Serguei, parti s’installer et ouvrir son restaurant à Toronto

Article publié le 23-10-2017.

skourokhtine

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  • Localisation Toronto, ON, Canada
  • Profession Gérant

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Bonjour, peux-tu présenter ?
Serguei Toronto

Je m'appelle Serguei, j'ai 38 ans, je suis né à Saint-Petersbourg, en Russie. J'ai immigré à Paris en 1991 et j'ai été naturalisé en 1999. Je ne suis pas fier de le dire, mais pour être franc, je n'ai pas réussi à avoir le Bac.

À l'âge de 18 ans je me suis lancé dans la vie professionnelle. J'ai fait des petits boulots par-ci par-là, et en 1999 j'ai décidé de déménager sur la Côte d'Azur et de faire une saison dans la restauration. Ma mère était chef de cuisine à Paris, et c'est à cette époque que j'ai décidé de suivre ses pas et de me lancer dans cette industrie. Cette industrie m'a poussé à voyager, et après avoir eu la possibilité de comparer les styles de vie et les opportunités avec l'Amérique du Nord, je me suis donné un objectif de déménager à New York, aux États-Unis. Par contre, ce n'était pas facile avec l'immigration et c'est là où j'ai découvert la possibilité du PVT et de partir au Canada. J'en entendais que du bien, que Toronto était souvent comparée à New York, donc sans hésitation j'ai fait ma demande de PVT et je suis arrivé à Toronto en septembre 2004.

Pourquoi cette envie de t’envoler pour le Canada ?
Pour les opportunités professionnelles, l'anglais, le style de vie, la mentalité de bosseur, l'opportunité de faire plus d'argent, le fait que l'argent ne soit pas tabou dans cette culture et aussi, le fait qu'il n'y ait pas de racaille !

Quels permis as-tu obtenus au Canada ?

Je suis arrivé avec mon PVT, et à la fin du PVT, j'ai été sponsorisé par mon boulot, et puis après, je me suis marié.

Parle-nous de tes impressions à Toronto pendant les deux premières semaines !
Dès le départ, j'étais ébloui par les possibilités professionnelles et la qualité de vie. Je n'en revenais pas d'avoir pu trouver un appartement en 3 jours, et on ne m'a même pas demandé de chèque de caution ni de garant. La gentillesse des gens m'a beaucoup surpris également. Bref, la qualité de vie est extraordinaire et je rêve tous les jours... en l'espace de 2 ans j'ai pu même ouvrir un bar à Yorkville.

Quel était ton niveau d'anglais en arrivant au Canada ? Et maintenant ?
Je suis arrivé avec un niveau d'anglais courant.

J'ai recherché un emploi, à l'ancienne, avec mon CV à la main. Je suis parti le distribuer dans les établissements qui m'intéressaient. Je n'ai pas été engagé tout de suite car j'avais une idée bien particulière de l'endroit où je voulais exercer. Par contre, dès les premiers jours, j'ai pu travailler. J'ai commencé avec des banquets car c'est super facile à trouver. Un mois après mon arrivée, j'étais engagé dans un restaurant de bonne réputation qui faisait partie de ma liste.

Vois-tu des différences entre ton métier en France et au Canada ?
Oui. Il y a des différences bonnes et d'autres moins bonnes, mais au final il y plus de possibilités de réussite ici qu'en France.

Tu as ouvert un bar, peux-tu nous parler de ce projet ?
J'ai ouvert YNOT LOUNGE avec des partenaires financiers qui ont cru en mon savoir-faire. À cette époque, je n'avais pas l'expérience que j'ai aujourd'hui, donc j'ai fait appel à mon meilleur ami qui était en France. Je lui ai fait part de cette opportunité et il a sauté dans l'avion avec un PVT. Un an après, on a pu ouvrir les portes de notre établissement.

On s'est bien amusés, j'ai beaucoup appris, mais on a vendu l'affaire un an et demi après.

Quelles ont été tes plus grosses difficultés au Canada ?
La résidence permanente. C'était difficile d'attendre sans pouvoir travailler car à cette époque j'ai eu une rupture dans mes permis de travail et j'ai dû attendre...

Et ton meilleur souvenir, jusqu'ici ?
C'est ici que j'ai rencontré ma femme !

Famille Serguei Toronto

Quel est ton top 3 des trucs géniaux au Canada ?
  • La diversité des cultures.
  • Le sport. Je fais du wake snow et je joue aussi au hockey.
  • La nature.
Quels conseils pourrais-tu donner à des futurs immigrants temporaires ou permanents au Canada ?
Ne pas avoir peur d'essayer et d'échouer. On apprend de nos erreurs, et ici avec toutes les opportunités qu'il y a, il ne faut pas hésiter !

Quels sont tes projets désormais ?
Le Canada, c'est ma maison ! J'ai deux gamins et j'ai envie de leur offrir le meilleur. Dans une ville telle que Toronto et au Canada de façon générale, c'est bien plus facile d'avoir des objectifs et de pouvoir les atteindre. En ce qui concerne ma carrière professionnelle, c'est une passion. J'ai pu ouvrir mon resto, Le notre bistro, cette fois-ci sans partenaire. Ma concentration se porte là dessus pour les dix prochaines années.

Le notre bistro Toronto

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Commentaires

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Mathieu
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Bravo Serguei, super parcours et ton restaurant un délice que ce soit au niveau culinaire mais aussi du service 😉

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Merci pour le partage !

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Bonjour Serguei,
Félicitations ! Merci également pour cet échange.

Penses-tu qu’il soit possible de trouver du travail dans sa branche professionnelle (informatique) en ayant un niveau intermédiaire (simple) en anglais ou que ça soit un frein dans la ville de Toronto ?

Qu’en penses tu ?

Rq : j’ai un PVT et je vais rejoindre le Canada la semaine prochaine et comme toi, j’aimerai choisir Toronto pour son côté anglophone (moi pour progresser en Anglais notamment).

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Mathieu
21.6K 11.5K

Salut Aymeric,

Lorsque je suis arrivé à Toronto, je ne parlais pas et ne comprenait rien en anglais ! N’hésite pas à lire mon récit : https://pvtistes.net/interviews/interview-pvt-canada-citoyennete-canadienne/

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Merci Mat.

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