Trouver du travail au Japon : où chercher et comment postuler ?
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Sommaire

Travailler au Japon : CV, lettre de motivation et entretien !

Faire un CV adapté au marché du travail japonais

Le CV anglais

Un CV en français est peu utile au Japon, à moins de viser uniquement les entreprises francophones. Il va falloir faire votre un CV en anglais, au format international.

Le site anglais Gaijinpot propose une section pour la création d’un CV (« resume« ). C’est assez simple et vous pouvez postuler aux offres directement sur le site avec ce CV. Vous pouvez aussi en télécharger une copie et l’imprimer.

Si vous préférez utiliser un autre outil, voici quelques sites (souvent gratuits) pour créer un CV clair et professionnel :

Le CV japonais (rirekisho)

Le CV japonais demande un réel effort de rédaction et sera dans la majorité du temps pas nécessaire si vous cherchez des jobs destinés aux étrangers et sans maîtrise du japonais.

N’en préparez un que si l’employeur le demande, ou si vous postulez à un emploi dans un environnement japonais nécessitant un bon niveau de langue.

Obtenir et remplir un rirekisho

La première étape est de télécharger un formulaire de CV vierge (rirekisho). Le format de CV au Japon est unique et tous les formulaires que vous trouverez en ligne sont très semblables.

Pour le remplir, aidez-vous d’un dictionnaire (Google translate ou Jisho.org). Pensez aussi à télécharger le clavier japonais pour votre ordinateur il faudra écrire en japonais (kanji/hiragana/katakana selon les cas).

Voici un modèle de CV rédigé avec des notes explicatives. Vous pouvez l’adapter à votre situation :

travailler au japon cv

Quelques petites informations pour vous aider à compléter votre rirekisho :

  • Les années au Japon ne suivent pas le calendrier grégorien qu’on connaît. Vous pouvez trouver les conversions de dates Seireki (calendrier chrétien) en dates Wareki (calendrier japonais) ici ou lire notre article Se repérer dans le temps : les ères japonaises.
  • Ici, la photo (professionnelle) est obligatoire. On y revient plus bas.
  • Il faut indiquer toutes les formations et expériences importantes (souvent à partir du collège/lycée).
  • En fin de CV, on peut ajouter quelques éléments sur ses motivations et le poste recherché, ainsi que certaines préférences (type de mission, horaires, temps de trajet, etc.). Cette partie correspond notamment au shibō dōki (志望動機), c’est-à-dire la motivation / raison de candidature.

La photo doit répondre à certains standards : photo d’identité prise dans un photomaton japonais (fond clair, bleu ou gris selon le modèle), tenue soignée (tailleur ou, au minimum, chemise blanche), cheveux attachés ou coiffés en arrière, apparence propre et soignée (barbe rasée de près si vous en portez une, maquillage discret le cas échéant).

Pour information, il peut être également demandé, en plus du rirekisho, de fournir un autre document : le Shokumukei rekisho. Cela concerne souvent uniquement les postes importants, où il est nécessaire de parler couramment japonais. En tant que pvtiste, vous n’aurez sûrement pas à en faire.

Rédiger une lettre de motivation pour un emploi au Japon

Si vous postulez en anglais, il est possible qu’on vous demande une lettre de motivation (cover letter), notamment pour les postes qualifiés ou dans les entreprises internationales. En revanche, elle est rarement demandée pour la plupart des petits boulots dans l’hôtellerie-restauration.

La lettre de motivation en japonais n’est pas nécessaire pour des étrangers à la recherche d’un baito. Si vous voyez dans le processus de recrutement qu’on en demande une, c’est souvent un bon indicateur que l’employeur attend un bon niveau de japonais. Dans ce cas, il vaut mieux candidater uniquement si vous avez un bon niveau de japonais.

L’entretien d’embauche au Japon

Les standards du pays

Les Japonais se présentent généralement aux entretiens d’embauche en costume ou tailleur sombre, chemise blanche, chaussures de ville, avec une apparence soignée. L’apparence physique lors d’une recherche d’emploi est très codifiée au Japon. De manière générale, une nouvelle recrue doit montrer qu’elle peut s’intégrer rapidement à la culture et aux valeurs de l’entreprise, en restant sobre dans sa présentation.

Pour les jeunes diplômés, la recherche d’emploi commence souvent environ un an avant la fin des études. Les grandes entreprises japonaises embauchent fréquemment une fois par an, au mois d’avril. C’est ainsi qu’on voit parfois une “armée” d’étudiants habillés en noir et blanc se rendre à des entretiens, séminaires et forums de l’emploi tout au long de la journée : cette période s’appelle le shūkatsu.

La recherche d’emploi est une étape souvent très stressante pour les Japonais.

L’entretien d’embauche au Japon : baito et postes qualifiés

Les recruteurs n’attendent pas des étrangers qu’ils se conforment en tous points aux méthodes de recrutement locales.

Pour les petits boulots type baito , on en attendra beaucoup moins :

  • Chemise blanche, pantalon noir (veste et cravate selon le secteur) ;
  • Pas de piercing ni de tatouage apparent ;
  • Cheveux de couleur naturelle ;
  • Rasé de près ;
  • Chaussures de ville ;
  • Apparence propre et soignée en général.

De manière générale, prévoyez d’arriver 10 minutes avant l’entretien. Emportez un CV avec vous, au cas où. Restez professionnel en toute circonstance à partir du moment où vous mettez les pieds dans l’entreprise.

D’après plusieurs retours de pvtistes, les entretiens pour les baito sont généralement très rapides (10 à 15 minutes) et simples. Le recruteur présente l’entreprise et les conditions de travail, puis vous demande de faire votre présentation en japonais ou en anglais (nom, nationalité, études, expériences professionnelles…). Vous pouvez préparer cette présentation à l’avance. Il est aussi conseillé de ne pas préciser que vous allez bientôt partir du Japon.

Les entretiens à des postes de bureau dans des entreprises aussi bien japonaises qui internationales

  • Mettez en avant vos capacités à travailler en équipe.
  • Si l’entretien est en japonais : parlez en keigo (forme polie de la langue japonaise).
  • Ne parlez pas du salaire au premier entretien.
  • Avoir une carte de visite peut être un plus, surtout pour les postes de bureau (notamment dans le commerce). Au Japon, l’échange de cartes est très courant : ne pas pouvoir en donner une en retour peut être un peu gênant, même si ce n’est généralement pas rédhibitoire.
  • Adaptez-vous aux codes locaux, mais restez vous-même : en tant qu’étranger, vous aurez souvent une certaine marge de compréhension.)
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