En 2020, j’avais déjà prévu de partir à Montréal pour un stage à la Fédération québécoise du sport, en marketing et communication. Mais je suis arrivée le 11 mars, juste avant le confinement du 17 mars, et j’ai dû être rapatriée d’urgence. Mon stage a été annulé et je suis restée avec une frustration de ne pas avoir pu vivre cette première expérience canadienne. L’idée est donc restée dans un coin de ma tête jusqu’à ce que je décide de me lancer en PVT.
Mon plan de base était de faire un an à Vancouver puis un an à Montréal. Je voulais commencer par Vancouver pour améliorer mon anglais et concrétiser mon projet professionnel de devenir graphic designer freelance, puis ensuite rejoindre Montréal. Mais, comme souvent, les plans ne se déroulent pas comme prévu : j’ai eu un véritable coup de cœur pour Vancouver et la Colombie-Britannique en général. Cela fait maintenant deux ans que je suis ici, et je ne regrette pas ce choix.
Pourquoi Vancouver ? Parce que je suis passionnée d’outdoor : j’adore le sport en plein air, la randonnée, les lacs, les forêts, les paysages spectaculaires qui changent au fil des saisons. J’avais aussi envie de progresser en anglais, je ne parlais pas un mot en arrivant ! Aujourd’hui, je suis fière d’être bilingue et d’avoir trouvé un emploi qui me passionne dans mon domaine. Vancouver et la Colombie-Britannique me permettent de combiner ma carrière avec ce mode de vie tourné vers la nature.
Côté emploi, à mon retour de voyage, j’ai entamé mes recherches et, en seulement deux semaines, j’avais déjà mes premiers entretiens. J’ai rapidement été sélectionnée pour un poste dans mon domaine, ce qui a énormément facilité mon intégration.
Pour les rencontres, je dois dire que la communauté française ici est très présente et accueillante. On se retrouve facilement grâce aux groupes Facebook, aux événements sportifs, aux soirées trivia ou encore à divers rassemblements. C’est très enrichissant de côtoyer des personnes aux parcours variés : certains sont arrivés récemment, d’autres sont installés depuis plus de dix ans ou en transition vers la résidence permanente. Cela crée une atmosphère conviviale et un vrai sens du partage.
Bien sûr, il y a eu quelques défis, notamment les démarches administratives en anglais et l’adaptation au marché du travail, car les CV et entretiens sont très différents de la France. Mais je me suis entourée des bonnes personnes, je n’ai pas hésité à poser des questions, et j’ai toujours trouvé de l’aide. Globalement, mon adaptation a été très positive et je garde un excellent souvenir de mes débuts.
Mais à côté de cela, les aspects positifs sont extraordinaires. Ce que j’aime le plus à Vancouver, c’est le mélange unique entre la ville, l’océan et les montagnes. On peut travailler dans un environnement urbain dynamique le jour, puis aller randonner, skier ou simplement se promener au bord de la plage le soir ou le week-end. L’offre culinaire est incroyable : on retrouve toutes les influences du monde entier, ce qui permet de voyager sans quitter la ville. La nature est omniprésente, avec une diversité de paysages et d’activités : randonnée, ski, raquettes, camping, surf sur l’île de Vancouver, sorties en bateau, observation de la faune et de la flore… C’est un terrain de jeu permanent.
Au final, malgré la pluie ou le coût de la vie, Vancouver me permet d’avoir une qualité de vie exceptionnelle. J’ai trouvé ici un équilibre entre ma carrière, ma vie sociale et ma passion pour le sport et l’outdoor, ce qui me rend pleinement épanouie.
Mais au-delà du cadre naturel, Vancouver est une ville pleine d’opportunités. Si on ne cherche pas à recréer “la France à l’étranger”, qu’on est patient et qu’on se donne les moyens, on peut vraiment atteindre ses objectifs ici, aussi bien professionnels que personnels. Pour ma part, j’ai trouvé un emploi qui me passionne, mais aussi un entourage précieux, des amis qui correspondent vraiment à mes valeurs et à mon mode de vie.
Je suis passée par le programme Entrée Express. Comme c’est un système basé sur des points, j’ai dû remplir différents critères : l’âge, le diplôme, l’expérience professionnelle, mais aussi des tests linguistiques. J’ai passé les examens de français, et comme je n’avais pas encore assez de points, j’ai également dû passer un test d’anglais. En Colombie-Britannique, il faut justifier d’un an d’expérience professionnelle (contre deux ans au Québec), ce qui facilite beaucoup la démarche pour les francophones.
En tout, la procédure m’a pris environ six mois, avec toutes les étapes : tests, examen médical, constitution du dossier et délais de traitement. Est-ce que c’est compliqué ? Oui et non. Ça peut sembler lourd, surtout quand on n’est pas familier avec les démarches administratives canadiennes, mais si on prend le temps de bien lire, de préparer tous les documents demandés et de respecter les délais, ça se fait.
Un conseil : ne pas hésiter à demander de l’aide et à s’appuyer sur des organismes francophones sur place, comme le Relais Francophone par exemple. Être accompagné déstresse énormément et rend tout le processus beaucoup plus clair.
Sur le plan personnel, je me lance plusieurs défis sportifs. Je prépare mon deuxième semi-marathon, un HYROX, et j’aimerais aussi m’essayer au ski de randonnée cette année. Ce sont des défis stimulants qui m’apportent un vrai équilibre de vie et qui correspondent parfaitement à l’esprit sportif et outdoor de Vancouver.
Concernant mon avenir au Canada : pour le moment, oui, je me projette à rester ici. Je me sens épanouie dans ma vie quotidienne, que ce soit sur le plan professionnel, social ou sportif. Bien sûr, il reste des projets à concrétiser, acheter une voiture, continuer à voyager et découvrir de nouvelles régions du Canada, et enrichir encore mes expériences, mais je me sens pleinement heureuse à Vancouver. Et tant que je trouve cette richesse d’opportunités et ce cadre de vie, je n’ai pas l’intention de partir.
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