L’état du marché du travail au Québec et au Canada en 2022

Date de publication : 12-09-2022

Auteur

Julie

Marie et Nicolas sont recruteurs et recherchent des profils dans différents domaines au Québec (détails au bas de cette page dans le formulaire vous permettant de leur envoyer votre CV). Dans cet article, ils font une analyse du marché du travail québécois et canadien.

Quel est l’état actuel du marché du travail au Québec ?

Le Canada est un pays en croissance, avec une économie mondiale qui fonctionne bien mais qui connaît depuis quelques années un vieillissement de sa population. Il est difficile de renouveler le besoin de salariés.

Le Québec connaît depuis quelques années une pénurie de main-d’œuvre, qui s’est accentuée avec la pandémie et la fermeture des frontières canadiennes car les travailleurs étrangers ne sont pas venus combler un nombre de postes importants comme c’est habituellement le cas.

Aujourd’hui, le pays connaît un des plus bas taux de chômage : 4,1 % au Québec, plus bas que le taux moyen au Canada qui est de 4,9 %.

Les entreprises québécoises peinent vraiment à recruter.

Quel est l’impact sur le marché du travail ?

Cette pénurie de main-d’œuvre et le modèle sur lequel le droit du travail québécois est construit rend le marché du travail plus dynamique, les recrutements vont plus vite, les entreprises n’ont pas d’autre choix que d’être réactives et de trouver des moyens toujours plus innovants de trouver les bons candidats.

Ça laisse plus de possibilités aux candidats et plus de choix dans leur approche du marché du travail et dans leurs possibilités professionnelles.

Ça crée aussi une amélioration des avantages et des conditions de travail afin de pouvoir attirer les meilleurs candidats.

Jusqu’à présent, c’est un contexte positif en faveur des salariés et des candidats.

Quel est l’impact sur le recrutement international ?

Les entreprises québécoises et canadiennes étaient déjà ouvertes au recrutement international avant la pandémie mais uniquement dans certains secteurs, principalement industriels, où le besoin se fait ressentir depuis plusieurs années. Mais beaucoup d’entre elles ne se tournaient pas encore vers cette option, par crainte de lourdeurs administratives et de coûts d’immigration trop importants.

Avec la pandémie, la fermeture des frontières, le retour massif des étrangers dans leurs pays d’origine et le manque criant de main-d’œuvre, les entreprises québécoises se sont rendu compte qu’elles n’avaient plus le choix et qu’elles devaient rapidement explorer la piste du recrutement international.

Certaines ont dû fermer des lignes de production car elles n’avaient pas assez de salariés pour les faire fonctionner et certains restaurants ont même dû fermer.

Aujourd’hui, les entreprises ne doivent plus attendre des candidats ayant un permis ou un visa de travail mais doivent venir chercher les candidats directement dans leur pays (note de pvtistes.net : les Français peuvent s’informer sur le permis Jeunes professionnels ; tous les francophones qui souhaitent travailler hors Québec peuvent s’informer sur le programme Mobilité francophone ; enfin, apprenez-en plus sur les permis de travail canadien qui nécessitent une EIMT (on vous explique ce qu’est l’EIMT dans cet article) et sur les permis qui n’en nécessitent pas).

Au niveau du recrutement international, la pandémie a eu un effet vraiment positif, les cabinets de recrutement comme le nôtre sont de plus en plus sollicités.

Aujourd’hui, quels sont les métiers en demande au niveau du recrutement international ?

Comme expliqué précédemment, dans un premier temps, le recrutement international concernait surtout les métiers industriels comme les soudeurs, machinistes CNC, électromécaniciens. C’est toujours le cas car ça reste des métiers tendus mais la demande s’élargit.

Évidemment avec les métiers de l’informatique, tous les métiers sont demandés dans ce domaine, des développeurs, supports techniques ou en cybersécurité.

Il y a aussi de la demande dans les domaines :

  • des achats
  • du recrutement
  • des assurances
  • de la restauration
  • des responsables de production des techniciens son et lumière…

Les secteurs où la demande est moins forte restant ceux des ressources humaines, des finances ou du marketing et de la communication.

Ce sont des métiers à la mode au Canada et donc avec un bassin de candidats disponibles sur le territoire.

Une conclusion ou un constat face à cette situation ?

Le recrutement international devient une solution à la pénurie de main-d’œuvre au Canada et les entreprises s’en rendent de plus en plus compte. Elles sont au pied du mur.

Il y a encore une “éducation” à faire afin de rassurer et démocratiser le recrutement international mais nous sommes sur la bonne voie et on sent qu’il y a une vraie demande sur le marché actuellement. Cette demande s’ouvre désormais à presque tous les secteurs.

Le recrutement international semble encore complexe pour les entreprises mais les mentalités changent et le gouvernement met de plus en plus de mesures en place pour faciliter les choses et aider les entreprises dans leur envie d’aller chercher des travailleurs étrangers.

Le bilan est positif et la voie vers le recrutement international est de plus en plus empruntée.

En l’espace de 2 ans, le Québec est passé de 17 600 migrants accueillis (en 2019) à 33 708 (en 2021) et le gouvernement canadien souhaite atteindre l’objectif de 52 000 migrants pour 2022.

Envoyez votre CV à Marie et Nicolas !

L’entreprise canadienne iA recrute elle aussi à l’international, pour des postes partout au Canada, dans les domaines suivants : Actuariat – Administration des affaires, finance et comptabilité – Communication et marketing – Droit et conformité – Informatique – Leadership et gestion – Ressources humaines et amélioration continue – Santé et médical – Service à la clientèle et soutien administratif – Services opérationnels et entretien – Ventes et développement des affairesConsultez leurs offres d’emploi actuelles. Et dans cette vidéo, ils vous parlent des avantages à travailler chez iA.

Évaluation de l'article

5/5 (1)

1 Commentaire

Camille
0 1

Bonjour, nous souhaitons avec mon conjoint tenter l’expérience pour 2024 en faisant notre demande de pvt courant janvier 2023. Lui travaille dans l’éducation et moi, je suis professionnelle de santé. Savez-vous si il y a des offres d’emploi également dans ces secteurs ?
Merci à vous, Camille

Articles recommandés