Avant de m'envoler, encore quelques démarches

Lorsqu’on quitte son pays pendant un an (voire deux), il y a quelques obligations à bien respecter pour se protéger à son retour et pour être dans la légalité. Prenez le temps de faire ces démarches rapides grâce auxquelles vous partirez serein en Australie.

Signaler ses déplacements

Français : Ariane, un fil de sécurité

S’inscrire sur Ariane est une démarche très simple et rapide qui n’est pas obligatoire, mais vivement recommandée. Vous pouvez le faire avant votre départ, sur internet. Ce service vous permet, lorsque vous effectuez un voyage, de vous signaler gratuitement et facilement auprès du ministère des Affaires étrangères.

Une fois votre compte en ligne créé avec vos coordonnées et celle de la personne à prévenir en cas d’urgence, cliquez sur le bouton Ajouter un voyage. Vous pouvez ensuite saisir votre pays de destination, vos principales villes de séjour, vos dates de voyage et d’autres informations comme un numéro de téléphone local. Si vous voyagez dans plusieurs pays, vous pouvez ajouter plusieurs destinations.

À quoi cela sert-il ?

  • Vous recevrez des recommandations de sécurité par SMS ou par e-mail si la situation dans le pays le justifie.
  • Vous serez contacté en cas de crise dans votre pays de destination.
  • La personne contact que vous aurez désignée pourra également être prévenue en cas de besoin.

Cette mesure est particulièrement importante dans les pays où la situation politique est instable, mais elle peut également s'avérer utile dans des pays comme l'Australie.
mElle peut être utilisée en cas de catastrophe naturelle (ouragans, inondations, incendies…). Elle permet au ministère des Affaires étrangères de localiser rapidement les Français présents sur place et de les prévenir.

Canadiens : inscription des Canadiens à l’étranger auprès du MAECD

Le gouvernement canadien propose un service gratuit qui vous permet de rester en lien avec le Canada en cas d’urgence à l’étranger, comme un séisme, des troubles civils, ou une situation d’urgence au Canada.

L’inscription se fait en ligne sur le site Internet du ministère des Affaires étrangères. Si une situation d’urgence survient lors de votre séjour, vous serez immédiatement informé. Pour plus d’information, consultez notre dossier L’inscription des Canadiens à l’étranger auprès du MAECD.

Belges : inscription des Belges en voyage

Les Belges ont la possibilité de s’inscrire en ligne sur l’interface du gouvernement belge dédié aux voyages à l’étranger : Travellers Online. Cette inscription permet au ministère des Affaires étrangères belge de vous informer et de vous aider si le pays dans lequel vous vous trouvez connaît une crise importante.

Français, vos droits et devoirs

La Sécurité Sociale

Si vous prévoyez de partir pendant plus de 6 mois en Australie, vous devez en principe informer votre centre de Sécurité Sociale car, en partant pour une telle durée chercher un travail à l’étranger, vous perdez vos droits, à moins de vous inscrire, comme nous vous l’avons expliqué précédemment, à la CFE qui maintient vos droits pendant votre séjour à l’étranger. Si, comme pour la majorité des PVTistes, ce n’est pas votre cas, ne vous inquiétez pas, vous avez différentes options pour retrouver vos droits à votre retour ou pour ne pas les perdre.

Pendant votre PVT en Australie, vous êtes couvert par votre assurance voyage qui couvre la maladie, l’hospitalisation et le rapatriement. Vous n’avez donc pas besoin d’être couvert par la Sécurité sociale.

À votre retour en France :

  • Vous trouvez un emploi : vous retrouvez vos droits si vous travaillez au moins une heure lors de votre premier mois de travail.
  • Vous êtes reconnu comme demandeur d’emploi (vous aviez ouvert des droits au Pôle Emploi et les aviez suspendus avant votre départ) : vous retrouvez également vos droits à la Sécurité Sociale.
  • Vous ne trouvez pas d’emploi et n’êtes pas inscrit comme demandeur d’emploi, vous pourrez, 3 mois après votre retour en France, bénéficier de la Protection Universelle Maladie (PUMa) en tant que résident.

Si vous n’êtes pas sûr de rester plus de 6 mois à l’étranger, vous pouvez ne contacter la Sécurité Sociale qu’une fois ces 6 mois atteints pour les prévenir de votre séjour longue durée à l’étranger. Cette astuce peut être intéressante pour ceux qui, on ne vous le souhaite pas, rentreront prématurément (économies épuisées, souci personnel...). Dans ce cas, si vous rentrez après 3 mois par exemple, vous n’aurez aucune démarche à faire pour rouvrir vos droits puisqu’ils n’auront pas été fermés.

Le Pôle Emploi

Vous ne pouvez pas bénéficier de l’allocation chômage pendant que vous êtes en Australie, même si vous cherchez un emploi. Voici ce qu’il convient de faire selon votre situation.

Si, au moment de partir en Australie, vous avez des droits ouverts au Pôle Emploi, il suffit de les suspendre en précisant que vous partez pendant une année à l’étranger. À votre retour, ces droits seront rouverts. Notez qu’ils peuvent être suspendus pendant 3 ans + la durée de vos droits actuels au maximum.

Pôle Emploi vous autorise à vous absenter (et donc à ne pas chercher de travail) jusqu’à 35 jours par an (soit 5 semaines). Pour cela, vous devez impérativement les informer de votre absence au moins 72 heures avant votre départ. Vous pouvez ainsi bénéficier de ces 35 jours de congé pendant le début de votre PVT, en toute légalité. A l’issue de ces 35 jours, vous devez absolument signaler au Pôle Emploi que vous souhaitez suspendre vos droits car vous ne cherchez plus de travail en France.

Pour en savoir plus, nous vous recommandons de lire attentivement cette discussion : Protocole légal pour toucher le chômage en début de voyage à l’étranger.

Démission

En cas de démission, vous n’avez pas droit à l’allocation chômage. Seule une période de travail salarié de 91 jours ou de 455 heures vous permettra d’ouvrir de nouveaux droits.

Attention ! Si vous prévoyez de vivre un certain temps à l’étranger, à votre retour, vous devrez non seulement avoir effectué cette période de travail indispensable après une démission mais également comptabiliser au moins 4 mois de travail au cours des 28 derniers mois.

12 mois pour s’inscrire

Si vous ne vous inscrivez pas au Pôle Emploi dans les 12 mois qui suivent la fin de votre contrat de travail, vos droits seront perdus. L’inscription, suivie de la suspension de vos droits, est donc la meilleure des solutions pour rentrer en France l’esprit leger.

Licenciement, fin de CDD ou rupture conventionnelle

Si vous êtes licencié ou si vous signez une rupture conventionnelle, inscrivez-vous au Pôle Emploi dès la fin de votre contrat. Au moment de partir pour l’Australie, vous procéderez à la suspension temporaire de vos droits, que vous retrouverez à votre retour en France, pour bénéficier des allocations chômage.

Pensez que parfois, le voyage appelle le voyage. Même si vous partez dans l’idée de ne rester que quelques mois en Australie, vous envisagerez peut-être de faire un autre PVT ailleurs, ou pourquoi pas un tour du monde. Ne prenez pas le risque de perdre vos droits uniquement parce que vous ne prévoyez qu’un voyage de 6 mois. On ne sait pas ce qui peut arriver !

Important : s’actualiser sur Internet ou par téléphone en demandant à un proche de le faire à votre place pour continuer à toucher vos indemnités en Australie est un délit. Vous risqueriez de perdre vos droits, de vous acquitter d’une amende de 3 750 euros et de devoir rembourser l’intégralité des allocations que vous auriez perçues.

Si vous avez un budget trop serré, il vaut mieux travailler quelques mois de plus pour pouvoir mettre plus d’argent de côté. Le PVT vous donne une grande liberté : vous avez un an pour partir une fois votre visa obtenu, rien ne vous presse !

Les autres organismes

Si vous bénéficiez d’allocations comme les APL ou si vous touchez le RSA, vous devez obligatoirement prévenir les organismes concernés que vous partez à l’étranger. Vous ne pouvez pas bénéficier de ces aides en n’étant pas sur le territoire français et, dans le cas contraire, vous risquez de devoir rembourser les allocations que vous avez perçues illégalement.

Le centre des impôts

Vous devez informer votre centre des finances publiques de votre changement d’adresse. Vous pouvez fournir l’adresse d’un membre de votre famille ou d’un ami pour recevoir votre courrier, notamment votre formulaire de déclaration annuelle, si vous ne savez pas encore où vous résiderez en Australie et pour combien de temps.

Si vous avez des revenus imposables, vous devrez, au moment de la déclaration d’impôts française, remplir deux déclarations : l’imprimé 2042 avec vos revenus du 1er janvier à votre date de départ et l’imprimé 2042-NR avec vos revenus de source française uniquement de votre date de départ au 31 décembre. Si ces revenus sont égaux à 0, il faut l’indiquer dans la case « Renseignements ».

Pour plus d’informations, consultez le site Internet des Finances publiques. Nous vous parlerons, dans la partie “Mon WHV est fini. Et maintenant ?” de ce guide, de la déclaration d’impôts que vous devrez réaliser en Australie.

Belges, vos droits et devoirs

La mutuelle

Vous n’avez pas d’obligation de garder ou de suspendre la mutuelle. Il faut savoir qu’il y a un délai de carence en cas de réinscription à votre retour, délai pendant lequel la mutuelle n’interviendra pas en cas de maladie ou d’hospitalisation. Vous pouvez tout à fait payer vos cotisations de mutuelle et garder vos droits pendant votre année de Working Holiday (elles sont relativement peu élevées). Ainsi, lorsque vous rentrerez en Belgique (entre autres en cas de retour prématuré), vous serez couvert par la mutuelle, comme si vous n’étiez pas parti.
Il faut savoir que si vous continuez à payer votre mutuelle en Belgique, elle ne vous assure pas à l’étranger, ce n’est pas comme une a
ssurance voyage ! Il ne faut donc pas oublier d’en souscrire une.

Le chômage

Prévenez votre caisse de chômage avant de partir et retournez-y le plus tôt possible à votre retour pour vous réinscrire.
Les primes de chômage ne sont pas versées de manière rétroactive, elles ne le seront qu’à partir de votre réinscription. Pour pouvoir bénéficier de cette allocation à votre retour, vous devez, avant de partir, vous être inscrit au chômage. Présentez-vous à la CAPAC (Caisse d’Allocations de Paiement de Chômage) ou à votre syndicat si vous êtes affilié à un syndicat.

Renseignez-vous au Service Public de l’Emploi de votre région :

  • Région wallonne : Forem
  • Région bruxelloise : Actiris
  • Région flamande : VDAB

Si vous avez travaillé à l’étranger (et que vous pouvez le prouver, avec des fiches de paie et/ou contrats), vous avez droit aux allocations chômage en rentrant en Belgique, en attendant de trouver un nouvel emploi, à condition de vous y être inscrit avant votre départ. Comme il s’agit d’une activité professionnelle en dehors de l’Europe, il n’existe pas de formulaire spécifique à compléter ou d’accord particulier. Le Service Public de l’Emploi demandent les contrats et les équivalents des « C4 » (le document officiel délivré en fin de contrat).

Si, sur votre contrat, votre salaire et votre temps de travail n’apparaissent pas, fournissez une copie de vos fiches de salaire et des attestations de fin de contrat que vous auront données vos employeurs australiens. Vous avez un mois à partir de votre retour en Belgique pour leur communiquer ces documents.

La commune

La domiciliation en Australie étant impossible en PVT, vous devez avoir une adresse en Belgique chez un parent ou un proche. Pour la durée du PVT, inutile de se désinscrire de sa commune. Il vaut mieux par contre signaler son absence.

Le centre des impôts

Il est obligatoire de renseigner les revenus que vous aurez perçus en Australie au moment de faire votre déclaration d’impôts en Belgique, même si vous les déclarez en Australie également. Il existe en effet un accord bilatéral entre les deux pays qui permet d’éviter une double imposition.

Pour plus d’informations, consultez la convention préventive de la double imposition signée par l’Australie et la Belgique. Le fait de déclarer vos revenus australiens en Belgique permet également que ces revenus soient pris en compte pour la pension.

Canadiens, vos droits et devoirs

Votre régime de santé provincial ou territorial

Vous ne serez pas couvert par votre régime de santé provincial ou territorial pendant votre séjour en Australie. Certains frais mineurs pourront exceptionnellement être couverts selon les provinces et les territoires, mais resteront très modestes et vous ne bénéficierez d’aucune avance. En outre, vous n’aurez plus de régime de santé si vous partez plus de 6 ou 8 mois selon les provinces et les territoires.
Pour ces raisons, le gouvernement canadien vous encourage à souscrire une assurance de remplacement qui vous permettra d’avoir une offre de protection intégrale quand vous ne serez plus admissible à un régime canadien. Vous trouverez plus d’information dans la partie de ce guide consacrée à l’assurance PVT.

Avant votre départ, pensez donc à contacter le régime de santé de votre province ou de votre territoire pour les prévenir de votre départ. À votre retour, vous devrez présenter une demande de rétablissement de votre régime d’assurance maladie provincial ou territorial. Attention, il pourrait y avoir un délai de carence pour en bénéficier de nouveau.

Les impôts

Quand vous partez plusieurs mois (ou années) à l’étranger, votre statut scal peut être de 4 types : résident de fait, résident réputé, non résident ou non résident réputé. Avant votre départ, pensez à contacter l’Agence du revenu du Canada (ARC) pour déterminer quel sera votre statut au niveau des impôts fédéraux au Canada et faire le point sur les démarches que vous aurez à accomplir (ou non) dans l’année auprès de cette agence.
Nous vous invitons à consulter notre dossier consacré aux impôts des PVTistes canadiens en France (un certain nombre d’informations sont identiques, quelle que soit la destination PVT que vous choisissez).

Si vous ne touchez aucun revenu au Canada, notez que votre Numéro d’Assurance Sociale reste activé pendant une période maximale de 5 ans.

L’assurance emploi

Au Canada, lorsque vous perdez votre travail (entre autres situations), vous êtes éligible à l’assurance-emploi. Lorsque vous partez en PVT, vous ne pouvez pas continuer à toucher cette aide financière et des contrôles sont régulièrement effectués par les autorités canadiennes.
Vous devez impérativement prévenir l’assurance emploi de votre départ du Canada. Pour plus d’informations, consultez le site de Service Canada.

Mes affaires, ma voiture, mon appartement

La plupart des PVTistes décident de rendre leur appartement (dans ce cas, attention au préavis !) mais vous pouvez aussi opter pour une sous-location : ainsi, vous n’êtes pas obligé de déménager toutes vos affaires, et vous êtes certain de retrouver votre appartement en rentrant. Attention cependant à faire les choses dans les règles ! La sous-location n’est pas autorisée dans tous les cas de figure. En France, voici quelques règles à respecter :

« Selon l’article 8 de la loi du 6 juillet 1989, vous avez tout à fait le droit de sous-louer votre logement, à condition d’obtenir l’accord écrit du bailleur (votre propriétaire) et que le prix du loyer de votre sous-locataire ne soit pas plus élevé que celui que vous payez réellement. »

Source

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à contacter l’Agence nationale pour l’Information sur le Logement (France) ou à consulter les sites Belgium.be (Belgique) et Régie du logement (Canada).

Pour entreposer vos affaires, à défaut de trouver une petite place dans le garage d’un ami ou de la famille, vous pouvez vous renseigner auprès d’entreprises proposant des garde meubles. Seul problème : ce n'est pas donné !

Si vous avez un véhicule, vous pouvez soit le vendre, soit trouver une solution plus originale, comme le louer pendant votre séjour. Pour plus d’informations, consultez la discussion Livop.fr ou comment louer sa voiture pendant votre PVT ? de notre forum. D’autres sites existent : Drivy, Ouicar et Deways.

Résilier ses abonnements

Si vous n’êtes plus sous engagement, il est très facile de mettre fin à votre abonnement téléphonique ou Internet : il suffit d’appeler le service concerné de votre fournisseur.

Pour votre téléphone portable, si vous êtes encore sous engagement, vous pouvez toujours demander à votre fournisseur une suspension de ligne, c’est-à-dire que pendant un an, vous allez seulement payer le maintien de votre ligne (généralement quelques euros par mois ou une quinzaine de dollars par mois, au Canada) mais plus votre abonnement. Comme ça, en rentrant, vous réactivez votre ligne et vous retrouvez votre numéro et votre abonnement. Attention : la suspension payante de votre forfait n’est pas prise en compte dans votre durée d’engagement.

Si vous comptez résilier votre abonnement en étant encore sous engagement, attendez vous à ce que ce soit compliqué !
Pourtant, vous êtes dans votre bon droit, puisque si vous pouvez prouver que vous partez vivre à l’étranger (grâce à votre e-visa, votre grant letter ou votre document VEVO), votre fournisseur doit résilier votre contrat. Mais dans la grande majorité des cas, les fournisseurs de téléphonie ne se contentent pas de votre billet d’avion ou de votre visa : ils exigent un bail ou un contrat de travail (que vous ne pourrez évidemment avoir qu’une fois sur place !). Notez que c’est une pratique abusive.

Si votre interlocuteur s’acharne à vous dire que la résiliation n’est pas possible, insistez, rappelez un autre conseiller, et si la situation ne s’arrange vraiment pas, contactez la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) en France, le service de médiation pour les télécommunications en Belgique et le Commissaire aux plaintes relatives aux services de télécommunications au Canada.

Si vous n’avez pas le temps de vous lancer dans de longues démarches, vous pouvez toujours « mettre en sommeil » votre ligne, et recommencer les négociations une fois que vous aurez obtenu un contrat de travail ou un bail.

Pour trouver des modèles de lettre à envoyer à votre fournisseur et plus d’informations à ce sujet (notamment sur la Loi Chatel), consultez notre dossier Préparer son départ en Australie.

Faire un bilan de santé

Votre assurance voyage ne vous couvrira en Australie qu’en cas de maladie ou d’urgence. Pour toutes les visites de contrôle, la consultation devra être réglée par vos soins et ne vous sera pas remboursée, sauf si vous êtes belge (les Belges peuvent en effet bénéficier de Medicare, la couverture sociale australienne, ce qui n’est pas le cas des Français et des Canadiens) comme nous vous l’expliquons dans la partie Assurance de ce guide.

Quoiqu’il en soit, profitez des quelques semaines qu'il vous reste pour faire un bilan de santé avant de vous envoler pour l'Australie. La sécurité sociale française vous propose de passer, une fois tous les 5 ans, et dans certaines régions, un bilan de santé gratuit.

Renseignez-vous sur Ameli.fr ou sur la discussion Bilan de santé gratuit avec la sécurité sociale de notre forum. La Belgique ne semble pas proposer ce service aux personnes de moins de 45 ans. Le Canada ne semble pas proposer ce type de bilan, à moins d’avoir déjà un souci de santé diagnostiqué.

Quoi qu’il en soit, pensez à dire à vos médecins que vous partez pendant un an !

Le dentiste

Afin d'éviter une urgence dentaire en Australie, autant aller faire vérifier votre dentition avant de partir. Un petit détartrage et le traitement de vos éventuelles caries vous permettront de partir l’esprit tranquille, sans risquer la rage de dents.

L’ophtalmologue

Si vous portez des lunettes (ou que vous craignez de devoir en porter) ou des lentilles, une visite chez l’ophtalmologue avant de partir vous permettra de contrôler votre vue, et si elle a changé, de vous faire prescrire une paire de lunettes neuves ou de nouvelles lentilles.

N’oubliez pas d’apporter avec vous votre ancienne paire ou d’en acheter une seconde paire, ça peut toujours dépanner !

Le gynécologue

Il est nécessaire d’aller chez le gynécologue (ou chez une sage-femme ou un médecin généraliste pratiquant la gynécologie) une fois par an pour une visite de contrôle. Si vous prenez la pilule (ou tout autre mode de contraception : patch, implant...), expliquez à votre médecin que vous partez pendant un an : effectivement, bien souvent, les ordonnances ne sont valables que pour trois mois.

Certains médecins acceptent de faire une prescription en indiquant au pharmacien de vous donner le stock nécessaire pour un an de contraception. D’autres sont même d’accord pour vous en prescrire jusqu’à 15 mois !

Nous vous proposons un dossier La contraception et l’IVG dans les pays du PVT afin de vous informer sur la disponibilité de vos différents modes de contraception en Australie. L’IVG, n’est, elle, pas accessible dans tous les États.

Traitements

Si vous avez des traitements habituels, des problèmes de santé récurrents (par exemple des allergies annuelles), faites vous prescrire vos médicaments et achetez tout ce qu’il faut avant de partir. N’oubliez pas d’emporter les ordonnances en cas de contrôle à la douane.

À noter que dans ce cas, l’assurance sociale peut, parfois mais rarement, ne rembourser que les trois premiers mois et le pharmacien peut également ne pas vouloir vous donner directement la totalité de la prescription.

Une solution qui s’offre à vous est de confier votre ordonnance à un membre de votre famille qui pourra vous envoyer votre boîte, tous les 3 mois.

Pour en savoir plus, consultez la discussion Comment obtenir sa pilule pour un an ? de notre forum.

Une fois sur place, vous ne verrez plus vos médecins habituels, les médicaments ne seront pas forcément les mêmes et, surtout, le remboursement ne sera peut-être pas aussi simple à obtenir. S’il s’agit d’une maladie connue avant votre départ et que vous n’êtes pas inscrit à la CFE (pour les Français), vous ne serez pas du tout remboursé.

Une visite chez le généraliste

Vaccins, traitements longue durée, etc. Un petit tour chez le généraliste avant de partir vous permetercours de régler ces questions diverses et de mettre à jour d’éventuels vaccins.

Apporter votre argent

Dans le cadre du PVT, le gouvernement australien exige que tous les participants aient à leur disposition 5 000 $ au minimum. Il n’est pas nécessaire, ni même recommandé d’emporter tout votre argent en espèces avec vous.

Cependant, vous aurez besoin d’une certaine somme d’argent pour gérer les premières dépenses à votre arrivée, pour payer un taxi, une nuit dans une auberge de jeunesse ou un repas mais également pour entamer des démarches plus importantes telles que la recherche d’un appartement.

L'argent liquide

Vous pouvez choisir l’option la moins chère mais également la plus risquée : l’argent liquide. La moins chère car c’est celle qui engendre le moins de frais. La plus risquée car en cas de perte ou de vol, vous n’avez aucun recours. Si vous optez pour l’argent liquide, veillez à garder précieusement votre argent sur vous, dans une poche intérieure ou dans une poche cousue.

Pour obtenir des dollars australiens avant d’arriver sur place, tournez-vous vers les bureaux de change ou les banques, en vérifiant bien les taux de change et les commissions qui s’appliquent.

Bon plan : les PVTistes français (métropole et Corse uniquement) peuvent recevoir leurs devises australiennes directement chez eux (par courrier sécurisé) en passant par le Comptoir de Change Opera. Via PVTistes.net, vous bénéficiez des frais de livraison offerts ou réduits selon le montant que vous souhaitez changer. Pour plus d’informations et pour connaître le code promo : Bon plan CCO.

La carte bancaire

Vous pouvez choisir de ne partir qu’avec votre carte bancaire, ce qui est plutôt pratique si vous ne savez pas précisément quelles dépenses vous serez amené à faire. Mais cette option a des limites qu’il faut bien avoir à l’esprit avant de partir pour éviter les mauvaises surprises. La plus mauvaise est sans doute de se retrouver dans l’incapacité de retirer de l’argent car la somme de retrait maximale imposée par votre banque a été atteinte.

En effet, les banques fixent un plafond de retrait à ne pas dépasser et à l’étranger, il n’est pas très élevé. Pensez bien à consulter ce plafond avant de partir ou éventuellement, à changer de carte pour avoir droit à un plafond plus élevé.

Il est également judicieux de prévenir sa banque avant de partir en Australie afin que vos retraits, sans doute réguliers et peut-être assez élevés en début de séjour, ne soient pas assimilés à un piratage de carte de crédit et que celle-ci ne soit bloquée.

Intéressez-vous également aux frais de retrait qui peuvent s’ajouter aux taux de change parfois peu avantageux des banques, car si vous multipliez les retraits d’argent, cette option pourra s’avérer la plus dispendieuse.

Favorisez des retraits élevés car deux frais vous seront facturés à chaque retrait : un pour le simple fait de retirer de l’argent et un second qui se calcule en fonction de la somme retirée.

La BNP Paribas bénéficie d’accords internationaux avec la Westpac : si vous retirez de l’argent dans cette banque, vous n’aurez aucun frais. Pour plus d’informations, consultez la discussion Frais ou pas avec BNP/Westpac ? de notre forum. La Société Générale propose également une formule « Jazz Option Internationale » qui peut se révéler intéressante. Consultez notre discussion La Société Générale propose un compte pour les expatriés pour en savoir plus.

La Deutsche Bank (présente en Belgique) et la Scotia Bank (présente au Canada) font partie de la Global ATM Alliance, au même titre que la BNP et la Westpac. Renseignez-vous bien si vous êtes dans l’une de ces banques.

Dès que votre compte en banque australien sera ouvert, vous pourrez procéder à un virement depuis votre compte français, belge ou canadien. Nous vous donnons plus de détails sur la démarche à suivre dans la partie L’Australie, enfin ! de ce guide.

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