Partir en PVT, c’est accepter que l’on va se retrouver parfois seul et qu’il va falloir construire une toute nouvelle vie pour une année, avec de nouvelles habitudes mais aussi de nouvelles relations. Une fois le pied posé sur le sol nippon : avec qui échanger sur notre choc culturel ? À qui raconter ses déboires lors des premières démarches administratives ? Avec qui partager un bout de voyage ? 

On entend souvent « En voyage, on n’est jamais seul ». Sauf que dans le trajet de l’aéroport jusqu’à son premier logement, les doutes peuvent s’installer et on peut avoir du mal à le croire, notamment dans un pays où la barrière de la langue et les normes culturelles en termes d’amitié sont de réels obstacles pour certains. 

Se faire des amis à l’étranger est précieux. Partie intégrante du processus d’intégration dans un nouveau pays, c’est aussi un moyen de comprendre plus en profondeur sa culture et d’avoir de l’aide en cas de problèmes. L’appréciation d’un voyage passe certes par les plats que l’on goûte, les paysages que l’on admire, les nouvelles sonorités que l’on écoute, les traditions que l’on découvre, mais aussi par les rencontres qu’on y fait. 

Alors, bien sûr, ce n’est pas une science exacte et cela dépend des personnalités de chacun, mais on essaie ici de répondre à la question : comment faire des rencontres lors d’un PVT au Japon ?

Quels types de relations rechercher ?

Avant toute chose, dans la mesure où votre routine lors de votre année de PVT risque clairement d’être différente de celle des locaux (on mesure la chance qu’on a de pouvoir organiser notre emploi du temps comme bon nous semble pendant un an…), les relations que vous allez nouer peuvent différer de celles de votre pays d’origine. 

Vous pouvez d’abord vous demander quels types de relations vous recherchez. Des compagnons de voyage ? Des confidents ? Des personnes avec qui partager une bière en fin de journée ? Des partenaires de langues ? 

Aussi, souhaitez-vous rester avec des francophones ? Des pvtistes ? Des Japonais ? D’autres étrangers ? 

Selon les relations que vous souhaitez établir, les manières de rencontrer du monde seront sûrement différentes.

On pourrait croire que nouer des relations solides en PVT est difficile, puisque l’amitié semble avoir une « date de péremption » (la fin de votre visa). C’est faux ! Aujourd’hui, il est très facile de garder le contact et d’organiser toutes sortes de rencontres.

Un autre cliché qu’il faut démonter est celui qui dit qu’il est impossible de se faire des amis japonais (surtout avec un niveau de langue peu élevé). Encore une fois, c’est faux. Comme partout dans le monde, il y a toujours des personnes qui n’ont pas forcément envie de s’investir dans des relations mais aussi des personnes très sociables, qui ont envie de rencontrer du monde, et à qui les différences culturelles ne font pas peur.

Enfin, au Japon, les francophones se concentrent sur se faire des amis eux aussi francophones (logique) et japonais, et en oublient presque que c’est aussi l’occasion de rencontrer d’autres étrangers. Il y a notamment beaucoup de personnes d’origine d’Asie du Sud-Est. Voyager au Japon, c’est donc aussi une opportunité de se nouer d’amitié avec des Indonésiens, des Chinois, des Coréens, des Indiens et des Philippins, qui ont beaucoup de choses à vous partager sur leurs cultures respectives. 

Les principales difficultés lorsque l’on veut se faire des amis au Japon

1. La différence d’emploi du temps : vous risquez de rencontrer des personnes déjà insérées sur le marché de l’emploi japonais où l’on travaille beaucoup et où les heures supplémentaires sont monnaie courante. Vous qui avez du temps à tuer et aimeriez trouver quelqu’un avec qui partir en randonnée en pleine semaine, cela risque d’être compliqué. Il faut accepter que, parfois, certaines personnes n’auront pas autant de temps que vous à consacrer à votre amitié. Vous devrez probablement vous retrouver plutôt dans des cadres de verres ou repas le soir.

2. La barrière de la langue : la crainte courante de ceux qui veulent se faire des amis japonais. Alors oui, c’est un fait, proportionnellement parlant, l’anglais n’est pas une langue connue de tous (et son enseignement se focalise plutôt sur l’écrit que sur l’oral). Mais, cela ne veut pas dire que personne ne parle anglais au Japon. Plusieurs Japonais ont vécu à l’étranger et parlent anglais, et ce, dans les grandes villes mais aussi à la campagne. Et si, votre niveau d’anglais vous stresse, n’oubliez pas : l’anglais n’est la langue natale de personne ici. D’ailleurs, les ¾ des étrangers viennent de pays dont l’anglais n’est pas la langue officielle. Il n’y a donc pas de honte à faire des petites fautes de grammaire, l’essentiel étant de pouvoir se comprendre. 

3. Les différences culturelles : la définition de l’amitié est clairement subjective et dépend parfois de considérations nationales. La conception de la politesse et les manières de démontrer son affection sont propres à chacun mais aussi aux différentes cultures. Certaines choses peuvent nous paraître impolies dans notre culture d’origine mais ne le sont pas pour d’autres. Vous risquez sûrement de gaffer ou de ne pas savoir comment procéder pour exprimer vos émotions dans un contexte si différent, mais c’est normal. Restez patient, à l’écoute et ouvert d’esprit. 

Les relations au Japon : règles tacites et différences culturelles

On lit beaucoup de choses sur Internet : que les Japonais seraient timides, qu’ils n’aimeraient pas les étrangers ou au contraire, parfois, les fétichiseraient. 

Mettez de côté tous vos stéréotypes et faites-vous une opinion par vous-même. Il ne sert à rien d’avoir une vision préconçue, généralisante et essentialisante d’un pays à plus de 125 millions d’habitants. 

Cependant, on vous présente quelques différences culturelles à prendre en compte, pour éviter quelques malentendus (encore une fois, il s’agit de le prendre avec des pincettes). Voyons ce que disent les sciences sociales sur la manière dont sont considérées les relations (amicales et amoureuses) au Japon (et qui sont clairement des sources plus fiables que les stéréotypes que l’on entend un peu partout).

Le silence n’est pas un problème dans une relation.

On peut tout à fait traîner avec quelqu’un sans dire un mot. D’ailleurs, des études ont montré que les Japonais décrivent davantage de situations comme « bruyantes » (avec une vision péjorative du terme) en comparaison de d’autres nationalités.

Les Japonais ont tendance à faire beaucoup de compliments sur le travail effectué et sur l’apparence.

Une étude a dévoilé que les adjectifs les plus utilisés par les Japonais dans le cadre de compliments étaient « ii » (bien), « sugoi » (formidable), « kirei » (beau / propre) et « kawaii » (mignon / beau).

La vie privée est très importante pour les Japonais.

Cela est lié à la distinction entre l’uchi (内, l’intérieur) et le soto (外, l’extérieur). On ne laisse pas n’importe qui entrer dans son uchi, son cercle privé, sa zone de confort, qui est rassurante. Comprendre cette distinction est fondamental pour saisir les normes implicites dans les relations. 

Par exemple, beaucoup de Japonais ne sortent qu’avec les mêmes cercles proches, et souvent avec des amis d’enfance. 

Cela se donne aussi à voir dans la grammaire japonaise avec ses différentes formes : le japonais honorifique (keigo) ou le japonais poli (la forme en –masu, le teinogo) s’utilisent différemment selon son interlocuteur. Un autre exemple : il existe un mot spécifique pour dire « mon père » (父, Chichi) qui est différent du mot « père » en général (お父さん, o-tō-san), consacrant une différence de vocabulaire entre le cercle familial et l’extérieur. 

L’importance accordée à la vie privée rejoint également le cliché qui dit que les Japonais seraient extrêmement timides. En fait, la société est pensée dans son ensemble pour conserver sa vie privée : les fenêtres des appartements sont construites de telle sorte qu’on ne voit pas à l’intérieur ou encore il est impoli de poser des questions trop insistantes sur l’intimité de chacun. Ne soyez donc pas surpris si un Japonais ne vous invite pas directement chez lui.

Les Japonais seraient moins démonstratifs concernant leurs sentiments.

Se tenir la main est assez banal mais c’est vrai qu’on ne voit pas vraiment de couples s’embrasser dans la rue. Certains élèves de primaire relatent aussi n’avoir jamais vu leurs parents s’embrasser. 

Le groupe tient une place importante dans la société japonaise.

C’est ce que décrit le terme « shūdan’ishiki » (集団意識) : l’harmonie du groupe passe avant les besoins individuels. Un exemple marquant : seuls 8 % des Japonais déclarent qu’ils maintiendraient leur propre opinion, même si cela signifiait se brouiller avec le reste du groupe. La solidarité est donc très importante et la responsabilité est souvent endossée collectivement (notamment, dans le cadre du travail). 

C’est pour cela que le psychologue Takeo Doi décrit les relations interpersonnelles au Japon comme dépendantes des unes des autres au travers du concept de « amae » (= la dépendance, l’indulgence mutuelle concernant la faiblesse d’autrui).

On se fait beaucoup de cadeaux.

Le concept de « giri » (義理) désigne le sentiment et le comportement à l’égard des personnes envers lesquelles on est redevables. On doit leur exprimer une gratitude. Peut-être un peu par pression sociale, mais aussi pour maintenir une forme d’harmonie. Cela passe donc par des cadeaux. Cette culture du cadeau est telle qu’on rapporte même des omiyage (des souvenirs) à ses collègues à chaque fois que l’on part en voyage.

On matérialise les relations par des photographies.

Au Japon, on chérit les bons moments passés à plusieurs et il est très courant de prendre des photos. Même si l’on n’est pas proche de la personne, le fait d’avoir partagé un moment ensemble s’immortalise couramment par une photo de groupe.

Il existe des différences culturelles dans l’approche des relations sociales selon les régions du Japon.

Le pays du Soleil-Levant étant très étendu, on pourrait presque considérer qu’il existe différentes cultures à l’intérieur de la culture nationale.

On oppose souvent les habitants de Tokyo et du Kanto qui seraient « occupés », « formels » et  « froids » à ceux d’Osaka et du Kansai qui seraient plus « joyeux », « indépendants » et « expressifs ». Ces stéréotypes et cette binarité viendraient de l’histoire même du Japon. Par exemple, la classe sociale des samouraïs était basée à Tokyo et se devait de respecter un très grand nombre de règles. L’obéissance et le sang-froid étaient de rigueur. 

Quelques derniers conseils si vous voulez vous nouer d’amitié avec des Japonais : 

  • Prévoyez vos rencontres à l’avance. Les employés étant généralement assez occupés, il est clairement difficile d’avoir des plans de dernière minute.
  • Prenez en compte que l’humour dépend aussi des cultures. Par exemple, on fait beaucoup moins de sarcasme qu’en France et on apprécie le comique de situation.
  • Ne soyez pas dans les clichés : NON ce n’est pas parce qu’une personne est japonaise qu’elle a la même passion que vous pour les mangas et les animés.
  • Prenez le temps d’entretenir les relations

8 lieux et manières pour rencontrer des gens au Japon

Point important : au Japon, pour garder contact on utilise l’application « Line ». On risque souvent de vous demander de transmettre votre QR Code Line. Pensez à télécharger l’application pour faciliter votre vie sociale (et parfois professionnelle) sur place. 

1. Dans des associations

Il en existe de toutes sortes : des associations sportives, des associations professionnelles, des associations culturelles, etc. 

L’ambassade de France a fait une liste de l’ensemble des associations françaises au Japon que vous pouvez consulter ici. Pour la petite digression, amis bretons, sachez qu’il existe une association (Bretons du Japon) spécialement dédiée à la représentation de votre beau patrimoine au pays du Soleil-levant.

Concernant les associations professionnelles, il existe (sur Tokyo) : 

Pour les sportifs, retrouvez ici une liste des associations sportives « foreigner-friendly » à Tokyo et ses alentours et ici une liste des différents groupes pour rencontrer des personnes ayant une passion sportive commune.

Pour les sorties culturelles, pensez à suivre l’actualité de l’ensemble du réseau culturel français au Japon. Ses 4 Alliances Françaises (Sapporo, Sendai, Aichi et Tokushima), son Institut Français (à Tokyo) et ses antennes (Yokohama, Osaka, Kyoto, Fukuoka, Naha) ou encore la Villa Kujoyama à Kyoto (résidence artistique) proposent régulièrement des sorties et évènements culturels.

Une dernière association à suivre est l’Association des Français au Japon. Elle organise chaque mois des cafés pour accueillir les nouveaux arrivants au Japon, mais aussi plein d’événements (ascension du Mont Fuji, soirées jeux de société, fête de la francophonie, randonnées, etc.) et ateliers (apprentissage de la cérémonie du thé, cours de cuisine traditionnelle, de yoga, de calligraphie, etc.).

Une chose importante à savoir : la communauté francophone au Japon est très solidaire. Il s’agit d’un petit monde où beaucoup se connaissent. N’hésitez pas à entrer en contact avec celle-ci si vous rencontrez la moindre difficulté (administrative, d’intégration, etc). Il y aura toujours quelqu’un pour vous venir en aide.

2. Au travail

On pourrait croire au premier abord qu’il est impossible de nouer des amitiés avec ses collègues, tant le rythme et la culture du travail japonais ne laisseraient pas vraiment le temps à des discussions informelles. 

En réalité, il est assez rare en PVT que vous trouviez un emploi « sérieux » / « de bureau » à temps plein, de type CDI. Vous allez probablement avoir des petits boulots, les « baitos«  où vous serez à temps partiel. Le profil des Japonais dans ce type d’emplois est assez spécifique : mère de famille, personnes âgées mais aussi étudiants et personnes plus ou moins en vadrouille comme vous. Ces derniers profils sont des gens flexibles, sur qui le poids des contraintes professionnelles pèse moins. Vous avez donc plus de chance de pouvoir passer des moments avec eux après le travail. En plus, c’est un excellent moyen pour rencontrer des Japonais.

Pour les personnes en télétravail, il existe aussi beaucoup d’espaces de coworking (souvent payants) mais aussi des cafés, où vous pourrez nouer des contacts avec des travailleurs dans la même situation que vous. On en parle dans le forum Où faire du télétravail au Japon ?

3. Dans des événements et des soirées

Cela rejoint la partie sur les associations, mais ces dernières organisent souvent des événements réunissant beaucoup d’expatriés.

De plus, certains bars et boîtes de nuit sont réputés pour être les lieux privilégiés des rencontres entre étrangers. Chaque ville a ses petites adresses où il est facile de croiser du monde. Il serait trop long de les énumérer mais testez des lieux et laissez-vous guider selon les recommandations de chacun.

Le Japon ayant une culture de la fête assez tournée vers les sorties au bar, il n’est pas rare au fil de la soirée de sympathiser avec ses voisins de comptoir. N’hésitez pas à échanger vos identifiants Line ou Instagram pour peut-être vous revoir par la suite.

4. Dans des cours de langue

Le contexte scolaire est propice à faire de nouvelles rencontres. Que vous soyez en école de langues, élève de professeur particulier ou membre d’un groupe de discussion, pensez à garder le contact avec vos rencontres faites sur place.

Pour les échanges linguistiques, il existe : 

5. Via des groupes Facebook

Si vous êtes sur l’un des nombreux groupes Facebook à destination des étrangers et des francophones au Japon, vous avez sûrement déjà dû voir passer des annonces du style « Hello, je suis dans cette ville japonaise, de telle date à telle date. Si quelqu’un veut venir visiter telle chose avec moi, n’hésitez pas à me contacter ». 

Rappelez-vous que vous n’êtes pas seul à la recherche de compagnons de voyage. Plein d’autres pvtistes et voyageurs n’attendent que vous pour répondre à leur invitation (ou alors pour répondre à la vôtre).

Notre groupe Facebook dédié aux pvtistes au Japon : pvtistes / Français au Japon.

6. Sur des applications

Le marché des applications de rencontres amoureuses s’est diversifié et nombreuses sont celles qui ont ajouté l’option « rencontrer des amis » à côté de celle permettant de trouver l’amour. 

Tinder mais aussi Bumble sont des applications assez répandues pour tous types de prises de contact (et oui, c’est possible de faire des rencontres purement amicales sur ces applications). 

L’application Meetup est aussi populaire pour participer à des événements dans un lieu donné avec d’autres utilisateurs. Il existe plusieurs groupes Meetup auxquels vous pouvez adhérer selon vos centres d’intérêts (par exemple entre sportifs ou entre freelances). Des rencontres seront proposées près de votre localisation et vous n’aurez plus qu’à vous y inscrire gratuitement.

7. En voyage

Pour rencontrer des personnes du monde entier et écouter des histoires de voyage insolites à n’en plus finir, pensez aux auberges de jeunesse. Le microcosme des voyageurs qui s’y trouvent ont le contact facile et vous trouverez aisément des compagnons de voyage. 

En plus, au Japon, contrairement à d’autres pays, beaucoup de locaux vivent dans des auberges de jeunesse car c’est économiquement plus intéressant pour eux.

Vous ne serez donc pas confronté qu’à des internationaux et pourrez nouer des liens avec des Japonais (c’est le cas aussi dans les share houses).

Le counchsurfing et le volontariat / wwoofing sont aussi d’excellent moyen de rencontrer des locaux et de partager avec eux leur quotidien.

8. Par hasard

Dernier petit conseil qui ne parlera sûrement pas à tout le monde, mais, il est possible de se faire des amis tout simplement en se baladant. 

Au Japon, les activités ludiques et sportives se font traditionnellement dans les grands parcs et il est courant de voir des groupes de personnes faire du sport, du dessin, de la danse ou même du chant dans les jardins publics. 

Cela peut peut-être nous paraître étrange mais, d’expérience de pvtistes, vous pouvez, lorsque vous voyez un de ces groupes, demander à les rejoindre pour pratiquer leur activité ensemble. Personne ne refuse en général et les gens sont même contents de cette prise d’initiative. 

Aussi, les Japonais adorant les chiens, il est assez facile d’aborder des locaux lors de leur balade avec leur animal de compagnie.

Entre les activités ou les questions / compliments sur les animaux, vous avez de multiples sujets de conversation pour briser la glace et échanger des contacts Line à la fin de votre conversation si le courant passe bien.

Pour conclure, n’hésitez pas à sortir de votre zone de confort. Il est tout à fait possible de nouer de nombreuses relations et de tous types au Japon. Les amitiés, qu’elles soient éphémères pendant un séjour en auberge de jeunesse ou durable dans le cadre du travail ou d’un échange de langue, sont aussi ce qui fait la beauté du PVT. 

Même si vous pouvez peut-être parfois vous sentir seul, n’oubliez pas que vous n’êtes pas l’unique étranger fraîchement débarqué au Japon et que plein de gens dans votre cas n’attendent que de rencontrer de nouvelles personnes !

Camille

Après un premier voyage au Japon, j'ai tenté l'aventure PVT en m'installant plusieurs mois à Tokyo ! Entre petits boulots dans la capitale et voyages dans tout le pays, cette année a été plus qu'enrichissante et je partage désormais ce que j'aurais aimé savoir avant mon départ. :)

After my first trip to Japan, I chose the visa PVT to settle in Tokyo for several months! Between odd jobs in the capital and travels all over the country, this year has been more than rewarding, and now I'm sharing what I wish I'd known before I left France. :)

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