David, parti en PVT au Canada avec sa famille

Date de publication : 07-01-2023

Localisation

Québec, QC, Canada

Profession

Gestionnaire Médias Sociaux / Créateur de contenu

Dernier diplôme obtenu

Licence

pvtistes : Bonjour, peux-tu te présenter toi et ta famille ?
David : Bonjour, je suis David et je vis à Québec en famille depuis le 5 juillet 2022. J’ai 33 ans et je suis gestionnaire médias sociaux et créateur de contenus pour une agence à Québec.

Ma femme Jennifer, 35 ans, est chargée de communication web (et en recherche d’un poste actuellement).

Nous sommes parents d’un garçon, Jules, presque 7 ans, en première année dans une école à Québec.
pvtistes : Vous êtes partis au Canada en famille, pourquoi ce projet ?
David : Ce projet de départ au Canada est parti de plusieurs choses.

Tout d’abord, il y a un vieux rêve : vivre un jour à l’étranger pour découvrir d’autres cultures et manières de vivre, travailler.

D’ailleurs, en 2008-2009 j’envisageais déjà de faire un PVT en Nouvelle-Zélande suite à mon Bac L mais j’ai repris le chemin des études à la place.

Ensuite, notre fils de 3 ans, après avoir vu un documentaire sur les baleines de Tadoussac, nous a demandé si nous pourrions aller les voir. C’était avant la pandémie. C’est lui qui nous a lancé sur la planification d’un road-trip au Québec en famille pour l’automne 2020. Sauf que la pandémie et ses nombreux confinements sont passés par là.

C’est ainsi que, ce qui devait être initialement un simple voyage au Québec s’est transformé en « et si on allait carrément y vivre ? ».

De là s’est enchaîné de nombreuses étapes : où veut-on aller ? Québec ou le Nouveau-Brunswick ? Est-ce que c’est jouable en famille ? Les écoles ça se passe comment ? Quelles sont les démarches pour obtenir un permis de travail ? PVT, Mobilité Francophone ou Entrée Express ? Etc.

Je crois qu’on a jamais autant consulté pvtistes.net qu’à cette période. Et marketplace/LeBonCoin aussi, pour commencer à vider un peu la maison tranquillement.

On a commencé à viser plutôt le Nouveau-Brunswick pour le bilinguisme, le côté tranquille et aussi pour des raisons d’immigration (nombreux programmes d’immigration, voire la possibilité de faire une mobilité francophone) mais on s’est vite retrouvés confrontés à la réalité après quelques recherches et entretiens d’embauche. Le Nouveau-Brunswick offre des salaires moindres, des loyers plus élevés et c’est compliqué d’accès depuis l’international. Ce qui était un point qui nous bloquait un peu.

En pesant le pour et le contre avec un post-it sur le frigo, on a fini par revenir à notre premier « amour », le Québec et la ville de Québec.

PVT Canada en famille

pvtistes : Comment avez-vous fait ?
David : Concernant les démarches, comme je le disais, nous avons pris beaucoup d’informations sur pvtistes.net avant même de nous inscrire aux bassins, ainsi qu’en suivant quelques familles déjà au Québec via les réseaux sociaux. Nous savions qu’en étant mariés, celui qui n’obtenait pas le PVT pourrait tout de même obtenir un permis de travail sous conditions (emploi qualifié, plusieurs fiches de paies, copie d’acte de mariage, etc.) et aussi que notre fils pourrait bénéficier d’une fiche visiteur de la durée du PVT.

Nous nous sommes inscrits au PVT avec Jennifer dès l’ouverture des bassins en janvier 2021. J’ai été tiré au sort le 28 février et quelques semaines plus tard, je faisais mes données biométriques à Paris.

De là, nous avons commencé à envisager une sorte de rétroplanning du départ et de l’arrivée : trouver la date de départ et les billets d’avion, quand faire vacciner le chat, prévoir la vente de nos voitures, trouver un logement et l’école qui y est rattachée, commencer à postuler de nouveau sur le secteur de Québec, etc.

Petit twist à deux semaines du départ : ma femme est tirée au sort elle aussi ! Ce fut assez sportif de faire les démarches, tout en terminant nos emplois respectifs et en étant aussi en train de vider notre logement.
pvtistes : Qu’avez-vous fait en termes d’assurances ?
David : Pour les assurances, nous nous sommes tournés vers ACS pour tous les trois. Globe PVT pour mon fils et moi, et Globe Partner pour Jennifer, jusqu’à ce qu’elle ait son permis de travail ouvert, après avoir fait le tour du poteau, où elle a pu souscrire à Globe PVT.

Pour le chat, nous avons pris l’assurance canadienne PetPlus.

Pour notre logement et nos voitures à Québec, nous avons opté pour l’assurance de notre banque, à savoir Desjardins.

PVT Canada en famille

pvtistes : Comment ça se passe pour la scolarité de ton fils ?
David : Mon fils est en première année, l’équivalent du CP. L’inscription à distance a été un peu laborieuse, il aura fallu recourir à un VPN pour certains points (je pense à l’inscription pour le bus notamment).

Pour ce qui est de l’enseignement, nous sommes pleinement satisfaits du système scolaire ici. Sa maîtresse est à l’écoute et attentive aux besoins de ses élèves. On sent une véritable bienveillance et une envie de pousser tous les enfants vers le haut.

Jules prend le bus le matin à 7h30 et nous utilisons le service de garde pour le lunch et le soir jusqu’à 16h30, le temps de sortir du travail.

En bientôt 6 mois ici, je ne l’ai pas vu râler une seule fois de devoir aller à l’école.

Le seul point négatif, pour nous parents, c’est la préparation quotidienne de lunchs variés. On ne va pas se mentir, la cantine c’était quand même pratique !
pvtistes : Avez-vous eu des difficultés au démarrage ?
David : On a eu quelques difficultés à distance avec le logement. Sans être sur place, sans contrat de travail ni côte de crédit et avec un chat, cela devient un véritable challenge de trouver. Les propriétaires sont assez frileux. Et même une fois trouvé, nous avons eu des difficultés du côté de notre banque pour virer notre premier mois de loyer depuis la France.

Sur place, notre plus grosse difficulté aura été le timing que nous avions prévu. C’était trop serré. Atterrir à Montréal, faire la route jusqu’à Québec pour faire une seule nuit d’hôtel, récupérer les clés de notre appartement et des matelas dès le lendemain de notre arrivée… Ce n’était pas notre meilleure idée.

PVT Canada en famille

pvtistes : Qu’est-ce qui t’as le plus surpris depuis ton arrivée ?
David : Ce qui m’a le plus surpris ici :
  • La rapidité avec laquelle j’ai été embauché. J’ai postulé à la mi-août, je démarrais le 29 août.
  • Les pharmacies. C’est assez déroutant d’aller dans une pharmacie et de se retrouver dans ce qui ressemblerait plus a une supérette mais on s’y fait rapidement, d’autant plus qu’on y trouve souvent des produits courants en rabais.
  • La douceur de vivre. Je viens du sud de la France, où l’on dit qu’il y fait bon vivre. Mais le Québec et les Québécois vont encore plus loin je trouve. Les gens prennent le temps et me semblent moins stressés ici. Même sur la route, je trouve que c’est plus détendu, du moins par rapport au sud de la France.
  • Les prix affichés sans les taxes. C’est perturbant les premiers temps parce que ça fausse totalement notre perception d’un prix puisqu’en France on affiche toujours les prix TTC. D’autant plus que certaines choses ne sont pas taxées (la plupart des fruits et légumes par exemple), d’autres ne le sont pas que si elles sont en lot. Comprendre le système de taxes au Canada.
  • Les dates de déménagement. Un bail au Québec s’étend du 1er juillet au 30 juin de l’année suivante. Ce qui oblige donc tout le monde à chercher son nouveau logement au même moment et à déménager aux mêmes dates. D’ailleurs, nous allons probablement vivre l’expérience entièrement cette année, au vu de l’augmentation de loyer que j’ai reçu au moment où je vous parle !
  • Enfin, un des points négatifs pour moi, c’est que tout me semble payant ou presque dès que l’on souhaite visiter un lieu. S’il est accessible gratuitement, le parking sera probablement payant (dans la rue ou dans un stationnement dédié). La plupart des accès aux lieux touristiques « majeurs » sont payants eux aussi, y compris les parcs nationaux. Mais heureusement, il existe des lieux gratuits aussi, tout aussi intéressants à voir (je pense notamment à l’Île d’Orléans, au Marais Léon-Provencher, et à tous les parcs de ville).
pvtistes : Comment ont réagi vos proches à l’annonce de votre départ ?
David : De mon côté, ils connaissaient mon envie d’aller découvrir le monde depuis longtemps. Ils savaient aussi que nous travaillions sur ce projet depuis un moment, ils n’ont donc pas été tellement surpris.

Pour ce qui est de ma belle-famille, ils ont peut-être été un peu plus surpris. On avait déjà évoqué le sujet avec eux mais je pense qu’ils n’imaginaient pas que ça se ferait si rapidement !

PVT Canada en famille

pvtistes : As-tu des conseils pour les futurs expatriés ou ceux qui hésitent à se lancer ?
David : Les deux principaux conseils que je puisse donner à des familles qui souhaitent immigrer au Canada, c’est de planifier au maximum les choses : dates (revente du mobilier et autres affaires, revente de voiture, fin d’emploi, démarches administratives, etc.), budget pour le départ (billets d’avion, location de voiture, nuits d’hôtels, repas, etc.), budget pour le premier mois sur place, préparer son CV au format canadien, bien se renseigner pour l’achat des voitures (je prépare actuellement un article sur ce sujet pour mon blog auto Papas Pressés) et les prix du marché actuels (qui se sont envolés). Bref, tout ce que vous pouvez planifier d’avance au maximum, faites-le !

Fouiller sur internet (aussi bien le site pvtistes.net que les groupes Facebook) doit devenir une seconde nature. Posez des questions aux gens déjà sur place si besoin (sur les groupes ou via leurs comptes personnels éventuellement). La communauté des expatriés est plutôt bienveillante et cela permet de faire avancer énormément son projet.
pvtistes : Plus particulièrement pour les familles ?
David : Soyez transparents avec vos enfants sur votre projet d’expatriation. Vendez leur votre futur pays et expliquez ce que vous êtes en train de faire pour pouvoir partir. Impliquez-les quand c’est possible (le tri des jouets par exemple).

Pour l’inscription dans une école au Québec, c’est faisable à distance, mais vous risquez d’avoir besoin d’un VPN dans certains cas.

Vous pouvez inscrire votre enfant à la RAMQ. Une astuce pour prendre votre RDV téléphonique avec la RAMQ, connectez-vous au site vers 5h du matin (heure du Québec).

PVT Canada en famille

pvtistes : Et pour finir, quels sont vos projets ?
David : À court terme, nous partons à la recherche de notre prochain logement.

Sur du moyen/long terme, nous irons faire un tour du poteau pour activer le PVT de ma conjointe en juillet, puis un an plus tard un nouveau tour du poteau pour que je passe en permis ouvert en tant que conjoint (ce qui coïncidera avec la fin de mon PVT). Cela devrait nous donner du temps afin d’entamer les démarches pour la résidence permanente.

À lire : un recueil d’entretiens de pvtistes partageant avec vous leurs expériences et leurs ressentis. Plus d'infos...

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