Delphine, installée (et devenue maman !) à Montréal !

Article publié le 06-07-2012.

Delphine alias Delph

Delphine alias Delph

  • Localisation Saint-Hubert, QC, Canada
  • Profession Courtier

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Ville de provenance

Avant de venir à Montréal, j’habitais à Paris, mais j’ai étudié à Lyon et ma famille vient de la Loire.

Ville de destination
Montréal essentiellement, avec un petit détour par Vancouver.

Sur place depuis combien de temps ?

Ça c’est la question à laquelle je ne sais jamais quoi répondre! Je suis venue la première fois à Montréal en 2002 pour faire ma maîtrise en échange CREPUQ à l’UQAM, donc 9 mois sur place. Je suis repartie finir mes études en France et travailler un petit peu. Je suis revenue en PVT en juin 2006 pour 1 an, je suis repartie en attendant ma RP et donc je suis définitivement revenue en avril 2008 en RP. Bref, si on cumule tout, ça fait presque 6 ans, mais depuis la RP, ça fait 4 ans.

Baroudeuse ou pas ?
En PVT, j’ai traversé le pays en bus avec une copine pour aller m’installer à Vancouver. Je suis restée 5 mois avant de repartir (en avion cette fois-ci!) à Montréal !

Que faisais-tu en France ?

Je débutais comme éditrice après plusieurs stages dans le domaine.

Pourquoi cette envie de t’envoler pour le Canada ?

À la base, c’était plus le « rêve américain » qui me branchait,

mais quand j’ai décidé de faire une maîtrise de Lettres Modernes à l’étranger, j’ai eu peur de m’installer dans une ville anglophone, surtout que j’avais un mémoire à rédiger à la fin ! Du coup, j’ai commencé à penser au Québec et c’est finalement à Montréal que j’ai atterri. Le site internet de l’UQAM, avec l’idée d’un campus en plein centre-ville m’avait totalement conquise alors que mon prof de soutenance m’avait dit que Laval (à Québec) avait meilleure réputation pour les Lettres… Tant pis !

Pourquoi Vancouver puis Montréal ?

Quand je suis revenue en PVT en juin 2006, je voulais voir si j’allais apprécier la ville en tant que travailleuse autant que lorsque j’étais étudiante. Et puis la vie a fait que j’ai rencontré d’autres pvtistes incroyables avec qui j’ai passé un super été, mais dont certains avaient décidé de partir à Vancouver. J’y ai réfléchi et l’idée de découvrir cette région que je savais être magnifique, en plus de continuer l’aventure avec des amis devenus très proches m’a plue. C’est ainsi que début septembre avec une copine, nous avons embarqué dans un bus Greyhound pour 3 jours de traversée du pays. On en a pris plein les yeux mais on était ravies de trouver un lit et une douche en arrivant chez l’ami qui allait nous héberger les premiers jours!

Le problème, c’est qu’à Vancouver, une autre dynamique s’est installée. La vie étant plus chère, j’avais moins d’argent pour sortir et profiter, et l’automne arrivant, le moral a baissé. J’ai toujours trouvé que l’ambiance était très différente entre ces 2 grandes villes canadiennes et pour ma part, Montréal me correspond plus. Du coup, après 5 mois dans l’Ouest, j’ai décidé de repartir à Montréal et de recommencer une nouvelle fois à zéro ou presque!

J’ai lancé ma demande de RP mais comme mon PVT arrivait à expiration, je suis rentrée en France pour quelques mois avant de revenir pour de bon à Montréal !

Pour moi, Montréal est une ville très facile d'accès où je me suis immédiatement bien sentie, alors que Vancouver est plus... froide. Sans doute que beaucoup de choses sont rentrées en considération dans mon ressenti et j'ai du mal à expliquer aujourd'hui pourquoi tout m'a paru plus compliqué à Vancouver, alors qu'en soi, je vivais dans une chouette colocation avec 2 Américains et un Anglais et que j'ai toujours trouvé des boulots via les agences de placement... Mais tout comme les lieux de sortie me paraissaient quelconque, sans âme, Vancouver m'a laissée indifférente. Oui, avoir la plage et les montagnes à proximité c'est génial et j'ai trouvé la ville belle, mais dans la vie de tous les jours, on n'en profite pas forcément beaucoup et ça n'a pas suffi à contrebalancer les autres aspects que je n'aimais pas.

Est-ce que c’est la première fois que tu vivais à l’étranger ou que tu partais aussi longtemps ?

Oui et j’aurais aimé faire d’autres PVT, notamment l’Australie mais j’ai eu le goût du Canada avant celui de voyager vraiment. Une fois installé, c’est difficile de tout quitter à nouveau…

Quel a été ton sentiment dominant au cours des 2 premières semaines au Canada ?

Je crois que je n’en revenais pas tout à fait d’être toute seule dans un pays étranger, aussi loin de tous ceux que j’aimais, mais ça me rendait profondément fière ! Je me baladais le cœur léger en me disant « incroyable, je suis au CANADA » !

Est-ce que ta situation professionnelle te parait satisfaisante, au Canada ?

J’ai complètement changé de voie en fait. Quand je suis partie en PVT, je débutais comme éditrice, mais en ne restant que quelques mois dans chaque ville, je n’ai jamais réussi à trouver un job dans cette branche. C’est un milieu qui fonctionne beaucoup par réseau/bouche à oreille et sans connaître personne, ce n’est pas simple. En revenant en RP, j’ai travaillé un peu en freelance comme « réviseure de français » mais c’était trop aléatoire.

Je faisais de l’interim en parallèle et dans un job où j’étais « adjointe technique ». On m’a beaucoup valorisée et fait confiance. Du coup, j’ai décidé de rester comme permanente et d’évoluer dans ce domaine. C’est ainsi que j’ai passé mon permis de courtier en assurance de dommages aux entreprises! Rien à voir avec l’édition donc, mais à un moment je me suis rendue compte que pour moi le plus important était d’avoir un bon salaire pour profiter de la vie à côté, plutôt que le job de mes rêves pour lequel il aurait peut-être fallu que je galère des années. Bien sûr, j’aurais toujours un pincement au cœur en pensant à cette autre vie mais je suis bien où je suis, on me fait confiance et je ne me lève jamais en me disant que je n’ai pas envie d’aller travailler…

Quelles ont été tes plus grosses difficultés au Canada ?

J’ai eu la chance de ne pas en avoir vraiment… Je dirais que s’adapter à Vancouver a été difficile parce que j’avais passé un été génial à Montréal juste avant et qu’entre la langue étrangère, les loyers plus chers et les économies qui fondaient, ça a été la partie la plus difficile de mon aventure canadienne.

Quel est ton meilleur souvenir ?

Outre chaque jour qui passe depuis que ma fille est née (« violon »), je dirais le début de mon PVT, où c’était l’insouciance à son maximum et la traversée des Rocheuses en bus pour les paysages incroyables !

Devenir maman au Québec, une aventure ?

Pas tant que ça ! Je ne sais pas comment ça se serait passé en France et si j’aurais eu les mêmes désirs mais ici, je voulais un accouchement naturel, sans péridurale et c’est ce que j’ai eu. Même au niveau du suivi médical, ici on ne fait pas de prise de sang ou d’échographies à tour de bras et en y réfléchissant bien, je trouve ça beaucoup mieux! Ma fille est venue au monde il y a 7 mois de la plus belle des manières, grâce notamment à notre accompagnante à la naissance et je suis sûre que si on a un bébé adorable, qui pleure très peu, c’est aussi un petit peu, parce qu’on n’a pas médicalisé sa naissance. Il est important de bien choisir l’hôpital où on veut accoucher (Pierre-Boucher dans mon cas puisque j’habite sur la Rive-Sud) et pourquoi pas de faire appel à une accompagnante (doula), c’est vraiment un très gros plus le jour J !

Sinon le congé maternité d’un an ou presque, c’est vraiment génial, surtout qu’autant un bébé de quelques semaines, c’est un peu chiant et ça ne fait pas grand-chose, autant quand ils ont 5-6 mois, ça devient vraiment marrant donc autant en profiter !

Est-ce que certaines choses françaises te manquent ?

Si on omet la famille, je dirais, comme beaucoup de Français installés ici, le rayon yaourts/desserts des supermarchés français ! Pour beaucoup de choses, j’ai appris à composer sans ou à en faire moi-même (les pommes dauphines par exemple) mais les Dany au chocolat, oui ça me manque ! Le vin et le fromage, je n’aime pas ça donc ça règle la question !

Qu'est ce qui te manquera si tu rentrais en France ?

Ma maison ! Jamais je n’aurais une maison aussi grande, aussi près d’une grande ville pour le même prix! Si je devrais rentrer et habiter dans un petit appartement, ça serait très très dur !

Sinon globalement, la qualité de vie et l’ambiance montréalaise. Les gens sont quand même beaucoup moins stressés et énervés qu’en France et ça, c’est très appréciable ! Ah oui, les horaires de bureau aussi ! Ici, je travaille dans une multinationale et pourtant je peux faire du 8h-16h, sans que ça ne gêne personne ! À 16h tapante, je peux partir de mon bureau et on ne va pas me regarder de travers, ça c’est un vrai luxe je trouve !

Qu’est ce que cette expérience t'apporte, du point de vue personnel ou professionnel ?

J’ai construit ma vie ici donc c’est difficile de résumer mais je pense que je suis bien plus sereine dans ma vie actuelle que si je vivais en France. J’ai rencontré mon chum (un Français) ici, on a acheté une maison, on a fait un bébé et on mène notre petite vie tranquillement. Un bel équilibre en somme.

Quels conseils donnerais-tu aux futurs PVTistes ?

De ne pas hésiter à partir-revenir s’ils ont envie d’aller voir ailleurs à un moment mais qu’à un autre ça ne leur plait plus. De ne pas se fermer aux Français à tout prix non plus, parce que rencontrer des Canadiens n’exclut pas de vivre des choses incroyables avec des compatriotes…

Retrouvez son blog : Un avis sur tout

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Commentaires

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Jorine
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Très belle interview!Je souhaite lui poser quelques questions sur son métier mais il n’y a pas de pseudo. Comment faire?

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Katell
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Il s’agit de Delph https://pvtistes.net/membre/Delph/
Tu as le lien vers son blog dans l’article aussi.

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Claire
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Merci beaucoup pour ce témoignage qui me rassure beaucoup quand à ma demande de RP que j’envisage dans un ou deux ans. Comme quoi il n’est jamais trop tard !

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