Valentin : un WHV écourté en Nouvelle-Zélande et un nouveau PVT en préparation

Article publié le 11-07-2019.

Valentin alias Val26

Valentin alias Val26

  • Profession Réceptionniste en hôtellerie
  • Dernier diplôme obtenu Licence

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Valentin est parti en PVT Nouvelle-Zélande en 2018. Son expérience ne s’est pas déroulée comme prévu et a été écourtée. Aujourd’hui, il s’apprête à repartir pour un nouveau PVT au Canada…

Bonjour Valentin ! Peux-tu te présenter ?
Lyonnais de naissance, âgé de 27 ans, mon parcours professionnel m’a amené à effectuer de nombreux emplois extrêmement différents les uns des autres. Depuis très longtemps, je souhaitais devenir journaliste sportif et c’est donc tout naturellement que j’ai tenté d’entreprendre des études en ce sens. Après un baccalauréat littéraire suivi d’une licence en Information et Communication, sésame indispensable pour entrer dans les grandes écoles de journalisme françaises, j’ai tenté les concours d’entrée de ces dernières.

Malheureusement, au vu du très faible pourcentage d’admis et après plusieurs échecs, j’ai choisi de ne pas continuer mes études et suis entré dans la vie active. Petits boulots, intérims et autres CDD de quelques jours ont ainsi rythmé mon quotidien pendant de longs mois. Sur le plan personnel, je ne me considérais pas comme un grand voyageur, bien au contraire. Hormis des vacances, je n’étais jamais parti à l’étranger seul ni sur le long terme. L’envie était pourtant présente mais je n’étais psychologiquement pas prêt à franchir cette barrière.

Au fur et à mesure, ne me sentant cependant pas bien dans mon propre pays et voyant mon horizon plutôt bouché, j’ai décidé de sauter le pas et de partir le plus loin possible. La destination la plus lointaine qui soit depuis la France étant la Nouvelle-Zélande, c’est donc tout naturellement que je me suis dirigé vers ce pays que je ne connaissais absolument pas, à la recherche d’un avenir meilleur.

Tu es donc parti en PVT en Nouvelle-Zélande. Pourquoi ?
J’ai choisi la Nouvelle-Zélande un peu « par défaut ». Je voulais vraiment quitter la France, je dirais même la fuir, et je cherchais le pays le plus lointain dans lequel je pourrais m’évader mais également travailler mon anglais, dont le niveau était extrêmement faible à l’époque.

En termes de visas, le plus simple à obtenir et celui qui offrait le plus de flexibilité était clairement le Permis Vacances-Travail. Après m’être renseigné sur les critères d’admissibilité des différents pays, deux options principales s’offraient alors à moi : l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Quitte à aller au bout du monde, autant choisir le pays le plus lointain me suis-je dit, c’est pourquoi j’ai opté pour la seconde destination.

La procédure étant extrêmement facile, j’obtenais ainsi mon visa seulement 48 heures après en avoir fait la demande. Je réservais ensuite mon billet d’avion, un aller simple (un billet retour, pourquoi faire ?), et complétais quelques documents administratifs, le tout moins de deux mois avant mon départ en janvier 2018. Tout s’est déroulé très rapidement car je souhaitais absolument partir vite afin de démarrer l’année dans un nouveau pays et profiter de l’été néo-zélandais.

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Tu es finalement rentré au bout de 2 mois de PVT. Tu nous expliques pourquoi ?
Mon PVT ne s’est absolument pas déroulé comme je l’espérais. Tout d’abord, je n’arrivais pas à trouver un emploi. Je pensais naïvement qu’il serait plus évident d’en décrocher un sans expérience comparé à la France. Ce n’était pas le cas à Auckland et Wellington, les employeurs demandant plusieurs mois d’expérience pour pouvoir postuler, même sur des postes pourtant peu qualifiés. Je pense qu’il ne faut pas hésiter à se tourner vers le volontariat comme peuvent l’être le wwoofing et le HelpX. Je ne l’ai pas fait parce que je n’étais pas assez renseigné et que je préférais vivre dans une grande ville mais je pense qu’avec le recul, j’aurais agi différemment. En cas de difficultés à trouver un emploi, je crois que c’est une solution vers laquelle il peut être intéressant de se tourner.

valentin pvtistes nouvelle-zelande canada

Pour ne rien arranger, la météo était pourrie (c’est un euphémisme, il pleut tout le temps !) et les prix démentiels de la nourriture ont fait fondre mon budget comme neige au soleil. Après avoir quand même bien visité le pays, j’ai donc décidé de rentrer. Seulement deux mois après mon arrivée, je quittais un pays dans lequel j’avais fondé beaucoup d’espoirs. Certainement trop.

Éviter un retour prématuré de son PVT : quelques conseils

Justement, as-tu des regrets par rapport à cette expérience ?
Oh oui, j’en ai ! Je ne m’étais clairement pas assez renseigné sur le pays avant de venir. J’avais vu quelques reportages à la télé et parcouru des guides de voyage mais sans approfondir. Je n’avais même pas soumis ma demande de permis de conduire international avant mon départ. Or, se rendre en Nouvelle-Zélande sans possibilité de louer une voiture et au vu de la quasi-absence des transports en commun dans ce pays, c’était déjà se tirer une balle dans le pied avant même de décoller ! Je suis également parti avec une valise beaucoup trop chargée et peu pratique qui a été un fardeau à transporter, ayant notamment fait l’erreur d’emporter des affaires d’hiver alors que j’arrivais en plein été. J’espérais y rester longtemps. Trop longtemps.

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L’une de mes principales erreurs a été d’idéaliser ce pays, croyant que tout irait bien et ayant une image désastreuse de la France à mon départ. Une fois sur place, ma vision des choses fut bien plus nuancée. Loin de la destination idyllique que je pouvais imaginer, j’ai été désagréablement surpris par certains aspects, par exemple du nombre de sans-domicile fixes que j’ai vu à Auckland. De mémoire, je n’avais jamais vu autant de personnes dormir dehors dans un si petit périmètre, sur Queen Street et ses alentours, au centre de la plus grande ville du pays. Cela m’a vraiment choqué ! Je me doutais bien que le pays comptait malheureusement des SDF et des personnes pauvres mais certainement pas à ce point.

Comme je l’ai évoqué auparavant, je pensais également qu’il serait relativement aisé de trouver un emploi comparé aux galères que j’avais connues en France. Ce ne fut pas le cas. Avec peu d’expériences professionnelles sur mon CV et souhaitant plutôt trouver un emploi en ville, mon horizon s’est assez vite refermé. Après plusieurs refus de candidatures et avoir parcouru l’essentiel de ce qui m’intéressait dans le pays, notamment sur l’île du Nord, j’ai acheté un aller simple, direction la France cette fois-ci. Avec une certaine amertume. Et beaucoup de regrets !

Tu es donc rentré en France mais tu vas bientôt repartir en PVT au Canada. Pourquoi ce pays ?
Je ne dirais pas que le Canada m’attire depuis toujours et me fait rêver mais c’est indéniablement LE pays dans lequel j’ai aujourd’hui envie de me rendre sur cette planète. Tout d’abord, le PVT Canada est le seul Permis Vacances-Travail qui offre la possibilité de rester deux ans dans un pays dès notre arrivée, et ce sans aucune restriction.

En plus de cet aspect important, je suis très intéressé par les différences culturelles et de modes de vie au sein d’un même pays, que l’on soit au Québec ou dans l’autre partie du Canada. Le fait de pouvoir justement parler français et anglais en fonction de notre lieu de résidence est un point important et je cherchais d’ailleurs un pays où je pourrais continuer à améliorer mon niveau dans la langue de Shakespeare. Pour toutes ces raisons, le Canada s’imposait à moi comme la destination idoine.

Dans ce cas, pourquoi n’y suis-je pas parti en 2018 au lieu de me rendre en Nouvelle-Zélande ? Tout d’abord, le PVT Canada était, et est encore, l’un des plus difficiles à obtenir, en raison de son côté aléatoire puisqu’il consistait déjà en un tirage au sort, et donc sans aucune certitude d’obtenir le permis et de pouvoir partir. Comme je n’avais pas envie de patienter plusieurs mois, et peut-être même d’attendre en vain, je ne l’ai pas tenté.

Ensuite, et j’en ai parlé lors de mes précédentes réponses, c’était mon envie de partir à l’autre bout du monde, de fuir la France. Je dirai même que c’était un besoin, une nécessité. Même si le Canada n’est pas proche en soi, il ne se situe pas non plus à l’autre extrémité du globe. Sept à huit heures de vol sans escale ne sont pas grand-chose par rapport à la trentaine d’heures de voyage nécessaires pour arriver chez les Maoris. Je ne suis d’ailleurs pas sûr que mon PVT se serait bien déroulé si j’y étais parti en janvier 2018 parce que j’étais beaucoup moins bien mentalement et que j’avais moins de recul sur les choses. Le PVT en Nouvelle-Zélande a été un tournant dans ma vie, bien qu’il fût relativement court. Et je compte d’ailleurs bien y retourner un jour en tant que touriste afin de ne pas rester sur une mauvaise impression.

Si je n’avais pas été tiré au sort pour le Canada, je pense fortement que je me serais orienté vers un pays asiatique, le seul continent (excepté l’Antarctique, évidemment) sur lequel je ne me suis pas encore rendu. Bien que Hong Kong possède l’énorme avantage d’avoir l’anglais comme langue officielle, c’est néanmoins le Japon qui m’intéresse le plus. Bien sûr, cela aurait demandé un énorme travail d’apprentissage de la langue et de l’écriture qui me sont totalement inconnues mais les valeurs véhiculées par ce pays me correspondent et j’aurais fait l’effort de prendre quelques cours avant de m’envoler vers l’archipel. Qui sait, ce n’est peut-être que partie remise ?

Pour en savoir plus sur le fonctionnement du PVT Canada, rendez-vous dans ce dossier !

Qu’est-ce qui te pousse à repartir après cette première expérience écourtée en Nouvelle-Zélande ?
Le goût du voyage et l’envie de découvrir un nouveau pays ! Même si j’aurais aimé que mon Permis Vacances-Travail en Nouvelle-Zélande se passe différemment, c’est une expérience qui m’a énormément apporté et m’a donné envie de voyager. Avant cette aventure, je n’étais jamais parti en voyage tout seul et n’avais même quitté la France qu’une seule fois au court des quatre dernières années, non pas parce que je ne voulais pas la quitter mais parce que je n’osais pas me lancer. Or, je dirais qu’oser est déjà une forme de réussite en soi. C’est indéniablement l’étape la plus dure à franchir mais une fois que la « peur » de partir a disparu, cela ouvre un immense champ d’opportunités.

Quand on part seul à l’autre bout du monde et que l’on doit se débrouiller par soi-même dans un pays inconnu dont on ne maîtrise pas forcément la langue et où on ne connaît personne, je peux assurer qu’on en revient beaucoup plus fort mentalement et que notre vision des choses change. D’ailleurs, depuis cette expérience, je me sens mieux et ne m’arrête plus de voyager ! Royaume-Uni, Portugal, Pays-Bas, République Tchèque, Autriche… j’ai découvert plus de pays en moins de deux ans que pendant le quart de siècle que j’ai passé en France. Je suis devenu un véritable globe-trotter, chose que je n’imaginais absolument pas avant mon départ en Nouvelle-Zélande. Comme quoi, tout peut aller très vite !

Cette expérience a également été un atout considérable sur mon CV alors que je n’ai même pas travaillé en Nouvelle-Zélande. Je pense qu’un certain nombre d’employeurs sont réceptifs, voire admiratifs, lorsqu’on leur raconte qu’on est parti seul à l’autre bout du monde plusieurs mois pour découvrir et vivre dans un nouveau pays.
Beaucoup ne connaissant pas le PVT, il suffit de leur expliquer le principe et de démontrer tout ce que ça nous a apporté personnellement pour en tirer un avantage non négligeable. A mon retour, j’ai ainsi pu décrocher un poste de réceptionniste en hôtellerie et enfin ajouter des lignes à mon CV. Et mon PVT en Nouvelle-Zélande en a été le principal artisan.

Aujourd’hui, bien que ma situation professionnelle se soit améliorée par rapport à janvier 2018, il n’en reste pas moins que je n’envisage toujours pas mon avenir en France. Je n’exclus pas de revenir y vivre et travailler dans quelques temps mais j’ai le sentiment qu’aujourd’hui, mon futur passe par le Canada. C’est pourquoi je m’apprête à partir dans les semaines à venir.

De retour de l’étranger, comment valoriser son PVT ?

Aurais-tu des conseils à donner aux pvtistes qui, comme toi, envisagent de rentrer en France prématurément ?
C’est assez simple : ne considérez pas cette expérience comme un échec ! Vous avez tenté une aventure qui n’a pas fonctionné pour diverses raisons, c’est comme ça. Peu importe la durée que vous resterez sur place, peu importe que vous ayez travaillé ou pas, peu importe ce que les gens peuvent penser de vous, si vous estimez que le moment est venu de rentrer chez vous, rentrez !
Ce n’est pas grave. Et j’ajouterais que si vous rentrez avec des regrets, c’est encore mieux. Parce que cela montre que, d’une certaine façon, vous étiez fait pour ça, parce que vous repartirez un jour et parce que vous réussirez !

Vous avez osé plonger dans le grand bain, vous êtes sorti de votre zone de confort et vous vous êtes confronté à l’inconnu. Rien que cela mérite d’être salué. Le plus grand regret que vous puissiez avoir aurait été de ne pas tenter le PVT, qui reste extraordinaire quoi qu’il puisse arriver. Si, sur le coup, vous aurez du mal à trouver des points positifs de votre séjour, croyez-moi que, quelques semaines ou mois plus tard, vous analyserez tout ce que vous avez parcouru et vous serez fier de vous.

Saint-Augustin déclarait : « Le monde est un livre et ceux qui ne voyagent pas n’en lisent qu’une page ». Je crois que cette citation résume parfaitement tout ce que peut apporter un Permis Vacances-Travail, quelle que soit sa durée.

Merci Valentin d’avoir pris le temps de partager ton expérience avec toute la communauté pvtistes.

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Aventure pareille nécessite bcp de courage et de patiente même si vous le considérez comme une perte. un jour vous arriverez certainement au but.

bon courage

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