Loïs : obtenir la RP, rénover un bus et partir sur les routes du Canada !

Date de publication : 03-12-2020

Localisation

Québec, QC, Canada

Profession

Cuisinier

Dernier diplôme obtenu

BTS

Loïs est parti au Canada avec un permis Jeune Professionnel. Aujourd’hui, il est résident permanent, a acheté et aménagé un bus scolaire et prévoit d’explorer le pays.

pvtistes : Salut Loïs ! Peux-tu te présenter ?
Loïs : Je m’appelle Loïs, j’ai 25 ans, je viens de Bordeaux, je suis chef cuisinier, j’ai fait mes études en France, un baccalauréat en Hôtellerie/Restauration et un BTS en HR. Je suis venu habiter seul au Canada pour découvrir le pays et travailler dans une cuisine.
Lois Canada bus
pvtistes : Tu es parti au Canada en 2016 avec un permis Jeune Professionnel. Pourquoi cette destination ?
Loïs : Pendant mon BTS, j’ai eu un stage à faire et mon école avait un partenariat avec un hôtel/restaurant au Québec et offrait des places pour travailler, j’ai donc passé 4 mois là-bas. Pendant ces 4 mois je suis littéralement tombé amoureux du pays, de la culture et du mode de vie. Je voulais donc absolument y retourner. J’ai étudié les possibilités de permis de travail et grâce à pvtistes.net j’ai trouvé ce qu’il me fallait.

J’ai donc postulé pour un PVT et un permis Jeune Professionnel, sachant que j’avais des contacts au Canada qui me permettaient de m’engager avec un restaurant. L’invitation pour le permis Jeune professionnel est arrivée la première, après 2 mois d’attente.
pvtistes : Quel était ton emploi et comment s’est passée cette expérience ?
Loïs : Je suis arrivé en tant que Commis de cuisine dans un restaurant italien du Vieux-Québec. J’ai rapidement évolué et tourné sur tous les postes de la cuisine, que ce soit garde-manger, pizza, grill, entremets… Après quelques mois de travail, je suis passé responsable et enfin sous-chef de cuisine…

J’avais déjà une expérience de 4 mois au Québec donc je savais plus ou moins à quoi m’attendre. Ce qui m’a le plus frappé en commençant c’était le fait de ne plus travailler en coupures mais avoir des shifts de jour ou de soir ce qui me laissait beaucoup de temps pour découvrir la ville et ses environs.
De plus, chaque heure travaillée est rémunérée (ce qui était rarement le cas en France), je gagnais donc autant d’argent en travaillant deux fois moins…

Cependant, le métier de cuisinier est un petit peu moins valorisé qu’en France car il y a moins de formations et le métier est facilement accessible sur le tas à cause d’un gros manque de main-d’œuvre. Les cuisiniers français et diplomés peuvent trouver une job plus rapidement, avec un meilleur salaire.
pvtistes : As-tu des conseils pour les futurs pvtistes cuisiniers qui aimeraient pratiquer leur métier au Canada ?
Loïs : Arriver dans un nouveau pays avec des coutumes et un mode de vie différents, c’est savoir s’adapter au milieu et apprendre tout ce qu’il y a à apprendre, repartir de 0 pour s’intégrer plus rapidement. C’est un merveilleux pays d’opportunités pour le métier de cuisinier, avec des possibilités d’évolution incroyables donc une personne humble et passionnée saura y trouver assez facilement sa place.
pvtistes : Tu as ensuite demandé ta résidence permanente au Québec. Peux-tu nous parler de tes démarches ?
Loïs : Je suis donc arrivé en 2016 au Canada et je viens de recevoir ma résidence permanente il y a quelques jours, en novembre 2020. Après 2 ans en permis Jeune professionnel, j’ai continué sur le certificat de sélection du Québec (CSQ) qui m’a permis de continuer à travailler pendant 2 autres années rattaché à un employeur.

J’ai fait ma demande de résidence permanente un peu avant le début de mon CSQ, cela aura pris 2 ans et 1 mois pour l’obtenir. Le processus est bien expliqué et facile à réaliser mais il faut y consacrer beaucoup de temps et d’argent. Il y a beaucoup de documents à envoyer, la procédure du CSQ et résidence permanente est relativement la même mais le CSQ est bien plus rapide à obtenir (15 jours pour moi).
pvtistes : Qu’est-ce qui t’a poussé à demander ta résidence permanente au Canada ?
Loïs : Après les 4 mois que j’avais passés en stage au Canada, je savais déjà que c’était ici que je voulais vivre. J’y ai rapidement trouvé ma place et vu des objectifs de vie. Le mode de vie et l’atmosphère ici me correspondaient plus qu’en France. De plus, la RP me permet enfin de pouvoir travailler où je veux, après 4 ans rattaché par un permis fermé cela donne énormément de perspectives et liberté.
pvtistes : L’an dernier, tu t’es lancé dans un beau projet et tu as acheté un bus scolaire… Tu nous racontes ?
Loïs : Malgré les beaux aspects que j’ai énumérés tantôt, la restauration reste un milieu très dur physiquement et mentalement. Comme je travaillais dans un restaurant du Vieux-Québec, on était complets pratiquement tout le temps grâce au tourisme, je travaillais donc beaucoup et faisais beaucoup d’heures (toujours toutes payées). Après 4 ans à travailler 70 heures par semaine dans un sous-sol d’une cuisine, de 8 h du matin à 23 h, 6 jours sur 7, à ne presque jamais voir la lumière… J’ai fini par aspirer à quelque chose de différent et de plus sain. Mon rêve en venant ici était de découvrir ce magnifique pays et finalement je n’avais pratiquement rien visité.

J’ai donc décidé de démissionner et d’acheter un bus scolaire, de le transformer complètement en maison roulante et de partir à la découverte du Canada et de toutes ses provinces.

Le but est de voyager pour découvrir le pays mais surtout d’y découvrir les terroirs gastronomiques et travailler tous ces produits pour les servir dans mon bus à des clients. J’ai une table pouvant accueillir 6 convives pour faire à manger dans de beaux endroits (face aux Rocheuses, en bordure d’océan, de lac…), créer mon propre restaurant ambulant et vivre de ma passion tout en voyageant.
Lois Canada bus
pvtistes : As-tu rencontré des difficultés dans la transformation de ce bus ?
Loïs : Bien entendu j’ai eu plein de problèmes, sachant que j’ai fait la transformation moi-même ce fut une énorme tâche… Se construire sa propre maison, ce n’est pas rien, mais grâce à beaucoup de vidéos YouTube, de la débrouillardise, de la patience, de la persévérance, et des milliers d’heures de travail et de casse-tête, le résultat est plus que satisfaisant.
Lois Canada bus
pvtistes : Où comptes-tu te rendre avec ce bus ?
Loïs : Au début je commence par le Québec, faire le tour, en long en large et en travers de cette province qui fait à elle seule 3 fois la taille de la France. À partir de janvier 2021, je veux me rendre dans l’Ouest du Canada pour aller faire du snowboard dans les Rocheuses. À vraiment long terme on verra mais le rêve ultime serait quand même de faire traverser mon bus vers l’Europe pour l’emmener chez mes parents.
pvtistes : Quels conseils donnerais-tu à un futur pvtiste au Canada ?
Loïs : De ne pas lâcher. Immigrer dans un pays est une tâche énorme et incroyable mais la récompense en vaut vraiment la peine. De loin ça peut paraitre difficile à faire mais avec les moyens qu’on a aujourd’hui tout le monde peut avoir la chance de venir au Québec. Même si c’est juste pour 2 ans ce sera sûrement les 2 années qui vont t’ouvrir le plus l’esprit de toute ta vie, profites-en et essaye d’en faire le maximum.
pvtistes : Quels sont tes plans pour les mois à venir, avec la pandémie ?
Loïs : Au Québec on a la chance d’avoir de grands espaces reculés et pas trop peuplés donc le but est d’aller m’isoler un petit peu loin des grandes villes et profiter de la nature.

Merci Loïs pour tes réponses !

Suivez ses aventures et retrouvez plus de photos de son superbe bus aménagé sur Facebook, YouTube et Instagram !

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