Parmi les destinations PVT populaires, on retrouve le pays du Soleil-Levant, le Japon, un pays singulier, souvent fantasmé et que l’on connaît finalement assez peu.
Dans cet article, on revient sur 15 idées reçues, voire des clichés, qu’on va essayer de décortiquer.
1 – Au Japon, ils parlent peu anglais
Vrai
Même si cette affirmation tend à évoluer avec le temps, elle reste assez réaliste. Dans l’ensemble, au Japon, les Japonais ne parlent souvent que leur langue natale. C’est dans les villes et lieux touristiques que vous aurez le plus de chances de voir des affichages en anglais ou de rencontrer des Japonais qui parlent anglais. Dans les zones moins connues ou plus rurales, ça sera moins le cas.
C’est pour cela qu’il est intéressant d’apprendre les bases du japonais avant de partir vivre au Japon si vous souhaitez faciliter votre intégration.
2 – Le Japon est un pays cher
Vrai et faux
Pendant des années, Tokyo était considérée comme une des villes les plus chères au monde, suivie de près par Osaka, mais ce n’est plus vraiment le cas aujourd’hui.
En effet, ces dernières années, l’écart du coût de la vie entre le Japon et l’Europe s’est relativement réduit, si bien que pour un Français ou un Belge qui part vivre au Japon (notamment à Tokyo), le coût de la vie ne paraît plus si élevé que ça. C’est même parfois l’inverse selon les types de dépense.
De plus, depuis quelque temps, le cours du yen chute, rendant les prix beaucoup plus intéressants pour les personnes qui possèdent des euros ou des dollars.
Le Japon reste quand même un pays cher comparé à d’autres pays de la région, d’autant plus que c’est un pays de surconsommation. Il faut donc prévoir beaucoup d’économies pour s’installer là-bas, vivre correctement et profiter de son séjour, surtout si vous êtes rémunérés en yens.
3 – Les Japonais sont propres, organisés et polis
Vrai
Les touristes sont toujours surpris par cet aspect, surtout lorsqu’ils arrivent dans la tentaculaire Tokyo qui voit passer des millions de gens tous les jours et qui maintient pourtant un niveau d’organisation et de propreté peu commun.
Tout est organisé au millimètre près, les gens marchent dans le même sens, prennent les escaliers en groupe du même côté, fument dans les espaces réservés et restent discrets dans les lieux publics pour ne pas déranger les personnes autour.
Cela s’explique par le fait que la société japonaise s’est construite, entre autres, sur le confucianisme, selon lequel les relations sociales dépendent d’une hiérarchisation entre les personnes. D’autres facteurs sont à prendre en compte comme l’importance du collectif, la pression sociale pour rentrer dans le moule, mais aussi le tatemae, terme qui désigne l’importance d’agir comme ce qui est attendu par la société.
Concernant la propreté, les deux religions dominantes, le bouddhisme et le shintoïsme, y sont pour beaucoup, puisque la purification et le nettoyage sont des pratiques symboliques valorisées.
4 – Le Japon est à la pointe de la technologie
Vrai et faux
Dans l’imaginaire collectif, qui dit Japon dit robots, ordinateurs ou gadgets bizarres. Le Japon a été pendant des années à la pointe de l’innovation, mais il s’est rapidement fait rattraper par ses voisins chinois et coréens. Et au quotidien, on n’a pas trop l’impression que le pays soit à la pointe, même l’inverse.
En effet, la réalité, c’est que les entreprises japonaises utilisent encore beaucoup le fax au lieu du mail, que les sites internet sont parfois archaïques et ont un design qui date des années 90 et que le Wi-Fi est loin d’être accessible partout. D’ailleurs, de nombreuses démarches administratives ne peuvent se faire qu’en personne, avec des documents papiers et non sur Internet.
Bien que le Japon reste un pays innovateur en matière de technologies, c’est aussi un pays où les choses changent très lentement et où les patrons vieillissants peuvent être réfractaires aux évolutions. Ainsi, le pays reste dans certains cas, englué dans des processus datant des années 80 ou 90, freinant l’innovation.
5 – Au Japon on ne mange que des sushi
Bien entendu faux
La nourriture japonaise que l’on a l’habitude de manger en France ou ailleurs à l’étranger est bien entendu assez différente de la nourriture japonaise que l’on peut déguster sur place.
Si les sushi ou encore les ramen sont les plats les plus connus à l’international, il existe une diversité beaucoup plus importante de plats et de saveurs.
Déjà, pour commencer, les sushi eux-mêmes sont très différents. Si, hors de l’île, on aime beaucoup les fameux california rolls, au Japon, ils sont inexistants. En réalité, on commence à en trouver un peu dans certaines chaînes comme Sushiro. Les california rolls, comme leur nom l’indique, ne sont pas japonais, c’est en réalité une adaptation étrangère du mets nippon.
Dans leur quotidien, les Japonais mangent certes beaucoup de riz, mais pas forcément sous forme de sushi, qui sont plutôt réservés à des moments spéciaux et pour être consommés à l’extérieur.
Dans les plats très répandus dans la cuisine quotidienne des Japonais, on va retrouver le curry japonais ou encore les donburi, un ensemble de plats composés d’un bol de riz accompagné de différents types de viandes ou de poissons selon les variantes. On peut aussi citer le tonkatsu, du porc pané, ou encore toutes les variantes de nouilles (udon, soba, ramen).
Dans tous les cas, le Japon est le pays idéal pour faire plaisir à ses papilles.
6 – Tokyo est la plus grande ville du monde
Faux
La façon de calculer ce genre de données a beaucoup évolué avec les années et si pendant longtemps Tokyo a été classée plus grande ville du monde en termes de population, ce n’est plus vraiment le cas aujourd’hui.
D’après le dernier recensement de l’ONU datant de 2025, Tokyo dans son ensemble (ce qu’on peut appeler la métropole de Tokyo) compte environ 33 millions d’habitants et se positionne à la troisième place du classement derrière Jakarta et Dhaka.
Malgré tout, Tokyo reste une ville massive et extrêmement peuplée qui, de plus, est très touristique. Le nombre de touristes augmente considérablement le nombre de personnes présentes sur place.
Les transports en commun de la ville sont donc très souvent bondés de monde et certains quartiers grouillent de personnes, surtout le week-end. Ça peut être intense et parfois désagréable.
7 – Il y a beaucoup de xénophobie au Japon
Vrai
Un aspect du Japon qui n’est pas forcément connu des touristes occidentaux est la xénophobie latente de la population.
Un étranger, même marié à un citoyen japonais, parlant parfaitement la langue et vivant ici depuis toujours, restera un étranger, un gaikokujin.
Même si les crimes raciaux restent assez peu courants, la discrimination, elle, existe bien, notamment au travail. Dans l’ensemble, ces discriminations ne sont pas faites en fonction de la couleur de peau ou de la religion (même si ça arrive aussi), mais bien sur le simple fait de ne pas être Japonais.
Au Japon, la perception de la nationalité reste assez fortement liée à l’apparence physique et aux origines. La distinction entre « étranger » et « immigré » n’est donc pas toujours aussi nette que dans d’autres pays. Par exemple, il peut être moins intuitif pour un Japonais de comprendre qu’une personne noire puisse être française ou qu’inversement, une personne blanche puisse être japonaise. Les hāfu, les Japonais métis qui ont un parent japonais et un parent non japonais, en font souvent les frais dans leur quotidien.
Ainsi, bien que vous ne subissiez probablement jamais de violence à votre égard, vous aurez du mal à vous sentir totalement le bienvenu ici, que ce soit au niveau de la population, qui ne vous verra jamais comme l’un des leurs, ou des différentes difficultés administratives que vous pourrez rencontrer au quotidien (refus de logement car vous êtes étranger, etc.).
Pour terminer, il est également important d’avoir en tête que le gouvernement japonais actuel de Sanae Takaichi, est un gouvernement nationaliste conservateur plutôt tourné contre l’immigration.
8 – Il y a tout le temps des tremblements de terre au Japon
Vrai
En effet, au Japon, il y a des tremblements de terre tous les jours, voire plusieurs fois par jour. Mais rassurez-vous, vous ne sentirez pas la majorité d’entre eux.
Le Japon recense environ 2 000 séismes perceptibles par an répartis sur tout le territoire (plus de 377 000 km2), soit une moyenne de 5 séismes par jour. Cela semble énorme, mais un séisme perceptible ne veut pas dire qu’il est ressenti par tout le monde. La perception d’un séisme par l’homme dépend de beaucoup de choses : l’intensité et la localisation du séisme, votre sensibilité, votre localisation (en extérieur, en intérieur, en hauteur, dans le métro, etc.), ou encore de si vous êtes debout, assis, ou allongé. Sur deux personnes dans une même ville subissant un même séisme, une pourra le ressentir quand l’autre non.
Tout ça pour dire que sur un PVT d’un an, vous serez presque obligatoirement confronté au moins une fois à un séisme, voire plus, mais ce ne sera pas quotidien.
Note de l’auteur : sur environ 8 mois de présence en PVT, je pense avoir ressenti entre 4 et 5 séismes, la majorité du temps quand j’étais allongée. En effet, il est plus facile de ressentir les séismes lorsqu’on est immobile ou allongé.
Les tremblements de terre ne doivent donc pas vous empêcher de tenter l’aventure PVT Japon. Le pays est extrêmement bien équipé, les constructions respectent les normes sismiques et les habitants sont entraînés dès le plus jeune âge à réagir correctement aux tremblements de terre.
9 – Les Japonais travaillent beaucoup
Tend à devenir faux
S’il y a quelques années encore, la moyenne du temps de travail des Japonais était largement supérieure à celle des autres pays, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Si l’on regarde les statistiques, d’après l’OCDE, en 2024, les Japonais travaillaient en moyenne 1 617 heures/an, soit moins que les Sud-Coréens (1 865 heures/an), mais aussi moins que certains habitants de l’UE, comme les Italiens (1 715 heures/an), les Portugais (1 772 heures/an) ou encore les Polonais (1 786 heures/an), et moins la moyenne de l’OCDE (1 741 heures/an).
Le nombre d’heures travaillées par les Japonais a donc relativement baissé ces dernières années. Cependant, les Japonais restent toujours soumis à une forte pression de présentéisme et les heures supplémentaires restent monnaie courante pour beaucoup d’employés, certains dépassant parfois 60 heures par semaine.
Au Japon, faire acte de présence au travail est très important, peu importe que vous ayez du travail ou non. Et la présence au travail ne rime pas forcément avec productivité.
Point important aussi : les Japonais ont très peu de congés payés. Le nombre légal est de 10 jours par an au bout de 6 mois d’ancienneté et de 20 jours au bout de 6 ans et demi. À noter que les Japonais sont parfois réfractaires à prendre ces quelques jours de congés.
La culture du travail nippone tend à faire des Japonais des employés dévoués corps et âme à leur entreprise, qui font passer leur travail avant leur vie privée. Les Japonais se retrouvent donc souvent après de longues heures de travail à sortir avec leurs collègues, boire des coups et parler de travail encore et encore.
10 – Les Japonais sont réservés et timides
Assez vrai
On ne parle pas vraiment de timidité au sens propre, mais plutôt de réserve et de mise en retrait.
Dans une vie où le travail prend une très grande place et où il vaut mieux rester dans le rang pour garder son emploi ou une certaine posture sociale, une des conséquences évidentes semble être ce côté réservé des Japonais en général. Beaucoup d’entre eux obéissent à des codes et des règles parce que c’est comme ça et qu’ils ne peuvent pas toujours dire ce qu’ils pensent vraiment.
Le Japon est un pays où le taux de suicide est très élevé (comme en Corée du Sud) et où, tous les ans, des personnes adoptent des comportements asociaux. On peut notamment parler des hikikomori, par exemple, phénomène né au Japon qui désigne des personnes qui se coupent du monde en restant enfermées chez elles, sans jamais sortir, rompant ainsi tout lien avec la société. On peut également parler du phénomène du jōhatsu qui décrit les personnes qui disparaissent volontairement. Le Japon en compte plus de 80 000 par an. Des entreprises sont même spécialisées dans l’aide à la disparition.
Au Japon, on doit éviter tout meiwaku, c’est-à-dire un problème pour l’harmonie du groupe. On est donc tacitement forcé à toujours prendre sur soi et à peu exprimer ses émotions et ses opinions (le gaman). On pourrait donc voir ce comportement comme une forme de résilience ou comme une habitude culturelle et sociétale.
11 – Les tatouages sont très mal vus
Plutôt vrai mais les mentalités évoluent
C’est bien connu, au Japon, tatouage égale yakuza (la pègre japonaise). Pourtant, le tatouage japonais, qui a une histoire très ancienne, n’était pas au départ mal perçu. Mais il est devenu, au fil du temps, le symbole des membres de la mafia japonaise, les yakuzas, dont l’âge d’or entre les années 60 et 90, a contribué à enraciner l’image négative du tatouage.
Les tatouages traditionnels japonais appelés irezumi, sont des pièces très impressionnantes qui recouvrent souvent la quasi-totalité du corps de leurs porteurs. Et ces tatouages traditionnels sont très réputés dans le milieu du tatouage, notamment pour leurs symboles et leur beauté.
De par cette connotation négative, le tatouage a gardé mauvaise presse dans la société japonaise, si bien qu’il est interdit dans certains lieux publics, comme les onsen, les piscines, les salles de sport ou même certaines plages. Si vous êtes tatoué et que vous souhaitez fréquenter des lieux où les tatouages sont interdits, vous devrez les cacher.
On note quand même une évolution depuis quelques années. Par exemple, jusqu’en 2020, seuls les médecins étaient autorisés à faire des tatouages. Tout tatoueur non médecin avait donc une activité “illégale”, même si celle-ci restait largement tolérée. Également, il faut relever que les étrangers tatoués sont moins stigmatisés que les Japonais tatoués. Vous ne devriez donc pas rencontrer de problème pendant votre séjour. Si vous souhaitez travailler sur place, il reste cependant recommandé de ne pas exposer ses tatouages pour un entretien d’embauche ou pendant que vous travaillez, surtout si vous êtes en contact avec du public.
12 – Au Japon tout le monde est fan de manga et d’anime
Faux
La culture japonaise du manga et de l’anime est très présente dans le pays et on peut voir beaucoup de Japonais lire des mangas sur leur téléphone, dans les magasins dédiés ou ailleurs. Les jeunes sont très friands des animes à la mode et on retrouve énormément de références aux licences en vogue dans les rues. Cependant, cela ne touche pas forcément l’entièreté de la population japonaise. En effet, même s’il existe des mangas de tous styles et pour tous les âges, dans l’ensemble, ce sont principalement les jeunes qui en consomment.
Les Japonais seront plus réticents à avouer lire des mangas une fois rentrés dans le monde du travail, de peur de passer pour des otaku (geeks) ou des personnes immatures et déconnectées de la réalité.
Les mangas et les animes conservent tout de même une place très importante dans la société et si vous êtes un fan, vous trouverez, sur place, de quoi vivre pleinement votre passion.
Et d’ailleurs, on entend parfois que le Japon n’est pas comme un anime, mais en réalité on peut retrouver des paysages et des références cultes de certaines séries simplement en arpentant les rues des villes ou les villages du pays. Par exemple, les fameuses berges où les personnages d’animés aiment se promener pour réfléchir sont très courantes au Japon et bien représentatives de ce qu’on peut voir dans les fictions.
13 – Le Japon est un pays sûr
Vrai
Le Japon est connu pour être un pays très sûr et il est vrai que, sur place, le sentiment de sécurité est très présent.
Les risques de vol ou d’agression dans la rue sont moins élevés que dans d’autres pays et, même si, bien entendu, il y a des crimes comme partout, leur nombre est plutôt bas. D’après les statistiques de l’ONU, le taux d’homicides volontaires pour 100 000 habitants était de 0,23 au Japon en 2023, contre 1,34 en France et 5,76 aux États-Unis. Pour le nombre de vols, on était à 1,09 vol pour 100 000 habitants au Japon, contre 94,72 en France et 75,42 aux États-Unis.
Et en effet, au Japon, il y a des koban (mini-postes de police) un peu partout, ainsi que des caméras de surveillance, des wagons réservés aux femmes dans les transports aux heures de pointe, peu ou pas ou de biens publics détruits et il est courant de voir des enfants très jeunes se rendre à l’école tout seuls.
Cependant, il ne faut pas non plus se voiler la face et baisser complètement sa vigilance. Si des wagons women only ont été mis en place, c’est pour pallier un phénomène de voyeurisme et de harcèlement assez présent dans les transports. Dans certains quartiers, la drague de rue, le nampa, qui ressemble plus à du harcèlement qu’à de la drague, est également assez répandue. Des affiches interdisant cette pratique peuvent même parfois être vues. Les touristes sont également la cible de certaines arnaques, comme les sectes ou les bars à hôtesse qui profitent de la naïveté des étrangers pour leur soutirer des sommes d’argent monumentales.
Et il est aussi important de mettre en avant que les statistiques internationales ne reflètent pas toujours correctement la réalité. Le faible taux de criminalité au Japon ne s’explique pas uniquement par une attitude exemplaire des Japonais, mais aussi par un fonctionnement policier et judiciaire qui ne traite pas tous les crimes et les délits de la même manière. Sur le sujet, vous pouvez lire l’article détaillé et complet de Japanization : La réalité derrière le mythe du Japon sans crime.
14 – Le pays se dépeuple
Vrai
La baisse de la natalité est maintenant une tendance mondiale, mais le Japon se retrouve en bas du classement. D’après les données de la Banque mondiale, en 2024, le taux de natalité au Japon était de 6 naissances pour 1 000 habitants contre 10 pour la France (ce qui n’est pas énorme non plus) et une moyenne mondiale de 16 naissances pour 1 000 habitants. Et même si le Japon jouit, à l’inverse, de l’une des espérances de vie les plus élevées au monde, cela ne permet pas de compenser le peu de naissances et d’immigration. Résultat : le Japon connaît une décroissance démographique et un vieillissement de sa population vieillissante.
Ce dépeuplement entraîne sur le long terme une nécessité d’adapter la société et son fonctionnement. Et même si le Japon est, pour le moment, plutôt dans une logique de contrôle de son immigration, il risque d’être amené, dans le futur, à laisser beaucoup plus de personnes entrer et travailler sur son territoire.
15 – Il faut retirer ses chaussures partout
Plutôt vrai
Les Japonais font une distinction assez nette entre l’extérieur et l’intérieur et cette séparation passe par le fait de retirer ses chaussures lorsqu’on rentre dans un endroit afin d’éviter de faire entrer les saletés de l’extérieur.
Alors, bien évidemment, cela ne veut pas dire qu’il faut retirer ses chaussures à l’entrée de tout espace intérieur, mais c’est le cas dans un certain nombre de lieux, notamment les logements privés, maisons ou appartements.
C’est aussi le cas dans certains lieux publics comme les ryokan, auberges traditionnelles, certains restaurants ou temples, et tout espace où vous verrez des tatamis. Et ne vous inquiétez pas, lorsque ce sera obligatoire, vous le verrez très rapidement, notamment par la présence d’un genkan, une petite entrée en contrebas qui contient généralement un rangement à chaussures. Le genkan marque la délimitation entre l’extérieur et l’intérieur.
C’est pour cela que, lorsqu’on visite le Japon, il est conseillé d’avoir des chaussures qui se mettent et se retirent rapidement. Dans une ville comme Kyoto, où l’on visite beaucoup de lieux traditionnels, il est possible de devoir retirer ses chaussures plusieurs fois dans la journée. Et attention, entrer avec ses chaussures dans un lieu où ça ne se fait pas, peut être très mal vu.
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