Edouard : de la Nouvelle-Zélande aux Îles des Antipodes en voilier

Date de publication : 24-06-2022

Auteur

Pamela

Un voyage au bout du monde, ça vous dit ? Edouard a vécu une aventure des plus incroyables… un périple en voilier de la Nouvelle-Zélande jusqu’aux Îles des Antipodes. Son aventure a duré 5 jours. 5 jours qui sont ancrés dans sa mémoire et qu’il a décidé de partager avec nous.

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Le voyage en Nouvelle-Zélande

Je m’appelle Edouard, j’ai 27 ans et je viens de Lausanne, en Suisse. Quand j’avais 20 ans, j’ai réalisé un Visa Vacances-Travail en Australie, avant d’en faire un en Nouvelle-Zélande il y a 4 ans. J’ai tellement adoré la Nouvelle-Zélande que j’ai tenté d’y rester aussi longtemps que je le pouvais.

Pendant mon voyage en Nouvelle-Zélande, j’ai parcouru les 2 îles, marché le Te Araroa sur l’Île-du-Sud, et fait de nombreux jobs allant de professionnel du vin (ma profession) à la coupe de pins dans les montagnes, en passant par par la fameuse cueillette de fruits (kiwis et cerises).

Quitter la Nouvelle-Zélande

Alors que mon séjour en Nouvelle-Zélande arrivait à sa fin, j’avais l’intention de rejoindre l’Australie en bateau avant de faire du stop jusqu’en Europe.

À ce moment, je me demandais si j’étais capable de tenir dans un petit bateau pour faire une grande traversée de l’océan (je mesure 1,90 m). J’ai donc discuté de l’idée avec des amis. Il s’est avéré que j’avais un ami qui travaillait pour DOC (Department of Conservation) et qui connaissait une équipe qui partait en mission de conservation dans les Îles des Antipodes avec une place libre sur le bateau. J’ai donc décidé de leur demander de rejoindre l’équipage de cette mission, et ils ont accepté.

L’expédition vers les Îles des Antipodes

Les Îles des Antipodes

Les Îles des Antipodes sont de très petites îles subantarctiques où le tout-puissant albatros vient faire son nid pendant la saison. Ces îles sont cruciales pour la survie de l’espèce. C’est pourquoi elles constituent une réserve marine et naturelle. Vous devez obtenir un permis spécial du gouvernement néo-zélandais pour vous y rendre et vous promener sur l’île. Environ 10 personnes ont la possibilité de mettre le pied sur les îles chaque année et j’ai eu la chance d’en faire partie !

La mission de conservation

Chaque année, deux ornithologues réputés (ils sont d’ailleurs mariés l’un à l’autre) se rendent sur l’île à la période de Noël et y passent deux mois seuls. Ils font ce voyage depuis environ 10 ou 15 ans et n’ont pas l’intention de s’arrêter. Toutefois, cette année, ils n’étaient pas seuls. Une équipe de tournage de la BBC était présente au même moment pour réaliser un documentaire sur les albatros. La mission consistait donc à atteindre les îles aussi vite que possible grâce à l’EVOHE, un bateau d’expédition, pour embarquer tout le matériel dans le bateau avant de repartir aussi vite que nous étions arrivés.

Le voyage

Depuis Queenstown, je me suis rendu à Invercargill, la ville la plus au sud de la Nouvelle-Zélande. Là, j’ai rencontré le capitaine et l’équipage. Comme la mission était simple, nous sommes partis tôt le matin. Le bateau avait un moteur et quelques voiles. Nous avons donc pris la direction des Îles des Antipodes, le moteur à pleine puissance et nous avons mis deux voiles dans l’espoir de prendre un peu de vent pour aller plus vite.

Le voyage vers les îles a duré 3 jours. Pendant ce temps, nous devions chacun monter la garde de jour comme de nuit pour nous assurer que nous n’allions pas heurter de bateau. Je me suis vu confier la surveillance de minuit à 4 h avec un autre membre de l’équipage. Cette garde était en fait la plus difficile car il fait très sombre et tout ce que vous aimeriez faire, c’est dormir. Mais vous devez rester éveillé, au cas où vous croiseriez un bateau. C’est la règle numéro 1 !

Le trajet était très calme, en fait le plus calme que le capitaine ait jamais vu dans l’océan. Il est normalement venteux et très agité, mais comme vous pouvez le voir sur les photos, il n’y avait pas de vent, ce qui rendait l’eau presque immobile. C’était incroyable de voir à quel point c’était calme comparé à ce que j’avais imaginé avant de partir. Des oiseaux de mer tels que des albatros, des pétrels et des fous de Bassan volaient autour du bateau. C’était un ballet magnifique et tranquille dont je me souviendrai toujours.

La nuit du 3ème jour de croisière dans cette eau incroyablement calme, nous sommes arrivés devant l’île, avons jeté l’ancre et sommes allés dormir car nous avions une grosse journée à venir.

Les moments sur l’île

À notre réveil, nous avons mis le canot à la mer et placé le moteur. Après cela, j’ai commencé à préparer le déjeuner et le dîner à venir. Nous ne savions pas combien de temps il nous faudrait pour tout transporter de l’île au bateau, d’autant plus qu’ils essayaient une nouvelle technique pour charger le matériel en utilisant une renarde volante qui menait directement à l’eau. Heureusement pour nous, le temps était encore parfait et le nouveau système mis en place a parfaitement fonctionné ce qui nous a permis de terminer en début d’après-midi.

Le capitaine nous a laissé, moi et les autres membres de l’équipage, débarquer sur l’île pour la découvrir pendant quelques heures. Je suis arrivé sur la terre ferme et je n’arrivais pas à croire où j’étais. À la minute où nous sommes arrivés, la faune était partout ! Les pingouins et les phoques étaient là. Nous avons rencontré les ornithologues et l’équipe de la BBC. Puis, nous sommes partis en exploration.

Ces îles volcaniques étaient absolument incroyables ! La faune était partout et j’ai pu voir la perruche la plus rare au monde, de si beaux oiseaux. Après avoir pris un peu d’altitude, nous avons vu les albatros en train de nicher et certains volaient juste au-dessus de nos têtes. J’aurais aimé pouvoir passer quelques jours sur cette île, mais malheureusement nous n’avons pas pu rester trop longtemps. Après une heure environ à profiter de cette chance nous avons dû retourner et nous préparer à partir.

Sur le chemin du départ pour rejoindre le canot pneumatique, nous avons eu une autre surprise. À cause de la marée, nous avons dû prendre le bateau pour aller à un autre endroit de l’île. Cela signifiait traverser une colonie de pingouins. C’était incroyable de voir ces pingouins sauvages si près de nous ! Je me suis sentie très chanceux une fois de plus. Je pense que les photos parlent d’elles-mêmes.

De retour sur le bateau, nous avons navigué aussi tôt que possible et avons mangé et discuté de ce que nous avions vécu. Le retour ne nous a pris que deux jours car le vent était très fort. La plupart des membres de l’équipage avaient le mal de mer à cause de la forte houle et il ne s’est pas passé grand-chose.

De retour sur le continent, il m’a fallu quelques jours pour vraiment comprendre ce que j’avais vécu et me rendre compte que je quittais ce pays incroyable.

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