Comment refaire son CV aux normes canadiennes ?

Date de publication : 27-07-2017

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neos

Au cours des prochains mois, Neosjob va proposer aux lecteurs de PVTistes.net une série d'articles consacrés à l'emploi au Canada.

Qu'est-ce que Neosjob ?

Plateforme de recrutement montréalaise jeune et innovante, Neosjob.com permet aux chercheurs d'emploi de se projeter chez leur futur employeur avant même de postuler ! À travers des photos de l'environnement de travail, des témoignages d'employés et des conseils de recruteurs en vidéo, chaque employeur qui embauche sur Neosjob.com est présenté avec de nombreux éléments concrets qui lui permettent de faire découvrir sa culture d'entreprise. Les candidats peuvent ainsi comparer et choisir l'employeur qui leur ressemble, parce qu’un travail c’est bien plus qu’un titre et une liste de tâches à accomplir. C’est un environnement. C’est une culture d’entreprise. Ce sont des valeurs et des gens.

Comment refaire son CV aux normes canadiennes ?

Avant de partir

Lorsque vous entreprenez un voyage, peu importe sa durée et la destination, vous vous y préparez en amont. Quelle météo, quelles activités, quels monuments, quels vêtements... Il serait bête de se retrouver aux Bahamas en combinaison de ski, non ? Et bien pour se lancer sur le marché du travail canadien et optimiser sa recherche d’emploi, une préparation similaire est nécessaire: où chercher un job ? Comment s’y prendre ? Comment adapter son CV ? Quelles sont les règles en vigueur dans le pays de destination ?
Avant votre arrivée sur le sol canadien, des rêves plein la tête et l’espoir de décrocher un job sans trop tarder, il est donc indispensable de vous poser les bonnes questions afin d’aborder le marché du travail avec justesse et d’être bien préparé. Le but: éviter de déchanter une fois sur place en réalisant que le quotidien et les normes ne sont pas comme vous les aviez imaginés.

Adapter son CV

Dans le cadre d’un PVT et donc d’une recherche d’emploi, l’une des premières étapes de cette préparation est la rédaction d’un CV aux normes nord-américaines. Car ce qui est valable dans votre pays d’origine ne l’est pas forcément dans votre futur pays d’accueil. Comment alors rédiger son CV et l’adapter au marché du travail outre Atlantique, comment le rendre attractif et optimal sans en faire trop ou pas assez ? Ce sont les questions auxquelles nous allons répondre ici, en essayant de vous donner un maximum de conseils pour faire de vous le candidat idéal et booster votre recherche d’emploi.

La base

D’abord, comme vous le savez, un CV doit comprendre un certain nombre d’informations de base réparties dans différentes rubriques de la manière la plus lisible et efficace possible. Nom, numéro de téléphone, adresse courriel, informations personnelles, formation, expériences professionnelles, compétences, langues parlées, centres d’intérêts, nous allons voir ensemble quelles sont les 8 spécificités du CV à la québécoise, les informations qui doivent y figurer et celles qui sont à bannir.

Les règles d'un CV aux normes canadiennes

1. Les informations personnelles : âge, sexe, situation maritale

Contrairement à la France où la pratique est courante, un CV canadien ne doit comporter aucune information d’ordre personnel. Ne faites ainsi figurer sur celui-ci ni âge, date de naissance, sexe, ni situation maritale, nombre d’enfants à charge... Les seules informations qui intéressent le recruteur concernent ce que vous pouvez, professionnellement parlant, apporter à l’entreprise. Cette manière de faire peut paraître quelque peu déshumanisée mais elle permet de gagner du temps et d’aller à l’essentiel. Que vous soyez ou non marié(e), que vous ayez 22 ou 46 ans ne va rien changer aux compétences opérationnelles que vous possédez et que vous êtes prêt à mettre au service de l’employeur. Aussi ne le saturez pas d’informations inutiles.

Le point positif : on évite toute sorte de discrimination !

2. La photo

Pendant des années on vous a bassiné en vous disant de mettre une photo sur votre CV ? Vous avez alors épluché tous vos albums à la recherche de la meilleure photo sans parvenir à trouver celle où on ne vous verrait pas dans une situation désavantageuse et qui conviendrait dans un contexte professionnel ? Abattu, vous avez fini par vous rendre chez un photographe professionnel pour qu’il vous tire un portrait d’employé idéal ? Et bien sachez qu’au Canada, la photo sur le CV n’est pas nécessaire. Il est même préférable de ne pas faire figurer votre joli sourire, qui rentre finalement dans la catégorie « informations personnelles », sur le document. Attention toutefois: en fonction du secteur dans lequel vous cherchez un travail, cette affirmation peut être varier, notamment en restauration et pour les postes directement au contact de la clientèle. Dans ces secteurs, les recruteurs peuvent demander une photo.

Le point positif : plus besoin de passer des heures à trouver la photo idéale !

3. Le nombre de pages et le format

En France, bien qu’il se doive de résumer l’ensemble de notre parcours, de nos années scolaires à nos premiers pas dans le monde du travail et les différentes expériences professionnelles qui leur ont succédé, un CV doit tenir sur une seule toute petite page. Et bien tenez-vous bien, pas au Canada ! Ici, votre CV peut faire 1, 2 ou même 3 pages (attention, pas plus !). Essayez tout de même de le rendre le moins conséquent possible et veillez à rendre la lecture facile, logique et agréable. Rappelez-vous que quantité ne veut pas forcément dire qualité et choisissez avec soin les informations à mentionner. Si votre CV fait plus d’une page, pensez à bien mettre votre nom au bas de chacune d’elles ainsi que des numéros de page. Cela évitera au recruteur de perdre une de vos pages à la photocopieuse. Petit conseil: privilégiez les numéros de page sous la forme « 1/2 », « 2/2 » qui permettra au recruteur de s’assurer qu’il a bien l’ensemble des pages, plutôt que simplement « 1 », « 2 », format qui ne dit pas combien de pages comporte votre CV au total. Pensez aussi à changer le format de votre document : au Canada, la norme est d’utiliser « lettre US » et non « A4 » comme en France. Un détail d’importance si vous ne voulez pas que certaines informations soient coupées aux extrémités de votre CV.

Le point positif : de la place pour faire un CV du tonnerre !

4. Les équivalences, stages et le bénévolat

D’un pays à l’autre, les dénominations des niveaux d’études, des formations ou des emplois peuvent varier. C’est le cas entre la France et le Canada : le brevet des collèges en France correspond au Secondaire III québécois, et le baccalauréat français correspond dans la Belle Province au DEC préuniversitaire. Pour ce qui est du baccalauréat québécois, il correspond en France à la Licence. De quoi se perdre ! Prenez alors soin, avant d’envoyer votre CV, de vous renseigner afin d’y faire figurer les bonnes appellations de vos années d’études, diplômes et intitulés de postes. Cela va vous demander un petit travail de recherche (mais des sites listent ces équivalences et peuvent vous faciliter la tâche), mais il est essentiel que ce soit vous et non le recruteur qui « perdiez » du temps là-dessus. Le recruteur doit avoir des informations qui lui sont compréhensibles et qui sont adaptées à son pays.
Par ailleurs, sachez qu’au Canada vos stages sont un précieux petit sésame, considérées comme des expériences professionnelles à part entière. Mettez-les en avant dans votre CV. En plus de cela, nos voisins outre Atlantique apprécient particulièrement l’engagement bénévole ! Une fois sur le sol canadien n’hésitez alors pas à vous impliquer dans de telles missions, ce qui sera un grand plus sur votre CV.

Le point positif : une implication sociale et le développement de son réseau !

5. Les références

Si la pratique est moins courante en France, au Canada, les employeurs vérifieront quasi systématiquement votre parcours et vos compétences auprès de vos anciens employeurs, collègues ou autres contacts. Il est alors nettement conseillé, voire indispensable de préparer une liste comportant leurs noms, fonctions et coordonnées, et de la tenir à disposition du recruteur. Attention, vos références ne doivent pas figurer sur votre CV.

Veillez simplement à inscrire, à la fin de celui-ci, une petite mention « Références sur demande ». Si votre profil correspond à ce qu’il cherche, le recruteur appréciera l’attention et ne manquera pas de vous demander cette liste. Choisissez alors avec soin les personnes mentionnées sur cette liste. Vos référents doivent vous connaître suffisamment, vous, votre travail et vos qualités. Si vous sortez des études et n’avez pas encore d’expérience professionnelle, demandez à vos professeurs de rédiger des lettres de référence louant vos aptitudes.

Le point positif : une meilleure connaissance de ses qualités et davantage de confiance en soi !

6. Être facilement joignable

Avant d’envoyer votre candidature, il est nécessaire de joindre à votre CV un moyen fiable, direct et facile de vous joindre. L’idéal est bien évidemment d’avoir un numéro de téléphone canadien et/ou une adresse mail que vous consultez régulièrement afin d’être réactif dans vos réponses. Si le recruteur constate qu’il s’est passé 5 jours entre sa proposition de vous rencontrer et votre réponse, cela lui donnera certainement une mauvaise image de vous, l’image de quelqu’un qui n’est pas très impliqué dans sa recherche d’emploi. Si vous entamez vos recherches de travail en amont de votre départ et donc depuis votre pays d’origine, il est important de donner toutes les informations au recruteur, encore une fois dans le but de faciliter sa lecture de votre CV et son envie de vous contacter : veillez ainsi à bien mentionner le numéro d’indicatif de votre pays avant votre numéro de téléphone, votre identifiant Skype pour proposer une première entrevue à distance, mais aussi de bien prendre en compte le décalage horaire. Lorsque vous conviendrez d’un rendez-vous, précisez bien 19h00 heure française, donc 13 h 00 heure québécoise par exemple.

Le point positif : ne pas passer à côté d’une super opportunité !

7. Français/Anglais

Dans un pays comme le Canada, où la langue officielle est double (français et anglais), il n’est pas toujours évident de savoir dans quelle langue envoyer son CV et sa lettre de présentation. Eh bien, sachez qu’il n’y a pas vraiment de règle. Cela dépend de l’entreprise, du secteur, du patron, du job. Le plus judicieux, même si cela représente le double du travail, est de faire deux versions de vos documents : une version française et une version anglaise. Vous pourrez ainsi répondre à toutes les offres intéressantes, sans vous cantonner à celles d’une seule langue. Vous verrez que généralement, les offres d’emploi sont rédigées dans les deux langues. Vous pouvez ainsi choisir dans quelle langue répondre (attention aux excès de zèle ! Si vous connaissez une langue plus que l’autre, choisissez celle où vous êtes le plus à l’aise). Si l’offre est en français, répondez-y dans la même langue. Inversement si elle est en anglais.

Si vous n’êtes vraiment pas doué avec l’anglais, notez toutefois que le Québec défend la langue française et qu’un recruteur ne vous reprochera jamais d’utiliser le français.

Le point positif : des phrases déjà toutes faites si le recruteur veut tester votre niveau d’anglais ou de français en entretien !

8. Et après ?

Lorsque votre CV est fin prêt, sachez à qui vous allez l’adresser. Cette information n’a pas à figurer sur votre CV mais sur votre lettre de présentation. Avant d’appliquer, renseignez-vous sur l’entreprise et son organigramme. Qui est en charge du recrutement ? Si l’information n’apparaît pas clairement sur leur site, n’hésitez pas à passer un petit coup de fil au standard où vous serez guidé. Les Québécois ont l’habitude et vous donneront l’information volontiers et avec gentillesse.
Une fois votre application faite, vos CV et lettre de présentation envoyés, ne lâchez pas l’affaire ! Il est important de relancer le recruteur si vous n’avez pas de nouvelles de sa part. Évidemment, il convient de lui laisser un délais raisonnable de réponse (mettez-vous à sa place, lui qui reçoit des centaines de CV par jour !), mais si vous jugez que celui-ci est largement correct, n’hésitez pas à vous manifester gentiment à lui (une à deux fois maximum, après un délai d’une semaine. Avant, il est trop tôt, après, il est trop tard). La plupart du temps toutefois, vous recevrez une réponse automatique à votre candidature vous informant que « seuls les candidats retenus seront contactés ». Malheureusement, dans ces cas-là, inutile de relancer auprès des recruteurs. Au contraire, cela pourrait vous desservir en donnant une image de vous trop insistante.

Le point positif : montrer que vous êtes motivé et vraiment intéressé par le poste !

Voici un exemple de CV :Exemple-CV-canadien-NEOS

Comme n’importe quel voyage, une recherche d’emploi dans le cadre d’un PVT se prépare en amont et nécessite de s’être informé sur les normes et coutumes du pays de destination. Parce que le marché du travail canadien, comme dans n’importe quel autre pays, a ses propres spécificités, il est important d’avoir connaissance de ces règles, notamment en matière de rédaction de CV. À l’aide des conseils listés ci-dessus, vous voilà prêts à rédiger un CV selon les normes canadiennes et à décrocher « la job » !

Bonne chance !

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1 Commentaire

Isabelle
0 1
Bonjour Concernant les dimensions pour le CV ca correspond à quoi les dimensions US s’il vous plait. Je trouve plusieurs réponses sur internet. Merci 🙂

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