administratives de rigueur : recherche d’appartement, visa, carte d’identité, abonnement de téléphone portable, recherche d’emploi, etc.
J’avais la chance de pouvoir passer les premiers jours chez un ami qui m’a d’ailleurs aidé à trouver un appartement.
L’avantage c’est que je parlais déjà espagnol en arrivant. J’ai mis plusieurs mois avant de trouver un travail mais je ne regrette pas l’attente : je travaille maintenant à l’Alliance française de Bogota.
pvtistes :

Justement, comment s’est passé ta recherche d’emploi ?

Eléonore : Ici, j’ai vite compris que la recherche de travail se fait énormément par contact. Connaître les bonnes personnes est très important et aussi être patient !
J’ai envoyé des dizaines de candidatures via des plateformes de recherche d’emploi en ligne mais je n’ai reçu aucune réponse. En revanche, à chaque fois que j’ai postulé en contactant directement la personne, j’ai presque toujours eu une réponse, même dans le cas de candidatures spontanées.
J’ai tout de même dû attendre 2 mois entre l’envoi de ma candidature et mon embauche mais je l’ai vécu de manière sereine et j’en ai profité pour voyager, me doutant qu’après, j’allais être moins disponible. Malheureusement, être diplômé et parler plusieurs langues ne signifie pas forcément avoir un bon salaire et il existe d’énormes différences de salaires, pas toujours justifiées.
Pour info, ici, on recommande de ne pas mettre de photo sur le CV.

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pvtistes :

Peux-tu nous parler de ton poste actuel ?

Eléonore : Je suis actuellement et depuis juin “Analista de Comunicaciones” à l’Alliance française de Bogotá.
Je travaille directement avec le Directeur de Communication sur toute la production de supports de promotion et de communication. J’ai des horaires « à la française », 8 h 30 – 17 h 30, une heure pour déjeuner.
Les tâches sont très diverses et impliquent un contact avec de nombreux interlocuteurs. J’ai environ une semaine de vacances jusqu’à fin-décembre car tous les contrats se terminent à ce moment-là (système Alliance Française).
En règle générale, les Colombiens ont moins de vacances que les Français mais tout dépend des conditions de chaque entreprise et de chaque poste. Par ailleurs, ils ont énormément de jours fériés (les semaines de 5 jours se font rares !).
En ce qui concerne les salaires, il semble que d’une entreprise à une autre, il y ait de très grands écarts, pas toujours justifiés. J’ai pour ma part un salaire « correct » de 1,7 millions de pesos (un peu plus de 500 €).
Je dis correct car il est nettement supérieur à celui de la plupart des travailleurs colombiens mais relativement bas pour une personne pratiquement trilingue ayant un master et de l’expérience. Et la vie à Bogotá étant très chère, je recommanderais de gagner minimum 2 millions de pesos mensuels.
pvtistes :

Peux-tu nous parler un peu de Bogotá ?

Eléonore : Bogotá possède une vie nocturne très animée, surtout le week-end, avec des clubs aux ambiances variées et de nombreux bars et restaurants.
Il faut reconnaître que sortir à Bogotá est assez cher, d’autant que prendre les transports en commun passée une certaine heure n’est pas très recommandé.
D’ailleurs, si la Colombie est bien plus sûre qu’il y a encore quelques années, je conseille aux voyageurs de rester vigilants à Bogotá notamment (comme dans toutes les villes du monde). Ne pas trop exposer des objets de valeur et ne pas se montrer intrépide.
Mon conseil : ne pas refuser de faire des choses à cause de l’insécurité mais en être conscient et adapter son comportement.
Bogotá est une ville assez dure à apprécier au début car le climat est assez monotone (il n’y a pratiquement pas de saisons), il y a beaucoup de bouchons et de pollution. Pour l’aimer, fuyez-la !
A quelques heures de Bogotá, il fait beau et chaud et l’on peut louer pour pas trop cher une « finca » avec piscine. Il y également énormément de choses très belles à voir un peu partout dans le pays (la côte, les îles de San Andres et Providencia, le parc Tayrona, la guajira, le choco, la cité perdue, cali, etc.).
Tout ou presque est accessible en avion pour pas trop trop cher grâce notamment à la compagnie low cost “Viva Colombia”.
pvtistes :

As-tu des conseils à donner aux personnes qui souhaitent partir en PVT Colombie ?

Eléonore : Venir avec de l’argent de côté pour pouvoir profiter des voyages et parler à un maximum de gens de sa recherche d’emploi.
Être patient lors de la recherche d’emploi et ne surtout pas hésiter à relancer : « je vous appelle demain » est presque une formule de politesse ici !

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2 Commentaires

Kenza
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C’est super intéressant ! Par curiosité, tu sais s’il y a des profs en PVT ?
Hélène
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Encore merci de ton témoignage Éléonore ! J’espère qu’il motivera plein de gens à tenter leur chance pour ce PVT 😉

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