Yann et Vincent : la traversée du Canada, de Montréal à Vancouver

Article publié le 13-11-2018.

Yann alias yannallegre

Yann alias yannallegre

  • Localisation Vancouver, BC, Canada
  • Profession Vidéaste, photographe et créateur de contenu
  • Dernier diplôme obtenu Master

À lire : un recueil d’entretiens de pvtistes partageant avec vous leurs expériences et leurs états d’âme. Plus d'infos...

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Yann et Vincent ont parcouru le Canada d’Est en Ouest, de Montréal à Vancouver. Ils nous racontent cette expérience inoubliable…

Bonjour Yann, bonjour Vincent ! Pouvez-vous vous présenter ?
Yann : Salut ! Alors moi j’ai 28 ans, à la base je suis originaire d’Auvergne mais j’ai passé pas mal de temps à Clermont-Ferrand et à La Rochelle pour mes études. J’ai commencé à profiter des échanges internationaux à l’université pour séjourner à l’étranger et apprendre les langues avant de valider deux diplômes de Master dans l’audiovisuel et le tourisme. De fil en aiguille, j’ai fini par devenir Community Manager en station de ski. Après quoi, j’ai eu envie de repartir à l’étranger, et aujourd’hui je me retrouve à Vancouver.

Vincent : Alors moi j’ai 31 ans, je suis originaire de Seine-et-Marne en Île-de-France, dans le petit village de Mouroux. A l’âge de 16 ans, j’ai commencé dans l’apprentissage en restauration ce qui m’a permis de travailler dans les 4 coins de la France en tant que saisonnier (Paris, Toulouse, Montpellier, Val Thorens, entre autres). Passionné des grands espaces et de la nature, j’aime beaucoup la randonnée en solitaire et découvrir de nouveaux paysages.

Vous vous êtes envolés il y a quelques semaines pour le Canada. Pourquoi avoir choisi ce pays ?
Yann : Personnellement, ça a presque été un choix intuitif. J’ai peut-être été influencé par des amis qui m’ont déjà raconté leur PVT au Canada. Ou à force d’entendre le nom “Whistler” ressortir à pas mal de conversation au travail. Je me suis tout de suite projeté dans ces grands espaces canadiens que l’on retrouve sur Instagram. Un de mes objectifs sur ce voyage : aller dévaler les pistes de ski de Whistler au moins une fois !

Vincent : Je n’ai jamais eu l’occasion de traverser l’Atlantique dans ma vie. Pour moi, c’était évident que le Canada serait le premier pays d’Amérique à visiter. On a tous des images en tête d’un pays que l’on aimerait visiter, à travers la télé, les conversations et autres. Pour moi, c’était le Canada.

Vous avez traversé le Canada, de Montréal à Vancouver. Quand, et pourquoi, avez-vous décidé de vous lancer dans cette aventure ?
Yann : Je crois que l’idée nous est venu peu de temps après s’être rencontrés en station de ski, à Val Thorens. Vincent m’a dit qu’il avait lui aussi réussi à avoir le PVT pour le Canada. Il m’a d’abord parlé de Montréal, moi de Vancouver, et puis au fur et à mesure l’idée d’effectuer une traversée en roadtrip était là. C’est un bon moyen de se faire une idée sur les différents paysages et cultures à l’échelle d’un pays de cette taille. Je voulais aussi pouvoir revenir en France sans regrets. Et puis un road trip, ça fait rêver tout le monde. En quittant nos jobs respectifs, c’est un peu comme si on s’enlevait toutes les barrières invisibles qu’on s’impose au quotidien. D’un coup, tout était permis, alors pourquoi pas prendre son temps sur la route.

Vincent : On s’est effectivement rendu compte qu’on avait tous les deux le PVT pour le Canada sur Val Thorens, soit à une soirée, soit sur les pistes. Moi j’avais d’abord eu l’idée d’arriver à Montréal et chercher directement du travail dans la restauration. Et puis on en a rediscuté plus tard, et on s’est dit pourquoi ne pas faire un « petit » road trip de 7 000 kilomètres pour aller voir les caribous avant de chercher du travail. Il y a pire comme vacances après une saison d’été intense à Montpellier.

Une expérience comme celle-ci, ça doit demander pas mal de préparation en amont, non ?
Yann : Oui et non. Je pense qu’on peut être beaucoup plus organisés que nous l’étions… Les démarches pour obtenir le PVT sont assez simples, il faut juste être patient pour avoir la réponse et le faire savoir rapidement à son employeur actuel. Le PVT a une date butoir d'expiration aussi, donc on a dû se rendre une première fois à Montréal pendant les vacances de novembre pour l’activer, puis revenir en France. Une fois le permis activé, il ne nous restait plus qu’à finir notre contrat en cours avant de partir.

Notre plan initial, c’était d’arriver à Montréal et de trouver un moyen de transport en deux semaines. Au bout d’une semaine seulement, nous avions trouvé notre bonheur et nous étions déjà sur la transcanadienne nord. Vincent espérait à tout prix voir des aurores boréales, et pour ça il fallait aller au Nord et improviser en fonction de la météo. Sur ce point, on comptait vraiment sur l’été indien pour nous aider à tenir le coup avec le redoux des températures, mais c’était un peu trop audacieux quand on y repense…

Vincent : Alors pour moi, le PVT a demandé plus de temps à avoir. Ça faisait déjà 3 ans que j’en faisais la demande sans retour positif... J’ai pas mal d’amis qui ont été plus chanceux au tirage au sort et qui sont partis avant moi. C’est aussi ce qui me poussait à candidater de nouveau chaque année. Et puis ma chance a enfin tourné !
De mon côté, je me voyais bien partir du côté de Churchill, voir les ours polaires, et après direction Yellowknife pour voir les aurores boréales. Je ne réalisais pas trop encore les températures qu’il allait faire là-bas... A notre arrivée à Montréal, une amie de Yann nous a proposé son logement en sous-location. Ça nous a permis d’effectuer toutes les démarches administratives et de rechercher sereinement une voiture.

Pour la préparation du road trip, c’était assez sommaire. Pour pouvoir dormir tranquillement sur la route, on s’est pas mal servi d’une application (Wikicamps). Son fonctionnement est assez simple, une communauté d’utilisateurs répertorie tous les lieux gratuits ou les campings payants sur une carte du monde type Google Maps. C’était assez rassurant et pratique de pouvoir bénéficier des avis de pas mal de monde pour découvrir des coins un peu cachés, pour pouvoir dormir facilement dans la voiture, ou pour profiter de temps en temps d’une douche en camping. Et pour l’alimentation, on avait décidé d’acheter l’essentiel en supermarché pour cuisiner directement dans la voiture avec le réchaud. On avait la glacière et on se servait de Maps.me (encore une application indispensable) pour faire le plein en eau.

Traversee du Canada PVTistes

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Quel moyen de transport avez-vous utilisé pour cette traversée ?
Vincent : On a trouvé une Honda Odyssey de 2003 rachetée à un couple franco-québécois. C’était assez grand et nous n’avions pas besoin de l’aménager, tout était déjà là. Matelas, vaisselle, réchaud, bouteilles d’eau, lampes, etc.

Yann : Ce qui nous a quand même aidé dans notre choix, c’est le Safety Test que la voiture avait passé au garage. On avait moins de risques d’avoir des « surprises mécaniques » sur la route. Bon, nos essuies glaces et les phares ont quand même déconné, mais pas besoin de passer par un garage pour ce genre de chose.

On parle de l’achat d’une voiture au Canada dans ce dossier.

Comment avez-vous financé ce projet ?
Yann : 100% économies. On avait un an pour préparer notre road trip, donc c’est largement suffisant pour mettre de côté. On est parti avec 3 500 € par personne (sans compter les billets d’avion, le coût du PVT et l’assurance personnelle). C’est un gros budget mais ça comprenait quasi tout notre séjour sur 2 mois : le logement à Montréal, la voiture et l’assurance, l’essence, la nourriture, les campings, le pass parcs nationaux, et les nombreux cafés en bord de route. On s’était dit qu’une fois à Vancouver on chercherait rapidement du travail.

Vincent : Tout est dit, c’est à peu près ça, toutes mes économies sur un an à travailler comme un acharné, mais pour une bonne raison. :)

Avez-vous fait des rencontres marquantes sur la route ?
Yann : Au final, on n’a pas fait énormément de rencontres puisqu’on ne restait pas plus d’une nuit dans un lieu. Ça limitait un peu le contact avec les autres, surtout à cette période de l’année où les voyageurs sont peu nombreux sur la route.

Il y a bien une fois où on s’est aventuré dans un chemin en terre pour aller voir le lac de Raleigh. On est tombé sur un genre de petit village qui avait l’air abandonné avec des cabanes en bois et pontons pour accéder au lac. On s’est baladé rapidement, et puis en voyant les têtes d'orignaux suspendues aux maisons, on a vite compris qu’ils aimaient bien la chasse dans le coin. Au final le responsable du lodge est sorti et nous a invités à venir voir sa collection d’animaux empaillés. Des ours, des loups, des lynx et j’en passe… On riait jaune quand il nous a montré la tête coupé d’un orignal encore fraîche dehors. Après nous avoir montré des vidéos de ses exploits de chasse sur son téléphone, on a décidé de vite reprendre la route… Nous on voulait voir des animaux, mais vivants.

Vincent : Il y a aussi la fois où on s’est fait balancer par des touristes. On avait passé la nuit sur un parking dans le Parc Provincial du Kananaskis Country. On s’est d’abord fait réveiller par des corbeaux qui marchaient sur le toit de la voiture, puis pendant qu’on prenait notre café, une garde forestière est arrivée dans son 4x4 et nous a tout de suite demandé si on avait passé la nuit sur le parking.

Petit aparté : dormir dans les parcs nationaux ou provinciaux, c’est interdit au Canada, sauf en camping ou sur certaines zones indiquées. Mais, pour notre défense, on s’était fait surprendre par la nuit. Au final, on s’en est tiré avec un avertissement et on a fini par lui expliquer le fonctionnement de Wikicamps. Et c’est là qu’elle nous a avoué qu’un des touristes nous avait dénoncés. Sympa… On comprend mieux comment elle avait deviné qu’on avait passé la nuit dans le froid… Elle nous a donc gentiment fait comprendre qu’il serait préférable qu’on s’en aille directement pour qu’elle ne passe pas pour un garde provincial un peu trop laxiste. Elle nous a aussi confirmé qu’on était dans une période exceptionnellement froide pour la saison, d’où la neige et nos petites têtes pas très réveillées.

Avez-vous eu des moments « difficiles » pendant cette traversée ?
Yann : Sur une traversée comme celle-ci, on savait qu’il y allait avoir des moments sympas, et puis aussi des moments un peu plus difficiles forcément. On s’y était préparé. Quand on est 24h/24h, 7j/7 avec la même personne dans un espace réduit, il faut faire avec les tempéraments de chacun, et ça fait aussi partie de l’expérience d’un road trip. On a eu quelques tensions les soirs où on ne trouvait pas d’endroits où dormir par temps de pluie, ou sur des grandes journées de route. A certains moments, on a fini par se prévoir des moments perso, comme des randonnées en solitaires sur des itinéraires différents. Avec du recul, c’était un bon moyen de recharger les batteries et échanger davantage entre nous sur ce que l’on avait pu voir.
Autres moments difficiles : une douche glaciale improvisé sous la pluie, et le fait de ne pas avoir vu d’ours sur toute la durée du road trip...

Vincent : Tout ça, et puis aussi le froid. Le matin, les vitres étaient gelées de l'intérieur de la voiture, ce qui nous motivait à partir rapidement en randonnée pour se réchauffer. Et puis un soir où on avait vraiment besoin de recharger les batteries, on avait décidé de réserver une nuit dans un hôtel. On a rapidement regardé en ligne des chambres dans des prix abordables pour finalement s’orienter vers un petit village assez glauque (on ne le savait pas encore) perdu dans le Manitoba (Cypress River).

Il y avait un parc de jeux pour enfants abandonné à côté d’une usine fermée, juste en face de l’hôtel, genre scène de film d’horreur. Yann est entré pour le check-in de la chambre. La vitre de l'accueil avait un énorme trou protégé par un film plastique, pas très rassurant. Yann est ressorti avec un visage décomposé et m’a rapidement décrit l’ambiance lugubre de l’accueil et de la chambre. À 7h du matin, Yann, qui n’avait pas dormi de la nuit, me réveilla. Clairement, il avait envie de repartir. On s’est rendu à l’accueil : personne. On a frappé aux portes : personne. Il n’y avait plus personne, et nous n’avions pas encore payé. On a laissé les clés sur la porte et on est reparti. A croire qu’on a dormi dans un village hanté…

Et quels sont vos meilleurs souvenirs ?
Yann : Dès qu’on croisait un animal sur la route ou en randonnée ! J’avais l’impression d’être un grand gamin parti en exploration ou en safari. Dans le Parc d’Elk Island, on est allé se balader en fin de journée, et je crois que c’était l’un de mes meilleurs souvenirs : en quelques heures, on avait aperçu un grand-duc d’Amérique, des castors, et en rentrant vers le camping, des bisons imposants se baladaient à quelques mètres de nous, sur notre chemin. C’était à la fois gracieux et impressionnant.
Traversee du Canada PVTistes
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Vincent : Pour moi, le plus marquant, ça a été les parcs nationaux et provinciaux. Le fait d'avoir pu dormir au bord des lacs et rivières et de profiter des couchers de soleil et d’une vue magnifique le matin, ça reste de très bon souvenirs. Et puis les aigles à ne plus savoir où donner de la tête vers Revelstoke. Et puis pouvoir observer et photographier des animaux sauvages comme le coyote, l’orignal, ou même le caribou… C’était vraiment des moments qu’on risque de se remémorer encore longtemps. Même les choses les plus simples, comme contempler le paysage en voiture, sont de très bons souvenirs.

Traversee du Canada PVTistes
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Maintenant que ce road trip est terminé, est-ce qu’il y a des erreurs que vous ne referiez pas ?
Yann : Peut-être un peu plus d’organisation dans le choix de notre itinéraire. Personnellement, je n’aime pas du tout suivre les itinéraires touristiques, et improviser sur la route m’a largement comblé. Mais on s’est rendu compte un peu tard qu’on avait raté plusieurs parcs nationaux et provinciaux sur notre route, surtout en Ontario et au Manitoba où l’on a très peu séjourné. On pensait perdre du temps sans doute alors que nous n’avions pas réellement de limite, sauf budgétaire.

Vincent : Peut-être s’équiper davantage contre le froid, et prévoir de quoi prendre une douche (douche solaire). J’aimerais bien prévoir un prochain road trip vers le grand nord du Canada cette fois-ci. C’était le plan à la base, mais on a vite compris que ce n’était pas réalisable vu les températures exceptionnellement froides. Et cette fois-ci, je pense qu’il serait judicieux de louer un véhicule mieux équipé pour accéder à des chemins plus difficiles.

Pour préparer votre road trip en van, ne passez pas à côté de notre dossier !

Quels conseils donneriez-vous à un PVTiste qui hésite à partir en road trip au Canada ?
Yann : C’est définitivement une expérience à vivre, et si possible dès le début de son voyage. D’Est en Ouest, les paysages sont complètement différents. Plus tard, c’est un atout pour comparer et choisir les lieux dans lesquels on souhaiterait travailler ou revenir. Il ne faut pas non plus hésiter à rester plus de temps dans un lieu qu’on apprécie plus qu’un autre. Pour nous, ça a été Jasper. Et enfin, prendre son temps. On s’était donné plus d’un mois au minimum pour traverser tout le pays, et il nous aura finalement fallu 20 jours. Un petit regret, c’est de pas avoir pris le temps de faire une randonnée sur plusieurs jours, mais nous n’étions pas vraiment équipés pour (pas de tente ou de gros sacs de rando).
Traversee du Canada PVTistes
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Vincent : C’est à faire, même avec un petit budget c’est faisable. Il faut bien choisir la période à laquelle partir. L’été, il peut y avoir trop de touristes je pense, et en même temps l’hiver ici peut être assez froid, et les animaux sont plus difficile à observer. L’idéal, ça doit être au printemps ou pendant l’été indien comme ce qu’on a fait. Le froid est supportable, et avec un peu de chance tu apercevras des ours et des aurores boréales, notre grand regret sur ce road trip.

Traversee du Canada PVTistes
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Et pour finir, quels sont vos projets désormais ?
Yann : Pour le moment, je pense rester à Vancouver en fonction des opportunités que je trouverai, mais je pense tout de même bouger à nouveau. A long terme, j’aimerais pouvoir travailler dans ma branche (communication et audiovisuel) sur le territoire canadien, mais ça prend du temps… Et pour le moment je cherche plutôt un petit boulot dans la réparation de vélos par exemple. Je reste assez lucide et je sais pertinemment que si l’occasion se présente, je repartirai dans un autre pays.

Vincent : J’aimerais trouver un petit job en restauration à Vancouver et profiter de la ville et ses alentours. Pourquoi pas partir skier sur Whistler aussi, comme Yann. Et puis j’aimerais retourner sur les routes canadiennes, si possible au printemps prochain et en direction des territoires du nord. Après le Canada, j’envisage un PVT en Argentine !

Quelques photos de ce road trip au Canada...
Traversee du Canada PVTistes
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L’interview est très intéressante ! Cela donne vraiment envie de découvrir les paysages canadiens. Merci beaucoup pour vos témoignages.

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