PARCE QUE ÇA PEUT ARRIVER...

Un souci de santé : comment se soigner ?

Même en étant bien préparé, on ne peut pas toujours tout prévoir. C’est aussi ce qui fait le charme d’un tel voyage ! Cependant, voici quelques conseils pour ne pas se laisser décourager par les coups durs.
On vous l’a rappelé précédemment, l’assurance maladie/hospitalisation/rapatriement pour partir en PVT en Australie est fortement recommandée, bien que non obligatoire.

Nous l’avons évoqué dans la partie Avant le départ de ce guide, vous risquez de devoir payer une très grosse somme d’argent en cas d’accident grave, si vous partez en Australie sans assurance.
Si vous êtes malade, rendez-vous dans un centre médical près de chez vous. Vous y trouverez des médecins généralistes (General Practitioners - GP) et des spécialistes. Ces centres reçoivent généralement sans rendez-vous. Il est intéressant de se renseigner, lorsqu’on s’installe dans un quartier, sur les centres médicaux présents aux alentours. Si vous n’avez qu’un petit souci de santé, c’est vraiment l’idéal !

Un coup de déprime ou des soucis financiers : que faire ?

Que l’on parte seul, en couple ou entre amis, que l’on ait rencontré des gens sur place ou pas, certains moments sont parfois difficiles, à plusieurs milliers de kilomètres de notre Mère Patrie, de nos petits plats du terroir et de nos proches !

Le choc culturel

S’il ne concerne pas tous les PVTistes, le choc culturel est pourtant une réalité. Certains ne s’en rendent pas compte, d’autres parviennent à le surmonter, mais il n’est pas rare que des PVTistes soient franchement déroutés, surtout les premières semaines.

Même si l’on sait que l’expérience working holiday visa n’est que pour quelques mois, il est parfois difficile de relativiser et d’aller de l’avant. Le choc culturel peut arriver dans les premiers jours, les premières semaines, ou même par hasard en plein milieu de notre séjour, ou même pas du tout !

On peut ressentir un décalage désagréable par rapport à notre vie quotidienne en Australie, la sensation de ne pas être à sa place…
Les PVTistes disent souvent que les deux premières semaines sont difficiles : « Mais qu’est-ce que je fais là ? Pourquoi je fais ça ? » et puis finalement, on prend de nouvelles habitudes, une nouvelle vie en Australie se dessine, avec un quotidien (eh oui, même sur la route, en plein road trip, on a finalement un quotidien, même si l’on ne sait jamais dans quel endroit on va passer la nuit !).

La sensation de découverte et de liberté est grisante dans un premier temps. C’est normal si au bout de quelques mois, elle retombe un peu !
Une période particulièrement sensible pour certains PVTistes ? Noël ! Lorsqu’on oublie le bonnet et les gants pour laisser place au maillot de bain et à la serviette de plage...
Certains apprécient de faire l’expérience d’un Noël original, au soleil quand d’autres souffrent de l’absence de leurs proches et de l’ambiance de Noël « habituelle ».

Vous vous sentez seul(e) ? Rencontrez du monde !

Si vous êtes parti seul et que vous ne parvenez pas à trouver un compagnon de voyage (ou d’infortune !), tentez une autre approche. Est-ce que c’est parce que vous êtes timide, que vous n’allez pas à l’avant des rencontres ? Est-ce que c’est parce que vous n’êtes tout simplement pas au bon endroit pour vous faire des amis ?

Les auberges de jeunesse sont propices pour rencontrer des voyageurs comme vous.
La plupart des PVTistes qui débarquent en Australie commencent leur année en hostel. Si vous êtes installé dans une ville et que vous n’êtes pas nomade, vous pouvez également vous inscrire dans un club de sport ou dans une association, par exemple. En Australie, c’est comme partout ailleurs, pour rencontrer des gens, il faut parfois prendre des initiatives !

Si rien ne vous retient à l’endroit où vous êtes actuellement : bougez. Joignez-vous à un road trip avec des inconnus. Quel meilleur moyen de briser la solitude que de covoiturer pendant des heures !

Il n’est pas toujours facile de communiquer dans une langue étrangère, surtout quand on ne la maîtrise pas bien. Les discussions peuvent paraître superficielles et peu enrichissantes… Si c’est votre cas, que ce soit pour votre vie sociale ou pour votre vie professionnelle, vous n’avez pas le choix : vous devez améliorer votre niveau d’anglais.

Cours d’anglais à votre arrivée, bénévolat (en ville ou via les réseaux WWOOFing ou HelpX, entre autres) pour être en immersion totale et immédiate, ou clubs de sport ou de danse (entre autres) vous seront vraiment indispensables pour aller de l’avant, et avoir aussi une vie sociale plus satisfaisante.

Si les rencontres que vous ferez dans les bars seront vraisemblablement éphémères, elles vous permettront tout au moins de pratiquer un petit peu l’anglais et de reprendre confiance !

Dans tous les cas, on vous recommande de vous mettre rapidement dans le bain : en Australie, les PVTistes sont présents par dizaine de milliers (beaucoup voyagent en solo) et la majorité est venue pour vivre la même chose que vous : une année hors du commun, faite de voyage, de découvertes et de belles rencontres. Lâchez-vous et immergez-vous rapidement dans cette ambiance de colonie de vacances qui fait que les gens se rapprochent, voire se lient d’amitié, très rapidement.

Restez ouvert d’esprit !

Si malgré tout cela, l’expérience reste difficile, essayez de voir si ce n’est pas votre comportement qui vous nuit. Les employeurs comme les personnes que vous rencontrerez auront tendance à préférer quelqu’un de souriant et de positif. Le choc culturel pourrait vous faire réagir négativement à certains comportements ou certaines attentes des Australiens. Essayez de mettre ces ressentis de côté pour dégager une attitude ouverte et curieuse. Vous êtes sans doute venu en Australie pour découvrir sa culture, sa population et ses paysages, ne l’oubliez pas ! Ne soyez pas non plus trop exigeant.

Vous n’arrivez pas à rencontrer des Australiens ? Vous ne rencontrez que des backpackers étrangers ?

Cela peut être un peu frustrant puisque après tout, vous êtes venu en Australie pour découvrir tous les aspects de la culture australienne, y compris les Australiens eux-mêmes !

En Australie encore plus que dans les autres pays participant au programme vacances-travail, vous allez rencontrer des centaines de Français, de Belges, de Canadiens, d’Allemands, de Britanniques, etc. Mais ces premières connaissances deviendront peut-être des amis, travaillent peut-être dans votre domaine et ont peut-être des colocataires ou des amis australiens. Soyez ouvert également dans vos relations, oubliez la pression que vous vous êtes peut-être mise en arrivant.

Rejeter vos compatriotes ne vous aidera pas forcément à rencontrer plus d’Australiens et vous risquez de passer à côté d’excellents moments. L’article de Julie, ancienne PVTiste française en Australie qui a adoré rencontrer des Français, vous a fait réagir : Rencontrer des Français pendant un voyage à l’étranger.

À vous de vous créer un réseau composé de personnes venues d’horizons différents, votre PVT n’en sera que plus riche ! Les Alliances Françaises sont de bonnes ressources, car contrairement à ce que leur nom indique, vous côtoierez surtout des Australiens amoureux de la culture française au cours des événements organisés (soirées Chandeleur ou Mardi Gras, pour ne citer qu’elles !). Le Canada et la Belgique ne semblent pas avoir ce type de structures à l’étranger mais tous les francophones et francophiles sont les bienvenus dans les Alliances Françaises.

Changer de ville et / ou de projet

Il arrive parfois que l’on ne se sente pas bien dans un endroit. Cela ne vient pas forcément de nous, c’est juste qu’on ne le « sent pas ». Dans ce cas, ne vous acharnez pas, changez de ville, changez d’endroit, changez de colocation si ça se passe mal. Vous êtes en Australie pour découvrir, alors lancez-vous !

Vous pouvez également vous poser des questions simples : est-ce que vous n’aimez pas cet endroit parce qu’il vous rappelle trop d’où vous venez ? Est-ce que vous ne l’aimez pas parce que vous n’aimez tout simplement pas vivre en ville/dans un endroit isolé ? Ou est-ce que c’est tout bêtement parce que vous avez besoin de changement ?

Si vous êtes installé dans une ville, vous pouvez également changer du tout au tout votre projet initial et partir faire du WWOOFing ou partir dans un État ou un Territoire très « nature ». Il vaut mieux tout tenter avant de prendre la décision de quitter l’Australie !
En définissant ce dont vous avez besoin, vous avez peut-être plus de chances de trouver un lieu qui vous convient.

Pour faire une sélection en amont, vous pouvez consulter nos dossiers et les récits de PVTistes consacrés aux villes australiennes (Sydney, Melbourne, Perth, Cairns, Adelaide, Alice Springs, Brisbane, Darwin, Coober Pedy, Fremantle, Mildura…). Ou alors, pourquoi ne pas se laisser porter par la chance et le hasard ?

Les soucis d’argent

Lorsque ce sont vos économies qui sont en berne, trouver un travail doit être votre priorité, même si ce n’est pas dans votre domaine, même si ce n’est pas très bien rémunéré et même si le travail ne vous intéresse pas beaucoup.

L’important c’est de débloquer la situation (et de vous faire vos premières expériences professionnelles australiennes, si vous venez d’arriver) : travaillez et gardez l’oeil ouvert sur les autres opportunités qui pourraient se présenter à vous. Vous n’aurez plus de souci d’ordre financier, vous serez plus serein et confiant et vous réussirez sans doute votre prochain entretien d’embauche, pourquoi pas dans votre domaine !

Si vous travaillez et que vous ne parvenez toujours pas à maintenir votre compte à flots, essayez de réduire votre rythme de vie : moins de sorties payantes, plus de sorties gratuites ou à tout petit prix ! Votre loyer est peut-être trop cher par rapport à vos revenus, n’hésitez pas à opter pour une colocation plus grande ou moins chère, ou encore à changer de quartier, de ville… Ce n’est jamais agréable de tout chambouler pour cette raison, mais c’est toujours mieux que de devoir rentrer avant la fin de votre visa, alors que vous n’en avez pas envie, non ?

Repartir n’est pas un échec

Si vraiment au bout de quelques semaines, vous vous sentez toujours aussi mal, vous pouvez aussi rentrer, ou continuer à voyager ailleurs qu’en Australie. L’échec c’est surtout de ne pas oser partir. Partir et revenir plus tôt que prévu, c’est certes une déception mais ce n’est pas un échec. Vous aurez vécu des choses, découvert l’Australie, ses points positifs et ses difficultés, et vous rentrerez chez vous, riche de cette expérience. L’important c’est d’avoir tenté le coup, d’avoir découvert vos limites.

L’important c’est d’avoir vécu cette expérience, d’avoir découvert vos limites. Vous ne reviendrez pas « indemne », dans le sens où tout comme un PVTiste qui sera resté en Australie pendant un an, vous aurez appris des choses, sur la vie, sur les autres, sur vous.

Il n’y a pas « un » conseil qui vaut pour tous les PVTistes, il n’y a pas une façon de voir et de faire son PVT, c’est à vous de vous poser les bonnes questions, celles qui vous correspondent, afin de trouver la solution à ce mal-être !

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