Acheter une voiture ou un van

Si vous faites le choix d’acheter un véhicule pour votre road trip, voici quelques points et questionnements importants.

Le permis de conduire international

Avant de vous lancer dans un achat de véhicule, n’oubliez pas que vous avez impérativement besoin du permis de conduire international. Pensez à en faire la demande avant de quitter la France, la Belgique ou le Canada. Pour être valable, il doit être accompagné de votre permis de conduire français, belge ou canadien. Pour en savoir plus, consultez notre dossier Préparer son départ en Australie. Vous n’avez pas le permis ? Avez-vous pensé à le passer en Australie ? Plus d’informations...

Voiture, van ou 4x4 ?

C’est une question à laquelle il est difficile de répondre, car tout dépend de votre projet et de votre budget. Les 4x4 sont généralement beaucoup plus onéreux, mais indispensables si vous comptez parcourir les pistes de terre ou de sable du coeur de l’Outback, là où les vans classiques ne peuvent pas se rendre.

Si vous préférez acheter une voiture, vous pouvez opter pour un break, dans lequel vous pourrez dormir. Ca ne sera pas aussi confortable qu’un van (notamment pour stocker vos affaires) mais ça sera toujours plus abordable. Une bonne voiture coûte cependant généralement bien moins cher qu’un van.

Pensez également à l’option du 4x4 avec tente intégrée sur le toit, qui vous permettra d’avoir accès aux routes de terre tout en ayant la possibilité de dormir dans votre véhicule.
De manière générale, votre choix sera déterminé par la nature de votre voyage : allez-vous parcourir des pistes non-goudronnées, très courantes en Australie ? Avez-vous besoin de confort ? Allez-vous devoir stationner en ville ?

Les routes menant aux endroits touristiques sont généralement praticables en voiture ou en van même lorsqu’elles ne sont pas goudronnées.

Si vous hésitez, une discussion du forum pourra vous aider à faire votre choix : Quel véhicule choisir ?

La saison d’achat et le lieu d’achat

La saison et le lieu de l’achat sont très importants. Il est plus facile de trouver un véhicule dans les plus grandes villes, et voyager dans le sens inverse des autres backpackers peut être une bonne idée.

Pendant l’été, ils sont nombreux à aller dans le sud et notamment à Sydney (pour assister au fameux feu d’artifice du Nouvel An, par exemple), il est donc recommandé d’arriver plus tôt que tout le monde (en octobre ou novembre, par exemple) pour trouver un véhicule (et même un boulot) plus facilement ou d’arriver plus tard, une fois que les gens commencent à repartir ailleurs.

Pendant ces périodes de forte affluence de PVTistes, le prix des véhicules flambe et de bonnes opportunités peuvent vous passer sous le nez. Notez que dans les plus petites villes, vous aurez moins d’opportunités de trouver un véhicule, mais vous aurez également moins de concurrence. Il y a de fortes chances pour que ces véhicules soient vendus par des Australiens, qui auront tendance à vendre des véhicules plus récents et qui ont beaucoup moins roulé que les voitures ou les vans qui se transmettent de PVTistes en PVTistes depuis des années. On peut également être tenté de penser que tout sera plus réglo (contrôle technique effectué, pas d’amende non payée, etc.).

Attention, ce n’est pas une vérité générale, et vous trouverez des backpackers honnêtes comme des Australiens malhonnêtes ! Un couple de PVTistes vous fait part de son expérience : On a testé l’achat (raté !) d’un van en Australie.

Inspecter son véhicule avant de l’acheter
Il est indispensable d’examiner un tant soit peu le véhicule que vous allez acheter, même si malheureusement, on n’est jamais à l’abri de vices cachés.

  • L’état général du véhicule est important. Est-ce que tous les équipements sont bien présents et fonctionnent ? (freins… qui freinent, pas d’impacts sur le pare-brise, ceintures de sécurité et phares fonctionnels, pneus en bon état, etc.). Si le véhicule est cabossé à de nombreux endroits, cela peut sous-entendre qu’il a été accidenté… Il arrive que les compteurs kilométriques soient trafiqués. Il est très difficile de le déceler, mais des pédales très usées peuvent vous mettre la puce à l’oreille.
  • Vérifier la mécanique du véhicule est plus épineux pour ceux qui n’y connaissent rien. L’esafety check ou le pink slip est l’équivalent du contrôle technique. Si le revendeur peut vous le fournir, c’est de bonne augure pour l’état de votre véhicule. Malheureusement, le contrôle technique n’est pas forcément obligatoire avant la revente d’un véhicule, cela dépend des États ou Territoires. Demandez toujours à conduire le véhicule avant de l’acheter : est-ce qu’il freine bien ? Est-ce qu’il est confortable à la conduite ? Est-ce que la conduite est fluide ? Est-ce qu’il fait un bruit normal ? Est-ce qu’il n’y a pas d’odeur suspecte de brûlé ? Etc.
  • Vérifiez que le véhicule que vous comptez acquérir n’est pas un véhicule volé, ou qu’il n’y a pas de contraventions en « suspens » ! Il est arrivé que des PVTistes achètant un van et découvrent, plusieurs mois plus tard, que leur véhicule était recherché par les autorités : leur van a été immobilisé et ils n’ont pas pu continuer leur voyage. Vous pouvez éviter ce genre de déconvenues relativement facilement. En effet, en fournissant le numéro d’identification du véhicule (VIN) ou le numéro de châssis, on pourra vous informer des potentiels problèmes liés au véhicule. Vous pouvez effectuer une vérification (valable pour tous les États) en entrant les informations du van sur le site Transact.ppsr.gov.au ou en appelant le 1 300 007 777.
  • Attention aux arnaques ! Backpackers qui souhaitent à tout prix revendre leur véhicule même s’il est devenu dangereux de rouler avec, compteurs trafiqués, locaux qui profitent de votre faible niveau d’anglais pour vous embobiner, garagistes qui parviennent à camoufler temporairement les vices d’un véhicule... les exemples ne manquent pas. Il existe bien sûr des vendeurs honnêtes, mais il convient d’être vigilant et de bien suivre nos recommandations pour limiter au maximum les mauvaises surprises.

Loin de nous l’idée de vous rendre parano, simplement, il est important de bien avoir à l’esprit que vous ne tomberez pas toujours sur des personnes honnêtes. Outre les risques d’ordre pécuniaire (déjà très contrariants !), il faut penser aux risques pour votre santé : un van de piètre qualité pourrait causer un accident.

Pour plus de précisions et de conseils, consultez notre dossier Acheter un van ou une voiture en Australie et ce récit de PVTistes : On a testé l’achat (raté !) d’un van en Australie.

Immatriculer son van : la rego

En Australie, toutes les démarches administratives sont simples. La registration (surnommée Rego et prononcée « Rédjo ») est l’exception qui confirme la règle ! Une fois votre véhicule acheté, vous devez le faire immatriculer. Selon votre situation, ça peut être très simple ou... très prise de tête. C’est pour cela que nous vous avons concocté un long dossier sur l’immatriculation, où l’on vous parle de la nouvelle immatriculation (new rego), du renouvellement (renew rego) et du transfert de rego, notamment. En fonction des États et Territoires australiens, les démarches varient : notre tableau comparatif de la Rego pourra vous aider.

En Australie, les vans voyagent beaucoup... Il n’est donc pas rare d’acquérir un véhicule immatriculé dans un autre État que celui où vous vous trouvez.

Si vous avez la chance d’acquérir un véhicule ayant une rego de Tasmanie ou du Western Australia et que vous ne vous y trouvez pas actuellement, c’est très simple : vous pouvez faire votre transfert de rego par correspondance ! Les véhicules de ces deux États sont donc très prisés.

À l’achat d’un véhicule, il faut faire attention au lieu d’immatriculation, et à la durée restante de la rego. S’il vous reste quelques mois d’immatriculation en achetant votre van, c’est autant d’économisé. Vous devrez bien sûr faire un transfert de rego, mais vous aurez quelques semaines de tranquillité avant d’en faire le renouvellement.

Pour faire un transfert de Rego pour un véhicule venant d’un autre État ou Territoire (hors Victoria, Tasmanie et Western Australia pour lesquels le transfert peut se faire en ligne), vous avez 14 jours pour vous rendre en personne dans l'État ou Territoire du véhicule afin de faire le transfert de rego à votre nom.

Si vous ne pouvez pas vous rendre dans cet État sous 14 jours, vous pouvez annuler la rego précédente (si elle est encore en cours) et faire une demande de « new rego » dans l'État dans lequel vous vous trouvez. Vous devrez également payer une nouvelle immatriculation (une nouvelle plaque), et soumettre votre véhicule à un contrôle technique.

Cependant, certains États et Territoires exigent, pour vous délivrer une « new rego », un justificatif de domicile avec une adresse locale ou la preuve que vous êtes résident permanent de l’État ou du Territoire. Pour cela, vous devez prouver que vous y résidez depuis au moins 3 mois, ce qui n’est pas toujours facile quand on est PVTiste. Notre dossier sur la Rego État par État vous permettra d’envisager tous les cas de figure.

L’assurance de votre véhicule

Les assurances voyage comme les assurances de carte bancaire ne sont généralement pas suffisantes en cas de blessures liées à un engin motorisé. Dans la grande majorité des cas, les blessures de vos passagers et votre responsabilité civile (si vous blessez les passagers d'un autre véhicule) ne sont pas couvertes. C'est primordial de bien se renseigner !

La Third Party Personal Injury Insurance (appelée CTP ou « green slip » dans le NSW) est une assurance à la personne uniquement. Elle est obligatoire mais souvent incluse dans la registration. Ce qui signifie qu’en cas d’accident, vous n’aurez pas à payer les soins médicaux si vous blessez quelqu’un (conducteur, passager, piéton) ou si vous êtes vous-même blessé (sauf si vous êtes responsable). En revanche, vous devrez payer les coûts relatifs aux réparations du véhicule accidenté (si vous êtes en tort).

Si vous êtes responsable d’un accident, l’assurance à la personne ne couvre pas toujours la totalité de la compensation financière à la victime ni les blessures et les dommages pour vous (si ça couvre les passagers). Renseignez-vous bien auprès de votre assurance (ces garanties peuvent varier d’un État à un autre). L’assurance Third Party property n’est pas obligatoire mais vivement recommandée. Elle couvre les dégâts que vous pourriez causer au véhicule d’un tiers mais elle ne couvre pas votre propre véhicule. Pour qu’il soit couvert, vous devez prendre une assurance plus complète.

Avec la CTP, vous êtes couvert au minimum. À vous d’évaluer si la souscription à une assurance auto complémentaire (Third party property insurance et/ou Comprehensive Insurance, l’équivalent d’une assurance « tous risques ») est nécessaire dans votre cas. Si vous voulez jouer la carte du risque « 0 », c’est conseillé ! Avant de souscrire à quoi que ce soit, un conseil universel : comparez les offres et les assureurs, lisez les caractères en petit à la fin du contrat, vérifiez s’il y a des franchises, etc. afin d’éviter les mauvaises surprises.

Aménager son van

Ça y est, vous êtes propriétaire d’un beau van (où des générations de PVTistes ont déjà dormi). Vous êtes immatriculé, assuré… Le seul soucis : votre van n’est pas vraiment aménagé !

La plupart du temps, les vans disponibles sur le marché sont aménagés, au moins de façon rudimentaire avec un matelas. Parfois, c’est presque un 4 étoiles (frigo, caisses de rangement, etc.). Mais… s’il n’y a rien ? Si vous êtes bricoleur, vous pouvez prévoir de « gros » travaux, comme la construction d’une structure de bois pour poser votre matelas et ranger vos affaires. Plusieurs conseils et une vidéo d’aménagement sont disponibles dans notre dossier Préparer son road trip en van. Retrouvez également ce récit de PVTiste : Aménager son van et obtenir la certification self-contained.

En achetant un van pourvu d’un matelas, faites attention aux punaises de lit (bedbugs) qui pullulent en Australie. Vérifiez bien votre matelas et tous vos textiles. Si vous remarquez des punaises, passez votre tour ! Plus d’informations...

L’avantage du van aménagé, justement, c’est de pouvoir en faire son « home sweet home ».
Pas besoin, théoriquement, de payer un logement, puisque vous avez déjà un toit sur la tête.

Les emplacements et parkings pour garer votre van en Australie sont très nombreux. Certains sont payants, mais la plupart sont gratuits.
Le site Australia Campsites répertorie les emplacements gratuits.

Les aires de repos (rest areas) sont également nombreuses : certaines aires proposent des toilettes et des douches et vous permettent de rester garé la nuit, quand d’autres l’interdisent formellement. Renseignez-vous !

Explore Australia vous offre une liste des aires de repos, en fonction de votre localisation et des services recherchés.
En ville, se garer peut être plus fastidieux qu’en rase campagne ou dans les petits villages. Certaines municipalités interdisent formellement le stationnement la nuit, alors que d’autres sont « RV Friendly » (pour pouvoir vous y garer, vous devez devenir membre du Campervan and Motorhome Club australien, pour 60,50 $ l'année. Plus d'infos...) !

Pour un peu plus de confort de temps en temps, vous pouvez aussi opter pour une auberge de jeunesse (backpack ou hostel). Parfois, une douche chaude, ça ne fait pas de mal… Si vous vous garez n’importe où, dans des endroits où passer la nuit n’est pas autorisé, vous risquez des amendes assez salées…
Les parcs nationaux sont sans hésiter les endroits les plus avantageux où garer son van : même s’il n’y a pas souvent de douche, le cadre est agréable et vous pouvez parfois bénéficier de petits aménagements, comme un barbecue.

Attention, se garer dans un parc national hors de la zone de camping autorisée est strictement interdit. Les amendes sont aussi fréquentes que salées (100 $ par personne).

En Australie, beaucoup de choses marchent à la confiance. Ainsi, dans les parcs nationaux, vous payez vous-même vos frais de camping (la « self registration »). Ces sommes aident le gouvernement à entretenir les infrastructures et à garder l’Australie toujours aussi belle, ne faites pas de petites économies en « oubliant » de payer votre nuit !

Il existe également des campings privés, généralement plus chers, comme les caravan parks ou RV Parks.
Si vous n’avez pas envie de vous engager dans l’achat d’un van, mais que l’envie de voyage se fait trop forte, d’autres solutions s’offrent à vous : « squatter » le van d’autres backpackers, notamment en répondant aux nombreuses petites annonces de covoiturage (lift), en faisant du stop (hitchhike), en prenant les transports en commun... RDV au prochain chapitre !

Des dossiers pour aller plus loin :

Évaluation de l'article
5/5 (9)