Acheter une voiture au Canada : toutes les démarches à connaître

Date de publication : 04-07-2019

Auteur

isa

Acheter une voiture au Canada, oui ou non ?

Oui !

  • Si vous vivez dans une grande ville et que vous trouvez un emploi en horaires décalés (les transports en commun sont donc coupés) et/ou dans une zone périurbaine mal desservie.
  • Si vous vivez dans une grande ville bien desservie par les transports mais que vous souhaitez quand même très régulièrement partir visiter la région pendant vos jours de congés. Il faut tout de même faire vos calculs pour savoir si la location de voiture ponctuelle n’est pas plus avantageuse financièrement (par loueurs classiques comme Hertz, Dollar ou Thrifty ou via les organismes de location communautaire).
  • Si vous vivez dans une petite ville ou un village canadien : la voiture deviendra rapidement indispensable. Les transports en commun au Canada sont généralement déficients dans les zones moins peuplées.
  • Si vous comptez faire un road trip à travers le pays pendant votre PVT ! Il existe aussi le covoiturage et le train ou le bus, mais ce n’est pas le moyen de transport qui offre le plus de liberté.

Non !

  • Si votre budget ne vous le permet pas : acheter une voiture, l’assurer et éventuellement échanger son permis pour un permis canadien, c’est une grosse somme d’argent qu’il faut bien prendre en compte avant de se lancer dans l’achat d’un véhicule !
  • Si vous vivez à Toronto, Montréal et Vancouver et que vous ne comptez pas particulièrement quitter la ville le week-end. Les transports en commun y sont relativement efficaces.

Dans les deux cas, nous vous conseillons d’attendre quelques jours ou semaines avant d’acheter un véhicule si vos plans ne sont pas encore trop définis. Rien ne presse !

Voyager en voiture et en van au Canada, quelques articles et dossiers à lire :

Bien choisir son type de véhicule : usage et budget

Choisir son véhicule

C’est la seconde question à vous poser (après vous être posé celle de la nécessité d’acheter une voiture, ou non !).
Cherchez-vous une voiture pour effectuer des trajets quotidiens maison-travail ? Souhaitez-vous plutôt investir dans une voiture familiale de type « break » ou « monospace » pour la transformer en camper van ? Avez-vous besoin d’une voiture à 4 roues motrices, même si vous comptez conduire dans la neige et sur des pistes non-goudronnées ?
Le type et le modèle de véhicule dépend évidemment d’un critère principal : votre budget maximal… Mais là, rien de neuf, ce n’est pas une grande découverte !

Français de France Anglais canadien Français canadien
voiture break ou monospace minivan – van – wagon voiture familiale – mini fourgonnette
4X4 SUV VUS
véhicule utilitaire van fourgon utilitaire – camion de travail
van ou voiture aménagée campervan « une » van aménagée – mini-van

Vous trouverez très majoritairement des véhicules de marques américaines ou japonaises.
Quelques modèles de voitures qui sont souvent aménagés en vans : Dodge Grand Caravan (modèle très courant, les pièces sont donc faciles à trouver, robuste même si rarement puissant), Honda Odyssey et Volkswagen Routan, entre autres.

Évaluer son budget avant l’achat

Il est difficile de définir un budget moyen pour l’achat d’une voiture au Canada car les prix sont très différents selon les provinces. Pour vous donner une idée très générale, comptez de 2 000 à 6 000 $ pour un bon véhicule d’occasion et au moins 15 000 $ pour une voiture neuve.

Lorsque vous prévoirez votre budget, vous prendrez bien sûr en compte le coût du véhicule lui-même mais n’oubliez pas de prévoir les coûts d’utilisation du véhicule en aval : entretien, stationnement, assurance, carburant, immatriculation. De manière générale, la facture monte assez rapidement au Canada.
Le cumul de ces coûts rend parfois les transports en commun ou le covoiturage plus intéressants : à vous de voir à quel point vous avez besoin de votre propre véhicule et le budget que vous êtes prêt à y consacrer.

Si vous cherchez un véhicule neuf chez un concessionnaire, vous pouvez tenter de négocier des options, plutôt que d’essayer d’obtenir des réductions, car la marge de profit est plus grande sur les options.

Si vous décidez de demander un prêt, comparez attentivement les différentes options de financement offertes : les taux d’intérêt et le montant du versement initial peuvent beaucoup varier d’un prêteur à l’autre. Vous pourrez demander un prêt auprès d’une banque ou d’un concessionnaire, mais vous ne l’obtiendrez pas toujours facilement car la préférence va souvent aux personnes qui ont un historique au Canada (emploi stable, historique bancaire régulier, etc.).
Attention à bien lire les contrats (de prêt, de vente) en entier avant de les signer. N’oubliez pas que vous vous engagez pour une longue période et une somme d’argent conséquente.

Le prix de l’essence

Bonne nouvelle : de manière générale, l’essence est bien moins chère au Canada qu’en France ou en Belgique. Faites cependant attention à la consommation du véhicule avant d’acheter (cf fiche technique) : l’écart de consommation d’un modèle à un autre est parfois significatif.
Consultez cette page pour obtenir les prix de l’essence par province. Essayez de faire le plein en début de semaine car les prix sont souvent moins élevés que du jeudi au dimanche.
À noter : dans les stations service, le prix est indiqué en centimes par litre (et non en dollars par gallon comme aux États-Unis), par exemple 138,5 par litre (=1,38 $ par litre).

L’assurance

L’assurance est souvent très chère dans certaines provinces canadiennes. Prenez bien cela en compte avant de choisir votre voiture car l’assurance constitue un budget en soit. Nous en parlerons plus bas.

Récapitulatif des coûts mensuels

Pour une voiture citadine, achetée et utilisée dans la région montréalaise, pour des trajets quotidiens :

Achat d’une voiture d’occasion (Mazda 3 – année 2008 – 155 000 km) 3 500 $
Prix mensuel d’assurance avec la banque Desjardins (de type tous risques)  58 $
Prix de l’immatriculation à la SAAQ  140 $ pour un an – 11.6 $ par mois
Prix mensuel de l’essence  60 $
Stationnement mensuel dans la rue 140 $
À ce budget, n’oubliez pas d’ajouter l’achat obligatoire des pneus d’hiver (s’ils ne sont pas fournis au moment de la vente) et les éventuelles réparations et l’entretien.

Où acheter sa voiture ? Concessionnaire ou particulier ? Dans quelle province ? À quelle période ?

Les provinces canadiennes les plus avantageuses pour acheter sa voiture

Il n’y a en réalité qu’une exception qu’il faut connaître : le Québec est réputé être la « province poubelle » pour les voitures. Effectivement, il s’agit de la seule province canadienne où l’équivalent d’un contrôle technique (safety check) n’est pas obligatoire au moment de la revente. Ainsi, si vous n’y connaissez vraiment rien en mécanique, vous pourriez être le dindon de la farce… Et ceci est valable pour l’achat à un particulier comme à un concessionnaire !
Cependant, il faut relativiser : vous trouverez bien sûr des occasions qui tiennent la route (!) au Québec ! Il suffira juste d’être un peu plus prudent.
Les PVTistes résidant au Québec et vivant près d’une autre province (Ontario ou Nouveau-Brunswick, par exemple) pourraient trouver leur compte à faire quelques kilomètres pour y acheter leur véhicule.
Il n’est en revanche pas conseillé d’aller acheter son véhicule aux États-Unis : les documents administratifs pour l’importation d’un véhicule au Canada ne sont pas insurmontables, mais compliquent amplement les démarches.

Acheter sa voiture chez un concessionnaire ou auprès d’un particulier ?

Il n’y a pas de recette miracle ! Vous trouverez de bonnes occasions aussi bien chez les concessionnaires que les particuliers, idem pour les arnaques. Si vous achetez un véhicule chez un particulier, privilégiez les particuliers qui ont été les premiers propriétaires du véhicule et/ou qui peuvent vous présenter toutes les factures des réparations effectuées année après année.
Vous pouvez également comparer les prix, les modèles et les options chez plusieurs concessionnaires ou vendeurs de véhicules d’occasion. N’hésitez pas à prendre rendez-vous pour faire un essai routier du ou des véhicules que vous convoitez. Attention cependant aux techniques de vente agressives et aux vendeurs qui essayeront de vous mettre la pression. Prenez votre temps, prenez des renseignements, examinez, comparez, réfléchissez, faites jouer la concurrence.

À quelle période acheter ?

La meilleure période pour acheter une voiture chez un concessionnaire est souvent la fin de l’année, entre septembre et décembre, lorsque les fabricants proposent des offres pour liquider les stocks et laisser place à de nouveaux modèles.
Si vous ne pouvez pas acheter à cette période, préférez les fins de mois : les offres y sont plus fréquentes et les vendeurs seront plus à même de baisser les prix afin de respecter leurs objectifs de vente et leurs quotas mensuels.
Encore mieux : achetez à la fin de l’année, en fin de mois (fin octobre, fin novembre ou fin décembre).
Si vous souhaitez acheter auprès d’un particulier, il est difficile de définir la meilleure période puisque de nombreux critères entrent en compte. Vous pouvez faire de bonnes affaires tout au long de l’année, à condition de prendre le temps de chercher, de comparer, de vous informer.

Les sites de petites annonces

N’hésitez pas à profiter des immenses ressources d’internet pour effectuer vos recherches et rassembler des informations : prix du véhicule, frais de transport, taxes applicables, offres de financement à l’achat ou à la location, etc.
Voici quelques sites qui pourront vous aider :

Avant l’achat, les précautions à prendre

Principale précaution : avant d’acheter, inspectez le véhicule, surtout s’il s’agit d’un véhicule d’occasion. Observez la carrosserie (rouille, marques d’impact, teinte de peinture différente qui pourrait cacher un choc, etc.), vérifiez le bon fonctionnement des équipements (ouverture et fermeture des portes et du coffre, phares, essuie-glaces, vitres électriques climatisation, etc.), vérifiez l’état et la propreté des sièges (cela vous aidera à savoir si le vendeur est soigneux), assurez-vous que l’état général du véhicule soit conforme au nombre de kilomètres parcourus (manipulation possible du compteur kilométrique par le vendeur), regardez les pneus pour vous assurer qu’ils ne soient pas trop usés, vérifiez l’usure du pot d’échappement, et enfin, testez la dureté des freins et de l’embrayage.

Demandez également à faire un court test routier pour vérifier le bon fonctionnement des freins et la direction en ligne droite (quand vous lâchez le volant, la voiture ne doit pas tourner toute seule…).
Si vous ne vous sentez pas d’attaque pour effectuer cette inspection, emmenez avec vous quelqu’un qui s’y connaît mieux ou demandez à faire inspecter le véhicule par un professionnel.
Vous pouvez de toute façon demander au vendeur particulier l’autorisation de faire inspecter le véhicule même si vous n’avez pas vraiment l’intention de le faire : sa réaction vous permettra de tester son honnêteté et de vérifier qu’il n’a rien à cacher.

Si vous faites inspecter le véhicule dans un garage, il peut être judicieux de prendre rendez-vous avant même de voir la voiture pour pouvoir la faire inspecter le plus tôt possible. Les délais pour obtenir un rendez-vous peuvent être longs, et les bonnes affaires ne restent pas longtemps sur le marché. Si jamais, lors de la visite, la voiture ne vous convient pas, vous pourrez toujours annuler votre rendez-vous auprès du garagiste.

Vérifiez également les antécédents d’entretien du véhicule pour éviter les frais de révision imprévus. Demandez à consulter le carnet d’entretien s’il est disponible. En Ontario par exemple, le vendeur particulier est tenu de fournir une Trousse d’Information sur les Véhicules d’Occasion (TIVO ou UVIP en anglais : Used Vehicle Information Package).
Partout au Canada, vous pourrez obtenir l’historique d’un véhicule d’occasion grâce au Numéro d’Identification du Véhicule (NIV) ou Vehicle Identification Number (VIN), que vous trouverez sur le tableau de bord, côté conducteur : n’hésitez pas à le demander au vendeur si celui-ci ne vous l’a pas encore donné. Cependant, un accident pourrait ne pas avoir été signalé et donc ne pas apparaître dans l’historique : restez vigilant !

Attention enfin aux vendeurs qui se font passer pour des particuliers pour écouler des voitures à problèmes ou sans garantie… Vous pouvez par exemple vous méfier des particuliers qui ont plusieurs voitures à vendre ou de ceux qui tiennent un discours trop « commerçant ».
Par ailleurs, c’est souvent mieux de rencontrer le vendeur chez lui pour garder un point de référence en cas de problème. Demandez à voir le contrat de vente d’origine, le certificat d’immatriculation ou une preuve d’assurance, afin de vous assurer que ce vendeur est bien le propriétaire du véhicule.

On en parle sur le forum :

Après l’achat : l’immatriculation (registration)

En tant que propriétaire d’une voiture, il vous faudra la faire immatriculer ou demander un changement de propriétaire. L’immatriculation des véhicules est gérée par les provinces et les territoires. Voici une liste des organismes en charge de l’immatriculation dans les différentes provinces :

Comment choisir son assurance auto au Canada ?

L’assurance auto coûte relativement cher au Canada. Elle peut monter à plusieurs centaines de dollars par mois dans certaines provinces, mais vous pourrez vous assurer pour une bonne cinquantaine de dollars par mois dans d’autres. Par exemple, assurer un véhicule en Colombie-Britannique et en Ontario coûte bien plus cher que d’assurer le même véhicule au Québec ou au Nouveau-Brunswick.
Avant d’acheter une voiture, n’hésitez pas à demander des devis à plusieurs compagnies d’assurance pour connaître les primes qui s’appliquent au véhicule que vous avez choisi.

Les 3 types d’assurances au Canada :

  • L’assurance « Responsabilité », obligatoire pour couvrir les sinistres que vous pourrez causer à autrui (selon les provinces, cette assurance est fournie par des organismes publics ou privés. Consultez les sites de la rubrique « Immatriculation », ci-dessus).
  • L’assurance « Indemnités d’accident/Dommages corporels », vivement conseillée et obligatoire dans certaines provinces et territoires.
  • Les assurances facultatives, mais vivement conseillées : l’assurance « Collision » (dommages causés à votre véhicule) et l’assurance « Sans collision ni versement » (protection contre le vol, le vandalisme, etc.).

Quelques facteurs entrent en compte dans le prix de l’assurance :

  • Votre lieu d’habitation : les primes sont plus élevées dans les grandes villes car les accidents et les vols de véhicules sont plus fréquents.
  • Le type de véhicule que vous conduisez : certains modèles résistent par exemple mieux aux collisions et la prime à payer est moindre. Cependant, si votre véhicule est récent et son prix de vente élevé, il sera plus cher de l’assurer.
  • Votre dossier de conduite : si vous conduisez depuis plusieurs années sans avoir eu d’accident ou de contravention, la prime sera moins chère que si vous avez été responsable d’un ou de plusieurs accident(s) et/ou si vous avez reçu des contraventions pour excès de vitesse ou infraction au code de la route. Cependant, il n’est pas certain que l’assurance prenne en compte votre dossier de conduite à l’étranger. Vous serez peut-être considéré comme nouveau conducteur donc comme conducteur à risques… La banque Desjardins prend en compte vos années de conduite en France ou en Belgique. Plus d’infos : Banque Desjardins : frais bancaires gratuits et un mois d’assurance Globe PVT offert.
  • L’usage que vous allez faire du véhicule : si vous conduisez beaucoup, sur des distances plus ou moins longues, la prime sera plus élevée que si vous ne conduisez qu’occasionnellement.

Quelques conseils pour réduire le coût de votre assurance :

  • Choisissez un véhicule à la prime peu élevée.
  • Si votre situation financière le permet, augmentez le montant de votre franchise (votre part du coût des sinistres, deductible en anglais). Vous pouvez par exemple passer de 500 à 1 000 $ et économiser 5 à 10 %.
  • Assurez votre résidence et votre véhicule chez le même assureur pour obtenir des réductions.
  • Installez un dispositif de dissuasion du vol dans votre véhicule.
  • Modifiez l’usage que vous faites de votre voiture (par exemple en prenant les transports en commun pour vos trajets quotidiens).
  • Utilisez des pneus neige, vous pourrez obtenir jusqu’à 5 % de réduction chez certaines compagnies d’assurance.
  • Si vous êtes apprenti conducteur, suivez des cours de conduite : les assurances vous offriront en général des réductions.

Sources : BAC (Bureau d’Assurance du Canada).

Cas particulier – L’assurance en Colombie Britannique

L’assurance de base est obligatoire. Elle est fournie par ICBC alias Insurance Corporation of British Columbia. On peut l’acheter dans n’importe quel magasin d’assurance partenaire. On les reconnaît parce qu’il y a généralement marqué « autoplan » sur la vitrine. Les options sont facultatives. On peut les acheter à ICBC ou à une assurance privée.
Pour économiser sur le prix de l’assurance, vous pouvez apporter un relevé d’information de votre assurance auto française disant que vous n’avez pas causé d’accident depuis plusieurs années. Ce relevé d’information doit être traduit par un traducteur certifié (vous pouvez trouver la liste des traducteurs certifiés sur le site de la Société des traducteurs et des interprètes des Colombie Britannique). Si vous avez votre permis depuis plus de 10 ans, cela peut vous donner droit à une réduction supplémentaire.
Si vous avez des questions, contactez directement ICBC plutôt que les assureurs qui ne connaissent pas toujours bien les démarches pour les personnes qui arrivent de l’étranger. Pour en savoir plus, lisez les différents témoignages de PVTistes ayant acheté leur voiture en Colombie-Britannique.

Conduire au Canada : respecter le code de la route

Voici quelques règles et conseils qui pourront vous être utiles :

  • Le port de la ceinture est obligatoire pour tous les passagers sous peine de (grosse) amende.
  • Le téléphone est interdit au volant mais la cigarette est encore tolérée.
  • Limites de vitesse pour la plupart des provinces : 30 km/h dans les zones scolaires, 50 km/h en ville (70 km/h sur les grandes artères), 70 à 100 km/h sur les routes provinciales, 100 ou 110 km/h maximum sur l’autoroute.
  • Conduire sous emprise d’alcool ou de cannabis est un crime.
  • Le cannabis récréationnel est légal. Conduire sous l’emprise de cannabis ne l’est pas.

Cela peut être déroutant au début, mais au Canada comme aux États-Unis, les feux tricolores sont placés après l’intersection ! Attention à bien vous arrêter à temps.

Tourner à droite alors que le feu est rouge est admis partout au Canada, sauf en cas de panneau d’interdiction, et sauf sur l’île de Montréal ! Redoublez de prudence : les piétons, qui sont, eux, au feu vert, sont prioritaires. L’arrêt complet est obligatoire avant de tourner.

Un feu vert clignotant indique que vous avez la priorité pour tourner à gauche.

Au Canada, la priorité à droite n’existe pas. Il n’est donc pas rare d’observer des intersection avec 4 panneaux stop. Dans ce cas, c’est le premier arrivé au niveau du panneau qui a la priorité. Comme en France, l’arrêt complet est obligatoire.

Les panneaux routiers indiquent des numéros d’autoroutes et des directions (ex : 401 West) plutôt que des villes (ex : direction Montréal). Assurez-vous de bien connaître ces numéros lorsque vous prévoyez votre trajet. Il est devenu assez courant de trouver une petite boussole numérique sur le tableau de bord. Les Nord-Américains se dirigent plus volontiers grâce aux points cardinaux que les Européens. Cela est bien sûr facilité par le fait que dans les milieux ruraux, les routes sont peu nombreuses.

En ville, vous êtes tenu de céder la priorité aux bus qui souhaitent réintégrer leur voie après un arrêt. Les bus scolaires (que l’on repère facilement puisqu’ils sont jaunes, à l’américaine) déploient des panneaux STOP sur les côtés, lorsqu’ils s’arrêtent. Il est convenu d’arrêter sa voiture à bonne distance des bus (au moins à 5 mètres), et d’attendre que le bus scolaire redémarre avant de pouvoir continuer sa route. Il est formellement interdit de croiser ou de doubler un bus scolaire dont les feux sont clignotants.

Si vous conduisez à Toronto, attention aux streetcars (tramways), dont les arrêts se trouvent au milieu de la chaussée ! Quand un streetcar s’arrête, les voitures doivent s’arrêter au niveau de l’arrière du streetcar, afin de laisser les passagers monter par l’avant, et descendre par l’arrière.

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21 Commentaires

Mathieu
10.4K 20.9K
Merci Isabelle pour ce super dossier ! Je rajouterai juste qu'il existe aussi des locations de voitures à l'heure comme zipcar, car2go, communauto etc.
C'est très pratique pour faire des courses, aller à Ikea etc.

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