Témoignages : ressentis avant de partir en PVT en Australie

Date de publication : 15-09-2022

Émilie a décidé de partir seule en Australie. Pour Max c’est un départ avec un ami. Nous leur avons demandé de nous parler de l’avant départ en Australie. On sait que c’est, pour beaucoup d’entre vous, une période où des sentiments se mélangent, entre hâte, appréhension et peur d’oublier de faire quelque chose. Mais ne vous inquiétez pas, on passe tous par là 🙂

pvtistes : Bonjour, peux-tu te présenter en quelques lignes ?
Émilie – Hello ! Je m’appelle Émilie, je vais avoir 27 ans et je me suis enfin décidée à quitter la France pour quelques temps 🙂 Cela fait plusieurs années que l’idée me trotte dans la tête, déjà pendant mes études j’ai voulu partir, mais retenue par ma directrice de mémoire, je me suis résignée à rester.
Du coup, j’ai suivi le fil de mes études, décroché mon diplôme et un boulot avant la fin de mon stage de fin de master.
Me voilà, 4 ans après, responsable commerciale dans une agence de voyage réceptive à Paris. J’organise les séjours de mes clients anglophones à Paris et en France, je leur dégote les meilleures adresses, les visites les plus insolites, les super gourmandises pour qu’ils se régalent durant leur séjour… et bien sûr, organiser les séjours des autres n’a fait qu’attiser mon désir de partir !

Max – Amis voyageurs bonjour ! Moi c’est Max, j’ai 21 (bientôt) ans et toutes mes dents. Mon niveau d’anglais est équivalent à celui d’une vache espagnole. Bon j’exagère un peu, mais vous voyez ce que je veux dire. Bref, je viens d’obtenir ma Licence en Science de Gestion et le cadre professionnel dans lequel je vais évoluer demande un niveau d’anglais… comment dire… impeccable ! Ainsi, mon meilleur ami et moi avons pris la décision au début de l’année de se lancer dans ce projet ! Le plan est donc de découvrir une autre manière de vivre, de penser, faire de nombreuses rencontres et apprendre à parler anglais. À mon retour, reprise des cours pour obtenir un master (bon ça c’est le théorique hein, beaucoup prennent la bosse du voyage il paraît… on verra bien !).
pvtistes : Quelle a été la réaction de ton entourage à l’annonce de ton départ ?
Émilie – Déjà ce fut assez compliqué de l’annoncer ! Depuis que j’ai quitté le nid familial vers 20 ans, paradoxalement, je me suis beaucoup rapprochée de ma famille. Il faut dire que lorsque j’ai décidé de partir, c’était pour changer de ville à quelques heures de chez moi et depuis, je n’ai fait que m’éloigner. Aujourd’hui, j’habite à 500 km de ma famille, donc je ne les vois pas très régulièrement. J’ai commencé par en parler à mon grand frère, plus accessible et compréhensif que mes parents. Il m’a posé beaucoup de questions pour s’assurer que mon projet était viable et que je n’allais pas tout plaquer sur un coup de tête. À plusieurs reprises, nous en avons reparlé, il a continué à me pousser dans mes retranchements avec des questions toujours plus précises du style « et s’il t’arrive ça, tu fais quoi ?? ».
Je n’ai pas précisé que je voyage seule donc un peu inquiétant pour mon grand frère!! 😀
Cependant il m’a toujours soutenue et lorsque ce fut le moment d’en parler à ma famille, j’étais prête et sûre de moi (j’avais aussi déjà pris mon billet d’avion donc pas de retour en arrière possible). Passé le premier choc, mes parents ont tous les deux été derrière moi, même si c’est encore difficile pour mon petit papa de se dire que son bébé va passer 1 an à plusieurs milliers de kilomètres de lui…

Max – Ma famille du côté maternel était on ne peut plus contente. Depuis un bon moment, ils me parlaient de partir dans un autre pays, mais je n’étais pas prêt et je n’en avais pas spécialement envie. Aux fêtes de Noël, un déclic a eu lieu en à peine deux semaines. C’est bon, la décision était prise dans ma tête. J’étais excité comme un gamin qui attend le Père Noël. Ce n’est que plusieurs semaines après que mon meilleur ami s’est décidé à faire l’expérience avec moi alors qu’il prévoyait de partir au Canada. Il a finalement opté pour l’hémisphère sud. Du côté de mon père, et mon père lui-même d’ailleurs, a quelque peu accusé le coup. Bah oui, j’ai jamais encore eu l’opportunité de partir de chez lui, et puis l’Oz… c’est pas la porte à côté hein ! Il voyait notre projet, je pense, comme une envie soudaine et passagère, une folie rigolote. Mais non. Il a compris que c’était sérieux quand il a vu que j’avais commencé à investir de l’argent, à lui en parler régulièrement, etc. Il a d’abord été inquiet et m’a posé plein de questions du style « Mais tu vas faire comment là-bas ? Tu connais du monde ? Tu sais où dormir ? T’as commencé à chercher du boulot ? Et s’il t’arrive un truc, tu fais comment ? Je viens pas te chercher moi ! ». Donc oui, il était inquiet mais je lui ai montré que j’étais débrouillard et que j’allais au bout des choses. Aujourd’hui il est rassuré, et il est derrière moi !
pvtistes : Avec quel budget prévois-tu de partir en Australie ?
Émilie – Depuis plus de 4 ans maintenant, je travaille à temps plein à Paris et je réfléchis à mon départ depuis plus d’un an donc j’en ai profité pour économiser assez d’argent pour être tranquille avant mon départ, quelque temps sur place à l’arrivée et même à mon retour. Ceci dit, je ne transférerai pas toutes mes économies en Australie, je ne veux pas tout dépenser donc je pense partir avec 5 ou 6 000 €.
Je préfère travailler si j’en ai besoin, mais sinon je voudrais bouger et faire du volontariat, mon but est de rencontrer du monde et de vivre de nouvelles expériences, je préfère aller faire une mission de HelpX dans le fin fond de l’outback que de bosser dans une auberge uniquement avec des Français (même si je vous adore ^^).

Max – Ce qui est conseillé à peu près partout, à savoir 3 500 €. Somme déjà verrouillée d’ailleurs. Mais faut bien que je vive avant de partir ! Donc j’ai bossé en plus de mes études durant cette année et ai regroupé la somme nécessaire plus de quoi profiter de l’été avec la famille avant de partir. C’est mon premier très gros projet et je tenais vraiment à me débrouiller entièrement seul. Donc oui, aucun sou n’a été versé par papa maman. Malheureusement, un accident de moto a occasionné une fuite importante d’argent début juillet. Donc ciao le bel été en famille et bonjour travail saisonnier. Eh oui, il y a un trou dans le portefeuille a combler. Le budget n’est pas affecté mais les derniers préparatifs pourraient être compliqués à rassembler si je n’avais pas de travail ! Heureusement, je n’ai rien, ce superbe projet n’est pas mis en péril ! Donc ça sera 3 500 € + ce qu’il me restera à la fin de l’été !
pvtistes : Tu prévois de partir seul(e) ou à plusieurs et pourquoi ?
Émilie – Je pars seule dans quelques semaines. Pourquoi ? Eh bien pour être honnête au départ parce que je n’avais pas le choix ^^ après tout si on veut faire ce que l’on veut dans le vie, je trouve dommage d’attendre après les autres pour cela, donc n’ayant personne dans mon entourage souhaitant partir à moyen terme, je me suis lancée ! La deuxième raison c’est que j’en ai besoin, c’est un peu un challenge pour moi. J’ai toujours aimé dire que je suis une personne indépendante, débrouillarde, mais c’est facile dans son pays d’origine, bien que certains amis bretons me trouvent déjà suffisamment aventurière pour vivre à Paris 🙂

Donc c’est aussi un moyen de me tester, de dépasser mes limites, et enfin de changer d’air.

Max – Comme expliqué plus haut, nous partons à 2 ! J’ai 21 ans et je connais mon cher Manu depuis… bah depuis l’âge de 3 mois… les mêmes couches, les mêmes nounous, les mêmes écoles, on a tout partagé. Donc ouais fallait qu’on fasse ça ensemble. Au début, ça n’était pas prévu, on avait chacun notre projet et en discutant, on s’est décidé à faire projet commun.
pvtistes : Est-ce que tu quittes tout pour partir en PVT ?
Émilie – Alors là oui ^^
Je quitte un bon boulot en CDI, ma colocation avec deux amies que j’adore, ma famille, ma meilleure amie qui va avoir son premier bébé dans quelques jours :'(
C’est un choix que j’assume, j’en avais besoin maintenant et je pense que dans la vie, il y aura toujours quelque chose ou quelqu’un pour te retenir.

Max – Tout ? Oui tout mais d’un autre côté, pas grand chose non plus. À 21 ans, je n’ai pas d’appart, pas de femme, pas d’enfants, pas vraiment d’obligation ! Mais je quitte mon sport par contre ! Que j’ai pratiqué jusqu’à un niveau national et que j’ai toujours pratiqué (l’athlétisme). Et puis les amis, la famille, mes frères, surtout le dernier de 7 ans… ouais lui ça va être dur de pas le voir grandir… J’estime que n’est pas à mon âge que je dois me freiner. Pour le moment, je dois vivre et le monde est tellement grand que je n’aurai peut être jamais une autre occasion de planifier un tel projet. Et puis je reviendrais avec tellement de choses à raconter et l’esprit, je pense qu’il s’agira certainement d’un nouveau départ avec les personnes qui m’entourent.
pvtistes : À quelques jours/semaines, comment tu te sens ?
Émilie – Aujourd’hui, excitée !! Je n’attends que ça mais demain il se peut que je sois morte de trouille ^^
En ce moment, ça change tous les jours. Dans moins de 3 semaines, je quitte mon boulot et Paris pour rentrer par chez moi et profiter des miens. En fonction de ce que je suis en train de faire, mes sentiments peuvent changer d’une minute à l’autre, c’est dingue ! L’autre jour, je suis allée dans un magasin de sport pour acheter mon sac de voyage, j’étais toute contente en y allant mais une fois dans le magasin… crise de panique, je me suis dit que j’étais folle de partir comme ça et de tout quitter sans savoir ce qui m’attendait.
Je suis rentrée chez moi et ayant la chance d’être très bien entourée par des amies qui sont derrière moi depuis le début, j’ai pu extérioriser tout cela et me remotiver à fond !!

Max – Je ne suis pas du genre angoissé, mais alors pas du tout. Mais malgré tout, à l’approche du départ, des petites pointes d’angoisses, des questions, de la nostalgie surviennent… Rapidement remplacés par l’excitation et ce sentiment de liberté que représente ce voyage pour moi. Les mésaventures que l’on a pu me raconter permettent de garder les pieds sur terre malgré tout le positif qu’on a pu me raconter. On a donc planifié, mais pas trop ! Quelques mois à Perth pour se remplir les poches et faire des rencontre et après, décollage pour la côte Est, le traditionnel achat de van, et c’est parti pour un road jusqu’au nord ! On envisage de faire un tour en Nouvelle-Zélande puis, si on a le temps de monter jusque Darwin, d’aller à Bali. Voilà, on prévoit, on a une ligne directive mais rien de trop précis non plus, on ne sait pas à quoi s’attendre !

Après tout, ce que l’on veut, c’est de l’aventure, de l’adrénaline et les aléas et imprévus sont les meilleurs pour forger des souvenirs forts !

Et si vous voulez lire d’autres témoignages :

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4 Commentaires

Maxime
0 2

Super article , je me reconnait dans les deux témoignages, quand est prévu vos départs respectifs ?

Pour moi c’est le 19/10 prochain !

Julie
5.1K 13.9K

Salut Maxime, ces deux témoignages datent un petit peu, on avait lancé un appel à témoins et on a publié les témoignages reçus au fur et à mesure depuis la réouverture des frontières australiennes parce qu’avant on avait limité les publications vu que vous ne pouviez pas partir :/

Maxime
0 2

Salut Julie, ah d’accord , je pensais trouver des compagnons de départ 🙂

Nicolas
0 1

Hello départ le 26/10 pour moi direction Perth (le 27 du coup ^^). Si jamais… Merci pour les témoignages !

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