Comment chercher un emploi ?

Chercher un emploi avant de partir ?

Il est déconseillé de perdre du temps à chercher un emploi à distance, surtout si vous cherchez un petit boulot. En effet, les employeurs souhaitent souvent combler leur poste au plus vite. Ils risquent donc de ne pas être intéressés par un étranger, dont ils ignorent la date d’arrivée et la situation « légale » !

Cependant, l’exception confirme la règle puisqu’Alessia, ancienne PVTiste à Sydney a relevé le défi :

Pour mon premier boulot dans un restaurant français gastronomique, j’avais fait des recherches depuis la France et j’avais envoyé une tonne de CV, beaucoup restés sans réponses, puis enfin, une réponse positive ! C’était ma future manager qui me proposait de me voir lorsque j’arriverai sur place, ce que j’ai fait dès le 2e jour après être arrivée !

Cependant, Alessia possédait déjà plusieurs années d’expérience dans le domaine et avait, avant de partir en Australie, une pratique de l’anglais quotidienne au travail. En fonction de votre profil, il est donc possible, avant de partir, de vous créer tout au moins une liste de contacts ou une liste d’entreprises, de restaurants ou d’établissements susceptibles de vous intéresser. Ainsi, une fois sur place, vous aurez déjà « défriché » le terrain et gagné du temps !

Si vous travaillez dans un domaine très en demande en Australie, il est en revanche tout à fait conseillé de faire des recherches en amont, à moins que vous souhaitiez commencer votre PVT par des voyages.

Comment trouver un emploi une fois sur place ?

Toutes les méthodes sont à envisager, même si certaines valent mieux que d’autres.

Internet

Internet peut être une bonne option pour ceux qui souhaitent trouver un emploi qui ne soit pas un « petit boulot ». Il existe de nombreux sites Internet de recherche d’emploi en Australie où vous pouvez postuler à des offres :

Si vous êtes invité à postuler par e-mail ou directement sur le site Internet de la société, très bien !

Vous pouvez également utiliser Internet pour envoyer des candidatures spontanées. Par contre, si vous voyez des offres de petits boulots (un restaurant recherche un serveur, un magasin de vêtements recherche un vendeur, etc.), postulez tel qu’indiqué dans l’offre. Si l’employeur vous invite à l’appeler, n’envoyez pas de CV par e-mail. Ce poste intéressera sans doute plusieurs dizaines d’autres PVTistes tout aussi motivés que vous. Si vous envoyez un e-mail, vous pouvez faire une croix dessus. Si vous n’êtes pas trop loin du lieu de travail, vous pouvez même envisager de passer dans le restaurant ou le magasin pour postuler en personne.

Gumtree est LE site a consulter pour la recherche de petits boulots !

Si vous n’osez pas appeler des employeurs parce que vous êtes mal à l’aise en anglais, préparez bien vos premières approches téléphoniques : vous pouvez apprendre quelques phrases correctement construites pour expliquer que vous avez vu l’offre sur tel site Internet et pour vous présenter succinctement.

Vous avez peur de l’accent « Aussie » ? On vous comprend. Au début ce n’est pas forcément évident, surtout si on parle plutôt mal anglais, mais dites-vous qu’au pire, vous raterez cet entretien mais que ça vous aidera à être de plus en plus à l’aise au fil des jours.

C’est en parlant anglais qu’on apprend à parler anglais !

Porte-à-porte

Le porte-à-porte peut s’effectuer de deux façons : de façon spontanée (vous déposez votre CV partout dans la ville, au « hasard ») ou de façon plus « calculée », en donnant votre CV dans les établissements ou magasins où un panneau « Help needed » est affiché !

Cette méthode est de loin la plus efficace, d’une part parce que vous répondez à un besoin réel et d’autre part car vous permettez au patron de vous rencontrer immédiatement. Lorsque vous sortez, vous pouvez toujours emporter des CV et des cartes de visite que vous distribuerez dès que vous en aurez l’occasion.

Vous augmenterez vos chances d’être rappelé et vous serez sans doute amené (dans certains établissements) à passer des entretiens éclair qui vous aideront, là aussi, à vous mettre dans le bain de la recherche d’emploi.

Ceci étant dit, vous ne serez pas le seul à faire ça, une vingtaine ou une trentaine de candidats vont sans doute eux aussi déposer un CV aux mêmes endroits que vous quelques heures avant ou après vous. Pour beaucoup, de ce fait, la recherche d’emploi en porte-à-porte n’est pas fructueuse.

Dans les grandes villes et même dans de plus petites villes où les backpackers sont nombreux à passer (par exemple Byron Bay ou Broome), il est parfois très difficile de décrocher un emploi. En s’éloignant, ne serait-ce que de 20 ou 30 kilomètres, on peut avoir des opportunités d’emploi dans des villes plus calmes.

L’option « porte-à-porte » peut être intéressante pour ceux qui parlent très bien anglais (n’oubliez pas que parmi les PVTistes en Australie, il y a un grand nombre d’anglophones) et/ou qui ont de l’expérience (on vous en parlait un peu plus haut, dans la partie consacrée au CV australien).

Pour les autres, elle peut être pénible et décourageante. Si vous voyez que ça ne paie pas, essayez de quitter les grands axes, voire de chercher dans des quartiers peu fréquentés des backpackers. Vous devrez peut-être faire 20 ou 30 minutes de bus pour aller travailler, mais il y a pire !

Rien ne vous assure, dans les quartiers plus calmes, que votre recherche d’emploi sera plus fructueuse, mais une chose est sûre : il y aura moins de concurrence.

Pour résumer, ayez bien à l’esprit que vous ne trouverez peut-être pas d’emploi avant quelques semaines. Beaucoup disent qu’ils sont prêts à faire des petits boulots, mais même ces petits boulots (faire la plonge, laver des voitures, etc.) sont très prisés des PVTistes qui veulent accumuler un peu d’argent pour partir voyager.

Les journaux et les auberges de jeunesse

Consultez la section « Emploi » des journaux de votre ville le jour de leur sortie, vous pourriez trouver des offres intéressantes qui seront moins consultées que les offres postées sur Internet. On peut également avoir de bonnes surprises sur les tableaux des auberges de jeunesse.

Le réseau

C’est une réalité, le réseautage est quasi primordial lorsqu’on recherche un emploi, en particulier dans les pays anglo-saxons. Que ce soient vos colocataires, d’autres PVTistes, des collègues ou des rencontres que vous pouvez faire dans le cadre d’activités en tout genre (bénévolat, danse, sport, randonnée, échanges linguistiques, etc.), le réseau que vous allez vous constituer en Australie pourra être précieux.

Un ami backpacker travaille dans une ferme qui recrute ? Il pourrait penser à vous. Vous faites de la salsa et votre partenaire de danse a une soeur qui travaille dans votre domaine ou encore, comme ce PVTiste qui témoignait début 2014 sur France 2, vous décidez de faire de la pétanque et êtes amené à côtoyer d’anciens chefs d’entreprise dont le nombre de contacts en ville est colossal ? Quel que soit le cas de figure, ces rencontres pourront à un moment donné vous aider dans votre recherche d’emploi.

Évidemment, la grande majorité des rencontres seront plutôt de l’ordre de la détente (des gens avec qui vous sortirez) et il ne faut pas penser constamment à la constitution de son réseau.

Profitez des gens que vous rencontrez pour ce qu’ils sont et si ça mène à une embauche, c’est un bonus.

Si vous n’avez pas conscience que chaque pays a ses codes (notamment professionnels) et que l’un de ces codes, en Australie, c’est d’activer son réseau, vous pouvez passer à côté de belles opportunités.

Selon Sophie, PVTiste à Brisbane en 2012, ses difficultés à trouver un emploi ont d’ailleurs été liées à « un CV trop français, et un réseau pas assez utilisé ! ».

Bref, que ce soit pour votre épanouissement personnel ou pour vous ouvrir des portes professionnelles, toutes les occasions de faire des rencontres seront bonnes à prendre. Ces rencontres pèseront sans doute lourd dans le bilan que vous ferez de votre année.

Travailler dans son domaine, c’est possible ?

Oui, c’est tout à fait possible même si, vous l’avez bien compris, la durée maximale de travail avec un même employeur est de 6 mois (sauf dans certains domaines, dans le Nord du pays uniquement. Plus d’infos…).

Vous risquez donc de passer à côté de certaines opportunités si vous tombez sur des employeurs qui souhaitent embaucher quelqu’un à plus long terme. Mais ne désespérez pas, chaque année, des PVTistes parviennent à avoir une expérience pertinente en Australie. Il faut avant toutes choses bien se renseigner : est-ce qu’on recrute dans votre domaine en Australie ? Est-ce que vous parlez suffisamment bien anglais pour occuper un poste dans votre domaine ? Est-ce que vous avez assez d’expériences ? Des références ?

Les professions réglementées

Si vous souhaitez travailler dans votre domaine, il est essentiel de savoir si vous avez le droit d’exercer votre métier en Australie. Votre profession est-elle réglementée ? Appartient-elle à un ordre (architectes, avocats, etc.) ?

Est-ce que votre diplôme et vos compétences sont reconnus ? Est-ce qu’une équivalence est nécessaire ? Est-ce qu’une formation supplémentaire vous sera demandée ? Si oui, combien coûte-t-elle ?

Autant de questions qui vous éviteront de mauvaises surprises. Renseignez-vous auprès de votre ordre local (ce sera l’occasion de commencer à parler « australien ») si vous exercez une profession réglementée (via le formulaire de contact de leur site Internet ou par téléphone).

Vous apprendrez peut-être que travailler dans votre domaine ne sera pas possible mais au moins, vous le saurez avant de partir !

Il est souvent fastidieux d’exercer une profession réglementée par un ordre. Pour un projet d’un an, et non une immigration de plus longue durée, songez plutôt à un plan B, moins coûteux en énergie (à moins que votre domaine recrute beaucoup en Australie !).

Pour certains métiers, des formations qui peuvent être longues et/ou coûteuses sont obligatoires et si vous ne prévoyez de rester qu’un an en Australie, ça ne vaut pas forcément le coup de s’y plier. Dans ce cas, il n’y a pas 36 solutions, si on veut travailler dans son domaine, c’est au noir !

Voici la liste des 10 domaines qui sont le plus en manque de main-d’oeuvre en Australie en 2016.

Si votre domaine se trouve dans cette liste, ça ne veut pas dire que tout sera facile pour vous et inversement, si votre domaine ne s’y trouve pas, ça ne veut pas forcément dire que votre recherche de travail sera pénible ou infructueuse. Nous vous invitons à lire notre article Les domaines qui recrutent le plus dans les pays du PVT pour plus d’informations.

Travailler au noir, une bonne idée ?

Avec un Working Holiday Visa, vous avez tout à fait le droit de travailler légalement. Pourquoi, dans ce cas, travailler au noir ? Certains PVTistes se voient proposer des emplois non-déclarés. Généralement, ces emplois sont moins bien rémunérés que si vous étiez déclaré. Voici quelques mises en garde :

  • Certains PVTistes croient travailler légalement alors qu’ils ne sont pas déclarés. Soyez vigilant et demandez toujours un contrat de travail ou une feuille de présence dans le cas du fruit picking. Votre employeur est dans l’obligation de vous fournir une fiche de paie donc faites-en la demande !
  • Si vous décidez de travailler au noir tout de même, faites attention au taux horaire proposé et comparez-le avec les taux habituellement en vigueur. Être désespéré de trouver un emploi ne veut pas dire accepter n’importe quoi !
  • Travailler au noir reste illégal, donc même si c’est votre employeur qui encourt le plus de risques, vous risquez aussi d’être contrôlé par les autorités, d’être interdit de territoire, etc.
  • Attention aux essais non-rémunérés : par exemple, pour un travail de serveur dans la restauration, on pourra vous demander de faire un essai de quelques jours pour tester vos compétences. Au bout de 3 jours, on vous dira que vous ne convenez pas, et vous ne verrez jamais votre paye... Voici un article qui s’applique aussi bien à l’Australie qu’à la Nouvelle-Zélande : Les essais non rémunérés.
  • Concernant les essais en restaurant, l’employeur a maintenant le droit de demander un essai non rémunéré, mais uniquement pour tester vos compétences. Dans un restaurant, cela prend d’une heure à trois heures tout au plus ! Un essai de 3 jours ? NON !
  • Travailler au noir ne vous permettra pas d’obtenir les « payslips » désormais indispensables pour obtenir un second WHV !
  • Si vous travaillez de façon non déclarée, évitez d’utiliser le véhicule de l’entreprise qui vous embauche. En cas d’accident, vous ne seriez pas couvert pour les dommages matériels ou pour les blessures de votre passager ou du conducteur d’un autre véhicule (responsabilité civile auto). Soyez vigilant !
  • Pour en savoir plus : un article sur le travail au noir pendant son PVT.
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