Travailler au Chili en PVT

Chapitre 8 : Travail en poche, faire évoluer son PVT vers un autre type de visa

Date de publication : 04-06-2019

Auteur

Floriane

Travail en poche, faire évoluer son PVT vers un autre type de visa

Pour certains, le PVT est un tremplin vers une installation à plus long terme sur le territoire chilien. Il convient alors de faire une demande pour un nouveau visa afin d’être en accord avec la législation en vigueur et rester au-delà de votre PVT.

Il est possible de faire directement une demande de résidence permanente (« permanencia definitiva »), à la suite de votre PVT puisque les conditions sont les suivantes : être en possession d’un visa de résident d’un an (le PVT est considéré au Chili comme un visa de résidence temporaire – cela apparaît sur le papier qui est apposé dans votre passeport lors du passage au Consulat) et ne pas avoir été plus de 180 jours en dehors du Chili durant la validité de ce premier visa. Il reste une interrogation toutefois quant aux délais dans lesquels déposer votre demande : comme il faut avoir eu au moins un an de résidence temporaire, nous ne pouvons aujourd’hui vous dire avec certitude si vous pouvez déposer votre dossier dans les 90 jours qui précèdent la fin de votre PVT comme le site du ministère de l’Intérieur chilien le stipule, ou si vous devez terminer votre PVT, revenir en touriste et faire la demande à ce moment-là. Si vous êtes passé par cette situation, n’hésitez pas à témoigner en commentaire. La résidence permanente vous ouvre alors tous les droits pour vivre et travailler au Chili.

Sinon, vous pouvez également demander un visa de travail. Depuis le 23 avril 2018, le visa de résidence temporaire pour raisons professionnelles (« visa temporaria por motivos laborales »), créé en 2015, n’existe plus : il faut donc postuler à un visa de résident sujet à contrat de travail (« visa de Residencia Sujeta a Contrato ») auprès du Consulat Général du Chili à Paris (envoi du dossier par courrier et réception du visa en mains propres, à Paris obligatoirement) ; outre les pièces justificatives classiques (formulaire rempli, photos d’identité, passeport, etc.), il faut fournir votre contrat de travail notarié. Ce contrat doit d’ailleurs mentionner quatre clauses qui sont détaillées sur le site du consulat. Ceci signifie donc que vous êtes lié à un seul et unique employeur, celui qui a signé le contrat à l’origine de votre visa : en cas de rupture de contrat ou à l’échéance de celui-ci, votre visa ne sera plus valable, vous disposez alors de 30 jours pour faire une nouvelle demande de visa, avec à nouveau tous les documents justificatifs (dont un nouveau contrat, lui aussi notarié). Si vous continuez de travailler pour le même employeur, il est possible de demander une extension de votre visa (« una prórroga ») : cette demande doit se faire dans les 90 jours précédant l’expiration de celui-ci. En résumé, ce visa – qui coûte une centaine d’euros – est un « permis de séjour qui permet au titulaire d’exercer des activités rémunérées exclusivement avec l’employeur avec lequel il a signé le contrat. Ce permis peut être accordé pour une période maximale de deux ans et peut être prolongé pour des périodes égales. » (source : Departamento de Extranjería y Migración)

À noter : une fois votre visa de travail obtenu, vous devez vous enregistrer avec votre nouveau statut auprès de la police internationale.

Enfin, le gouvernement chilien a récemment mis en place trois nouveaux types de visas :

  • Le Visa d’Opportunités (« Visa Temporaria de Oportunidades ») : « il autorise les professionnels et techniciens révolus à venir sur le territoire chilien pour chercher du travail et à y résider. Ce type de visa sera octroyé par un système de points, selon des critères définis de: formation professionnelle, âge, langue, métier et territoire. » (source : Consulat général du Chili à Paris). Le site de l’Ambassade de France au Chili ajoute que ce visa est « à solliciter en dehors du Chili, pour les étrangers désirant séjourner/travailler au Chili pour une période de 12 mois, renouvelable une fois et ouvrant la voie vers une résidence définitive ».
  • Le Visa d’Orientation Internationale (« Visa Temporaria de Orientación Internacional ») : « il autorise les professionnels hautement qualifiés à résider sur le territoire chilien et à y chercher du travail avec une durée maximale de 365 jours renouvelable. Le visa sera octroyé aux professionnels diplômés d’une des 150 meilleures institutions académiques étrangères par « sub-área OCDE » utilisée par « Becas Chile » pour octroyer des points aux candidats. » (source : Consulat général du Chili à Paris). Attention, ce visa est soumis à un quota, la date limite pour cette année étant le 31 juillet 2019.
  • Le Visa d’Opportunités pour Entrepreneurs : « il s’adresse aux entrepreneurs désireux de venir investir et vivre au Chili. Ce type de visa sera octroyé par un système de points, selon des critères définis de : formation professionnelle, âge, langue, investissement et territoire. » (source : Consulat général du Chili à Paris). L’investissement financier est un élément décisif puisque dans les conditions d’obtention du visa, la somme de 91 400 euros est évoquée. Enfin, pour l’année 2018, le quota s’élevait à 1 000 visas délivrés.
Chapitre 8 sur 10

Évaluation de l'article

5/5 (1)

3 Commentaires

Guylhène
0 1

Bonjour,

Je sais que ce n’est pas possible dans la situation actuelle, mais dans l’avenir j’aimerais travailler à Santiago avec mon visa PVT. Pour les personnes qui l’ont déjà fait, pouvez vous me raconter votre expérience, quels sont les secteurs qui recrutent? Je vous remercie.

Anonyme
0 0

c’est pas possible de ddemander la résidence permanente juste apres le PVT parce qu’il faut avoir cotisé 12 mois. Du coup c’est une prórroga de residencia temporaria qu’il faut demander et a l’echánce de celle ci alors il est possible de demander la résidence définitive (qui prend 1 a 2 ans a obtenir…)

Miliame
0 1

Je veux partir à l’étranger à chili mais je sais pas comment ace que il y un quelqu’un qui peut m’aider

Articles recommandés