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N’acceptez pas votre invitation pour le PVT Canada si…

N'acceptez pas votre invitation pour le PVT Canada si...
Résumé de l'article
- Une fois la lettre d’introduction obtenue, vous avez 12 mois pour partir.
- Si vous ne partez pas, le PVT est perdu (mais vous pouvez retenter votre chance).
- Valider son PVT trop tôt peut coûter cher en temps et en argent.
- Si vous n’êtes pas prêt, refuser l’invitation est souvent la meilleure option.

Une fois les rondes d’invitations d’une saison EIC lancées, beaucoup d’entre vous se réjouissent de recevoir une invitation à présenter une demande de PVT Canada. Être tiré au sort est souvent vécu comme une victoire… mais c’est aussi une étape qui engage.

Avec cet article, on souhaite attirer votre attention sur deux situations fréquentes, souvent sous-estimées au moment de l’invitation :

  • les PVT Canada non utilisés ;
  • les PVT Canada demandés trop tôt.
  • Dans les deux cas, les conséquences peuvent être importantes, surtout si vous ne pouvez pas partir au Canada dans les 12 à 14 mois suivant votre invitation.

    PVT Canada : comprendre le délai de 12 mois

    La règle de base

    À partir de la réception de votre lettre de correspondance (ou lettre d’introduction), qui confirme l’approbation de votre permis de travail, vous disposez de 12 mois pour entrer au Canada et valider votre PVT.

    Pourquoi parle-t-on parfois de 12/13/14 mois ?

    Entre :

    • l’acceptation de l’invitation,
    • le dépôt de la demande et le paiement des frais,
    • la collecte des données biométriques,
    • et le traitement par les autorités canadiennes,

    il peut s’écouler un à trois mois avant de recevoir la lettre d’introduction. C’est pour cette raison que l’on parle souvent de 12 à 14 mois entre l’invitation à présenter une demander et le départ réel au Canada.

    Que se passe-t-il si vous ne partez pas dans les délais ?

    Lorsqu’un candidat obtient une lettre d’introduction mais ne peut ou ne souhaite pas partir avant sa date de validité, deux options s’offrent à lui.

    Option 1 : ne pas valider son PVT (PVT non utilisé)

    Depuis un changement entré en vigueur en 2023, si vous obtenez une lettre d’introduction (ou avez obtenu, même il y a longtemps) mais ne partez pas valider votre PVT au Canada dans les 12 mois :

    • vous n’êtes pas considéré comme un participant au PVT ;
    • vous pouvez retenter votre chance plus tard, tant que vous n’aurez pas dépassé l’âge limite du PVT Canada.

    En revanche :

    • les frais de demande ne sont pas remboursés ;
    • rien ne garantit que vous obtiendrez une nouvelle invitation à l’avenir.

    Option 2 : faire un aller-retour pour valider son PVT

    Pour éviter de “perdre” leur PVT, certains candidats choisissent de partir au Canada pour valider leur PVT dans les 12 mois, puis rentrer dans leur pays d’origine, avant de revenir plus tard s’installer réellement. Cette solution permet de conserver son PVT, mais elle a plusieurs conséquences importantes.

    Le coût d’un billet d’avion aller-retour

    Vous payez le prix d’un billet aller-retour juste pour aller valider votre PVT. Alors bien sûr, vous pouvez en profiter pour prendre quelques jours de vacances, mais vous auriez pu économiser cet argent, qui aurait pu vous servir plus tard.

    Du temps perdu sur la durée du PVT

    Tout le temps que vous passerez dans votre pays d’origine (après la validation de votre PVT) sera du temps perdu sur la durée de votre PVT. Ce temps pourrait pourtant être précieux. D’une part, pour profiter de votre séjour au Canada. Et d’autre part, si vous envisagez de vous installer au Canada de façon permanente, vous manquerez peut-être de temps pour acquérir une expérience professionnelle suffisante au Canada, qui pourrait vous permettre d’être éligible à l’un des programmes de résidence permanente.

    Le problème de l’assurance

    Pour valider un PVT Canada, il faut souscrire, avant son départ, une assurance de la durée totale du séjour. Il est important d’avoir en tête que la durée du contrat d’assurance = la durée du permis de travail. Concrètement, si vous souhaitez un PVT de 24 mois, vous devez souscrire 24 mois d’assurance ; si vous ne souscrivez que 6 mois d’assurance par exemple, votre permis sera limité à 6 mois, sans possibilité de modification ultérieure.

    Si vous validez votre PVT puis repartez plusieurs mois hors du Canada, vous aurez donc payé une assurance pendant une période où vous n’êtes pas sur place.

    Refuser une invitation : une option à ne pas écarter

    Refuser une invitation à présenter une demande de PVT Canada est tout à fait autorisé et :

    • cela n’a aucune conséquence négative sur vos futures candidatures ;
    • si vous refusez dans les 10 jours, vous retournez automatiquement dans le bassin de candidats.

    Vous conservez alors exactement les mêmes chances que les autres candidats encore présents dans le bassin.

    Le cas particulier de l’âge limite

    Si vous approchez de l’âge limite du PVT Canada (35 ans pour les Français, 30 ans pour les Belges), la réflexion est différente.

    Dans ce cas, il peut être préférable de perdre quelques mois de PVT plutôt que de risquer de ne plus être éligible du tout.

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(53) Commentaires

Do I |

Merci pour cet article ! Ca fait bien longtemps que je le dis tout haut et tout le monde me regarde avec des grands yeux quand je dis ça. Mais ça me fait mal au coeur car cette année j’ai rencontré 3 personnes qui ont « jeté » leur PVT par la fenêtre…

Anne I |

Très belle tribune, qui résume bien tous les enjeux qu’on oublie un peu en acceptant d’un simple clic une invitation… J’ajouterais un dernier point: n’hésitez pas à jouer sur les délais d’acceptation/de soumission pour prendre le temps de la réflexion si vous hésitez. On peut s’inscrire au tirage au sort sans (plus) trop y croire, ou on fait d’autres projets en attendant… et quand l’invitation tombe ça chamboule et ça demande un peu de temps pour digérer et prendre la décision d’accepter ou non finalement. Vous avez 10 jours pour commencer à remplir le dossier, puis 20 jours pour le soumettre, autant en profiter si besoin !

Marie I |

Tout à fait, excellente remarque Anne !!!