Récit de pvtiste : premier bilan après 6 mois en Australie

Date de publication : 24-06-2022

Auteur

Pvtistes.net

Johan, qu’on avait interviewé peu de temps après son arrivée en Australie fin 2021, a accepté de faire avec nous un premier bilan à mi-parcours. L’expérience australienne est magique mais il a tout de même voulu vous informer sur certains abus.

Quels types de boulots as-tu faits sur place ?

Alors apparemment, il y aurait 2 types de backpackers. Ceux qui bossent partout dans le pays, pendant tout leur séjour (les plus nomades qui travaillent aux 4 coins du pays) et ceux qui s’isolent pour faire des savings & chill (les plus sédentaires qui vivent une vie posée et font des économies).

Moi, j’ai testé un premier contrat dans le design mais je me suis vite senti bloqué dans ce qu’ils appellent le « hustle & bustle » (l’agitation) de la vie dans une grande ville. J’ai choisi de rejoindre un groupe d’amis en Tasmanie et d’aller faire mes jours de ferme en remote (régions isolées).

Après un mois, ma seule dépense a été pour les courses : 90 $ (tout le monde cuisinait pour tout le monde).

Free accommodation (hébergement gratuit), chacun sa chambre et son king size bed, on quitte l’abri à 7 h 59 pour commencer à 8 h.
Paie à 25,41$/h avant les taxes (pour rappel les pvtistes sont taxés 15 % sur leurs premiers 45 000 $ gagnés par année fiscale) sur des 5 jours/7 ou week-end au choix, sous 23 degrés minimum, bref, parfait pour économiser !

En plus des couchers de soleil, la vue sur l’eau, les aurores australes + nous qui pleurons de rire tout les soirs sous la Voie Lactée. Le Paradis.

Grâce à des applications gratuites*, j’ai pu faire des « contrats interim » dans les grandes villes. Par exemple, 56 $ de l’heure pour un week-end, contrat design dans un musée. La seule et unique fois pour du déménagement, 100 $ en une heure.
Depuis, j’ai signé un contrat avec Emirates.

Je suis nourri, logé, dans leur resort pour les 6 prochains mois (c’est le maximum de temps que je peux faire avec un même employeur pendant mon PVT) avec sponsorship à la clé si l’envie m’en prend.

Pour dire, l’Australie c’est un costume sur mesure. Tu peux faire différents emplois, de la construction, de l’hospitality, du farm work. Tu peux choisir de faire du surf, de la plongée… Ou tout à la fois.

* Note de pvtistes.net : dans notre dossier sur le travail en Australie, on vous parle de ces applications (Airtasker, Sidekicker), mais Johan nous a également parlé de l’interface I need a chef, pour les boulots dans l’hospitality (cuisinier, barista, serveur…), domaine dont on vous parle dans notre dossier sur la restauration en Australie).

En termes de voyages, qu’est-ce que tu as vu et fait. Qu’est-ce que tu aimé et moins aimé ?

  • Nager avec les dauphins sauvages et apprendre leur prénom, durant le road trip en South Australia. Nous faire encercler par un requin a été la pire expérience surtout après la récente attaque, but still, un moment épique !
  • Escalader, grimper les montagnes du Victoria a été thérapeutique.
  • La East Coast Scenic Drive a beaucoup de petites villes sous-estimées.
  • Le South Cape Track a sans doute été ma plus grande expérience tous pays confondus. Camper dans l’un des 3 points les plus au sud de la Terre. Plonger dans l’Océan Atlantique, dormir sous la Voie Lactée, dans une géographie jurassique.
  • Et maintenant, vivre en altitude avec des kangourous, entouré d’arbres ancestraux pour récupérer et préparer mes prochaines années.

Le bilan jusqu’ici paraît très positif. Qu’est-ce que cette expérience t’apporte ?

En plus de l’introspection et du développement personnel, ce cumul d’aventures t’amène vers, encore et toujours, plus de rencontres. Forcément, ces échanges créent des chocs de cultures. Par exemple, une ouverture sur des styles littéraires, due au changement de langues. Beaucoup d’inspiration en découle !

Est-ce que tu as rencontré des difficultés ?

Je ne suis pas à plaindre. Néanmoins, attention au farm work / aux 88 jours de travail pour avoir accès au 2e ou au 3 PVT Australie. Les arnaques s’enchaînent depuis 2 semaines maintenant. Les voyageurs esquivent le froid mais se font coincer par certains working hostels* très frauduleux qui leur promettent de multiples farm jobs avec ambiance spring break, en échange d’une caution, et d’un lit en dortoir en mode dépotoir et à un prix faramineux pour au final peu de travail à la clé.

Les fermiers ont beaucoup souffert et souffrent encore de la crise ! Des fermes privées ou familiales peuvent vous proposer des chambres privées, des voitures, des bonus, des saunas même parfois, à des prix extrêmement bas, voire gratuitement. Le tout dans un environnement de travail sain et agréable. Ils feront tout pour vous garder à cause du manque de backpackers sur certains territoires. N’hésitez pas à les contacter, vous êtes là pour aider et ils sont là pour vous aider à faire des économies.

Donc même s’il y a des pratiques douteuses en Australie, il reste beaucoup de personnes honnêtes !

* Note de pvtistes.net : les working hostels, ce sont des auberges de jeunesse où vivent des backpackers qui travaillent dans les fermes alentours. Ce sont les gérants du working hostel qui vous mettent en relation avec les employeurs qui ont des besoins en main-d’œuvre. De tout temps, les working hostels ont pu être bons plans (comme ça été le cas de Julie) comme des arnaques : certains gérants vous disent de venir, qu’il y a du boulot sur place. Vous devez payer votre semaine d’hébergement dans l’auberge (généralement plus chère qu’une auberge classique) mais vous ne travaillez pas toujours. Si vous voyez que vous êtes tombé dans ce genre d’endroits, fuyez ! Et de façon générale, ne payez pas de caution pour travailler.

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