- Chapitre 1 : Hiérarchie et âge en Corée du Sud : des codes sociaux essentiels
- Chapitre 2 : Ne pas perdre la face en Corée du Sud : un principe social fondamental
- Chapitre 3 : Le service militaire en Corée du Sud
- Chapitre 4 : La religion en Corée du Sud
- Chapitre 5 : Relations hommes-femmes en Corée du Sud : entre traditions et inégalités
- Chapitre 6 : Alcool et cigarette en Corée du Sud : des piliers de la vie sociale
- Chapitre 7 : Éducation en Corée du Sud : pression scolaire et compétition extrême
- Chapitre 8 : Le culte de la beauté en Corée du Sud
La religion en Corée du Sud
Au cours du dernier recensement du KOSIS (Korean Statistical Information Service), fait en 2015, 27 % de la population globale, soit environ 13,5 millions de personnes, se disaient chrétiennes, dont 7,9 % catholiques et 19,7 % protestantes. 15,5 %, soit 7,6 millions de personnes se disaient bouddhistes et 0,8 % appartenaient à d’autres religions. 56,1 % de la population globale se disait, quant à elle, non affiliée à une religion.
Si on regarde des sondages plus récents, mais issus d’instituts de sondage privé, on retrouve des tendances similaires en 2025. Lors de la dernière enquête sur la perception religieuse en 2025 faite par HRC Opinion, 20% de la population totale se déclarait protestante, 11% catholique, 16% bouddhiste, 1% pratiquait d’autres religions et 51% de la population globale se disait, non affiliée à une religion.
Le christianisme est donc la religion majoritaire en Corée du Sud, suivi du bouddhisme.
Dans la catégorie autres religions, on retrouve notamment, le Confucianisme, le chamanisme (pratique religieuse traditionnelle en Corée) et d’autres formes de bouddhisme.
Les autres grandes religions comme l’Islam ou le judaïsme sont encore assez peu représentées, car elles sont pratiquées, la plupart du temps, par les immigrés. Le pays compte quand même plusieurs mosquées, dont une à Séoul, dans le quartier d’Itaewon.
La religion n’est globalement pas vraiment un sujet sensible et la liberté de culte est très bien établie en Corée du Sud, ce qui entraîne parfois des dérives.
Les dérives sectaires en Corée du Sud
En plus des religions principales présentes en Corée et citées plus haut, il existe également un très grand nombre de nouveaux mouvements religieux assez influents dans la société et qui sont parfois tout simplement des sectes.
Ces groupes religieux ou sectes font très régulièrement la une des médias, notamment pour des problèmes de détournement de fonds, de corruption, d’agressions sexuelles, etc. Plusieurs de ces mouvements ont notamment été à l’origine de foyers de contamination au début de la pandémie de Covid-19.
Une des plus connues est sans doute la secte Moon, appelée aussi Fédération des familles pour la paix mondiale et l’unification, ou plus simplement Église de l’Unification, créée en 1954.
Vous pouvez observer nombre de ces groupes faire du prosélytisme dans les rues du pays. Il n’est pas rare de se faire aborder par certains qui essaieront de vous faire rejoindre leurs mouvements. Ces approches sont faites de manière très subtile et stratégique, en vous proposant, par exemple, des activités ou des visites culturelles. On ne s’en rend pas toujours compte sur le moment, il faut donc faire un peu attention. Dites-vous qu’en Corée, il est assez rare qu’on vous aborde dans la rue pour vous faire des propositions ; si ça vous arrive, c’est possible que ce soit une secte.