Faire son PVT au Yukon (Whitehorse & Dawson)

Chapitre 1 : Pourquoi choisir de faire son PVT au Yukon ?

Date de publication : 29-01-2020

Auteur

PVTiste


Peu nombreux sont les pvtistes qui osent aller jusqu’au Yukon pour y passer une partie (ou même l’intégralité !) de leur PVT. Le Yukon, dans le nord-ouest du Canada, est un territoire qui semble inaccessible, un territoire d’aventure et d’expériences nordiques…

Pourquoi choisir de faire son PVT au Yukon ?

Décider de s’installer dans une ville précise est un choix tellement personnel qu’il est difficile de dresser une liste d’arguments objectifs pour répondre à la question “Pourquoi choisir de faire son PVT au Yukon ?”. Qu’à cela ne tienne, nous vous livrons nos plus et nos moins de la vie au Yukon lors de votre PVT.

Les côtés positifs d’un PVT au Yukon, en particulier à Whitehorse

  • Vivre dans une petite ville à taille humaine, où toutes les commodités sont accessibles à distance de marche.
  • Vivre au coeur de la nature, avec vue à 360° sur les montagnes peu importe où vous êtes en centre-ville et où il n’est pas rare de croiser renards et ours dans les rues des quartiers un peu plus reculés de Whitehorse.
  • Rencontrer des locaux souriants, serviables et d’une gentillesse hors norme.
  • Apprécier l’entraide omniprésente entre les habitants, surtout en cas de pépin sur le bord de la route.
  • Pouvoir se réinventer professionnellement.
  • Accéder à une communauté francophone dynamique.
  • Participer aux nombreux événements organisés en soirée ou en week-end ; il y a toujours quelque chose à faire ici, ce qui présente par ailleurs de bonnes opportunités pour faire du bénévolat et pour rencontrer de nouvelles personnes à votre arrivée.
  • Découvrir la culture des Premières Nations du Yukon.
  • S’immerger dans une culture anglophone.
  • Expérimenter le soleil de minuit en été.
  • Voir des aurores boréales.

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Les côtés négatifs d’un PVT à Whitehorse

  • Vivre un hiver long et parfois froid (voire très froid).
  • Manquer de lumière naturelle et expérimenter les journées de 5 h de jour.
  • Peiner à trouver un emploi dans son domaine de prédilection.
  • Manger des fruits et des légumes qui n’ont pas beaucoup de goût (sauf si vous les achetez à une ferme locale ou grâce au panier bio de l’Alpine Bakery).
  • Devoir acheter une voiture pour profiter de la beauté et des activités à faire autour de Whitehorse.
  • S’épuiser à trouver un logement, d’autant plus si vous voyagez avec votre compagnon à quatre pattes.
  • Vivre dans une petite communauté où presque tout le monde se connaît, et même les habitants qui ne vous connaissent pas savent quand même ce qui se passe dans votre vie !

La sécurité à Whitehorse

Même si Whitehorse n’apparaît pas dans le classement des villes les plus dangereuses du Canada, il y a quand même, comme partout, une certaine criminalité. De temps à autre, des histoires de vols et d’agressions font la Une des journaux locaux.
Donc, comme partout, des règles de bon sens s’appliquent, notamment en évitant de provoquer les personnes en état d’ivresse. Un minimum d’attention suffit à éviter les soucis dans la grande majorité des cas.

Et ailleurs au Yukon ?

On retrouve globalement les mêmes aspects ailleurs au Yukon, même si les côtés négatifs peuvent être exacerbés, car les autres villes et villages sont vraiment isolés, avec un accès beaucoup plus restreint à beaucoup de choses.

Des témoignages de PVTistes au Yukon :

À Whitehorse

« Je suis arrivé dans le territoire du Yukon début juin 2019. À peine arrêté à Watson Lake que l’on me proposait du travail, mais j’ai décidé de continuer jusqu’à Whitehorse, pas emballé par ce premier arrêt. J’ai bien fait, car j’y ai tout de suite trouvé un boulot, dans une petite entreprise en ville qui fait un peu de tout : sécurité, livraison de tapis, nettoyage de moquettes et de fenêtres, différents travaux dans la construction… Bref, je pensais rester ici seulement 2 mois, mais je suis tombé amoureux du territoire. J’ai donc décidé d’y passer l’hiver, il a fallu que je cherche un logement, et c’est là que ça s’est compliqué : trouver un endroit propre à un prix abordable proche de la ville est un vrai défi. Ça m’a pris un mois.
Ce qui me plaît à Whitehorse, c’est la proximité avec la nature, la communauté francophone très présente, le côté ville isolé (pour certains, ce serait un inconvénient ; moi, je le vois comme un avantage : moins de monde ne s’aventure ici et ceux qui viennent sont en général des gens avec un bon état d’esprit), le choix dans les activités sportives… même mécaniques. J’aime le cadre de vie et l’ambiance qui règne. Même le froid glacial rend les paysages magiques.
Côtés négatifs : le prix de l’immobilier donc, créer des liens forts avec les locaux (ils peuvent être distants, car ne veulent pas s’attacher à des gens de passage), les moustiques en juillet, la difficulté à trouver des postes à responsabilités lorsqu’on a plein de diplômes européens. » William 

« Côtés positifs : l’effet petite communauté où tout le monde connaît tout le monde (ou presque), le sentiment apaisant que tu ressens ici avec une vie tellement plus agréable qu’en France ou n’importe où dans une grande ville, les balades magnifiques à 2 pâtés de maisons et la forêt et les montagnes à perte de vue.
Côtés négatifs : ici, il faut oublier la « night life » (aucune boîte de nuit) ; l’offre en produits de consommation est bien moindre qu’au sud. Les nouveautés n’arrivent parfois ici qu’un an après leur mise sur le marché national (par exemple, des chamallows fourrés au chocolat) ; et les produits alimentaires (fruits et légumes frais notamment) sont tellement moins variés qu’ailleurs au pays. On oublie donc la salade fraîche en plein hiver (sauf si on l’achète en barquette ou en sachet préemballé). » Stéphanie

« Nous sommes arrivés à Whitehorse en juin dernier et nous avons été accueillis très chaleureusement ! Nous avons eu la chance de trouver facilement un logement grâce à mon employeur, la garderie du petit cheval blanc, qui a été d’un soutien incroyable pour notre expatriation. Nous aimons la douceur de vivre au Yukon, le côté « relax » et l’entraide. Nous adorons être en contact avec la nature, la vie sauvage et le fait de vivre différemment au fil des saisons. Le plus difficile reste la distance avec la famille et le fait que mon compagnon n’ait pas encore trouvé d’emploi dans lequel il puisse s’épanouir pleinement. Mais s’il y parvient, nous envisagerons de nous installer ici de façon plus durable. » Mélanie et Quentin

Ailleurs en région

« Pour vivre à Dawson, il faut accepter de vivre au milieu de la nature avec des températures allant de +35°C à -50°C. La ville offre beaucoup de services : magasins (vêtements et nourriture), restaurants, sports variants au fil des saisons, culture (art, cinéma, musique, théâtre…). Il y a aussi beaucoup d’événements et de festivals divers à l’année longue, plus en été qu’en hiver. Ce que j’aime le plus, c’est l’esprit de communauté, encore plus présent une fois que les saisonniers et touristes sont partis. » Camille

« Avec mes trois ans d’expérience au Yukon, venue de France, mes racines grandissent chaque jour plus sur les bords du lac Dezadeash, à 40 kilomètres de Haines Junction. J’habite avec mon mari dans une cabine hors du réseau électrique et de l’eau courante.
Par nombreux aspects cette vie est extrême, extrêmement belle, mais elle demande de fournir un dur labeur pour être récompensé.
Nous jouissons d’une tranquillité exceptionnelle au pied des montagnes du parc national Kluane, parfois à double tranchant comme lorsqu’en janvier 2020, nous avons eu un coup de froid à -45°C pendant 6 jours… Nous n’avons pu nous rendre nulle part.
Environ 800 habitants peuplent Haines Junction, ce qui en fait une communauté à taille humaine et dynamique où vous apprenez vite à connaître tout le monde. J’aime les activités culturelles et artistiques que proposent Da Ku, le centre culturel des Premières Nations Champagne et Aishihik, comme de la couture, des ateliers de tannage de cuir…
Actuellement enceinte, je peux être suivie au dispensaire local, mais le fait de devoir se déplacer à Whitehorse pour les rendez-vous spécialisés est contraignant… quoique l’on se déplace une fois toutes les 2 semaines pour y faire les courses. » Marianne

Des témoignages sur notre site 

Pour aller plus loin (blog, photos)

  • From Yukon, le blog de Cédric qui a passé 9 mois au Yukon.
  • Ushuaianne, le site de la gagnante de notre concours Reporter PVTistes Canada en 2015 ; ou alors ses récits d’Anne sur notre site.
  • La Yukonnaise, le blog d’une québécoise installée à Whitehorse depuis 2015 et qui raconte ses aventures au Yukon.
  • Lily’s road, le blog de Kelly, PVTiste française puis en résidence permanente, et qui vit à Whitehorse depuis 2016.
Aperçu des chapitres :

Évaluation de l'article

4.4/5 (7)

30 Commentaires

Pelale
0 2
Bonjour,

Merci beaucoup pour toutes ces infos hyper utiles et complètes !

Je planifie un long voyage dans le Yukon et j’ai été spécialement intéressée par le passage sur la location de cabine (« Une petite spécificité locale : la possibilité d’aller habiter dans une cabine à l’extérieur de la ville »). Existe-t-il un site internet rassemblant des annonces de location pour ce type de cabine ? As-tu de bonne adresses à partager ?


Merci d’avance
mimi
1 5
Pour arrivée au Yukon, n’oublions pas la compagnie Air North. Vols au départ de Vancouver, Calgary, Edmonton et Ottawa !
Cedric
2.8K 3.3K
Pas de soucis, ne t’inquiète pas

Merci pour le lien, je le rajoute à la (longue liste) des trucs à mettre à jour et dont je m’occuperais dès que j’aurais une semaine entière de libre !


Et sinon, en effet pour l’assurance, c’est vraiment seulement sur place que ça se fait, une fois que la voiture est achetée (et après avoir bien pris le temps de vérifier que rien n’était cassé, que tout est en règle… J’ai fait la bêtise d’acheter la mienne et de passer outre le safetycheck – jamais demandé – et au premier contrôle de police, Vlan, amende…).
Stycor
10 26
Désolé Cédric je ne voulais pas paraître fainéant à ce point 😀

En réalité j’ai déjà parcouru tous les sujets de ce site qui traitent de près ou de loin du Yukon, notamment cet excellent dossier (merci beaucoup pour ton travail d’ailleurs) C’est juste que je me pose beaucoup de questions, et je suis avide d’informations brutes venant de Pvtistes ayant déjà parcouru le terrain avant.


En tout cas, merci pour tes réponses, je t’en suis très reconnaissant


Je suppose que pour cette assurance je ne pourrais savoir qu’une fois sur place ! Mais au moins maintenant j’ai une fourchette de prix.


Pour la suite je suis tombé sur ce site officiel en français
http://www.hpw.gov.yk.ca/fr/mv/vr_faq.html (ton lien ne marche plus en fait) donc je crois avoir trouvé la réponse quant aux coûts d’immatriculation.
Cedric
2.8K 3.3K
Tu sais, tu as aussi le droit de chercher un tout petit peu de par toi-même (des fois) et de consulter ça (Tout savoir sur le PVT au Yukon : Whitehorse et Dawson, ça (http://www.community.gov.yk.ca/fr/mo.../mvvehreg.html) ou encore ça (Canada Assurer une voiture au Yukon : le parcours du combattant) dont les liens sont disponibles dans ce dossier.

La loi varie selon les provinces canadiennes donc tout dépendra de l’endroit où tu vas t’en débarrasser. En BC, je crois qu’il faut faire passer un Safety Check au moment de la vente (par exemple).
Stycor
10 26
Et que dit la loi à ce propos ?

Pour ce qui est de l’assurance, j’ai le permis depuis 5 ans mais pas de voiture (donc pas d’assurance) est-ce qu’ils vont demander des papiers d’un assureurs français ?
Cedric
2.8K 3.3K
Le prix de l’assurance dépend de x² trucs: ton ancienneté, tes bonus/malus, ton aptitude à négocier, le prix de ta voiture, etc etc.

Pour info, j’avais payé (environ) 1000 $ pour mon assurance, en conducteur débutant un tas de boue.

L’une de mes collocs a sorti… 30 $ et l’autre une cinquantaine.


Une fois assuré et sur de la validité de ton permis, tu peux aller partout où tu veux avec ta voiture et la revendre où tu veux (en respectant la loi, bien sur !).
Stycor
10 26
Si je possède le permis français et que je veux acheter une voiture sur place, à Whitehorse, en admettant que je négocie la voiture pour 3000/5000 $ il faut rajouter combien pour rouler avec (assurance et tout) ?

Si je souhaite ensuite prendre la route à bord de mon nouveau véhicule jusqu’à Toronto, pour le revendre là bas, c’est possible en théorie ?
Cedric
2.8K 3.3K
Merci pour la précision Coralie.

Cependant, les délais sont bel et bien de 24 mois quand tu n’as aucun permis du tout et que tu commences tout à zéro
Coralie
5 19
Salut!

Juste une rectification concernant le permis de conduire: si vous avez déjà votre permis en France, il suffit de passer le code puis la conduite pour obtenir le permis de conduire Yukonnais. Le seul soucis est qu’entre l’obtention du code et le passage du test de conduite il y a un délai d’environ 2 semaines pendant lesquelles vous êtes considérés comme jeune conducteur. Il faut donc être accompagné d’une personne ayant le permis pour pouvoir conduire. Mais
cela ne prend pas 24 mois pour obtenir le permis yukonnais.

Bonne chance !

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