Fanny et Jimmy, 1 an 1/2 sur la route et dans les vignes en Australie

Fanny alias Fannydes

Fanny alias Fannydes

  • Localisation PARIS
  • Destination -
  • Profession Photographe
  • Dernier diplôme obtenu -

Nous avons rencontré Fanny et son copain Jimmy dans les Adelaide Hills. Ils achevaient 3 mois de vendanges dans un vignoble de la région, Ngeringa. C'était leur second passage dans ce vignoble. Ils étaient déjà là pour la saison l'an dernier et souhaitaient vraiment faire une nouvelle saison là-bas. Ils ont accepté de répondre à nos questions sur leur expérience australienne, débutée il y a 1 an et demi.

Bonjour à tous les deux, vous pouvez vous présenter en quelques mots ?
Bonjour ! On s'appelle Fanny et Jimmy, on a tous les deux 31 ans. Avant de partir, on vivait à Paris dans un tout petit studio. Moi, Fanny, je suis photographe et notamment assistante photographe et Jimmy est menuisier. Avant le départ, il a travaillé pour une société de livraison de repas à domicile, histoire de ne pas reprendre un job dans son secteur juste avant de partir.

Pourquoi avez-vous décidé de partir en PVT en Australie ?
On a décidé de partir en PVT en Australie parce que c'était mon rêve depuis mon adolescence. Mes parents étaient de grands voyageurs à leur époque. J'avais envie de faire un peu pareil. Au début, je voulais aller au Canada, et puis finalement, le Canada, on y est partis en vacances, on a trouvé que c'était sympa, mais sans que ça nous donne envie d'y rester longtemps pour l'instant. Du coup, mon deuxième rêve, c'était l'Australie. Au début, Jimmy ne voulait pas partir. Et puis un jour, il a entendu un podcast qui parlait d'un voyage en Australie et il m'a dit "ça a l'air trop cool, on y va". Du coup, on a mis 3 ans à vraiment se décider, parce qu'on venait chacun de trouver un bon job. De plus, il fallait qu'on finisse de payer notre appartement. Puis, on a vu que la limite d'âge était fixée à 31 ans, on s'est dit que c'était maintenant ou jamais. On a donc entamé notre premier PVT à 30 ans.
Quelle a été votre ville d'arrivée et pourquoi l'avez-vous choisie ? 
Au début, on était partis pour un an (8 mois en Australie au moins puis 1 mois et demi en Nouvelle-Zélande).
On a choisi de démarrer par Perth, tout simplement parce que Jimmy avait consulté beaucoup de sites et de blogs et qu'il était persuadé qu'on allait pouvoir suivre les saisons pour le travail, en commençant par Perth. On pensait qu'on allait parfaitement tomber au bon endroit au bon moment pour trouver du travail. Ce qui s'est avéré faux, car on était un peu trop lents. Au début, on s'est dit qu'on allait partir de Perth jusqu'à Cairns dans le sens anti-horaire (par le sud), pour ensuite aller en Tasmanie. On n'était pas intéressés par le centre, ça faisait trop de kilomètres pour voir si peu. Et au nord, on pensait qu'il n'y avait rien.
Quel a été votre itinéraire et vos grandes périodes de votre voyage ?
On a commencé à Perth où on a vécu dans un AirBNB le temps de trouver notre van (qu'on a trouvé là-bas). Ensuite, on l'a aménagé. On est partis un peu au nord, en passant par les Pinnacles, jusqu'à Jurien Bay. Ensuite, on est redescendus à Perth pour visiter la ville (on n'avait pas eu le temps de le faire lors de notre arrivée). Ensuite, on a longé la côte sud jusqu'à Albany. On est ensuite remontés jusqu'à Lake King, qui se trouve à côté de la Wave rock pour passer Noël avec des amis qu'on avait rencontrés dans notre AirBNB. On a été voir la Wave rock (c'est un peu nul, on a été déçus). Ensuite, on est redescendus à Esperance, où on a passé un peu de temps. Ensuite, on a traversé le Nullarbor puis on est descendus vers Port Lincoln avant de remonter vers Port Augusta.

Après 2 mois et demi de voyage, c'est à Port Augusta qu'on a commencé à vraiment chercher un travail. On a rencontré des jeunes Français qui nous ont conseillé de postuler dans une serre de tomates. On a attendu une semaine, la réponse était négative. Suite à un entretien avec l'agence de placement Madec, on a été orientés vers une autre serre de tomates à Malala, située au nord d'Adelaide. On nous a dit qu'on pourrait peut-être y décrocher un emploi 3-4 semaines plus tard. Du coup, on a commencé a chercher un travail dans tous les vignobles de la région d'Adelaide. Et on est tombés sur le vignoble de Ngeringa, qui nous a tout de suite proposé un job. On a travaillé trois jours. Mais comme la saison des vendanges n'avait pas encore commencé, ils n'avaient pas trop de travail pour nous. On a finalement été rappelés par la ferme de tomates où on a travaillé pendant 2 semaines. Le patron de Ngeringa nous a finalement rappelés pour venir travailler pour lui quand les vendanges ont commencé et nous y avons passé 3 mois. Au mois de mai, on est partis aux Monts Grampians, descendre la Great Ocean Road pour arriver à Melbourne. On est resté à Melbourne deux semaines suite à une panne. Après, on est allés en Tasmanie. On a trouvé un travail en 2 jours pour du pruning dans les vignes, et on est restés 2 mois au sud d'Hobart dans un vignoble biodynamique avec une très bonne équipe. Ensuite, on a visité la Tasmanie. Suite à une nouvelle panne, on a cherché de nouveau du travail, à Freycinet, pendant un mois, toujours en pruning. On a ensuite fini de visiter toute la Tasmanie. On a fait le sud, l'est et le nord.

Bruny island

On est repartis à Melbourne en octobre. Cela faisait 1 an qu'on était là. On a réussi à obtenir notre second Visa Vacances-Travail. Du coup, on a été directement à Cairns, jusqu'à Port Douglas. On est ensuite redescendus tranquillement en passant par les Whitsundays, Fraser Island, Sydney (à Noel), les Blue Mountains... Après, on est redescendus sur Melbourne (où on n'est pas restés) puis on est revenus au vignoble de Ngeringa.

Comment vous avez trouvé vos emplois ? 
Via Google et des agences de placement. On n'a pas cherché du travail en arrivant à Perth, on a commencé à en chercher un peu dans les villes du sud de la Western Australia. On a déposé des CV partout : restaurants, supermarchés. Au début, on voulait travailler dans le service, car on ne savait pas trop ce qu'on voulait faire, mais on avait un mauvais niveau d'anglais. Toutes les réponses étaient négatives.
Une fois en Australie Méridionale, à Port Lincoln, on a été voir les fermes d'huitres. On a eu quelques contacts qui n'ont pas abouti : c'était de l'arnaque, on nous proposait 15 dollars de l'heure, au black. Ça ne nous intéressait pas. On a eu des plans par des Français pour travailler dans une ferme de tomates, pour le groupe Sundrop, mais ça n'a pas abouti. Ces mêmes personnes nous ont aussi orientés vers Madec, une agence d'intérim qui fait le lien avec un certain nombre de fermes de la région et qui nous a permis de bosser un peu dans une autre ferme de tomates. Pour les vignes, on a cherché uniquement par e-mail. On a cherché toutes les adresses des vignobles sur Google et on leur a envoyé à tous le même e-mail.

En Tasmanie, on a trouvé très vite car c'était l'hiver et il n'y avait personne. C'est d'ailleurs un bon plan pour le travail : pour faire le second visa, il y a pas mal de travail en Tasmanie en hiver, notamment dans le pruning des vignes. Il vaut mieux avoir un peu d'expérience en vigne à la rigueur. Notre second boulot en Tasmanie, on l'a trouvé via Links Employment. Ça n'était pas une ferme terrible, mais c'était payé à l'heure.

Vous préfériez être payé à l'heure ?
On n'a jamais précisé dans nos recherches d'emploi qu'on souhaitait être payé à l'heure, mais toutes les propositions qu'on a acceptées étaient payées à l'heure. Ça ne nous intéressait pas de travailler au rendement, il y a trop de chance d'être mal payé et du coup, ça ne nous tentait pas. En Tasmanie par exemple, avec notre boîte d'intérim, on aurait pu travailler 3 semaines de plus, mais c'était du rendement dans une ferme de houblon et on a refusé.

Je ne voulais pas faire de rendement parce que je sais que je suis lente, et que souvent, ça reste quand même de l'arnaque, on est payé en deçà du salaire minimum.

En étant payé à l'heure, on était par contre toujours payés au salaire minimum. Ensuite, vu qu'on était sur un contrat "casual", c'était le salaire minimum + 25 %. Donc on était à 22,50 $ de l'heure et là, sur notre dernier emploi, on est à 23,19 $. [NDLR : avec un contrat "casual", vous bénéficiez d'un salaire de 25 % plus élevé puisque vous ne bénéficiez pas des congés payés ou de congés maladie].

Pouvez-vous nous parler de votre expérience dans les vendanges ?
On a découvert le travail dans les vignes en Australie, on n'en avait jamais fait en France. Notre première expérience sur le vignoble de Ngeringa nous a beaucoup plu parce que c'est un tout petit vignoble, c'est en biodynamie (un système de production agricole biologique qui respecte et intègre dans son fonctionnement les cycles de la lune, le rythme des saisons et de la nature), avec une petite équipe et une très bonne ambiance. C'est d'ailleurs ce qui nous a motivés à continuer à chercher du travail dans les vignobles : notre première expérience était très bonne, et nous voulions continuer dans cette voie.
Notre seconde expérience, c'était un peu la même chose, c'était dans un petit vignoble biodynamique en Tasmanie, avec une toute petite équipe, super cool. Et le troisième, c'était un très gros vignoble, conventionnel, c'était beaucoup moins intéressant. C'était un peu une "usine", on était très très nombreux, il n'y avait pas vraiment d'ambiance entre les salariés, on mangeait dans les voitures, dans notre coin, on ne se voyait jamais après le boulot. 

Dans les vignes, nous avons essentiellement fait des vendanges et du pruning, c'est-à-dire la taille des vignes en hiver. On a aussi fait du leaf plucking, c'est-à-dire enlever les feuilles en bas des vignes avant les vendanges pour laisser passer l'air et le soleil sur les raisins. Et ça, ça ne se fait pas tout le temps, ça se fait lors des saisons très peu ensoleillées et froides. Pendant les saisons chaudes, on en fait peu, voire pas du tout. Par exemple, pour notre deuxième année à Ngeringa, on n'a pas fait de leaf plucking parce que justement il faisait trop chaud. À la place, on a donc fait du thinning dans les vignes, c'est-à-dire une taille sélective avant les vendanges, qui consiste à laisser sur les vignes les plus belles grappes, une certaine quantité seulement, et à enlever le reste.

On a aussi fait de la pose de filets pour les oiseaux au dessus des vignes, avant les vendanges, quand les raisins commencent à bien murir et à attirer les oiseaux. On a aussi fait du rolling : une fois les vignes taillées, on entoure les branches qu'on garde autour de câbles qu'on a posés au préalable, pour guider les vignes le long des câbles.

Avez-vous essayé de travailler dans vos branches respectives ? 
À la base, non, mais le patron de Ngeringa m'a confié un travail en photographie, donc j'ai évidemment accepté. Mais sinon, on n'a jamais cherché. Pour Jimmy, on sait qu'en menuiserie, il y a de l'argent à se faire, ils recherchent des gens qualifiés, mais ce n'était pas forcément notre projet, et il fallait souvent des gens qui restaient sur des longues périodes, qui arrivaient avec leurs propres outils...
Comment vous voyagez à travers l'Australie ? 
On voyage uniquement en van, qu'on a acheté à Perth, deux semaines après notre arrivée. On a eu de la chance, on voulait un van assez gros et c'était le type de van qu'on cherchait : un Ford Transit. On voulait tenir debout dedans, cuisiner à l'intérieur, se laver à l'intérieur quand on a nulle part où se laver. Toujours pouvoir être à l'intérieur quand c'était nécessaire était un critère très important pour nous, notamment en hiver.

On l'a aménagé en une semaine environ. C'était une très bonne occasion, il n'avait que 86 000 kilomètres, on l'a acheté à des particuliers australiens. Il était globalement en très bon état, notamment au niveau mécanique. On a seulement eu un peu de travail à faire au niveau de l'aménagement. On a fait l'aménagement principal à Perth, mais on a toujours continué de l'améliorer au fur et à mesure du trajet [NDLR : l'interview a eu lieu pendant qu'ils faisaient de nouveaux rideaux pour leur van 😃]. Dès qu'on avait un endroit pour se poser, avec un peu d'outils, on essayait constamment de l'améliorer.

Rocky Cape National Park

Comment organisiez-vous votre vie quotidienne dans un van (où dormir, comment vous nourrir, comment avoir Internet, ou encore un accès à l'électricité) ?
On dormait quasi exclusivement en free camps (des camping gratuits, disponibles un peu partout en Australie, mais souvent éloignés des villes) pendant le voyage. Quand on travaille, si on peut dormir chez les fermiers, c'est bien, si on peut pas, on paye un camping quand on travaille, pour avoir un peu plus de confort, parce que c'est plus sympa. À chaque fois, on se débrouillait pour payer au maximum entre 20 et 25 dollars la nuit pour deux. On cherchait juste des endroits qui nous donnent accès à une douche chaude, une cuisine, de quoi avoir un peu de confort en sortant du boulot. En Tasmanie par exemple, on ne pouvait pas dormir sur place, il n'y avait pas de free camp à proximité, donc le choix de prendre un camping payant est venu assez naturellement. Le premier free camp était à 50 kilomètres dans la forêt, ça n'était pas vraiment envisageable.

Pour la nourriture, on essaye de ne pas manger que des noodles. On essaye de se faire vraiment à manger, on cuisine pas mal dans le van. On essaye de trouver des légumes frais. Comme on est végétariens, on n'a pas le problème de la viande. On mange beaucoup de légumes, on fait des soupes, des crêpes, des fajitas. Le midi, on mange beaucoup de sandwichs. On mange aussi quand même beaucoup de chips... Ensuite, on mange peu de pâtes et peu de riz car ça fait quand même beaucoup d'humidité dans le van. Et puis, ça prend beaucoup d'eau et de gaz. On va plutôt se faire une boîte de conserve de légumes ou encore des courgettes à la poêle, par exemple.

Pour Internet, on a un abonnement téléphonique Telstra, donc on capte plutôt bien. Ce sont les forfaits les plus chers, mais ça reste correct. Et surtout, Telstra dispose de bornes WIFI, Telstra Air, qui sont illimitées pour les clients Telstra et qu'on trouve globalement partout dans les villes.

Pour l'électricité, on a une seconde batterie, indépendante de la batterie de la voiture. Ça nous permet ainsi d'avoir un minimum d'électricité le soir. Mais si on ne roule pas, on n'a plus d'électricité, ce qui est un peu un souci pour le frigo. Mais bon, on essaye de ne pas trop acheter de produits frais, de beurre, de yaourts...

Vous avez dit que votre niveau d'anglais à l'arrivée n'etait pas très élevé, qu'en est-il après un an et demi ?
On était respectivement à 0 et 0,1. Moi, Fanny, j'avais un niveau de collège, puisque je ne suis pas allée au lycée. J'avais un anglais merdique. On était très mauvais. Je pense qu'aujourd'hui, on est quand même bien meilleurs. On s'est bien améliorés. On arrive à tenir une conversation avec un Australien en comprenant quasiment le sens de tout.
Avez-vous rencontré des difficultés lors de votre séjour en Australie ?
On n'a pas eu beaucoup de pannes, mais on en a eu une grosse panne qui nous a coûté assez cher, et qui nous a obligés à travailler plus. Ensuite, on n'a pas eu trop de difficultés, on a facilement trouvé du travail quand on en cherchait vraiment sérieusement, on aime beaucoup l'Australie, ce qu'on voit, ce qu'on y fait, les gens qu'on y rencontre. Il y a très peu de points négatifs sur l'Australie.

Ensuite, on était assez préparés, on est arrivés en Australie avec une situation financière assez confortable, ce qui nous a permis de ne pas nous soucier de trouver très rapidement du travail. C'est peut-être plus simple pour nous que pour des jeunes qui arriveraient avec très peu d'argent. La famille nous manque un peu, mais pour le reste, ça va.

Justement, qu'est-ce qui vous manque de France ?
La bouffe ! Il n'y a pas de secret, c'est la bouffe, les copains, la famille. Plein de choses nous manquent. On habite à Paris donc l'ambiance parisienne, la vie parisienne, c'est quelque chose qui nous manque un peu parce qu'on ne la retrouve pas du tout en Australie, même dans les grandes villes.

Après, par contre, il y a plein de choses qui font qu'on est super contents de rester ici. Enfin, quand on n'est pas chez des viticulteurs, le bon vin nous manque aussi (le bon vin est souvent très cher en Australie) !

On adore l'Australie, on est très heureux ici et on va être tristes de partir.

Cradle Mountain, Cradle Mountain-Lake St Clair National Park

 Aujourd'hui, quels sont vos projets ? 
À court terme, on va voyager jusqu'à Darwin. On envisage peut-être la côte Ouest par le nord si on a le temps et si on arrive à vendre le van à Darwin et qu'il nous reste du temps. Et la suite, c'est la Nouvelle-Zélande où nous allons également faire un PVT. Là-bas, on va essayer de continuer à travailler dans le vin. On ne sait pas encore trop quand on y arrivera, ni où on arrivera (on n'a pas de date, ni de billet d'avion). On sait juste qu'on doit y arriver fin août au plus tard, car on a demandé notre PVT Nouvelle-Zélande à la veille de nos 31 ans (au même moment que le 2nd visa pour l'Australie d'ailleurs) et la limite d'entrée en Nouvelle-Zélande est fin août.

Après la Nouvelle-Zélande, on envisage aussi de voyager ailleurs, peut-être après un petit passage en France. On aimerait bien quand même tenter le PVT Canada, parce que c'est 35 ans, on aimerait bien découvrir la partie Ouest du Canada. Et surtout, c'est le dernier voyage qui nous permettrait de gagner de l'argent en travaillant. Après, on sera obligés de faire des voyages plus courts, puisque financièrement, on ne pourra pas assumer et les visas / séjours autorisés comme touristes ne seront pas aussi longs.

Wineglass Bay, Freycinet National Park

Quel est votre meilleur souvenir en Australie ?
Ici, à Ngeringa, pour le travail et les gens qu'on a rencontrés. C'était la plus belle expérience de vie en Australie ! On a la chance de faire partie des backpackers qui ont trouvé un emploi où ils s'éclatent. C'était un bel endroit en plus. Il y a aussi eu Perth pour les rencontres qu'on a faites. On a eu la chance de rencontrer des gens super un peu partout. Ensuite, au niveau des sites qu'on a visités, on a adoré les Whitsundays. Mais la Tasmanie, ça reste le mieux car c'est le lieu où on a vu le plus de belles choses sur une si petite surface. C'est magnifique la Tasmanie.

On a beaucoup aimé aussi les Blue Mountains. Esperance est magnifique et le parc National Cap Legrand juste à côté est splendide.

Quels conseils donneriez-vous aux futurs PVTistes qui partiraient en Australie ? 
Le premier conseil serait d'être prêt financièrement. Pour moi, pour pouvoir profiter au max du voyage, ne pas avoir à se soucier trop trop de l'argent, c'est vraiment important. Je ne dis pas qu'il faut arriver ici avec une somme énorme, mais je dirais que pour une personne seule, venir avec 5 000 euros, c'est vraiment le minimum, pour vraiment apprécier et ne pas être dans l'urgence, surtout si c'est un premier grand voyage. Cela dépend ensuite du niveau de vie de chacun.

Mais si tu veux t'acheter une voiture, prendre le temps d'un peu voyager et pas courir après le travail sans arrêt, c'est indispensable. Ça te permet aussi d'éviter de bosser dans des entreprises qui vont te payer une misère parce que tu es en galère. Alors que si tu as un peu d'argent de côté, tu es libre de refuser ce type d'offres, et de choisir le job que tu vas faire.

En terme de boulot, il faut faire attention à ne pas se faire avoir. Et puis bien sûr, il faut profiter au maximum des gens rencontrés ici, qui sont super !

Qu'auriez-vous aimé savoir avant de partir, et que vous avez appris une fois sur place ?
On aurait peut-être dû mieux se renseigner sur les meilleures méthodes pour trouver du travail, même si on a fini par s'en sortir et trouver des bons jobs. On avait lu beaucoup de choses sur Internet, sur des blogs, sur PVTistes.net... On avait lu beaucoup d'articles, on s'était bien préparés et on savait à quoi s'attendre pour le reste, mais pas forcément pour le travail.

On a aussi été très surpris par les gens. On ne s'attendait pas à ce que les gens soient comme ça. On imaginait des Australiens proches des Américains mais ça n'a pas du tout été le cas. On avait des préjugés qui étaient totalement faux.

On a été agréablement surpris par la mentalité des Australiens, ils sont très accueillants, ils font rapidement confiance aux gens. Ils n'hésitent pas à aider quelqu'un. Un exemple bête, si un Australien voit quelqu'un sur le bord de la route, il va s'arrêter directement pour venir l'aider, ce qui ne serait pas le cas en France. C'est assez agréable de savoir que les gens sont assez cool et sont souvent prêts à t'aider.

Ici, on n'hésite pas à aller vers les gens qui habitent ici, parler avec eux, par exemple dans un pub ou autre. Ils sont super ouverts, ils sont souvent très contents de discuter avec toi. Et puis, ça permet d'obtenir de bons conseils sur l'endroit où on est, sur les visites à faire, ou même pour trouver des infos pour trouver du boulot.

Whitsundays
Photographies : ©fannydesouche

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