Sacha : 3 PVT (Australie, Canada, NZ) et une demande de RP au Canada

Article publié le 14-03-2019.

Sacha alias montreal06160

Sacha alias montreal06160

  • Localisation Auckland, Nouvelle-Zélande
  • Dernier diplôme obtenu Master

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Sacha est parti en PVT Australie il y a 8 ans, il a ensuite passé plusieurs années au Canada, et se trouve désormais en PVT en Nouvelle-Zélande. Il nous raconte !

Bonjour Sacha ! Peux-tu te présenter ?
Salut les voyageurs, je m’appelle Sacha, j’ai 31 ans, je suis originaire de la Côte d’Azur (Cannes) et je suis actuellement en Nouvelle-Zélande. Comme tout PVTistes, je suis passionné par le voyage et la découverte de nouveaux horizons. Je pense que cela me vient de ma maman qui m’a permis étant jeune de pouvoir voyager à travers beaucoup de pays dans le monde.

Pour parler de moi de manière brève et concise, je suis un jeune gars (j’aime encore le croire malgré mes 31 ans), dynamique, sportif, à l’écoute des gens mais avec son caractère un peu… chiant ! En ce qui concerne mon cursus scolaire, je suis titulaire d’un diplôme d’études supérieures en management. Niveau cursus professionnel, j’accumule surtout les emplois en restauration malgré ma volonté de ne pas faire carrière dans ce domaine. Dans mes voyages, j’aime rencontrer les gens, découvrir de nouveaux horizons, partager des expériences et comprendre les cultures de chacun.

Bien évidemment, ma « bucket list » est loin d’être épuisée et ma soif de découvrir n’est pas près de s’arrêter. J’ai déjà pu visiter beaucoup de pays, et cela de manières tout à fait différentes (voyages scolaires, voyages en famille ou voyages solo).

Il y a quelques années, tu es parti en PVT en Australie. Tu nous racontes ?
Le « quelques années » est clairement approprié. C’était il y a 8 ans déjà. Oui, le PVT était déjà célèbre à l’époque. Nous sommes en 2011 et je finalise un Bachelor en business administration. En parallèle de quoi, j’ai un travail à temps plein dans une chaîne de restauration rapide. En plus de ça, la dernière année d’étude, j’ai créé un poste et j’ai été employé à temps partiel par mon École de Commerce. En bref, je ne me suis jamais ennuyé !

Afin de valider une expérience à l’internationale dans le cadre de mes études en 2011, j’arrive à m’arranger avec ma directrice de programme de l’époque (que je ne remercierai jamais assez de sa coopération) pour partir en PVT en Australie pendant une durée de 6 mois. C’est de là que commence l’aventure PVT et mes 8 dernières années de vie.

Pourquoi l’Australie ?
Parce qu’à l’époque, c’est la destination qui fait rêver tous les jeunes Français. C’est loin, c’est beau, c’est grand… Bon l’été entre novembre et février a fini par me convaincre !
Sacha PVT Australie Canada Nouvelle-Zélande

Après avoir mis assez d’argent de côté pendant la saison estivale en France, je décide d’embarquer fin octobre vers Sydney où je décide de poser mes valises quelques temps. Ayant un ami d’enfance y séjournant depuis quelques temps, je me sens rassuré. En plus, il me donne des conseils et c’est d’ailleurs lui qui m’a parlé du PVT.

On est en 2011 (petit rappel), le statut des réseaux sociaux et des télécommunications est loin de ce qu’il est actuellement. Pas de Facetime, un réseaux WIFI gratuit très limité, une couverture téléphonique mondiale très dispendieuse. Je me souviens que pour avoir internet sur mon ordinateur, je devais partager ma connexion avec mon forfait téléphonique. Le WIFI dans l’auberge où je séjournais était payant. C’est là où je me sens vieux… 😉

Pourquoi partir en PVT ?
Déjà le but premier était de perfectionner mon anglais au travers d’expériences professionnelles et de rencontres avec une population internationale anglophone. Quand tu te retrouves en Australie en solo, autant te dire qu’il y a 2 écoles.

1 - Tu restes dans ton coin tout seul, tu t’isoles et je pense qu’au bout de 3 semaines, tu prends un billet retour pour la France.
2 - Tu vas vers les gens, tu discutes avec eux et tu profites de l’instant.

Pas besoin de dire quelle fut mon option ! J’ai commencé par discuter avec les gens de mon dortoirs (Allemands, Hollandais, Français…) puis après une soirée en bar, on est très vite devenu tous amis. Quand tu voyages en solo, t’es jamais vraiment seul très longtemps. Un petit effort pour aller vers les gens et hop c’est parti.

Je vais essayer de résumer tout ça très rapidement !

J’ai passé un mois à « galérer » pour trouver un job/hébergement. Sydney, c’est pas le plus simple pour trouver un logement! Je vous arrête de suite, Melbourne, Brisbane… même histoire!

Mon objectif était de travailler quelques mois et puis voyager jusqu’à mon départ avec ce que je pouvais économiser. Pour ça, j’ai tenté de mettre en avant mon expérience professionnelle en restauration. Mais autant dire qu’entre mon expression orale et ma compréhension en anglais, ce ne fut pas simple. J’ai fait des essais dans des restaurants (non-payés), j’ai envoyé des dizaines et des dizaines d’emails avec mon CV, mais ce n’est pas la bonne méthode. Il faut forcer sa chance et rentrer en contact avec des responsables sur place. Ne perds pas ton temps à laisser un CV si la personne en face de toi n’est pas le responsable !

Toutefois, après un mois à l’auberge, je commençais à bien connaitre le staff. Forcément, j’ai rencontré une bonne personne qui m’a introduit auprès des managers et me voilà embauché comme « glass collector » au bar de l’auberge. C’est le combo gagnant ! Je gagne des sous et j’ai un hébergement en compensation de quelques heures de travail dans l’auberge. Trouver un logement pas trop dispendieux à Sydney était devenu mission impossible, surtout à l’approche des fêtes de fin d’année. J’ai travaillé 3 mois dans un bar. J’ai aussi travaillé dans une chaine de fastfood, ce qui m’a permis de gagner assez d’argent pour voyager pendant 2 mois sur toute la Côte Est, le « Red Center », la Tasmanie et j’ai même fait un crochet de 2 semaines en Nouvelle-Zélande.
Sacha PVT Australie Canada Nouvelle-Zélande

Mon roadtrip était exceptionnel, bien que trop rapide à mon goût. Toutefois, j’ai encore plus amélioré mon anglais vu que je n’ai pas eu le loisir de côtoyé un seul francophone pendant ces deux mois.

Avec le recul, quelles sont les choses que tu as les plus appréciées en Australie ? Et moins aimées ?
Beaucoup de choses m’ont plu en Australie. Les gens avec qui j’ai bossé à l’auberge seront à jamais gravé dans mon cœur. J’ai adoré ces moments partagés avec tous ces voyageurs du monde entier. D’ailleurs, j’ai toujours des nouvelles d’amis que j’ai rencontrés au cours de ce PVT et qui vivent un peu partout sur la planète. Bien-sûr, j’ai adoré les paysages que m’ont offert mes périples en Australie. J’ai vraiment eu beaucoup de chances de pouvoir voyager autant et d’avoir eu assez d’argent pour me permettre de faire tout ou presque ce que j’ai toujours voulu ! J’ai aussi apprécié ne pas avoir croisé d’araignées mortelles, de serpents venimeux, de gros requins.

Malgré mon choix de vivre en auberge (avec la grande facilité et possibilité de parler français), je me réjouis d’avoir pu développer ma compréhension et mon expression de manière significative. Le fait d’avoir été coupé de ma famille et de mes amis français pendant 6 mois m’a permis de ne plus penser en français. Je me suis même surpris d’être capable de distinguer les accents de nombreux Européens. Je me suis également empêché de parler français auprès d’autres Français de l’auberge. Ma chance étant que mon accent pouvait être assimilé à celui d’un Allemand !

Des déceptions concernant l’Australie, j’en ai quand même ! Mais je pense que c’est propre à mon caractère. Je dois être un éternel insatisfait ! Je suis déçu de ne pas avoir pris plus de temps pour profiter de mon voyage, je suis déçu d’avoir beaucoup (trop) planifié mon roadtrip au détriment des impondérables et des coups de cœur à certains endroits. Je suis un peu déçu d’avoir pas assez pris le temps d’explorer par moi-même les endroits où je me suis rendu. Je préfère préciser que mes 2 mois de voyages se sont faits en bus et tour opérateur (louer une voiture n’était vraiment pas d’actualité pour moi à l’époque).

Mais ces petites déceptions ne sont rien face à l’expérience extraordinaire que j’ai vécue.

Tu es ensuite parti en direction du Canada. Tu peux nous parler de ton parcours migratoire là-bas ?
Mon retour d’Australie fut assez difficile à vivre. Je pense que j’idéalisais un peu trop mon retour auprès de mes amis en France et des opportunités de carrière qui pouvaient découler d’une telle expérience à l’étranger. Je suis vite redescendu de mon nuage à mon retour. J’avais mûri, j’avais grandi, mais mes amis aussi !

J’ai passé un été en France où je me suis senti totalement perdu. J’ai même pensé repartir en Australie avec ce qu’il me restait de temps sur mon PVT. Mais, si j’étais rentré, c’était dans le but de reprendre mon cursus universitaire ! La petite routine de l’étudiant. Toutefois, la vie est faite de surprises et puis début septembre je prends la décision de postuler à HEC Montréal dans un programme de DESS en gestion. C’est ainsi que j’arrive le 27 décembre 2012 à Montréal après 1 an et demi d’été (France/OZ/France). Bon, j’étais préparé mentalement, mais le choc thermique fut violent, surtout que ce jour-là fut déclaré comme « tempête du siècle » à Montréal.

J’ai donc débarqué à Montréal, mais contrairement à l’Australie, il n’y a pas de barrière de la langue, même si ce n’est pas toujours évident de comprendre nos cousins québécois.

Je débute mon DESS, je suis gradué en 2014 et j’obtiens un permis post-diplôme qui me donne 1 an de vie en plus à Montréal. Cette ville est vraiment extra, malgré le climat ! Le printemps est un peu morose, mais que cette ville est fabuleuse que ce soit en activité culturelle, sportive ou en gastronomie. S’ennuyer à Montréal, je pense que c’est un peu compliqué.
Sacha PVT Australie Canada Nouvelle-Zélande

Toutefois, tout n’est pas si rose au Canada ! Et comme tous les pays du monde, il n’est pas si simple d’obtenir permis, visa ou résidence. Suite à de mauvaises informations fournies par un correspondant au ministère de l’immigration, j’ai malheureusement été confronté à de très nombreux obstacles et j’ai été dans l’obligation de faire des choix de vie qui n’étaient pas ceux que j’avais en tête après l’obtention de mon diplôme.

A la fin de mon post-diplôme, je décroche le « Graal ». C’était devenu la seule chance pour moi de pouvoir rester 2 années de plus à Montréal… Le PVT Canada. J’ai fait partie de la dernière année où il fallait avoir la chance absolue d’être connecté au bon moment et de n’avoir aucun bug réseau. Il y avait 6 400 places offertes et j’ai été le 6 370 (1 min 19 sec de stress absolu).

A ce moment-là, la démarche de résidence permanente est encore longue et plus ardue qu’il n’y parait. J’évolue en responsabilité au sein de mon entreprise, ce qui me permet de croire au processus accéléré d’immigration québécoise via mon expérience professionnelle. Seulement, il me manquerait 2 mois à mon PVT pour acquérir une année officielle à temps plein qualifié. Mais, alors que tout semble perdu, je tombe sur un agent d’immigration formidable qui m’apprend qu’il existe un dernier permis qui me permettrait de rester un an de plus (le Mobilité Jeune Travailleur via l’organisme de l’OFQJ). J’obtiens ce permis en moins de 48h et l’aventure continue.

J’obtiens mon CSQ en janvier via le processus accéléré du PEQ et j’envoie mon dossier au fédéral en février 2019. Maintenant, il y a 16 mois d’attente selon immigration Canada afin d’obtenir cette inespérée résidence permanente après près de 6 ans de vie au Canada. Le processus est toujours en cours et malgré les 13 mois écoulés, je n’ai toujours pas eu de réponse de la part du fédéral... mais il parait que c’est normal alors je ne perds pas espoir.

Le PVT Canada est désormais attribué sur tirage au sort. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter ce dossier.

Pourquoi avoir demandé ta résidence permanente au Canada ?
La réponse la plus simple serait… Pourquoi pas?
Je pense que je me suis créé une vie qui me convenait au Canada, un cadre de vie agréable et une famille québécoise qui m’est très cher. J’ai fait de belles rencontres et j’ai vécu des expériences géniales. Je pense que je suis devenu qui je suis grâce à mes expériences de vie et que le Canada s’est présenté comme la destination la plus adéquate pour continuer mon aventure.

Je pense que ma manière d’y vivre a beaucoup influencé ma décision. Peut-être que si j’avais fait mes études en Australie ou en Nouvelle Zélande j’aurais pris un chemin différent.

Tu es en ce moment en PVT en Nouvelle-Zélande. Pourquoi avoir choisi ce pays ?
Malgré mon amour pour le Canada et Montréal, l’attente de ma résidence permanente (RP) pouvant s’effectuer de l’étranger, j’avais besoin de sortir de ma routine. La contrainte majeure de mon attente de RP était le lien avec mon employeur. Je n’étais pas en droit de changer d’employeur et j’étais ainsi contraint de continuer à travailler en restauration, ce qui me convenait plus au Canada. De ce fait, après 4 ans de travail dans un domaine dans lequel je ne m’épanouissais plus, et malgré toute la reconnaissance que j’ai pour cette compagnie, j’avais besoin de quelque chose de nouveau.
Sacha PVT Australie Canada Nouvelle-Zélande

Au Canada, ces deux dernières années, je suis tombé en amour (expression bien québécoise) avec le sport et « l’outdoor ». J’ai d’ailleurs participé à l’un des plus symbolique mais aussi un des plus dur Ironman qui existe en Amérique du Nord (le Canadaman). Avant ça, j’avais fait un périple à vélo entre Montréal et Percé en solo. Autant dire, que j’aime vraiment la nature et la découverte à travers le sport.

Forcément, la Nouvelle-Zélande s’est présentée comme une évidence. Des espaces naturels en veux-tu en voilà, des montagnes, la mer et pas de faune dangereuse (ours ou requins). Puis mes deux semaines de trip 7 ans auparavant m’ont paru si vite passées avec tellement de regrets de ne pas être resté assez longtemps là-bas, qu’il fallait que j’y retourne. J’ai appliqué au PVT Nouvelle-Zélande une dizaine de jours avant mes 31 ans. C’était ma dernière chance ! Je l’ai saisie.

Utilisez notre tutoriel pour déposer votre demande de PVT Nouvelle-Zélande !

Parle-nous un peu de ce PVT…
Pour le coup, je savais que mon anglais ne serait pas un handicap et que mon expérience pro en restauration serait un très grand avantage pour trouver du boulot rapidement. J’ai posé mes valises à Auckland. Depuis fin novembre je travaille dans un bar plutôt branché sur Ponsonby où je suis barman. Oui, c’est encore de la restauration, mais ça change beaucoup de ma routine montréalaise puis je sais aussi que ce n’est que pour 3 mois.

J’ai pris la décision de m’organiser comme je l’ai fait en Australie. Travailler, économiser et voyager. La seule différence (c’est là où tu apprends de tes erreurs), je profite de mes jours de repos pour louer une voiture et bouger en région.

Beaucoup diront que Auckland est une ville « bof », sans âme, trop chère. Chacun son vécu et j’avais la même impression à ma première visite il y a 7 ans. C’est sur qu’on est loin de Montréal, mais Auckland a d’autres avantages non-négligeables quand on prend la décision de voyager comme je le fais. Auckland est au centre de tous les endroits touristiques importants de l’île du nord. Évidemment, les puristes diront qu’on est loin de Wellington ou la Côte Est, mais il est très simple de louer une voiture sur 2/3 jours et se rendre dans le Northland, les Coromandel, le Parc National du Tongariro, le lac Taupo ou Rotorua.
Sacha PVT Australie Canada Nouvelle-Zélande

De plus, Auckland a l’avantage d’avoir beaucoup d’opportunités d’emplois dans différents domaines. De nombreuses agences d’intérims sont sur place, en plus de restaurants, d’entreprises de locations d’autos ou autres agences de voyages qui cherchent toujours du personnel. Ayant voulu vivre une expérience différente en campagne pendant mes deux premières semaines en Nouvelle Zélande, je suis vite revenu sur Auckland par manque de socialisation. Malgré mes envies de solitude, j’aime aussi avoir des gens autour de moi et rencontrer du monde.

Mon but reste de toujours rencontrer plus de personnes. Dans quelques jours, je pars en road-trip dans l’île du sud où j’ai loué une voiture et où j’aurais la liberté de ne penser qu’au plaisir de découvrir les magnifiques paysages néo-zélandais.

Si tu devais comparer tes 3 PVT, quels seraient les points forts et les points faibles de chacun ?
Cette question est vraiment difficile, mais si je dois essayer de retirer les points forts et faibles de chacun ce serait les suivants :

Australie (2011/2012) :
+ : Climat, développement d’un anglais conversationnel facile, multiculturalisme, grands espaces, faune unique, salaire plutôt attractif, PVT 1an + 1an, proximité avec l’Asie
- : coût de la vie en ville, 16 000 km de la France, mauvaise réputation des Français (arf), la faune unique, contraintes du PVT

Canada (2015/2017)
+ : Montréal ville ultra dynamique, facilité de communication au Québec, niveau de vie vraiment génial (malgré la hausse continue des loyers), espaces naturels, proximité Amérique du Nord, Caraïbes et Europe, facilité d’immigration, PVT 2 ans sans conditions
- : Climat (-40/+40°), le Québec à proscrire si tu veux améliorer ton anglais

Nouvelle Zélande (2018/2019)
+ : paysage unique (volcanique), PVT sans conditions d’emplois, facilité d’obtenir un sponsor, développement de son anglais, culture enrichissante et population chaleureuse
- : salaires peu attractifs VS coût de la vie, gastronomie, pluvieux, durée du PVT, distance lointaine de l’Europe

Enchaîner 2 PVT : comment s’organiser ?

Tu voyages seul. Quels sont les avantages et les inconvénients selon toi ?
Je voyage seul, mais si j’avais pu partager mes voyages, j’aurais adoré le faire. Seulement, la vie est ainsi faite alors oui je voyage souvent tout seul. Le gros avantage reste la liberté d’aller à son rythme et d’avoir une autonomie totale. Pratique quand t’aime randonner pendant 8 h !
Sacha PVT Australie Canada Nouvelle-Zélande

Les inconvénients sont souvent économiques et psychologiques (selon les personnes). C’est prouvé que voyager à plusieurs sera forcément moins dispendieux. Les expériences vécues peuvent être plus mémorables et ça permet aussi de créer des liens uniques avec des personnes. Toutefois, je suis plutôt solitaire dans mon état d’esprit et je pars dans l’île du sud sans avoir trop en tête de me chercher un partenaire de voyage. Je sais aussi que mon rythme n’est pas celui de tous et j’ai aussi mes propres contraintes que je ne souhaite pas imposer aux gens.

J’aime être seul, car ça me permet aussi de me retrouver seul face à moi-même et de faire le vide face à l’immensité de la nature.

Est-ce que tu envisages parfois de rentrer en France ?
C’est une question à laquelle la réponse n’est vraiment pas si évidente. Mes nombreux voyages à travers le globe m’ont appris à apprécier l’instant présent. Chaque retour en France est pour moi un cadeau et même si j’étais partie en Australie en critiquant la France au début, le recul et mon vécu me laisse penser que la France est un des plus beaux pays que je n’ai que trop peu visité.

C’est fou comme visiter toute la planète nous parait si important, alors que derrière notre porte nous avons un pays si dingue en termes de paysages, de diversités et d’activités. Forcément, j’ai fait ma demande de résidence permanente au Canada dans le but d’aller m’installer plus durablement chez nos cousins québécois. Toutefois, je ne mets pas de côté de revenir durablement un jour en France, même s’il me semble compliqué de me projeter dans l’immédiat vu ma situation un peu instable en termes d’immigration.

Quels sont tes projets pour les mois, ou les années, à venir ?
Jusque mi-avril, je compte profiter et voyager un maximum tout autour de la Nouvelle Zélande. D’ailleurs, j’ai un compte Instagram et une chaine Youtube. J’y partage mes petites randonnées et expériences sportives. C’est pour moi, ma façon de faire vivre ma vie à mes proches et aux personnes qui me sont cher, où qu’ils soient dans le monde.

Ensuite, je compte rentrer en France pour faire une saison estivale sur la Côte d’Azur, gagner un peu d’argent afin de pouvoir lancer un projet digital qui me trotte pas mal en tête depuis avant mon départ pour la Nouvelle Zélande. Bien sûr, j’attends toujours ma résidence permanente qui j’espère arrivera avant octobre 2019. Si c’est le cas, je repartirai surement à Montréal vers de nouvelles aventures. Si jamais ce n’est pas le cas, nous verrons bien ce que l’avenir me réserve mais pourquoi pas continuer à voyager. Je n’ai jamais été en Asie ou en Amérique du sud. Il parait qu’il y a encore un PVT auquel je pourrais appliquer malgré mon âge avancé de 32 ans bientôt…

Pour finir, tes conseils pour un futur PVTiste ?
Les conseils sont souvent faits pour ceux qui ne les respecteront pas ! Au risque de paraitre un peu « gnan-gnan », je dirais qu’il faut profiter à fond de l’instant et faire ce qu’on aime et de la façon qu’on souhaite. Mon expérience personnelle n’est sûrement pas celle de Monsieur X ou Madame Y. J’ai ma façon de vivre mes expériences et je ne souhaite influencer personne dans la manière d’organiser son PVT.

Le plus dur, c’est de sauter dans le vide et l’inconnu. Mais une fois que t’as reçu la confirmation de ton PVT, c’est qu’au fond de toi, ta décision est prise alors FONCE, prends ton billet et envole-toi vers l’aventure d’une vie. Et dans les moments de moins bien, n’oublie jamais pourquoi tu fais ça, pourquoi tu es ici maintenant, et que cette expérience te servira toute ta vie.

Merci à Sacha pour ce témoignage !

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