Marina : serial pvtiste et désormais résidente permanente au Canada

Article publié le 02-10-2019.

Marinamunoz

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  • Localisation Disraeli, QC, Canada

À lire : un recueil d’entretiens de pvtistes partageant avec vous leurs expériences et leurs états d’âme. Plus d'infos...

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Marina est une serial pvtiste (Australie, Nouvelle-Zélande, Canada), désormais résidente permanente au Canada. D'aide-soignante à directrice de résidence pour personnes déficientes, elle nous raconte son parcours.

Bonjour Marina ! Peux-tu te présenter ?
Alors moi c’est Marina, j’ai 37 ans et je suis originaire d’Amiens, dans la Somme. Je suis aide-soignante de métier, et passionnée de voyages et de découvertes !
Marina serial pvtistes Australie Nouvelle-Zelande Canada
Tu es partie il y a 10 ans en PVT Australie. Tu nous racontes ?
Depuis toute petite, l’Australie m’attirait. Ce pays détaché et isolé du reste du monde, sans aucune frontière terrestre… Tu sais, quand tu regardes la carte, tu te dis « ils sont bien là, dans leur petit coin, loin de tout ce qui se passe ailleurs et on n’entend jamais parler d’eux ! ». C’était un peu ça mon image du pays…
En 2007, j’entends parler du PVT, et là je me décide à franchir le pas. Je venais de me séparer, j’ai donc rendu mon appart, j’ai démissionné de mon travail et je me suis lancée malgré un niveau d’anglais en-dessous de zéro ! J’ai finalement rencontré des gens extraordinaires de partout dans le monde, et ça a littéralement changé ma vie ! J’ai également travaillé dans toutes sortes de domaines : de l’agriculture à la restauration, en passant par les vignes… Avec cette expérience, l’image que je me faisais du pays s’est confirmée.
Tu as enchaîné avec un PVT en Nouvelle-Zélande. Comment s’est-il passé ?
Après mes deux ans passés en Australie, le retour en France a été difficile. Avec mes amies, nous n’étions plus sur la même longueur d’onde, je n’avais pas envie de retomber dans une routine, et ça a été une période dure à vivre… Je n’ai pas tenu longtemps, j’ai demandé mon PVT pour la Nouvelle-Zélande et je suis repartie quelques mois plus tard.
J’ai travaillé principalement à Blenheim, dans le vin, et à l’aéroport de Queenstown (qui est une ville magnifique).
Marina serial pvtistes Australie Nouvelle-Zelande Canada
Repenser à tout ça me met un sacré coup de cafard ! Là encore, ce fut une superbe expérience, différente de l’Australie, mais aussi belle et enrichissante. Je la recommande à tout le monde.
Ce pays est tellement diversifié ! Tu peux passer des glaciers aux volcans, aux lacs, à la mer… Et cela en l’espace de quelques heures. Les gens sont accueillants, la culture Maorie est exceptionnelle… Concrètement, la Nouvelle-Zélande reste mon plus gros coup de cœur…
J’ai également profité d’être proche des Iles Fidji pour aller y passer quelques semaines de vacances, c’est un incontournable quand on est dans le coin.
En 2017, tu es partie pour ton troisième PVT. Cette fois au Canada ! Pourquoi avoir choisi ce pays ?
Une fois de plus, le retour de Nouvelle-Zélande a été difficile à gérer… J’approchais la trentaine, peu de PVT s’offrent à toi passé 30 ans, donc je cherchais une solution pour combler ce besoin d’évasion, cette envie quasiment vitale de repartir si je ne voulais pas sombrer dans la dépression. C’est là que je me suis inscrite en école d’aide-soignante, presque dans l’unique but d’essayer de trouver un employeur australien qui voudrait bien me sponsoriser. Puis finalement, après l’obtention de mon diplôme, j’ai acquis une expérience de 3 ans à l’hôpital d’Amiens, avant une nouvelle fois de démissionner car l’envie de partir était plus forte.
Le Canada offrait le PVT jusqu’à 35 ans, j’ai donc refait mes bagages en février 2017, direction Montréal.

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Comment as-tu vécu ce troisième PVT ?
Complètement différemment de mes expériences précédentes… Avec des débuts très difficiles ! Je suis arrivée a Montréal en février, en plein hiver. Oubliés les kangourous, le soleil, le van et le road trip… Pas de travail à la ferme non plus. C’était différent et je me demandais si j’allais rester, nostalgique de l’Australie. Je recommande vraiment aux pvtistes de commencer par le Canada pour ne pas vivre cette différence comme je l’ai vécue, aussi bien moi que d’autres amis ayant le même parcours !
J’ai travaillé auprès de personnes âgées, je me suis acheté mon van dans le but de partir dans l’Ouest pour l’été, puis j’ai enchaîné sur un emploi auprès de jeunes déficients dans une résidence privé. J’ai vraiment aimé cette expérience.
Deux semaines avant mon départ, j’ai rencontré un « maudit » Québécois. J’ai reporté mon départ, puis je l’ai finalement annulé car il a réussi à me faire investir ici !
Tu as alors acheté une résidence pour personnes déficientes au Canada. Peux-tu nous en dire plus ?
J’ai découvert les « Ressources Intermédiaires » (des résidences qui accueillent des personnes en déficiences intellectuelles ou physiques) en juin 2017, lorsque j’ai commencé à travailler pour Lucie, elle-même propriétaire de plusieurs RI.
À l’époque, j’étais en PVT, et, un an plus tard, je lançais une demande de Résidente Permanente par parrainage conjoint de fait avec un permis de travail ouvert.
Je prenais beaucoup de responsabilités à la résidence de Lucie car elle était peu présente sur place. Au fil des mois, j’ai commencé à lui faire part de mon souhait de me lancer dans mon propre projet de résidence, en acheter une, et en prendre toute la gestion.
Mon conjoint me suivait dans ce projet, et Lucie m’accompagnait également avec son expérience et ses conseils.
C’est ainsi qu’en juin 2019, nous avons acheté une résidence, à Thetford mines, avec 9 personnes déficientes dont on a la responsabilité. Nous avons pour cela une équipe de 7 employés. Je m’occupe de la gestion, Rémy (mon conjoint) a abandonné la construction pour se consacrer à l’entretien, et m’aider dans l’organisation.
C’est un nouveau défi qui s’est offert à nous !
Marina serial pvtistes Australie Nouvelle-Zelande Canada

Le guide des programmes de Résidence Permanente au Canada

Tu vis donc désormais à Thetford Mines, au Québec. Comment est la vie là-bas ?
Investir à Thetford mines était vraiment le fruit du hasard, nous recherchions une résidence à acheter, et celle-ci s’est présentée ! Ça fait un peu loin de Québec (environ 1 h 15) mais nous avons tout ce qu’il faut sur place.
Les amoureux de la nature ne peuvent qu’aimer Thetford. Il y a un grand nombre de lacs, de forêts, et c’est le paradis pour les motoneigistes l’hiver, ou les quadistes l’été, avec tous les sentiers qui passent par ici ! Il y a également de superbes sentiers de randonnées, le parc national de Frontenac n’est pas loin non plus, les gens sont sympathiques…
Thetford est une ancienne ville minière où était extrait l’amiante. Il reste aujourd’hui les traces de ces anciennes exploitations, qui font aussi le charme de cette ville à la campagne ! Le seul inconvénient, pour ma part, c’est qu’en m’éloignant de Québec, je me suis éloignée de mes amis. Mais bon, la route est belle et assez rapide !
Quels sont tes plus beaux souvenirs de PVT, tous pays confondus ?
Il y en a tellement… Les rencontres, les expériences professionnelles, les voyages… Être en PVT dans un pays ouvre les portes aux pays qui l’entourent ! C’est surtout ce sentiment de liberté, d’aller et venir où on veut, de changer de travail, d’endroits, d’amis… J’ai 37 ans aujourd’hui, et les années PVT resteront les plus belles années de ma vie.
Marina serial pvtistes Australie Nouvelle-Zelande Canada
Si tu devais comparer ces 3 PVT, quelles seraient les plus grandes différences ?
La plus grande différence serait entre le Canada et l’Océanie… Il ne faut vraiment pas s’attendre à la même chose. Le climat y est pour beaucoup, les emplois ne sont pas les mêmes, on ne va pas d’hostel en hostel, comme on peut le faire en Australie, on n’a pas un van à chaque coin de rue… Ce n’est pas pareil, mais, au Canada, les opportunités de carrière sont très intéressantes.
Quels conseils donnerais-tu à un futur pvtiste ?
De ne pas hésiter. Je sais que la barrière de la langue freine beaucoup de monde, la peur de l’inconnu, la peur de ne pas trouver d’emploi, d’être seul ou de ne pas y arriver… Je conseillerais de mettre ses peurs de côté et de foncer ! Puis, d’après mon expérience personnelle, je conseille de commencer par le Canada… Moins dure sera la chute ! 😉
Pvtistes.net est également la meilleure référence pour trouver les réponses aux questions qu’on se pose, donc ne jamais hésiter à venir y chercher l’information dont on a besoin !
Et pour finir, quels sont tes projets désormais ?
Les PVT sont malheureusement finis pour moi, je compte donc m’investir dans ma résidence, et pourquoi pas d’ici une paire d’années, en ouvrir une deuxième. Ce serait vraiment mon souhait.
L’envie d’évasion est toujours là, donc je continuerai à partir 2 à 3 fois par an pour combler ce besoin, même si les séjours durent moins longtemps !

Merci Marina d’avoir pris le temps de répondre à nos questions !

Si vous cherchez un emploi au Canada dans le domaine de l'aide aux personnes, Marina recrute actuellement pour sa résidence (un poste de 20 h, pouvant déboucher sur un temps plein). Si vous êtes intéressés, contactez-la par email : [email protected]

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