Tu sais que tu as fait un PVT il y a 15 ans quand…

Date de publication : 02-10-2020

Auteur

Julie

En septembre 2005, Mat et moi partions pour le Canada et notre tout jeune projet pvtistes.net accueillait ses premières centaines de pvtistes (nous sommes maintenant 350 000 !).

2020 sonne donc les 15 ans de pvtistes.net, mais aussi les 15 ans de notre départ en PVT. L’occasion pour nous de lister ces choses qui ont changé et qui font que l’expérience PVT est un peu différente aujourd’hui de ce qu’elle était en 2005, et même en 2006 ou 2007.

Personne (ou presque) ne connaissait le PVT

Ceux qui ont fait des PVT au début des années 2000, à la naissance du programme en France et en Belgique, ont été de vrais pionniers ! Et jusqu’à 2010 environ, le PVT restait encore largement méconnu. Notre entourage connaissait peu, voire pas du tout, ce programme. Et une fois à l’étranger, on ne rencontrait pas des pvtistes à tous les coins de rue, sauf en Australie et à Montréal, où les pvtistes (surtout français) étaient déjà présents par milliers.

On avait peu de choix de destinations !

En 2005, on pouvait partir au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande ou au Japon si on était français. Il a fallu attendre 2009 pour voir d’autres pays venir s’ajouter à cette liste et 2011, pour que l’Amérique latine s’ouvre à nous.
Et si on avait plus de 30 ans, il n’y avait qu’une option : le PVT Canada !

Pour les Belges, c’était Australie ou Nouvelle-Zélande uniquement (le PVT Canada est apparu en 2007 et les deux autres PVT, bien après !).

Il n’y avait pas (ou peu) de smartphones

Pendant nos PVT, on avait des vieux téléphones qui ne prenaient pas de photos et dont la batterie tenait plusieurs jours ! On ne cherchait rien et on ne postait rien sur Internet depuis nos téléphones, ils ne servaient qu’à appeler et envoyer des sms !

On utilisait des cartes, en ville comme en voyage

Même si on vous recommande toujours aujourd’hui de voyager avec une carte routière sur vous, là, pour le coup, on n’avait pas le choix, il n’y avait pas Waze, Maps, MapsMe (GPS utilisable hors ligne, qu’on vous recommande vivement !!) et compagnie. On avait donc nos immenses cartes routières pendant nos road trip mais aussi nos cartes des villes pour se repérer, notamment au tout début de notre PVT.

On utilisait des dictionnaires papier

Là aussi, on avait besoin d’un support papier pour arriver à se faire comprendre, en anglais, en japonais. On n’avait pas d’app de traduction alors on emportait un petit dictionnaire !

Il n’y avait pas Internet partout

Bon, dans des zones très rurales, c’est encore parfois compliqué de capter mais avant, c’était fréquent de ne pas avoir accès à Internet, puisqu’il fallait un réseau wifi ! En ville, on allait dans certains fast food, des cafés et des bibliothèques qui proposaient le wifi (pas toujours gratuitement). Et quand on voyageait pendant son PVT, on allait dans des cyber cafés qui nous prenaient quelques euros de l’heure pour une connexion parfois très (vraiment très !!) lente.

Il n’y avait pas Facebook, ni Instagram, ni Snapchat et encore moins Tiktok

Facebook a commencé à être connu en 2007, mais s’est surtout développé les deux années suivantes. Alors avant ça, on envoyait nos photos par e-mail, on était réellement “absents” pendant un an et quand on rentrait, on avait des milliers de choses à raconter et de photos à montrer, car les gens avaient tout manqué de votre voyage.

Alors du coup…

… on vivait tout sans penser à capturer un instant, le filmer, le prendre en photo, le partager. On n’y pensait même pas. Ça n’existait pas. On prenait des photos bien sûr, mais c’était une approche différente. On vivait l’instant présent pour ce qu’il avait à nous offrir, rien de plus !

Et ce genre de scènes n’existaient pas ! 😀

Pour appeler nos proches, on utilisait des cartes de téléphone prépayées

Bon, on utilisait déjà Skype* ou MSN Messenger, mais quand on voulait appeler quelqu’un sur son téléphone, en étant dans la rue ou en voyage, sans connexion à Internet (vous avez bien compris qu’on galérait 😁), on achetait des cartes de téléphone avec un numéro super long à composer et avec un mot de passe à gratter, et on appelait d’une cabine téléphonique (une quoi ?).

* Pour Skype, c’était seulement depuis un ordinateur. Il fallait donner rendez-vous à ses proches pour se connecter à la même heure et puis, tout le monde n’était pas équipés de cet outil.

On envoyait des cartes postales

Bon, on exagère sans doute… vous le faites sans doute toujours encore. Non ?

Quand tu étais pvtiste, tu étais un original !

Partir à l’étranger un an, c’était déjà connu dans le cadre des études avec Erasmus, mais tout seul, sans cadre et sans programme ?! On en a fait écarquiller des yeux ! Les tours du monde et le “travail nomade” n’étaient vraiment pas si répandus que ça. On a sans doute entendu 100 fois plus que vous les désormais légendaires (et persistants !) « Mais qu’est-ce que tu vas faire là-bas ? » et « Mais tu pars sans travail ? »…

Pour le Canada, le PVT, c’était « premier arrivé, premier servi »

En 2005, il suffisait de monter un dossier et d’aller à l’ambassade du Canada, en personne, pour ressortir une heure plus tard avec son PVT. Ou sinon, on pouvait (c’est ce qu’on a fait) déposer sa demande par courrier.
Qui veut un PVT Canada ?

OK, tiens !

Ça a bien changé depuis : quotas atteints, sélections sur Internet sur la base du premier arrivé, premier servi et maintenant, tirages au sort ! On revient sur l’historique des demandes de PVT Canada dans cet article.

Partir en PVT, ça coûtait moins cher !

Surtout au Canada et en Australie !

Aujourd’hui, un Permis Vacances-Travail pour le Canada coûte 338 $. Il y a 15 ans, il était gratuit !
Pour l’Australie, c’est 485 $ aujourd’hui, contre 185 $ il y a 15 ans !

« Vieux » pvtistes comme nous 😉, si vous voyez d’autres choses qui ont changé, n’hésitez pas à les partager en commentaire !

Et si vous voulez un peu de lecture 😉 voici l’interview de Mat (de son PVT Canada à sa citoyenneté canadienne !) et la mienne (qui ai filé en solo en PVT Australie juste après le Canada).

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