Trouver un travail en Nouvelle-Zélande

Article publié le 04-04-2018.

Travailler sans parler très bien anglais, c’est possible ?

C’est l’une des inquiétudes principales des PVTistes qui ont un niveau d’anglais faible, voire inexistant. Il est certain que vous risquez d’avoir des moments un peu pénibles, où vous comprendrez mal votre entourage et aurez du mal à vous faire comprendre mais ce PVT est l’occasion de changer les choses et de revenir en France ou en Belgique avec un niveau, si ce n’est courant, du moins correct, qui vous permette de communiquer avec des anglophones.

Voyons donc comment améliorer votre anglais et comment ne pas s’empêcher de vivre (ni de travailler) lorsqu’on parle mal anglais !

Comment améliorer son niveau d’anglais avant de partir ?

Il existe différentes façons de vous dérouiller un peu et d’acquérir quelques automatismes qui vous seront bien utiles une fois sur place !

Les échanges linguistiques

Dans les grandes villes, des échanges linguistiques sont possibles, soit de façon informelle, en faisant une rencontre sur Internet, en discutant avec une amie de la famille ou en passant par des petites annonces, soit de façon plus organisée, via l’un des sites qui proposent ce type de rencontres.

Vous pourrez ainsi parler, soit à la façon d’un speed dating, par discussions de quelques minutes, soit pendant plus longtemps, avec un inconnu qui n’hésitera pas à vous expliquer vos erreurs ! En échange, vous parlerez en français avec lui et le conseillerez.

Il n’y a pas plus efficace que l’entrainement oral donc si cet exercice est répété (notamment si vous avez un coup de cœur pour une personne avec qui vous êtes vraiment à l’aise), vous pouvez être sûr de faire des progrès rapidement ! L’inconvénient de ce système pour certains, ce sera de parler à un inconnu, de surcroît dans la langue de Shakespeare mais c’est sans doute ce que vous serez amené à un faire un certain nombre de fois en Nouvelle-Zélande, donc c'est un entraînement idéal !

Regardez du côté des universités ou du site Meet-up (dans la partie langues et identités culturelles) pour trouver ce type d'échanges.

La lecture

On parlait de Shakespeare quelques lignes plus haut, mais là justement, il ne s’agit pas (forcément) de lire du Shakespeare ! Pourquoi ne pas lire un livre que vous avez vraiment aimé, que vous avez lu plusieurs fois, que vous connaissez bien, mais cette fois, en anglais ? Vous pouvez également lire les versions anglaises de votre BD préférée, lire des magazines people en anglais, vous abonner à un journal en anglais facile d’accès, comme Vocable qui regroupe des articles de différents journaux, afin d’aborder des sujets très différents. Des mots sont traduits sur le côté de l’article, vous permettant de lire aisément le contenu du magazine sans passer votre temps la tête dans le dictionnaire.

Il existe aussi des livres bilingues, la page de gauche est en anglais, celle de droite, en français !

Les séries et les films en VO

On entend souvent que regarder les séries et les films en VO avec sous-titrage français est un bon exercice. C’est vrai ! Regarder ces mêmes séries et films en VO non sous-titrée, c’est encore mieux mais encore faut-il avoir le niveau d’anglais qui le permette. Une autre option peut être plus efficace si votre niveau est moyen : regarder ces vidéos en VO avec sous-titrage anglais. Vous vous focaliserez sans doute sur les sous-titres mais c’est le but ! Vous pourrez vous familiariser avec l’accent, la façon dont les mots sont prononcés (parfois d’une façon qu’on n’aurait pas imaginée).

Pour ne pas non plus passer à côté du film ou de la série, faites l’essai avec un film ou une série que vous connaissez bien, et dont vous connaissez quasiment les répliques par coeur. Comme ça, vous comprendrez ce qui se passe et pourrez imprimer la version anglaise !

La difficulté avec une langue étrangère est double, il faut pouvoir la parler et la comprendre. Les 2 exercices sont différents. Le visionnage de vidéos en anglais ne vous aidera pas à améliorer votre expression orale, du moins pas directement, mais sans doute que certaines expressions resteront ancrées dans votre tête. Vous pourrez alors les ressortir une fois en Nouvelle-Zélande.

Et comme vous allez en Nouvelle-Zélande, c’est l’occasion de découvrir des films et des séries locales, histoire de vous familiariser avec l’accent kiwi !

La musique anglo-saxonne

Ce n’est pas toujours le top pour apprendre une grammaire parfaite, on sait bien que dans les chansons she « don’t » plus qu’elle « doesn’t » mais pour apprendre le langage courant ou des tournures poétiques, selon les groupes et chanteurs, quel moyen plus agréable que la musique ?

Prendre des cours

C’est l’option la plus chère mais c’est aussi celle qui vous permettra d’avoir des conseils et des explications claires sur le pourquoi du comment. Si votre budget ne vous le permet pas, optez pour les techniques listées précédemment mais si vous avez un peu d’argent de côté, essayez de prendre de préférence des cours où vous êtes le seul élève. N’oubliez pas que si vous avez travaillé pendant plusieurs années, vous avez acquis un DIF (droit individuel à la formation) qui vous permettra de suivre une formation de ce type. Pour information, si vous travaillez à temps complet, vous acquérez 20 heures de DIF par an.

Ceux qui parmi vous sont inscrits comme demandeurs d’emploi peuvent peut-être bénéficier de formations linguistiques via le Pôle Emploi. Pensez à vous renseigner.

Appréhender l'accent néo-zélandais

L'accent néo-zélandais est assez différent de l'accent anglais ou de l'accent américain auxquels vous pouvez être un peu plus habitués. N'hésitez pas à consulter notre article sur l'accent kiwi pour en savoir plus.

Comment l’améliorer une fois sur place ?

Les différentes options détaillées ci-dessus sont toujours valables une fois en Nouvelle-Zélande.

Les rencontres

Vous rencontrerez des Néo-Zélandais mais pas seulement et selon où vous vous trouverez, pas majoritairement ! En effet, vous croiserez sur votre route des centaines de PVTistes venus du monde entier et avec lesquels vous aurez comme langue commune l’anglais !

Essayez au maximum de mettre votre timidité ou votre gêne au placard. Ils se diront peut-être que votre accent est fort (et le leur alors ?), ou que vous avez un peu de mal mais vous tisserez des liens ! Si vous ne vous lancez pas, vous ne vous améliorerez pas et ne développerez aucune affinité, ce qui serait dommage.

Prendre des cours

Certains PVTistes optent pour des cours d'anglais en début de séjour. Vous avez le choix entre beaucoup d'écoles. Vous pouvez notamment consulter les offres EA : à partir de 955 $NZ les deux semaines de cours.

Voyager ou travailler ?

Les avis divergent sur ce point. Pour améliorer son anglais dans un premier temps, faut-il voyager ou travailler ?

Quand on voyage, on rencontre beaucoup de monde, on est amené à beaucoup parler, en auberge de jeunesse, dans un bus ou à une soirée, mais il se peut aussi que ce soit des rencontres éclair car le lendemain, vous partez dans le sud et elles, dans le nord.

Lorsqu’on travaille, une routine peut s’installer et, dans ce cas, vous être bénéfique, du moment que vos collègues, colocataires et amis ne sont pas tous francophones. Un colocataire francophone ou un collègue francophone, ce n’est pas un souci, au contraire, c’est bien de pouvoir rire franchement à des blagues qu’on comprend, de parler fromage et pain au chocolat et de faire une bonne partie de tarots (comment ça cliché ?), ce qui compte c’est d’avoir un univers anglophone, au travail, chez soi, ou dans un groupe d’amis. Les relations s’approfondissent au fil des jours et c’est plus facile dans ce cas d’améliorer son anglais avec des discussions variées.

Bref, pas de meilleure solution, tout dépend des opportunités qui s’offrent à vous.

Les réseaux sociaux

Non, il ne s’agit ni de Facebook, ni de Twitter (quoiqu’il est sans doute possible d’y faire des rencontres anglophones). Il s’agit des communautés CouchsurfingWWOOFingHelpX et Work Away.

La première est une énorme communauté mondiale qui se loge aux quatre coins du monde. Vous voyagez en Nouvelle-Zélande : inscrivez-vous sur le site et contactez des hôtes présents dans votre ville de destination. S’ils sont disponibles et qu’aucun autre couchsurfer ne les a contactés avant vous, ils vous ouvriront sans doute leur porte pour une nuit ou deux, ou encore pour un café ou une balade !

De quoi faire des rencontres internationales (car ce ne sont pas exclusivement des Néo-zélandais qui peuvent vous accueillir), découvrir la ville avec quelqu’un qui la connaît bien, parler voyage et bien sûr, économiser quelques sous pour voyager plus encore !

Le WWOOFing, le HelpX et Work Away, nous en parlerons plus tard dans ce dossier mais en bref, ce sont des réseaux qui vous permettent d’être logé et nourri en échange d’un travail non rémunéré. Vous avez ainsi une occasion originale de découvrir la Nouvelle-Zélande, hors des sentiers battus.

An english-speaking boy/girlfriend

C’est sans doute la meilleure façon de s’améliorer : quand on sort avec un(e) anglophone, pas une soirée, ni une semaine mais quelques semaines ou quelques mois, les discussions sont nombreuses et les rencontres, par son biais, le sont aussi. On essaie au maximum de parler la langue commune à tous : l’anglais. Les progrès sont flagrants !

Une petite bière

C’est plus une petite joke qu’autre chose, mais c’est bien connu, après un petit verre, tout le monde parle mieux anglais ! Les Français sont connus pour être ceux qui angoissent le plus d’être jugés par leur interlocuteur. Ce serait donc ça qui nous stresserait et nous ferait dire des bêtises…

Comment contourner le problème pour trouver un travail ?

Il est possible de se préparer au jargon du pays, pour ne pas être complètement perdu à la première question posée par l’employeur. Il existe pour certains métiers des lexiques sur Internet, en français ou en anglais. N’hésitez pas à les consulter et pourquoi pas à les apprendre si c’est LE job que vous souhaitez faire.

Vous pouvez également préparer les réponses aux questions qui vous seront sans doute posées : quand êtes-vous disponible ? Pour combien de temps ? Quelle paie souhaitez-vous gagner ? Parlez-moi de vos expériences ! Entre autres…

Cet exercice vous sera utile pour tous les entretiens que vous passerez donc ça vaut le coup de s’y essayer un peu pour ne pas avoir trop de blancs dans son discours.

Quels jobs nécessitent le moins d’anglais ?

Le fruit picking

On évoque souvent le fruit picking et c’est vrai ! Ramasser des pommes par exemple ne nécessite pas de grands débats comme dans une agence de communication, c’est évident. Il y a des consignes en début de journée c’est sûr, mais elles sont souvent accompagnées d’une démonstration et au pire, vous aurez toujours un collègue pour vous expliquer plus lentement ce qu’il faut faire.

Les postes discrets

Ce sont les jobs où les clients n’auront pas affaire à vous, si vous préparez les sandwichs dans un fast food ou encore si vous faites la plonge. L’employeur n’aura pas peur de vous recruter du moment que vous pouvez discuter un petit peu avec lui. Les postes de déménageur ou encore de laveur de voiture en font également partie.

La recherche (vaine) de la perfection

Votre PVT en Nouvelle-Zélande va obligatoirement tirer vers le haut votre niveau d’anglais mais ne partez pas avec des attentes trop élevées et ne soyez pas trop exigent avec vous.

Si vous arrivez à discuter avec votre entourage, que vous comprenez ce qui se dit, que vous riez au même moment que les autres, c’est bon, pari tenu ! Le « french accent » est « so cute », c’est bien connu et pour le coup ce n’est pas une légende. On ne parle pas de l’accent sans aucun effort avec des « r » bien gras, non, mais une petite french touch dans l’anglais, ça plaira toujours à votre entourage. Quant à vos (éventuelles) fautes de grammaire, eh bien, sachez que l’anglais est plus souple que le français pour ça. Si les gens vous comprennent, ils n’auront aucun souci à vous côtoyer ! D’autant que votre anglais n’est certainement pas votre meilleur atout. Si vous aimez faire la fête, tourner tout en dérision, si vous êtes un as du poker, que vous savez faire des cocktails délicieux ou si vous avez fait le tour du monde par exemple, les gens apprécieront votre compagnie. Mettez donc bien en avant votre personnalité, ça comblera vos lacunes !

Plus d'astuces, de témoignages et d'expériences

En tant que futur pvtiste, vous voulez être certain de ne rien oublier pour que votre PVT se déroule en toute quiétude. Pour vous aider, voici notre sélection d'accessoires et de gadgets pour les pvtistes !
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Commentaires

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Gégé
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#918393

Merci pour ce dossier, qui tombe à pic (nous commençons la recherche d’emploi en NZ) !

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Marie
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#918394

Super ! Bon courage à vous !

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Johanna
2.9K 1.8K
#918395

Merci et bravo Marie pour ce dossier complet.

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#918396

Merci pour ce dossier

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Marie
32.9K 9.6K
#918397

Message de Okeanoos
Merci pour ce dossier
N’hésite pas à me faire des retours de ta recherche d’emploi (en espérant que tout ceci t’aide!)

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#918400

Parfait pour mon projet !

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#918398

Message de Marie
N’hésite pas à me faire des retours de ta recherche d’emploi (en espérant que tout ceci t’aide!)
Oui beaucoup ! Dossier super bien fait et très complet. Ça marche ! Je vais m’y mettre dans une dizaine de jours

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Gégé
111 34
#918399

Petit retour sur la recherche d’emploi : même si la liste de postulants devant vous est longue, l’inscription direct en packhouse fonctionne ! J’ai été appelé pour 4 jours de travail, une semaine après mon inscription

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Marie
32.9K 9.6K
#918401

Merci Gege, c est vrai qu’on va pouvoir ajouter ce bout là, en particulier dans la partie consacrée au travail en packhouse.
Si ca te dit d’ailleurs, n’hésite pas a poster un petit message sur le forum emploi pour expliquer comment tu as cherché du boulot dans les packhouse

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Mariama
100 36
#918402

Excellent dossier, ça donne un très bon aperçu des attentes des employeurs et surtout ça nous donne les outils pour une bonne recherche d’emploi. Dans mon cas, ça me rassure aussi : la phobie d’être complètement paumé, je pense qu’elle est assez commune ici ?!
Merci en tout cas ! J’irai regarder les liens plus en détail plus tard.

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