LE FRUIT PICKING

Lorsqu’on parle du fruit picking, on ne parle pas simplement de la cueillette de fruits mais de toutes les sortes de petits jobs qui se rapprochent, de près ou de loin, au travail à la ferme.

Les jeunes Australiens ne sont pas particulièrement enthousiastes à l’idée d’effectuer ce genre de tâches, ce sont donc souvent des PVTistes (principalement européens et asiatiques) qui s’en chargent. Ces petits boulots permettent à ceux qui souhaitent voyager tout au long de leur Working Holiday de travailler ici et là, de façon temporaire, le temps de remettre de l’argent de côté pour partir à la découverte d’autres coins du territoire.

Nous allons vous présenter plus en détails les différentes type de boulots et leur degré de difficulté, la distinction qui existe entre le travail payé à l’heure et le travail payé au rendement, les régions où vous êtes susceptible de trouver du travail, ainsi que tous les à-côtés qu’il est important de connaître.

Les tâches principales

On ne va pas rentrer dans le détail de chaque tâche que vous pouvez être amené à faire puisque celles-ci sont présentées dans notre dossier consacré au fruit picking en Australie, on va s’attarder sur les boulots les plus courants, à savoir : le picking et le packing.

Le picking

Selon la période à laquelle vous travaillez et la région dans laquelle vous vous trouvez, vous pouvez ramasser des melons, des courgettes, des citrouilles, des poivrons, des tomates, des pommes, des oranges, des cerises, des mandarines, des pêches, des bananes, des mangues, du raisin et toutes sortes d’autres fruits et légumes.

Difficultés

La difficulté du picking dépend du fruit ou du légume ramassé. Tout ce qu’il faut ramasser au sol (melons, courgettes, tomates, etc.) fatigue beaucoup le dos. Il faut se baisser, toute la journée, et ramasser des fruits ou légumes pas forcément lourds en soit, mais qui, mis bout à bout après plusieurs heures de boulot, commencent à vous casser.

"À la fin de la journée de travail de 12 heures, les filles sont épuisées et défigurées par la fatigue, par le fait de se baisser sans arrêt, par la chaleur et les tonnes de piqûres de moustiques." - Élodie (consulter son interview)

"C’est lors de cette journée que j’ai vraiment compris le sens de l’expression « se tuer au travail ». Après avoir passé 7 heures penché dans les plants de zucchinis (courgettes) en plein soleil, je me suis soudainement senti incroyablement vieux." - Nathan

Les boulots pour lesquels vous devez grimper sur une échelle (pommes, oranges, etc.) sollicitent beaucoup vos bras et votre dos puisque là aussi vous avez une forte charge à porter, de plus en plus lourde au fil de la journée. Vous avez un sac attaché autour du cou et une fois qu’il est rempli (et donc très lourd), vous devez le déverser dans une grande caisse, une bin.

La récolte de bananes et de canne à sucre (dans le Queensland principalement) est un boulot particulièrement physique : les PVTistes masculins avec une bonne condition physique sont principalement recherchés par les employeurs.

Le fruit picking en règle générale (même si certains fruits moins lourds, comme les cerises, sont plus agréables à ramasser) est un domaine qui nécessite d’être en bonne santé et d’avoir une bonne condition physique. À la dureté du boulot s’ajoutent les fortes chaleurs typiques de l’Australie et les plus fragiles pourraient avoir du mal à tenir le rythme. Pour plus d’informations, consultez le témoignage d’un PVTiste qui a ramassé des courgettes en Australie.

Quelle que soit votre forme physique, pensez à avoir de l’eau en permanence avec vous, de porter un chapeau ou une casquette et de vous couvrir de crème solaire plusieurs fois par jour.

Du point de vue vestimentaire, on recommande généralement les manches longues et les pantalons, même si, par de fortes chaleurs, beaucoup de fruit pickers portent un short et un t-shirt à manches courtes (s’il n’y a pas de risque de se blesser) pour travailler dans de meilleures conditions. Quoiqu’il en soit, ne portez pas de vêtements auxquels vous tenez,

il y a de grandes chances pour qu’à la fin de l’année, toutes vos fringues de fruit picking aillent à la poubelle.

Les allergies

Certains fruits, comme les mangues et les pêches, sécrètent un liquide allergène qui, pour certains, n’a pas de conséquences mais qui, pour d’autres, a des effets très impressionnants. Vous pouvez voir apparaître des plaques rouges sur tout votre corps et enfler, du visage, des pieds, des mains et les risques d’infection ne sont pas loin. Portez bien des gants et des vêtements longs et, si vous voyez que vous réagissez mal, éloignez-vous de ce type de récolte. De plus, les pesticides et engrais répandus sur les plantations peuvent également avoir des effets sur certaines personnes.

Si jamais vous vous rendez compte que c’est votre cas, ne persistez pas !

Le packing

Quand il y a picking, souvent, pas loin, on trouve du packing, un boulot moins fatigant mais pas forcément très stimulant. Il s’agit d’emballer les fruits ou les légumes qui viennent d’être cueillis. Les tâches varient d’un fruit à l’autre mais si on prend l’exemple du melon, il s’agit d’emballer une quantité prédéfinie de fruits dans une boîte. Une machine trie les melons par taille et des packers doivent faire entrer 6, 9 ou 12 melons dans une boîte, selon les normes imposées pour tel ou tel gabarit.

Les autres tâches

Impossible de citer ici tous les boulots en lien avec le fruit picking, car il y en a vraiment beaucoup. Vous pouvez désherber, planter des graines (en extérieur ou dans un hangar) et des arbres (plus ou moins grands et lourds), tailler des arbres (pruning), entretenir des plantations ou conduire un tracteur. Mais le domaine de l’agriculture est large : il peut aussi s’agir de la production de fruits de mer, de café ou encore de coton. Bref, les tâches sont variées et tous ces boulots manuels représentent une quantité incroyable de travail en Australie.

La paie

On peut vous payer à l’heure ou au rendement. À l’heure, pas de surprise, vous savez combien vous serez payé. Ce qui ne veut pas dire que vous pouvez prendre tout votre temps pour travailler.

N’oubliez pas que ce ne sont pas les backpackers à la recherche d’emploi qui manquent en Australie et les fermiers le savent bien. Il n’est pas rare de voir des gens se faire virer parce qu’ils ne travaillent pas assez vite ou assez bien. Le paiement à l’heure permet de s’assurer une paie convenable en fin de semaine, à condition bien sûr de faire des semaines complètes de travail.

"Je suis tombée par terre la veille de commencer et j’ai eu tellement mal dans le bas du dos que j’ai été obligée de demander au patron de me donner quelques jours off dès le premier jour. Il n’a eu aucune pitié et m’a dit que si je ne pouvais pas travailler, j’étais virée et non payée." - Élodie (consulter son interview)

Lorsque vous êtes payé au rendement, ça passe ou ça casse. Certains, après avoir pris le coup de main, arrivent à se faire un bon salaire quand d’autres galèrent toute la journée pour à peine quelques dizaines de dollars gagnés. Il faut essayer de se rendre compte rapidement si la paie est trop faible (avec des objectifs trop élevés) ou si un peu d’expérience pourra vous permettre de gagner plus. Si c’est la deuxième option qui l’emporte, persévérez !

Le packing est quasiment toujours payé à l’heure. Pour le picking, les deux types de rémunération sont appliqués. Vous pouvez être payé par virement, par chèque ou en liquide.

Si vous touchez de l’argent liquide, vérifiez bien qu’une payslip (fiche de paie) vous est délivrée. Ces documents vous garantissent de bien être déclaré par votre employeur et permettront de prouver que vous avez travaillé à tel endroit pendant telle période de temps, ce qui vous sera utile si vous souhaitez obtenir un 2nd Working Holiday Visa.

Certains PVTistes n’ont pas du tout le projet de revenir en Australie pour une deuxième année mais changent d’avis quelques mois ou années plus tard et regrettent parfois de n’avoir gardé aucun document. Nous vous invitons à lire attentivement notre article Anticiper sa demande de 2nd WHV Australie.

Les documents que vous conservez pour une future demande de 2nd WHV vous seront très utiles également pour faire votre déclaration d’impôts australienne. Pour assurer vos arrières en cas de perte ou de vol de vos affaires, nous vous recommandons de faire des photos de vos fiches de paie et de tout autre document qui pourrait vous être utile par la suite et de vous les envoyer par e-mail. Plus d’infos...

“Travailler dans les champs, c'était une première pour moi, et c'est quelque chose que j'ai adoré.
Profiter d'un grand soleil, du calme et en fin de journée, admirer les couchers de soleil magiques d'Australie, ça a largement compensé avec la fatigue (on se levait très tôt !) et les douleurs au dos…
Ce que j'aimais, aussi, c'était de me retrouver entre jeunes, à faire un boulot certes un peu ingrat, mais dans une bonne ambiance. Et généralement, le soir, on prenait le temps de se détendre après notre journée : on discutait, on jouait au poker, on buvait des coups...
Mes expériences de fruit picking et de la vie en communauté, le soir, font partie de mes meilleurs souvenirs en Australie.”

Julie, ancienne PVTiste

Comment trouver du travail en fruit picking ?

C’est sans doute la question qui revient le plus souvent concernant le fruit picking. Beaucoup de futurs PVTistes demandent des adresses aux anciens mais il est très difficile de fournir de bonnes adresses en amont puisque lorsqu’un fermier recrute, il met une annonce sur internet et reçoit rapidement beaucoup de candidatures. Un bon plan aujourd’hui ne sera peut-être plus un bon plan dans 3 mois.

Ceci étant dit, des tendances existent selon les régions et selon les périodes. Vous aurez logiquement beaucoup de mal à trouver du travail en tant que picker pendant la saison des pluies dans le nord du pays.

Le Harvest Trail (l’organisme officiel qui met en relation les chercheurs d’emplois et les fermes) est joignable au 1800 062 332 et peut parfois vous permettre de trouver du boulot en fruit picking.

Il y a quelques années, c’était un outil assez efficace. Aujourd’hui, à cause d’un très grand nombre de PVTistes venus du monde entier eux aussi à la recherche d’un emploi, il est difficile de trouver son bonheur grâce au Harvest Trail. Cependant, ça peut valoir le coup d’essayer et d’appeler très tôt le matin (à l’ouverture c’est l’idéal) en précisant votre localisation. Le Harvest Trail n’est pas forcément informé de tous les emplois disponibles dans votre région. Il n’est donc pas rare qu’ils vous proposent un boulot à l’autre bout du pays.

Ça ne doit donc pas être votre seule ressource pour chercher un emploi. S’ils n’ont rien à vous proposer, ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de travail là où vous vous trouvez. Le Harvest Trail met également à votre disposition un petit livret listant des villages où de la main-d’oeuvre peut être recherchée. Vous pouvez en retrouver l’édition 2015 en PDF. Pour chaque village, vous retrouvez des dates propices, correspondant à des périodes de récoltes, État par État, les coordonnées du centre d’informations touristiques (qui ne pourra pas vous renseigner sur l’emploi dans la région) et une liste de choses à voir aux alentours.

Et si on n’a pas de véhicule ?

Si on n’a pas de véhicule, c’est tout de même faisable de trouver du boulot comme fruit picker, simplement il est beaucoup plus difficile de faire du porte-à-porte.

Vous pouvez en revanche :

  • Chercher du boulot sur Internet, via le Harvest Trail, en consultant des annonces à gauche et à droite ou encore demander à vos contacts de vous tenir au courant s’ils entendent parler d’une opportunité. Si c’est le cas, un car et/ou un peu de stop ou de covoiturage devraient vous permettre de rejoindre la ferme ou la working hostel qui propose l’emploi.
  • Rencontrer d’autres voyageurs qui cherchent également à bosser dans le fruit picking et qui seront ravis de faire le trajet avec une personne supplémentaire tout en partageant les frais d’essence.

Beaucoup de backpackers n’ont pas de voiture (voire de permis de conduire) et ça ne les empêche pas de trouver du boulot. Disons que ça laisse moins de place à des opportunités spontanées.

Fruit picker en fonction des saisons et des régions

Même si on entend souvent dire que l’Australie est en manque de main-d’oeuvre dans le domaine de l’agriculture, vous verrez qu’il n’est en réalité pas toujours simple de trouver du boulot en tant que picker. Pourquoi ? Car des dizaines et des dizaines de milliers de PVTistes ont tendance à s’agglutiner dans certaines régions plutôt que dans d’autres et c’est parfois le parcours du combattant pour trouver du boulot. Des fermes en arrivent même à mettre des panneaux de type « No workers needed » devant leur ferme tellement elles reçoivent de visites de la part de backpackers en recherche de travail.

Il est donc primordial, d’une part, de bien se renseigner sur les récoltes, mois par mois et régions par régions (listées dans notre dossier sur le fruit picking en Australie) et de ne pas hésiter à sortir des régions les plus peuplées par les backpackers (notamment le Queensland et le New South Wales).

Le très utile outil Towns and crops, diffusé par le gouvernement australien, est une carte interactive vous permettant de trouver la meilleure région pour fruit picker en filtrant par saison et par type de récoltes.

Pensez également au facteur météo : évitez d’aller dans le nord du pays entre décembre et février, vous risquez d’être au chômage technique à cause de la pluie (et des possibles inondations).

Trouver la bonne ferme

Si vous vivez dans une working hostel qui vous met en relation avec des fermes du coin, vous aurez sans doute plus de facilité car les working hostels travaillent généralement depuis longtemps avec leurs fermes « partenaires » et ont souvent du travail à proposer (à condition qu’elles ne fassent pas trop de surbooking).

En working hostel, les conditions sanitaires ne sont pas forcément excellentes mais généralement ça reste assez correct, ce qui n’est pas toujours le cas des fermes qui vous proposent de vivre sur leur site. Un témoignage de Nathan à ce sujet est plutôt parlant :

"On notera également les trois douches, installées dans un simple container, et dont le sol est tellement sale que le simple fait de marcher par terre rend le lavage de pied absolument inutile. J’attire bien votre attention sur le chiffre 3. Je rappelle à tout hasard que le nombre de personnes travaillant dans la ferme est de 250." - Nathan (consulter son récit)

Si vous êtes plutôt « roots », aucune condition de vie ne vous effraiera. Si en revanche, vous voulez vivre dans un minimum de confort et de propreté, pensez à visiter les locaux (sanitaires, chambres et cuisine) au moment de votre embauche, pour savoir si ça vaut le coup de rester ou pas.

Pour en revenir au travail en lui-même, lorsque vous commencez à travailler dans une ferme, renseignez-vous bien sur :

  • Votre rémunération (à l’heure ou au rendement ? Correspond-elle au salaire minimum australien ?).
  • Vos horaires de travail.
  • Votre statut : êtes-vous sûr d’être un travailleur déclaré ? C’est important de le savoir, d’une part pour éviter de ne pas vous faire payer par un fermier peu scrupuleux qui ne vous aurait embauché que verbalement et d’autre part, pour être éligible à un 2nd Working Holiday Visa si vous souhaitez rester une deuxième année en Australie ou y revenir ultérieurement. Le travail non déclaré ne peut pas être comptabilisé dans les 88 jours de travail nécessaires pour obtenir un 2nd WHV.

En plus de la discussion que vous allez avoir avec votre employeur, si vous croisez d’autres employés déjà en poste, vous pourriez les questionner pour en savoir plus.

Attention aux arnaques

Vous êtes nombreux à chercher du boulot tout au long de l’année et ça, beaucoup de gens l’ont compris en Australie, aussi bien les fermiers que certains contractors, ces entreprises qui vous demandent parfois de les payer pour vous trouver un emploi. Attention, tout le monde n’est pas forcément honnête avec vous. Méfiez-vous notamment des agences qui vous demandent de l’argent pour vous placer sur une liste d’attente pour du boulot.

Ce n’est bien évidemment pas le cas de tous les fermiers et de toutes les working hostels, mais ils sont de plus en plus nombreux à profiter des backpackers en besoin d’argent ou en besoin de travail en ferme (pour être éligible au 2nd WHV) : employés impayés, sous-payés ou maltraités, travail sans pause ou conditions de travail (ou de logement) déplorables. Pour plus d’informations, consultez notre article Scandale en Australie : des PVTistes exploités.

Même chose pour le travail volontaire (WWOOFing, HelpX…), certains fermiers profitent de la main-d’oeuvre gratuite. Résultat : depuis le 1er décembre 2015, les journées de travail bénévole ne sont plus comptabilisées dans les 88 jours de travail nécessaires pour obtenir un 2nd WHV. Plus d’informations...

Renseignez-vous également sur certaines techniques pratiquées dans les boulots en porte-à-porte (achat de matériel que vous devrez réussir à vendre ensuite, systèmes pyramidaux, emploi de « mystery shopper »...) dans notre dossier Éviter les arnaques en PVT.

Le logement

Les caravan parks

Il y a en a beaucoup en Australie et ceux qui sont situés près des fermes ont l’habitude de recevoir des backpackers et peuvent proposer plusieurs options :

  • Camping en tente.
  • Dormir dans son propre van.
  • Louer une caravane / cabine / un bungalow sur place.

Généralement il y a une cuisine commune mais attention, ce n’est pas toujours le cas et en Australie, le réfrigérateur est indispensable si on ne veut pas se limiter aux noodles et au pain de mie pendant plusieurs semaines. En revanche, on y trouve systématiquement des douches, condition sine qua non lorsqu’on travaille en fruit picking.

Les caravan parks sont généralement assez rudimentaires (voire très rudimentaires, comme l’explique Nathan dans son récit Ramasser des fraises près de Perth) et peu propices au divertissement, mais entourés d’autres voyageurs sympa, l’expérience peut être vraiment excellente. Le climat australien permet de ne pas passer son temps dans le bungalow et de profiter des chaudes soirées à admirer les couchers de soleil qui font la réputation du pays.

Les working hostels

Vous êtes désormais familier avec ce terme. Ce sont tout simplement des auberges de jeunesse mais elles ont comme particularité de vous mettre en relation avec les fermiers du coin qui cherchent de la main-d’oeuvre. Elles ne sont généralement pas données et elles ne deviennent intéressantes qu’après quelques jours de travail puisque la semaine dans ce type d’auberge peut coûter entre 120 et 180 $, pour un dortoir de 4 à 8 lits. S’il ne fait pas beau, c’est le chômage technique. S’il y a peu de travail ou trop de PVTistes dans la working hostel, il se peut que vous ne travailliez pas tous les jours, voire pas du tout.

Le camping

Il est courant, également, que les fermes proposent des emplacements où les PVTistes peuvent planter leur tente (avec accès à une cuisine et à des sanitaires).

Les conditions de vie sont plus rustiques, mais cela peut tout de même être une super expérience ! Quoiqu’il en soit, c’est sans aucun doute l’option la moins chère et ça permet de faire des économies d’essence (pas besoin, tous les matins et tous les soirs, de faire un trajet pour rejoindre ou quitter sa ferme). Dormir dans son van : c’est possible dans les caravan parks mais parfois aussi dans les fermes, moyennant finance ou gratuitement.

Le logement directement sur l’exploitation

Il arrive que des fermiers proposent à leurs employés un hébergement sur l’exploitation. Dans ce cas, le loyer est généralement déduit du salaire.

Ce type de logement n’est pas toujours proposé, et il l’est malheureusement de moins en moins, à cause de mauvaises expériences passées (dégradations, vols...) et parce que contrairement aux auberges, il n’y a pas d’employés pour tenir la maison. Ça exige donc davantage de travail de la part des employeurs.

Recherche d’emploi : pour mettre toutes les chances de votre côté

Si vous arrivez sur une exploitation en « bande » de 4 ou plus, la démarche sera sans doute plus compliquée.

Effectivement, il est possible qu’il n’y ait pas de la place pour tout le monde ! Arrivez tôt le matin sur les exploitations. Prenez bien connaissance des saisons de cueillette en fonction des régions !

Les pour et les contre du fruit picking

Pour

À part lorsqu’on fait du packing, voire du seeding (qui peuvent se faire dans des hangars), la majorité des travaux en « fruit picking » ont lieu en extérieur, idéal pour les amoureux de la nature et ceux qui ont quitté un emploi dans un bureau pour vivre autre chose ! Il n’y a pas forcément besoin d’avoir un bon niveau d’anglais, cela reste un boulot accessible à tous !

Dans la majorité des cas, il y a une bonne ambiance. Ce sont quasi exclusivement des jeunes qui occupent ce types de boulots et même si le travail n’est pas réjouissant en lui-même, vous partagerez de bons moments, notamment aux pauses, avec vos collègues.

Le soir, tout le monde est épuisé mais rares sont ceux qui se résignent à aller se coucher tôt. Le soir, c’est l’occasion de boire un verre ensemble, de refaire le monde, de jouer aux cartes... Un vrai moment de détente ! C’est là que les affinités naissent et qu’il est possible de se créer des souvenirs impérissables.

Le fruit picking, c’est un emploi qui ne demande pas de concentration particulière et généralement pas de responsabilité, ça correspond bien au profil des PVTistes qui souhaitent avant tout voyager, avec la possibilité de quitter leur emploi (quasiment) du jour au lendemain pour retourner sur la route.

En fruit picking et globalement en Working Holiday en Australie, on est tous pareil. Le soir, on est tous épuisés, sales et on a tous un peu mal au dos. Pas de statut social ici, on est tous dans le même bateau.

Contre

  • La fatigue.
  • Les douleurs.
  • Le soleil qui frappe toute la journée (sauf pour les boulots en hangar).
  • Le côté répétitif des tâches.
  • Les risques d’allergies aux pesticides ou à certains fruits (mangues, pêches...).
  • Emploi parfois sous-payé (surtout si vous êtes payé au rendement).
  • Dépendant de la météo : pas de travail lorsqu’il pleut, fruits abîmés lorsqu’il grêle.

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