Guillaume : travailler dans l’audiovisuel et voyager pendant un PVT Canada

Date de publication : 09-10-2020

Auteur

Annelise

Guillaume

Localisation

Paris, France

Profession

Postproduction Audiovisuel

Dernier diplôme obtenu

Licence

Guillaume est parti en PVT Canada. Deux ans pendant lesquels il a pu travailler dans son domaine, l’audiovisuel, et explorer le pays !

pvtistes : Bonjour Guillaume ! Peux-tu te présenter ?
Guillaume : Salut ! Moi c’est Guillaume, j’ai grandi en banlieue parisienne, à Clamart, et aujourd’hui j’ai presque 27 ans. J’ai fait un BTS à Paris en audiovisuel, plus précisément en montage, et une troisième année en alternance à Saint-Denis.

Ensuite, pendant quelques années j’ai travaillé comme assistant-monteur et monteur sur des émissions de TV et des émissions pour le web. Et puis petit à petit, l’envie de faire un PVT, notamment au Canada s’est faite de plus en plus pressante.

J’ai toujours été curieux de ce à quoi pouvait ressembler la vie à l’étranger, et honnêtement les séries et films ont cultivé cet imaginaire. Alors la perspective d’avoir accès à un permis spécifique pour une durée plutôt longue et dédié aux jeunes actifs était très séduisante.
Je commençais aussi à douter de mon domaine d’activité, notamment si j’allais pouvoir me sentir heureux d’aller travailler tous les matins, sur mon équilibre entre un besoin de pouvoir accéder à la nature, et le besoin d’une vie sociale, l’équilibre vie personnelle et travail, etc.
J’ai donc entamé les démarches spécifiques au PVT Canada pour tenter l’aventure. En parallèle, j’ai déménagé de chez mes parents et rénové un petit studio parisien pour le louer et y habiter, j’expliquerai pourquoi après !
pvtistes : Tu es donc parti en PVT au Canada. Pourquoi cette destination ?
Guillaume : Pour beaucoup de choses. Premièrement, l’immensité du territoire et de ses espaces sauvages. La nature au Canada, c’est plus qu’un attrait, c’est extraordinaire. Quand je cherche en Europe un endroit vaste mais encore complètement sauvage, sans champ, sans route, sans chemin, sans pylône, (sans pollution), ça devient de plus en plus compliqué. Au Canada je savais que je serai servi de ce côté-là.
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Ensuite, la possibilité de pouvoir tenter l’aventure de vivre à l’étranger mais avec des personnes francophones. J’aime beaucoup l’anglais, et je me débrouille bien mais je savais que je voudrais commencer par Montréal. En fait, je me disais que c’était tellement incroyable de se lancer dans une telle aventure (ayant très peu voyagé auparavant), que pour commencer, et limiter mes angoisses et le stress, ça me rassurait de commencer par un environnement francophone. Je ne voulais pas que la « barrière » de la langue puisse me faire manquer une quelconque subtilité culturelle, ou administrative.
Aujourd’hui, maintenant que j’ai vécu la découverte d’une autre façon de vivre et de voir le monde, ça ne me ferait plus peur de tenter cette aventure en anglais ou même dans une langue que je parle peu.

Enfin, l’accès au PVT au Canada avec le tirage au sort font qu’on a aucune certitude sur le moment où l’on va partir, une fois que l’on a entamé les démarches. Et curieusement, ça me convenait. Je pouvais continuer de vivre ma vie, et l’opportunité se présenterait en temps voulu. La première année, je n’ai pas été tiré au sort. Très vite, le nombre de places a été quasiment écoulé, et au bout de 3 à 6 mois, les chances d’être tiré au sort sont devenues quasiment nulles.

C’est à ce moment qu’une opportunité s’est offerte pour que je quitte le logement de mes parents et habite seul avec ce studio à rénover.
Je suis quand même allé visiter Montréal en touriste pendant deux semaines, et j’ai même voyagé en Estrie du côté de Sherbrooke et ça m’a confirmé qu’il fallait tenter ma chance une deuxième année.

J’ai été tiré au sort quasiment la veille d’avoir fini de rénover le studio. J’ai fait les calculs, entre la suite des démarches et la durée de validité de la lettre d’introduction, j’allais pouvoir habiter un an seul avant de partir, à Paris, c’était parfait.
pvtistes : As-tu travaillé pendant ce PVT ?
Guillaume : Après deux mois de « mise en place » de mon cadre de vie à Montréal (colocation, administratif, et surtout me remettre d’une grippe coriace que j’avais attrapée en France juste avant de partir), je me suis mis en quête d’un job d’appoint. J’étais attaché à réussir une première expérience de travail dit « alimentaire » pour faire autre chose que mon métier dans un premier temps, et surtout, me familiariser avec la mentalité en entreprise à Montréal. J’avais lu et j’étais d’accord qu’avoir une première expérience de travail au Québec pouvait me donner plus de chances au moment d’essayer de trouver dans mon domaine, plutôt que d’emblée arriver « en terrain conquis ».

J’ai fait plusieurs boutiques qui affichaient qu’elles cherchaient du personnel. Je guettais aussi les annonces sur Facebook. J’ai fini par trouver à littéralement 3 mn de ma coloc dans la rue Saint-Hubert et j’ai travaillé 2 mois et demi dans une entreprise de prêt-à-porter qui cherchait du staff. Il y avait une boutique principale où je travaillais, et plusieurs autres succursales dans Montréal ainsi qu’une dernière à Toronto. J’étais en charge de réceptionner les livraisons des fournisseurs, et de trier les vêtements en fonction de la succursale à approvisionner, ainsi que de mettre les étiquettes de vente et les placer en rayon du magasin où je travaillais.

C’était vraiment important je pense de passer par cette expérience, j’ai appris beaucoup de choses sur la mentalité au travail, et sur le fonctionnement de l’entreprise malgré ma propension à fuir tout travail pénible physiquement (il fallait notamment porter de lourds cartons remplis de vêtements toute la journée, piétiner et rester debout). J’ai découvert le pointage, la pause déjeuner de 30 mn, le management en anglais, le salaire minimum québécois, et surtout des gens très cools parmi mes collègues. J’ai démissionné car j’avais un gros voyage de prévu qui arrivait.

Une fois ce gros voyage fini, j’ai commencé à chercher dans mon domaine, et cette fois-ci, c’est Facebook qui m’a ouvert la voie : j’ai cherché des groupes spécifiques à mon domaine qui pourraient relayer des offres, et ça a payé. J’ai répondu à une annonce, obtenu un entretien et réussi à convaincre une entreprise qui cherchait un assistant-monteur, et un directeur technique. Ils m’ont proposé d’occuper ces deux fonctions. L’entretien était très agréable. Beaucoup plus que ce que je connaissais de la France. J’ai senti que ma recruteuse s’intéressait réellement à mon parcours et à ce que je pouvais lui apporter, quand en France j’avais souvent le sentiment qu’il fallait défendre ma recherche d’emploi et convaincre de sa légitimité à être sur le marché du travail. La dynamique est inversée car il y a énormément de turn-over au Québec, les entreprises cherchent souvent du monde qualifié, et souhaitent les fidéliser au poste. Ce sont des enjeux importants qui vont de pair avec l’immigration. Il n’est pas rare qu’un arrangement soit conclu entre l’entreprise et le salarié, pour que l’entreprise sponsorise un permis post-PVT dans le but d’aller vers une résidence permanente.

En tout cas, j’étais très fier de mes nouvelles fonctions qui me faisaient faire un bond spectaculaire sur mon CV : Directeur Technique. J’avais beaucoup de choses à faire dans le cadre de mes missions : gérer l’équipement audiovisuel de la société (caméra, micro trépieds) entre les tournages et leur maintenance, gérer le parc informatique et une partie de l’architecture réseau, faire mon travail d’assistant monteur en plus, etc. C’était passionnant ! Mais petit à petit, avec une telle charge de travail et de très nombreuses heures supplémentaires que je n’arrivais pas à récupérer, je me suis fait avoir (par moi-même!) et je me suis épuisé à la tâche.

Tant et si bien qu’au bout d’un an dans cette entreprise et après beaucoup de réflexions, j’ai décidé de démissionner, pour finir mon PVT par plusieurs voyages qui me tenaient à cœur. A cette époque, j’avais décidé que je ne poursuivrai pas l’aventure au Canada au-delà du PVT, car d’autres rêves m’attendaient en France.

J’ai aussi rencontré des collègues incroyables pendant cette année à leur côté, et certains sont mêmes devenus des amis. Et puis ils ne jugeaient pas mes repas le midi, composés principalement de frites et de fromage en grain, et ça, ça veut dire beaucoup.

Sur un plan plus psychologique, j’ai découvert mes limites dans mon implication personnelle pour le travail. Je sais très bien maintenant quand je dois dire non, et ne pas me laisser submerger par mes heures. Il en va de sa santé mentale !
pvtistes : Et côté voyages ?
Guillaume : C’était clairement un des buts de mon PVT : découvrir le Québec, le Canada, et pourquoi pas un bout des États-Unis. Il fallait que je profite de pouvoir passer du temps sur ce continent.
La première année, je suis allé à Chicago, d’où a commencé un long road trip jusqu’au bout de la Gaspésie, en passant par Niagara, Toronto, Montréal et Québec. Je recommande Chicago, mais je ne conseille pas les 12 heures de route entre Chicago et Niagara. Je pensais que je pourrais voir de jolies choses, mais les autoroutes étaient bordées d’arbres et ce n’est finalement pas très intéressant. On ne va pas se mentir, la route intéressante, c’est à partir de Québec et du tour de la Gaspésie.

Que de paysages époustouflants à voir, et d’endroits incroyables où dormir : un classique indétrônable : le seashack, une auberge de jeunesse de petites cabanes à flan d’une petite falaise qui donne sur une plage. On a aussi dormi dans une yourte au parc du Bic, parc magnifique dans lequel il faut absolument s’arrêter ! C’est pendant ce voyage que j’ai pu me promener à côté… d’un lynx! Dans le parc de Forillon au bout de la péninsule, pendant quelques mètres, j’ai pu faire un bout de chemin avec ce magnifique animal et ça reste un de mes plus beaux souvenirs.

La deuxième année, à la fin de mon PVT, j’ai de nouveau fait un road trip, mais cette fois-ci au nord avec Tadoussac, le lac Saint-Jean et le fjord du Saguenay, et je suis même allé à Chibougamau pour rejoindre ensuite l’Abitibi puis la péninsule Bruce en Ontario avec un passage à Toronto et Ottawa pour le retour à Montréal. C’est le plus long road trip continu que j’ai fait à ce jour en termes de kilomètres.

Ensuite, j’ai passé un mois en Colombie-Britannique où une amie vit depuis plus d’un an. J’ai découvert Vancouver, Vancouver Island, et on a voyagé 10 jours dans les Rocheuses en van, malgré l’hiver qui commençait à se faire sentir. Le plus froid que nous ayons connu pendant la nuit était d’environ -4°C. Mais nous étions proches d’un glacier donc nous n’étions pas trop surpris non plus !

J’ai beaucoup aimé Vancouver aussi. C’est une ville qui a un équilibre parfait entre la nature et l’urbain. On peut prendre le métro, puis le téléphérique pour aller en haut d’une montagne, et faire du ski. Ou alors prendre le métro, le ferry et partir à la découverte d’une île un peu plus grande que la Belgique, c’est au choix ! Je me pose des questions depuis mon retour en France, et je me dis que Vancouver serait idéal si je retentais quelque chose au Canada, en dehors de l’éloignement conséquent de la métropole et des 9 h de décalage horaire.

Et pour finir je suis parti découvrir le Yukon tout seul, pendant une semaine. Je m’étais loué une voiture et un hôtel, et je découvrais les environs en étoile depuis la capitale du territoire, Whitehorse. C’était fin novembre, et j’ai pu profiter à la fois de la neige, et d’un ensoleillement suffisant de 6-7 h par jour. C’était magnifique, et une partie de moi rêve désormais d’y habiter aussi.
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pvtistes : Pendant ce PVT, tu as développé un projet de vidéos. Tu nous en parles ?
Guillaume : J’ai toujours aimé travailler dans la vidéo, j’en ai même fait mon métier. Mais depuis ma première venue au Canada avant mon PVT, j’ai pris goût à la réalisation de vidéos musicales pour montrer les endroits où j’ai pu passer. Le but n’est pas d’adopter le format vlog, mais plutôt d’utiliser une musique qui me touche pour raconter une histoire. Comme les paysages naturels m’ont toujours ému, j’ai décidé d’associer les deux. J’ai fait une vidéo pour chacun de mes voyages au Canada, où la nature m’a énormément inspiré. Il ne me manque plus que le road trip nord du Québec / Ontario à commencer mais vous pouvez voir la dernière vidéo que j’ai faite dans les Rocheuses canadiennes, qui m’est particulièrement chère :



Je vous encourage aussi à regarder celle du Yukon, car on a peu l’habitude de voir des images de ces terres si éloignées.
C’est quelque chose sur lequel j’aimerais progresser et que j’aimerais développer dans les années à venir. Pourquoi pas démarrer comme vidéaste pour des agences de voyages ou des offices de tourisme, en France et/ou ailleurs. Je suis en train de me lancer dans l’acquisition d’un drone, ça va donner encore plus de profondeur à mes vidéos et j’ai vraiment hâte !
pvtistes : Quels sont tes meilleurs souvenirs de ce PVT Canada ?
Guillaume : Ça va être difficile de choisir entre les voyages et l’expérience d’avoir un quotidien à l’étranger. Pour la partie voyage, en plus du road trip en van dans les Rocheuses, je reste beaucoup marqué par l’exploration du Yukon tout seul, et sans connexion cellulaire. Je prévenais l’hôtel de mon itinéraire de la journée et de mon heure de retour, et ensuite, à moi les routes désertes et enneigées par -15°C pour aller voir des paysages et tenter des randos.

J’ai découvert mes limites de pseudo explorateur du dimanche à ce moment-là. Tout seul, à plus de 200 km de la civilisation, par ce froid, en pleine nature je n’étais pas vraiment rassuré. D’autant plus après avoir réalisé que les traces que je suivais dans la neige depuis 10mn pendant une randonnée n’étaient pas du tout humaines… Mais avec les souvenirs que j’ai en tête, notamment des abords du parc Kluane proche de l’autoroute de l’Alaska, je n’ai absolument aucun regret. J’aurais souhaité voir des aurores boréales pendant mon séjour mais les nuages n’étaient pas disposés à m’en faire profiter, ce qui me donne un prétexte pour y revenir !

Pour la partie du quotidien, Montréal est une ville où le vivre-ensemble est réconfortant, et le climat dépaysant. Se réveiller en plein hiver avec la ville recouverte de neige sous un grand soleil fait prendre une dimension un peu magique à chaque trajet journalier, même sous une tempête.
L’explosion de vie pendant l’été avec la richesse des activités que l’on peut faire complète l’expérience évidemment. J’ai toujours aimé l’hiver et le froid, mais je n’y suis resté que deux années. Beaucoup subissent ces derniers, et je comprends. Peut-être que si j’étais resté plus longtemps je me serai lassé, mais pendant ces deux années j’étais surtout émerveillé.
pvtistes : Et les moins bons souvenirs ?
Guillaume : Pour ce qui est des côtés plus négatifs, ça reste subjectif et relatif à mon expérience personnelle. À la fin de mon année durant mon second emploi, j’étais fatigué nerveusement, et rempli de doutes sur ce que je souhaitais faire pour les 6 derniers mois. J’avais réussi à mettre suffisamment de côté pour me faire plaisir en voyageant, mais j’avais peur de quitter mon emploi. Était-ce un échec ? Étais-je capricieux ? Mettais-je en péril un éventuel retour plus tard dans ma vie ? Avais-je suffisamment de côté pour m’assumer pleinement ? Et puis je me suis dit que je n’avais qu’une vie et que si j’avais la possibilité de réaliser un rêve en partant explorer le Canada, je devais le faire pour ne rentrer avec aucun regret. C’est ce que j’ai fait.

Néanmoins, j’en garde un : je n’ai pas suffisamment développé mon cercle social sur place. Je vivais dans une colocation de 5 personnes, et étant casanier et introverti, ça me suffisait comme interactions pour ne pas chercher à aller plus loin. J’avais donc mes collègues, et mes colocs, en dehors de quelques contacts français installés sur place aussi. Avec le recul que j’ai aujourd’hui, je sais que j’aurais pu développer mes relations et ça m’aurait certainement permis de mieux équilibrer ma vie personnelle et professionnelle. Mais j’ai gardé contact avec les amis que je me suis fait là-bas et j’ai hâte de pouvoir les revoir !
pvtistes : Quels conseils donnerais-tu à un futur pvtiste au Canada ?
Guillaume : Dans la mesure où les raisons de ceux qui se lancent dans un PVT sont très variées, je ne saurais me poser en guide « Suis le vieux Rafiki », mais voici les aspects qui m’ont aidé :
Premièrement j’ai passé énormément de temps à me renseigner sur l’endroit où j’allais habiter. Que ça soit administrativement et culturellement, je suis quelqu’un de maladivement prévoyant, mais je pense que ça m’a permis d’aborder chaque étape sereinement. Pvtistes.net est une mine d’or d’informations, de témoignages et de conseils et il ne faut pas hésiter à y consacrer du temps.

Ensuite, j’y suis allé avec un état d’esprit curieux de découvrir la différence. Je pense que ça m’a aidé à me faire des ami.e.s québécois.e.s. J’ai vécu plusieurs « chocs » (le mot est trop fort) culturels, mais qui se sont toujours résolus dans la bienveillance et l’acceptation de la différence.
J’encourage vivement la colocation pour commencer son séjour, et si possible avec des nationalités différentes de la sienne. Ça oblige à sortir de sa zone de confort et je pense que ça accélère l’intégration.

J’encourage aussi les gens à mettre de l’argent de côté pour se faire plaisir avec des gros voyages. Le tourisme en nature est très bien aménagé au Canada, mais ce n’est pas forcément accessible à toutes les bourses. En revanche, ça vaut vraiment le coup d’investir !

Enfin, et ça me tient à cœur, je crois qu’il faut partir en étant très tolérant vis-à-vis de soi-même. Il n’y a aucune obligation de « performance » pendant un PVT. Le simple fait de partir est un accomplissement en soi. Mon départ était chargé en émotion car une partie de moi envisageait la possibilité de ne jamais revenir en France alors que finalement je suis rentré. Je n’avais aucune certitude sur ce que j’allais réussir à faire sur place ou non : trouver un job alimentaire, trouver un job dans mon domaine, vivre en colocation, vivre seul, voyager, loin ou pas. J’avais juste une idée des périodes qui se prêtaient le mieux à travailler ou à voyager et c’était suffisant.

Les opportunités se présenteront du moment qu’on surveille leur apparition, et il ne faut pas hésiter à prendre des risques. Le plus gros est fait quand on sort de l’aéroport dans le pays de destination et c’est réconfortant de se dire que dans le pire des scénarios, il nous reste toujours la possibilité de rentrer dans son propre pays. Chaque PVT est différent et tant mieux !
pvtistes : Et pour finir, quels sont tes projets maintenant ?
Guillaume : Aujourd’hui je suis en France, à Paris, depuis 10 mois. Forcément, avec les événements qui ont accompagné mon retour entre les grèves des transports, les manifestations et la crise liée au coronavirus, c’est difficile de ne pas avoir de nostalgie pour ces deux dernières années vécues à l’étranger. Je ne pense toujours pas avoir de regrets d’être rentré par contre. Je profite de mes amis et de ma famille, et j’essaye de voyager occasionnellement dans les environs proches, en restant responsable vis à vis de la situation sanitaire.

J’ai retrouvé un emploi dans mon domaine, je co-supervise un département de post-production pour un groupe de télévision, et pour l’instant j’ai la chance de ne pas avoir été impacté par les mesures prises pour endiguer l’épidémie. Je me refais donc une petite santé financière (tous ces voyages à la fin de mon PVT ont eu raison de mes économies) pour pouvoir notamment m’équiper en matériel, améliorer la qualité de mes vidéos, et pouvoir refaire un gros voyage.

J’envisage de retenter une grosse aventure, que ça soit de repasser du temps au Canada, ou un autre pays, en PVT ou autre, quand le contexte le permettra évidemment et d’ici quelques années. D’ici là, je vais voir si je peux développer mon côté vidéaste et tenter d’en faire quelque chose mais pour l’instant je reste sage et je tente désespérément d’apprendre à reproduire la sauce pour la poutine.

Merci à Guillaume pour ces réponses !
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