Et si vous aviez la « maladie de l’impatrié » ?

Date de publication : 08-05-2018

Auteur

Mathieu

Vous ne savez peut-être pas de quoi il s’agit. Le choc culturel inversé, c’est ce que vivent de nombreux impatriés, ces personnes ayant vécu à l’étranger et de retour dans leur pays. Eh oui, après avoir passé plusieurs mois ou années à l’étranger, il arrive de perdre ses repères chez soi, en France, en Belgique, au Canada ou ailleurs. Le manque de travail et la difficulté à faire des rencontres sont les raisons les plus souvent invoquées par les impatriés, qu’ils reviennent de Singapour, des Emirats Arabes Unis ou d’Argentine.

Ces sortes d’apatrides privilégiés n’ont souvent qu’une idée en tête : repartir. Les autres s’en remettront au bout de quelques mois voire un peu plus longtemps. Pour vous dire l’importance du phénomène, des séances de médiation sont organisées par des anciens expatriés devenus impatriés au profit des nouveaux « malades ».

Aujourd’hui, 1,8 millions de Français vivent à l’étranger et sont donc de potentiels impatriés. Il convient donc de s’intéresser à cet étrange choc culturel inversé, la maladie du voyageur qui a oublié les codes de son pays.

Et vous, avez-vous déjà connu ce spleen au retour de vos voyages ? Et pourquoi ?

Un article du Monde.fr qui parle de ce phénomène : L’amère patrie

Vos échanges sur notre forum Retour au bercail à ce sujet :

85 Commentaires

Clément
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Ca fait déjà un mois que je suis rentrée et je suis complétement larguer , je me réveille tous les matin avec les même les symptôme qu’une geule de bois , plus d’énergie , plus d’envie , j’ai l’impression de vivre au ralentie , Je sais pourquoi je suis rentrée mais c’est comme si je navais plus d’espace et les chose que j’aime faire je ne peut quasiment plus les faire ici , a mon avis je vais devoir finir par déménager dans les montagnes ou il n’y a personne hahah
sandrine
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Que ça fait du bien de lire tout ça! Mon retour est prévu dans 3 semaines et je dois dire que j’appréhende beaucoup. J’aime ma vie ici, j’ai du travail et un bon niveau de vie tout de même! Malheureusement mon ami n’a pu me rejoindre pour des pbs d’équivalence de diplôme. J’appréhende ce retour surtout sur la plan amical. Je remarque que l’on change beaucoup en faisant cette belle expérience, on découvre tellement de choses, une nouvelle vie, culture et une nouvelle façon de voire la vie. On a gouté au voyage et je pense déjà partir voir ailleurs! Comme vous le dites il faut vous fixer des objectifs. Pour ma part j’ai postulé dans une formation, surtout pour laisser un peu de temps à la crise. Je vais reprendre la vie commune, pas simple…on a chacun nos habitudes mais on a de suit décidé de partir une semaine ensemble loin de notre ville pour se retrouver. Finalement, un retour dans son pays, que l’on a quitté par choix se prépare tôt je pense pour ne pas avoir un trop grand choc! Les amis qui sont restés sont ceux qui valent la peine et ceux qui critiquent et qui vous disent « tas changé » sont à mont goût ceux qui sont « jaloux »! 🙂
Vincent
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Cet article est super. Pour avoir été expatriée plusieurs fois et être rentrée en France entre chaque expatriation, je dois dire que tout est vrai, si ce n’est que c’est moins difficile chaque fois de rentrer. J’ai vécu un an aux États-Unis, puis retour en France pour 8 mois (chez papa maman), et c’était loin d’être facile. Toujours dans mon rêve américain, rien ne me plaisait en France. Puis départ pour les Pays-Bas pendant presque 3 ans, avec mon mari. Et retour en France pendant 8 mois, encore chez mes parents. Cette fois, c’était super, j’ai vécu à fond les moments en famille. Peut-être aussi parce qu’on a accueilli notre premier enfant à ce moment-là, et que c’était chouette d’être entourés. Maintenant nous sommes à Montréal avec notre fille. Et à terme nous envisageons de rentrer en France. On n’en est pas encore là, mais c’est un souhait, dans quelques années, on veut vraiment rentrer (mon mari certainement plus que moi !). Même si dans chaque pays on s’adapte très bien, on se fait pleins d’amis, la proximité de la famille (et des amis restés en France) nous manque énormément. Et personnellement, plus que notre attachement à la France, c’est la famille qui nous pousse à vouloir rentrer. Et je pense que cette raison nous aidera à surmonter la maladie de l’impatrié ! Aline (sur le compte de mon mari ^^)
Stéphanie
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Oui moi aussi j’ai déjà connu ça. L’ennui, l’impression de ne plus avancer ou même de revenir en arrière. Avoir des projets, des buts lorsqu’on voyage et l’impression que tout s’arrête quand on revient presque comme si c’était « la fin ». Du coup, on repart. Il y a aussi le fait de ne plus forcément être sur la même longueur d’onde avec les personnes de son entourage ou même avec la mentalité ou le fonctionnement de son pays… Enfin, beaucoup de choses entrent en considération.
Anonyme
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on peut aussi se fixer des objectifs pour le retour, pour pas déprimer et retomber dans les travers. A voir
Davy
1.1K 5K
Je ne savais pas que cette maladie existait :D, je pense que l’on doit se sentir étranger dans son pays après une longue période
Julie
4.9K 13.8K
Si vous avez le cœur à l’écriture, en plus détaillé qu’ici, on attend que ça de vous lire ici : https://pvtistes.net/forum/f359.html 🙂
Layla
532 1.9K
J’ai déja effectué plusieurs séjour a l’étranger : Espagne, Maroc, Angleterre, Pays-Bas, USA et maintenant Irlande…. Mais j’ai bien remarqué depuis mon retour du Canada en Aout dernier que ca n’allait plus tres bien chez moi. J’ai quitté la France en Decembre 2012 pour rejoindre mon copain en Irlande, et ici, ca va mieux qu’en France. Mais j’ai toujours cette sensation de vide…. Meme si j’ai mon indépendance ici, c’etait autre chose au Canada. Je me sentais respirer, vivre! Ca me faisait plaisir de prendre les transports en commun (alors que j’ai horreur de ca – apres 10 ans de prise de bus a cause de mes études, j’en étais pas mal dégoutée en France!!), pas de pression sociale (je suis issue d’une famille musulmane et personne au Canada n’a jugé important de me faire la morale sur le fait de ne pas suivre la religion de mes parents). Je m’émerveillais a chaque fois que je passais dans les grands axes et les buildings a l’américaine…. Bref, c’était une toute autre réalité, celle que je voulais, celle qui me correspondait le plus. Je pense donc que cette année est THE YEAR pour moi. Le moment de tenter ma chance et d’obtenir ce fameux PVT pour repartir pour le Canada! J’espere vraiment l’obtenir meme si le stresse me gagne déja. En tout cas, merci beaucoup pour l’article. Ca m’a bien fait prendre conscience de ce qui n’allait pas chez moi ces derniers temps. 🙂
Marie
9.9K 32.9K
Donc ça, ça n’est pas la maladie de l’impatrié (puisque tu es en Irlande), c’est seulement que le Canada te manque 🙂
Layla
532 1.9K
Oh ca c’est sur, le Canada me manque beaucoup et c’est bel et bien mon prochain objectif! 🙂 Mais j’ai également subis ce phénomene apres mes séjours en Angleterre et en Espagne. J’ai surtout parlé du Canada parce que c’est le séjour qui m’aura le plus marquée. Apres, si je dois quitter l’Irlande pour la France, je suis persuadée que je serai de nouveau atteinte… Je dois etre une grande sentimentale! :p
Laura
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Petit bilan: 8 mois que je suis revenue, je vais enfin m’installer dans mon chez moi! je me suis mise en couple ce qui m’a motivé a rester en France! Mais peut-etre que d’ici 2 ou 3 ans j’essayerai de motiver ma moitié pour l’expatriation au Quebec (Ce n’est pas Toronto mais c’est toujours mieux que rien!)
Lauriann
2 5
Oh mince!!! Je me disais bien que ca n’allait ps a mon retour du Canada. Pourtant je connais bien les us et coutumes de mon pays mais je me sentais pas d’ici apres 3 mois intenses au Canada. J’ai vecu a la Barbade pdt 1 an mais je n’ai pas eu cette deprime juste l’envie de retourner.
Malika
720 446
Je l’ai vécu à mon retour d’erasmus en Espagne, on appelle ça la « dépression post-erasmus », je l’ai re vécu à mon retour des Etats-Unis. En fait je pense que c’est lié au fait qu’à chaque fois que je suis rentrée je rentré chez mes parents. Tu perds d’un coup ton indépendance, tu retrouves ta vie dans le même état, rien a changé sauf toi. Sans oublier les amis qu’on se fait à l’étranger qu’on quitte quelque part définitivement. Ils ont été notre famille et nos amis, et notre retour en France signe l’arrêt de cette relation, certes on peut aller les voir, skyper avec eux mais on ne partage plus le quotidien. Cette idée que plus jamais je ne vivrai avec eux est déprimante (nos amis en France on ne les quitte qu’un moment, mais on les retrouve finalement, et même quand on part on a pas la sensation de les quitter définitivement). Et puis à l’étranger, on a pas d’âge, pas de pression sociale, on se sent comme des électrons libres. On est toujours en éveil, on découvre tous les jours quelques choses : une nouvelle expression, un nouveau plat, une nouvelle tradition ect. Heureusement que le PVT existe pour retrouver cette sensation 😀 Mais sinon je crois qu’à long terme, j’aurais envie de me poser et à ce moment là je choisirai la France. J’ai envie que mes enfants connaissent leurs grands parents, leurs cousins, bref qu’ils soient entourés comme je l’ai été.
francois
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De tout les commentaires je pense que le tien décrit le mieux cette état de dépression que l’on récent quant on rentre dans notre pays d origine. Pour ma part j ai commencé à vivre à l étranger dés mes 18 ans j ai commencer par l Angleterre puis la Chypre et fini en Jordanie j ai maintenant 30 ans et je suis rentre en France il y a 6 mois et je me prépare pour un pvt au Canada maintenant . Je doit dire que toute les fois que je suis rentré j ai adoré retrouver ma famille dans leur quotidien. Il y a beaucoup de personne qui se plaigne de retomber chez leur parent je vis cette situation actuellement et non ce n ai pas facile mais pour mes parent non plus j imagine. Toute les fois que je suis rentre en France j ai eu aussi ses moments ou je me dit mais qu’ est ce que je fout ici ! mais avec le temps j ai constater que chaque pays ont leur qualité et leur défaut . Le plus dure c est de se réadapter au différente situation du quotidien. Et maintenant j en suis au stade ou je redécouvre la France sous un nouvelle angle étonnamment des petite chose qu ils ne me portait pas attention dans le passé que j apprécies maintenant .
Anonyme
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Je suis resté 5 ans au Canada en commençant par un PVT. Je suis revenu en France il y a 2 ans, principalement pour la famille et pour la stabilité. La leçon que j’ai tiré est qu’il ne faut surtout pas revenir pour la famille (et je suis / fut vraiment proche d’eux!!) mais vivre dans l’endroit ou on se sent vivre, ou on ressent qu’on vit. Notre famille, tout autant que nos amis ont été heureux de nous revoir pendant tout ce temps loin d’eux, mais cela n’a duré que quelques mois. A notre retour, nous étions leur nouveauté dans leur vie, mais ce sentiment se dilue avec le temps! Je ne leur en veux vraiment pas, c’est normal, ils ne m’ont pas attendu pour continuer de vivre. Je m’en voudrais presque de ne pas avoir pressenti la chose. Aujourd’hui, je me dis que l’endroit ou je vais vivre est celui ou je me sentirai être moi, et ou je vois un avenir pour moi et ma petite famille.

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