Le guide des pvtistes au Japon

Chapitre 30 : VI. PARCE QUE ÇA PEUT ARRIVER... - Un souci de santé : comment se soigner ?

Date de publication : 19-06-2019

Auteur

Julie

VI. PARCE QUE ÇA PEUT ARRIVER...

Un souci de santé : comment se soigner ?

Voir un médecin

Le Japon étant un pays bien développé, vous pouvez faire confiance aux hôpitaux et au personnel médical. Le seul bémol, c’est que très peu d’entre eux parlent anglais. Il n’existe pas vraiment de médecins de famille.

Lorsqu’on est malade, on se rend à la clinique du quartier la plus proche.

Certaines sont minuscules, d’autres sont de la taille d’un hôpital.

Les patients sont accueillis sur la base du premier arrivé, premier servi, il faut parfois attendre longtemps quand on s’y rend en fin de journée.

Amenez toujours avec vous votre carte de Sécurité sociale japonaise (sinon, vous devrez avancer la totalité des frais, ce qui peut représenter une grosse somme) et votre carte de résident. Si vous ne parlez pas japonais, dirigez-vous vers un des hôpitaux pour étrangers (qui sont plus chers, cependant) ou venez accompagné de quelqu’un qui pourra jouer les traducteurs.

Voici comment se passe une visite, en général :

  • Vous devez remplir des formulaires à l’accueil (parfois en anglais) sur votre état civil et vos symptômes.
  • Une infirmière vérifie votre état physique et prend votre tension.
  • Vous voyez le médecin (pas longtemps !), qui fait son diagnostic.
  • On peut éventuellement vous administrer un traitement par intraveineuse sur-le-champ, le temps de faire des examens complémentaires (bilan sanguin, par exemple). Les médicaments injectables sont courants, au Japon.
  • On vous délivre votre ordonnance et vous payez la consultation.
  • Parfois, on vous donne directement les médicaments, parfois vous devez aller les chercher à la pharmacie de la clinique.

Comme vous le voyez, à la différence de la France, tout est centralisé. Vous ressortez donc de la clinique avec le bilan de vos examens et votre traitement (le plus souvent), il ne vous reste plus qu’à rentrer vous reposer chez vous !

En cas d’urgence, le numéro du SAMU et des pompiers est le 119. Pour la Police, composez le 110.

L’ambassade de France tient à jour une liste des médecins parlant français ou anglais dans les villes principales : Liste de notoriété médicale.

N’hésitez pas à l’imprimer et à la garder dans votre trousse à pharmacie.

On peut citer notamment :

Tokyo

Dr. Claudine BLIAH, généraliste et gynécologue très réputée auprès des étrangers.
Aiiku Clinic
5-6-8, Minami-Azabu, Minato-ku
03-3473-8240

Dr. Hiroshi YAMAKAWA
Clinique Yamakawa
3-21-1 Myojin-cho Hachioji-shi, Tokyo
0426-60-7887

Hôpital avec services en anglais (entre autres langues)
International Medical Center of Japan - Toyama Hospital
1-21-1 Toyama Shinjuku-ku, Tokyo
03-3202-7181

Osaka

Dr. Katsuo YAMAGUCHI
Clinique Yamaguchi
1-1-21 Ayazo Takaishi Osaka
075-441-8181

Hôpital avec services en anglais (entre autres langues)
Osaka City General Hospital
2-13-22 Miyakojima-hondori, Miyakojima-ku
06-6929-1221

Kyoto

Dr. Akisato FUJIWARA
Clinique Fujiwara
66 Higashi Kubota-Cho Kitashirakawa Sakyo-ku Kyoto
075-711-8855

Dr. Hiroshi YAMAMOTO
Clinique Fujiwara
Daini Kinken Bldg 2F Higashiyama Nijo Nishiiru Sakyo-ku Kyoto
075-751-7750

Hôpital avec services en anglais (entre autres langues)
Kyoto City Hospital
1-2 Mibu Higashi Takadacho,Nakagyo-ku, Kyoto
075-311-5311

Si malgré tout cela vous avez du mal à trouver un médecin, le site Japan Healthcare Info peut en trouver un pour vous et assurer la traduction moyennant rétribution.

Aller chez le dentiste

Il y a plus de cabinets dentaires que de konbini, au Japon ! Ils sont absolument partout, près des gares ou perdus dans les quartiers résidentiels. La concurrence étant féroce, la plupart d’entre eux sont très bien équipés et offrent des prestations souvent bien meilleures qu’en France. Il est également assez facile d’être pris n’importe où en urgence.

Là encore, l’anglais n’est pas commun, mieux vaut y aller un minimum préparé. La plupart des cabinets prend la Sécurité sociale japonaise.

Dans la liste de médecins fournie par l’ambassade de France (voir plus haut), figurent quelques dentistes.

Contraception, IVG, dépistage des IST et hygiène féminine

La contraception n’est pas aussi développée au Japon qu’en France. On trouve des préservatifs partout et c’est de loin le moyen contraceptif numéro un. La pilule contraceptive et le DIU (ou stérilet) sont moins courants et ne sont pas remboursés par la sécurité sociale (il faut débourser environ 2 000 ¥ par mois pour la pilule).
Les diaphragmes, patchs et anneaux ne sont pas facilement disponibles sur place. Vous pouvez envisager d’emporter un stock de dispositifs contraceptifs avec vous.
Consultez le chapitre sur les formalités douanières de ce guide pour plus d’informations.

La pilule du lendemain existe mais il faut se la faire prescrire par un médecin, une perte de temps qui en diminue considérablement les effets... Elle coûte entre 3 000 et 20 000 ¥. Nous vous conseillons d’emporter avec vous une pilule du lendemain, étant donné qu’elle est en vente libre en France.
Les tests de grossesse se trouvent dans toutes les pharmacies et parapharmacies à partir de 1 000 ¥.

L’avortement chirurgical est légal au Japon, sous conditions (relativement larges) mais non remboursé (il coûte entre 800 et 1 600 euros !). La plupart des cliniques pour femmes le pratique, mais faites attention à ne pas dépasser le délai de 12 semaines.

Pour de plus amples détails au sujet de la contraception et de l’IVG, consultez notre dossier La contraception et l’IVG en PVT.

Concernant les menstruations, les tampons et la coupe menstruelle (ou cup) ne sont pas courants au Japon, les serviettes hygiéniques sont la norme. Faites vos réserves de tampons en France avant de partir, ou achetez une coupe menstruelle, au besoin.

À propos des Infections Sexuellement Transmissibles (IST), le Japon étant moins touché que certains pays occidentaux, beaucoup de Japonais ont un comportement assez déroutant voire irresponsable, en refusant de se protéger avec un préservatif. La hausse inquiétante des cas de syphilis et de gonorrhée depuis quelques années prouve bien que les Japonais ont tort de prendre ce problème à la légère. La situation est particulièrement inquiétante dans l’industrie du sexe (au cas où vous comptiez aller à Kabukicho, le quartier chaud de Tokyo).

En bref, ne vous laissez pas influencer et refusez tout rapport non protégé. Si vous pensez avoir pris un risque, vous pouvez vous faire dépister gratuitement dans plusieurs centres.

Tokyo
Shinjuku-ku Public Health Centre

Yokohama
Public HIV Testing Site

Osaka
Shinsaibashi sunsunsite

Kyoto
Shimogyo Public Health Centre

Nagoya
Sakae Sun Sun Site

Sapporo
Circle Sapporo

Si vous n’avez accès à aucun de ces centres gratuits, la plupart des hôpitaux et cliniques pour femmes pourront faire ces tests mais ils ne seront pas remboursés par la Sécurité sociale (pour un bilan complet testant plusieurs maladies, il faut compter environ 30 000 ¥).
Vous pouvez aussi vous faire envoyer un kit pour faire le dépistage vous-même avec Japan Health Info.

Chapitre 30 sur 41

Évaluation de l'article

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5 Commentaires

Anne
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Hello, combien de temps le passage de la douane japonaise prend-il ? Merci d’avance !
Julie
4.9K 14K
Salut, généralement, c’est une formalité, c’est rapide mais ça dépend sans doute de combien de gens sont devant toi, s’il y a beaucoup de pvtistes 😉
Manel
0 2
Bonjour. Comment fait on pour participer au concours pour gagner le guide de voyage Ulysse fabuleux? Merci bonne journée
Julie
4.9K 14K
Manel
0 2
Merci beaucoup !!

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